La vida de Lindanita

Ma sclérose en plaques et moi : rechute, paranoïa et renouveau

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Vous le savez (si vous me suivez depuis au moins deux ans), je ne vous ai jamais caché être atteinte d’une sclérose en plaques. En même temps, pourquoi je m’en cacherais? Ce n’est pas une tare quand même! Je reviens aujourd’hui sur le blog pour vous parler de l’évolution de la maladie après avoir eu mon troisième enfant.

Depuis l’accouchement de Tobias, j’étais assez en alerte : dès que j’avais mal aux yeux ou à la tête, je pensais qu’une poussée pointait le bout de son nez. Ma grossesse m’avait permis de vivre sans poussée et sans traitement, c’était merveilleux, un moment de flottement. Bah oui, je ne devais pas penser à me piquer et envisager ensuite les effets secondaires de cette piqûre. Généralement, une poussée survient dans les mois après l’accouchement, comme un triste souvenir qui remonte à la surface. Cependant, mon neurologue m’avait dit qu’allaiter aidait tout de même mon corps à me protéger  contre tout ça (faites des enfants!).

Mais au début du mois de septembre, mes enfants ont été malades, tous les trois en même temps, de choses différentes pour que ça soit plus drôle hein (merci le jardin d’enfants et les multiples virus). Alexander avait une toux pas très belle, Valentina le nez qui coulait sans arrêt et Tobias avait un combo des deux. Cela voulait dire penser à donner trois fois par jour les médicaments adéquats, penser à moucher des petits nez (ou bien faire mumuse avec l’aspicrottes comme je l’appelle. Je suis sûre que vous, parents, vous savez tout à fait à quoi je fais référence) et mettre des gouttes, penser à checker la température, penser à ne dormir que d’un oeil pour réagir au plus vite si les enfants appelaient et avaient besoin de quelque chose. Cela n’a pas manqué, Tobias étant âgé de cinq mois, c’est la nuit qu’il avait le plus besoin de moi : nez, gouttes, couche, vomi, tétée, câlin, j’ai eu le droit à la totale. The Husband aurait pu s’occuper de lui me direz-vous. Pas moyen, mon bébé malade ne voulait être qu’avec moi sinon il s’étouffait dans ses pleurs ce qui lui créait en supplément de ses maux de l’eczéma sur le visage, eczéma qui le démangeait et il se grattait au sang. Je n’avais pas besoin de ça croyez moi! Pendant deux semaines, j’ai enchaîné les nuits hachées les plus insupportables de ma vie. J’avais du mal à tenir debout en journée mais il faut bien aller de l’avant, tout ne pouvait que s’arranger, j’en étais sûre.

Et puis comme j’étais très très fatiguée, les virus ont commencé à m’attaquer aussi de tous les côtés : rhume, voix qui disparaît et même conjonctivite (ce détail a de l’importance). Avec chance, nous avions des gouttes scellées à la maison, comme ça, je n’allais pas devoir aller chez le médecin et attendre trois plombes pour qu’un médecin me reçoive. Après quelques jours, mes yeux allaient mieux. Mais du jour au lendemain, j’ai eu l’oeil droit qui a commencé à me piquer, comme si la conjonctivite revenait ou bien comme si j’avais un cil dans l’oeil en permanence. Et puis j’avais aussi la vision qui commençait à se brouiller mais c’est possible quand on a une conjonctivite. J’ai donc remis des gouttes pour essayer d’être à nouveau tranquille. Les jours passaient et je ne voyais (haha, voyais, problème à l’oeil, humour!) aucune amélioration. J’ai donc essayé d’être moins souvent devant des écrans, j’ai essayé de prendre du temps pour me reposer et puis je comparais régulièrement ce que je voyais avec chaque oeil pour voir s’il y avait une différence et/ou une amélioration. Je contrôlais aussi la dilatation de mes pupilles pour être sûre qu’elles réagissaient de la même façon. J’ai même appelé ma conseillère en sclérose en plaques (oui, j’ai eu une conseillère attitrée lors du début de mon traitement) pour lui demander son avis : conjonctivite ou poussée? Est-ce que de tels symptômes étaient arrivés à d’autres personnes qu’elle suivait? Est-ce que je devais aller chez le neurologue selon elle? Oui, question bête je sais, mais quand on sait que l’on va perdre une demie journée à attendre chez le médecin, on y réfléchit à deux fois avant d’y aller! Elle n’était pas disponible, j’ai laissé un message et elle devait me rappeler dans la journée. Ce n’est jamais arrivé (bravo le veau, ce n’est pas comme si c’était important hein!).

Le lendemain après une autre nuit bien trop courte (ou trop longue au choix, vu que je n’avais dormi que deux heures), je me suis rendue compte que les couleurs et la luminosité entre mes deux yeux n’était plus la même. C’était comme si j’avais une mèche de cheveux dans l’oeil droit, le rouge m’apparaissait noir ou gris, le jaune était blanc et le bleu était vert (le bleu foncé m’apparaissait vert avec des taches noires). Pour moi, c’était devenu évident, je faisais une poussée. Parce qu’une distorsion des couleurs, c’est neurologique et lors de ma première poussée, j’avais fait des tests à l’hôpital avec des planches de couleurs (vous savez, des points de couleurs et on doit dire quels numéros apparaissent. Ca s’appelle le test d’Ishihara et vous pouvez trouver des exemples ici). J’ai appelé de nouveau mon neurologue (je l’avais appelé la veille au final pour dire que je pensais faire une poussée et il m’avait dit d’attendre une journée de plus pour en être sûre à 100%) et il m’a dit de venir le voir tout de suite après avoir raccroché.

Lors de la consultation (qui n’a duré que cinq minutes), après l’explication de mes symptômes, mon neurologue m’a dit que cela ressemblait à une poussée et que l’on allait me faire un test du nerf optique pour confirmer ou infirmer tout ça. Cela consistait, comme lors de ma première poussée, à trois petites aiguilles, type acupuncture, piquées dans le crâne et branchées à un ordinateur. Je devais fixer un point rouge sur un écran pendant que des petits carrés noirs et blancs bougeaient tout autour. Après le test, tout s’est confirmé, mon nerf optique droit était plus lent que l’autre. Le neurologue est repassé en coup de vent dans la pièce où j’étais pour me dire que ce serait bien de commencer une cure de trois jours de cortisone. J’avais déjà la manche de relevée quand il est arrivé parce que je voulais que ça soit réglé le plus vite possible. « Ouiii, mais madame, vous allaitez, tout ça, bla bla… ». Non mais tu ne parles pas à une novice mon gars là, j’ai vécu la même chose avec ma fille, hôpital, ponction lombaire et allaitement inclus donc qu’on en finisse, je me débrouillerais, t’inquiète! Je l’ai pensé très fort mais je n’ai rien dit à voix haute. J’avais déjà fait perdre à the Husband une matinée de travail, je ne voulais pas éterniser l’affaire encore plus et puis je ne voulais surtout pas que la poussée s’aggrave entre-temps.

Une chose incroyable par contre, c’est que cette poussée est arrivée presque deux ans jour pour jour après la première. Non, je ne suis pas de celles qui notent ce genre de date dans leurs agendas, c’est juste que je me suis souvenue que le lendemain de ma sortie de l’hôpital la première fois, j’allais à une bourse aux vêtements pour les enfants et elle revient tous les ans à la même date. Et là, elle est demain. C’est incroyable comme le corps se souvient! Ma cousine m’a dit que souvent, les poussées revenaient à la même époque, mais là, il fallait le faire, presque le même jour et après un accouchement. Au moins je sais ce qui m’attend si je tombe enceinte une quatrième fois (non non, je rigole là, trois enfants, c’est suffisant!)!

la cure de cortisone que j’ai reçu était d’une dose de cheval. Une dose bien forte (je ne me rappelle plus du dosage exact). Cela n’a pas fait effet tout de suite sur ma vision, ça, c’était seulement le lendemain. Par contre physiquement parlant, c’était une catastrophe! J’étais rouge en permanence (coucou la tête de pochtronne!), j’avais pris des joues (oui oui en trois jours!), j’ai fait de la rétention d’eau dans les jambes et les pieds (coucou les knackis), l’insomnie s’est invitée alors que j’étais vraiment très fatiguée (un comble! Tobias dormait et moi pas du tout!), elle était accompagnée de stress et j’étais une vraie pile ambulante (la cortisone est un excitant et c’est l’hormone de l’éveil). Je ne me supportais plus, je ne pouvais plus rester en place et si j’avais pu, je me serais mis des gifles pour essayer de me calmer. A l’insomnie et au stress s’est rajoutée la paranoïa (on cogite pas mal quand on ne dort pas!) : est-ce que cette poussée va passer après la cure de cortisone? Est-ce que je vais retrouver une vue correcte? Est-ce que je vais devoir rentrer à l’hôpital? Est-ce qu’on va me trouver un truc en plus? Je vais mourir c’est sûr! Il faut que je fasse un testament! Oui, on dirait les pensées d’une folle, je sais, mais je pouvais plus contrôler ce que mon cerveau voulait me dire. Si je m’endormais, je me réveillais ensuite en sursaut et avec les mâchoires presque bloquées. Pas très reposant tout ça. Le samedi, je suis allée faire ma dernière perfusion dans un centre médical vu que mon neurologue ne consulte pas le weekend. Je suis tombée sur l’empoté de service, la cinquantaine, qui a failli casser la dose de cortisone que j’avais emmené (c’était à moi de la fournir), après il a voulu m’administrer la dose directement dans une veine sans perfusion et finalement après m’avoir posé la perfusion, il est revenu plusieurs fois augmenter la vitesse des gouttes pour que « je retourne rapidement à la maison où est ma place pour m’occuper de mes enfants ». Oh putain lui, je lui aurais cassé les dents! J’étais au comble de l’excitation avec la perf’, j’ai dû lui expliquer presque de A à Z comment s’occuper de moi et il ose me dire ça en regardant son portable l’imbécile (pour rester un peu polie)! A ma sortie, j’ai pensé à prendre son nom et j’ai fait un rapport sur son comportement, il ne faut pas abuser, surtout quand on est médecin, et en carton de surplus! Il ne fallait pas me chercher et ce croire au dessus de tout macho man. J’ai une sclérose en plaques, ce n’est pas de ma faute et justement mon con, si j’ai fait une poussée, c’est parce que je m’en occupe de mes enfants, pas parce que c’est ma place mais parce que je le veux. Les jours qui ont suivi, les couleurs ont été beaucoup plus fortes, j’avais du mal à supporter la luminosité, mon crâne était dans un étau et j’ai été d’une compagnie désagréable pour mon entourage. La descente après la cure de cortisone était rude.

Et puis après, les enfants ont commencé à aller mieux, mon sommeil aussi (même si ce taquin de Tobias ne rechignait pas devant une tétée nocturne) et j’étais tout simplement heureuse que la vie reprenne son cours habituel. Ma vue n’est pas encore ce que l’on peut appeler de « stable », mes yeux fatiguent vite mais la poussée est derrière moi (je croise les doigts, vraiment). Maintenant, j’ai envie de renouveau, de partir sur de nouvelles bases : profiter encore plus de la vie au lieu de rechigner devant les tâches à accomplir, ne plus remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même, passer encore plus de temps en famille, le tout dans l’amour et la bonne humeur, faire plus de photos de ces moments, reprendre le dessin de façon plus concrète, profiter de mon canapé avec un bon livre, me laisser aspirer par chaque page tout en dégustant un thé brûlant (je sors d’une branche littéraire bon sang, où est passé mon amour des livres?), mettre la musique à fond dans le salon, seule ou avec les enfants et danser jusqu’à avoir la tête qui tourne, enfiler des bottes et aller marcher dans les feuilles des arbres qui commencent à tomber (si la pluie s’arrête sinon c’est cra-cra quand même…), peut-être mettre par écrit plus souvent ce qui me passe par la tête (pas seulement sur le blog. Une nouvelle ou un livre peut-être?), ne plus me laisser si souvent influencer, croire encore plus en moi, être futile en me maquillant plus souvent et me dire que je suis jolie en me regardant dans le miroir. Tout ça et bien plus encore. J’ai envie de positif dans ma vie et ça, la sclérose en plaques ne me l’enlèvera pas, jamais!

Vous pouvez retrouver mes autres articles sur la sclérose en plaques ici :

♣ Le tourbillon de la vie

♣ Ma sclérose en plaques et moi

♣ Ma sclérose en plaques et moi, six mois plus tard

♣ « Etre heureux malgré la maladie, est-ce possible? » ou le bilan d’un an avec une sclérose en plaques

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Huit raisons de se réjouir de la fin de l’été

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Nous sommes fin août, ça y est, pour beaucoup, l’été touche à sa fin. Mais est-ce si terrible que ça? Je n’en suis pas si sûre moi! Voilà huit raisons de se réjouir de la fin de l’été :

♣ Nous allons enfin arrêter de subir ces températures caniculaires et pouvoir nous habiller sans fondre sur place. Parce que vivre « tout nu et tout bronzé » (ne me remerciez pas pour la chanson que vous avez maintenant dans la tête!), c’est juste pas possible.

♣ S’il fait moins chaud, ça veut dire que les moustiques vont bientôt arrêter de nous embêter et nous allons finalement pouvoir dormir correctement. Cela va de paire avec le premier point. Il fait chaud, nous ne nous couvrons pas la nuit alors c’est un buffet « all you can eat » pour les moustiques.

♣ Qui dit fin de l’été dit bientôt la fin du règne du titre « despacito » sur toutes nos radios. Au début de l’été, c’est top, ça sent les vacances mais bon, là, c’est l’overdose! Et si vous saviez ce que ça raconte au lieu de la chanter à tue-tête (the Husband m’a dit que c’est super vulgaire)! Pour le remplacer, je vote pour la chanson « galway girl » de Ed Sheeran pour être diffusée tout l’automne à la radio, et vous?

♣ Quand vient la fin de l’été (sur la plageuuuh…), cela veut dire que la nouvelle saison de « game of thrones » touche à sa fin, certes, mais ce n’est pas grave, non non non! Pourquoi? Parce que c’est la nouvelle saison de « outlander » qui arrive (le 10 septembre pour être précise), et ça c’est très très chouette! On change juste Jon Snow pour Jamie Fraser ♥

♣ Nous allons entrer dans la saison de la citrouille et des châtaignes et je m’en réjouis d’avance pour faire des soupes, des gratins et des pumpkin spice latte (cliquez ici pour lire ma recette)!

♣ L’automne arrive, cela veut dire que les arbres vont prendre de jolies couleurs allant du rouge au doré, de quoi en prendre plein les yeux lors de nos prochaines balades en forêt ou bien à la campagne.

♣ C’est aussi la rentrée littéraire qui arrive avec la fin de l’été. Je suis toujours impatiente de savoir quels sont les titres et résumés des livres dont tout le monde va parler jusqu’à la fin de l’année. Pour ma part, celui qui me tente bien, c’est « je m’appelle Lucy Barton ». Et vous, quel livre a attiré votre attention?

♣ Nous nous rapprochons lentement mais sûrement de la période de Noël avec ses marchés aux milles lumières, les pains d’épices, le vin chaud et j’en passe.  Je sais que c’est encore un peu tôt pour vous, mais moi, j’ai déjà commencé à faire une liste d’idées de cadeaux pour les enfants et the Husband (et ce n’est pas comme si Alexander me bassinait depuis déjà deux semaines pour avoir un vélo bleu pour son anniversaire… Anniversaire qui tombe le 25 décembre!).

Alors dites-moi, la fin de l’été, ça vous fiche le bourdon ou bien ça vous met en joie? Bonne semaine!

 

Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita

Nos premières vacances à cinq

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Début août, avant que Valentina ne fasse sa première rentrée au jardin d’enfants, nous sommes partis quelques jours pour nos premières vacances à cinq.

Nous sommes partis à Dresden en voiture, soit un peu plus de 350 kilomètres. Le voyage s’est présenté à nous sur un coup de tête suite à quelques facteurs qui favorisaient ce voyage : the Husband avait pris une semaine de vacances à ce moment là pour m’aider avec les jours d’acclimatation de Valentina au jardin d’enfants (je devais rester dans un coin de sa classe pour quelques heures durant quelques jours pour qu’elle ne se sente pas abandonnée et aussi pour la voir évoluer avec ses camarades. Du coup, the Husband devait rester avec Tobias à la maison pour me faciliter la tâche), le parrain et une des marraines d’Alexander venaient nous rendre visite (ils arrivaient tout droit du Chili!), on a voulu jouer les guides touristiques pour eux en leur montrant Dresden et finalement, avec les jardins d’enfants en Allemagne, on peut prendre nos vacances un peu quand on veut, même du jour au lendemain.

Pour le logement, rien de plus facile : nos anciens propriétaires nous recevaient gratuitement dans notre ancien appartement, appartement qu’ils gardaient pour leurs filles et leurs familles ainsi que les personnes qui leur sont chères (je suis émue en écrivant ça. Je suis touchée du geste de ce couple qui nous a vu passer de jeunes mariés sans enfants à parents. Et puis les gens comme ça, on n’en croise plus beaucoup dans notre monde actuel, hashtag c’était mieux avant). Cela nous enlevait aussi une épine du pied niveau budget vacances organisées un peu au dernier moment.

Il a ensuite fallu penser aux valises. Ne pas emporter trop de choses pour encombrer le coffre, le juste nécessaire avec un peu de « au cas ou » et au pire, connaissant Dresden presque comme notre poche, on savait où aller pour acheter telle ou telle chose (ouh la belle excuse pour acheter quelque chose, huhu!). Si les vêtements se salissaient, on avait acheté une miniature de lessive chez DM pour faire de la lessive à la main. Pour quatre jours et trois nuits, j’ai réussi à faire tenir des serviettes de bain, des draps, des vêtements pour moi et mes trois enfants, deux paquets de couches, du maquillage, notre shampoing et bain moussant (astuce : prendre du bain moussant qui convient à tous types de peaux et tous types d’âges, on gagne de la place dans nos valises!) notre pochette de médicaments et premiers soins dans une grande valise!

Et dans cette trousse de médicaments et premiers soins, qu’est-ce qu’il y avait?

  • Un spray d’eau de mer pour adulte
  • Du sérum phy
  • Du paracétamol pour adulte
  • De l’ibuprofène pour adulte
  • Du collyre en cas de conjonctivite (ça arrive souvent avec un rhume et / ou un courant d’air chez nous alors avec la clim dans la voiture… Il valait mieux prévenir!)
  • De la crème bepanthen
  • Des pansements à couper plus facile que la ribambelle de pansements de tailles différentes
  • Un spray désinfectant
  • De la crème Weleda pour les petites fesses en couche
  • Une autre crème en cas d’érythème fessier
  • Des suppositoires d’ibuprofène pour les enfants, de deux dosages différents
  • De l’arnica en homéopathie (si les enfants se cognent au visage, c’est plus simple d’utilisation)
  • De l’arnica en crème
  • De l’homéopathie pour contrer de petits symptômes grippaux
  • Quelque chose à administrer à Valentina en cas de nouvelle convulsion fébrile
  • Une crème hydratante pour l’eczéma du nourrisson pour Tobias
  • Un thermomètre auriculaire
  • Un thermomètre digital électronique à pointe souple
  • De la crème solaire
  • De l’eau thermale pour apaiser les coups de soleil (on leur a mis de la crème solaire mais on ne sait jamais hein!)
  • Les carnets de santé des enfants avec leurs cartes vitales
  • Un couteau suisse (ça sert toujours et comme ça, on ne le perd pas s’il est dans une pochette)

Après avoir organisé les valises, il fallait s’occuper de la préparation du trajet en voiture. J’avoue que la première chose que j’ai checké, c’est l’ipad, les films déjà présents dessus pour voir s’il fallait en rajouter et le pourcentage de charge de la batterie (hashtag bad mother inside, oups!). Alexander et Valentina ont eu le droit de choisir un jouet chacun pour les emmener avec eux. Pourquoi seulement un? Parce que s’ils en avaient trop à disposition, ils allaient les éparpiller n’importe où au risque d’en perdre un (ou plusieurs), de pleurer s’ils ne le(s) retrouvaient pas et c’était aussi un moyen de leur en acheter de nouveaux pendant les vacances. Qui dit nouveau dit « oh il est trop cool ce jouet, je vais jouer avec tout le temps et dormir avec tellement je l’aime! » (astuce : ça marche aussi pour les occuper dans la voiture au retour. Merci l’attrait de la nouveauté!). Moment mignon de leur part : ils ont choisi tous les deux leurs Woody de « toy story ». On avait aussi mis dans une portière un water wow (un carnet de dessins qui se dévoilent en leur passant dessus un pinceau d’eau fourni avec le carnet. Quand ça sèche, les dessins disparaissent et on peut recommencer à les peindre à l’infini). Pour Tobias, un hochet, une Sophie la girafe, un cube à accrocher à la poussette et qui fait du bruit et c’était bon (il adore me tirer les cheveux, attraper mes lunettes ou bien encore faire tourner les breloques de mon bracelet pandora entre ses petits doigts. C’est pratique ça, je l’ai tout le temps avec moi!). J’ai aussi préparé dans un sac isotherme de quoi manger et / ou  grignoter : des petits sandwichs avec du fromage frais ou du fromage à pâte dure (ça salit moins la voiture), des petits gâteaux salés au sésame de chez DM (je vous l’avais dit dans mon dernier article que DM c’est top!), et surtout, beaucoup de fruits et légumes crus prêts à être consommés (des raisins sans pépins, des sticks de carotte, des rondelles de concombre, des pommes en quartiers…). Ce sac était à ma disposition à l’arrière de la voiture depuis mon siège. Finalement, ils avaient chacun une gourde d’eau fraîche (mais pas trop. C’était de l’eau du robinet, pas de l’eau réfrigérée) à côté d’eux.

Nous avons pris la route vers 16h30 en ayant occupé auparavant les deux plus grands enfants avec des jeux et de la danse pour les fatiguer et ils ont sauté l’heure de la sieste (ils étaient trop énervés de toute façon en voyant leur père remplir le coffre de la voiture!). Ils sont restés éveillés une bonne heure à jouer ensemble pendant que Tobias dormait et ensuite, ils ont sombré dans un sommeil paisible. Nous avons dû les réveiller pour faire une pause sur une aire d’autoroute, manger quelque chose de chaud, allaiter, changer les couches, passer aux toilettes, profiter de l’aire de jeux et reprendre ensuite la route pour arriver à destination aux alentours de 21h, l’ipad aidant à rendre le reste du trajet plus amusant. Nous avons à notre arrivée retrouvé le parrain et la marraine d’Alexander qui eux arrivaient de Berlin. Ils logeaient dans une chambre de nos anciens propriétaires car ils font aussi chambres d’hôtes.

Après une douche, je peux vous dire que personne n’a traîné pour aller au lit! Nous dormions tous les cinq dans la même chambre : Tobias avec moi dans un lit deux places pour faciliter les tétées nocturnes et les changements de couches, the Husband dans un lit une place, Valentina dans un lit parapluie (la connaissant, c’était nécessaire parce que sinon, elle allait vadrouiller la nuit et personne n’aurait dormi!) et finalement Alexander sur un matelas gonflable à rebords eux aussi gonflables pour qu’il ne tombe pas durant son sommeil.

Le lendemain, nous nous sommes levés assez tôt afin d’aérer et de faire entrer de l’air frais dans le logement que nous occupions parce que nous avions un temps caniculaire et nous étions sous les toits, sans volets aux fenêtres (et je le rappelle, cinq dans la même chambre, coucou la fournaise!). Nous avions aussi pensé à emporter avec nous de quoi prendre notre premier petit-déjeuner sans courir aux aurores au premier supermarché around the corner. Nous sommes ensuite partis avec le parrain (Juan Carlos, aka JC) et la marraine (Jeanette) direction le centre-ville de Dresden. Nous n’avions pas d’idées fixes, de choses à faire absolument, nous nous sommes laissés porter par nos envies au cour de la journée.

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Nous leur avons montré les monuments principaux de la ville, nous nous sommes arrêtés manger une glace et profiter de la clim des galeries marchandes dans lesquelles les enfants ont fait du petit train, des constructions en lego (et moi, ça m’a permis d’aller faire un premier tour chez primark avec Jeanette et Tobias sans avoir peur de perdre Alexander ou Valentina dans les rayons). Vers 16h, nous sommes repartis vers notre logement car JC et Jeanette devaient récupérer leurs valises parce qu’ils prenaient un train à 17h30 direction Frankfurt pour décoller vers l’Islande. Après des aurevoirs assez tristes, the Husband est resté avec Valentina et Tobias (après une tétée) à l’appartement pendant que j’emmenais Alexander à sa première séance de cinéma (tchi tchaaa, les jeunes ne comprendront pas, tant pis!) : moi, moche et méchant 3, en 3D en plus et même qu’on avait acheté des m&m’s qui croustillent. La totale quoi! Il était tellement content, il riait à gorge déployée à chaque blague ou scène drôle et il lui arrivait de me prendre la main pour me l’embrasser. C’était une des seules choses que j’avais planifiée pour ce voyage, l’emmener au cinéma, cinéma dans lequel je suis allée voir mon dernier film au cinéma en décembre 2012, quelques jours avant qu’il ne vienne au monde. En rentrant, nous sommes allés acheter de quoi dîner, Tobias en manduca, Valentina et Alexander donnant la main à leur papa. Ils étaient tellement heureux d’être en vacances et faire des choses qui sortaient de l’ordinaire!

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Le lendemain, même chose que la veille, réveil assez tôt pour ventiler le four dans lequel nous logions. Nous sommes allés acheter du pain frais, des gâteaux et des viennoiseries pour nous faire un super petit-déjeuner avant de partir faire un tour à la brocante qui a lieu tous les samedis (même l’hiver, mais il y a moins d’exposants) au bord de l’Elbe, fleuve qui traverse la ville. La veille, nous avions pris le Strassenbahn (le tram en Allemagne) pour aller en ville. Cette fois-ci, nous y sommes allés en voiture en prévision de possibles achats à la brocante. Cette brocante était la même que dans mes souvenirs, terriblement bien! Nous nous sommes arrêtés devant le stand de deux soeurs adorables qui vendaient de l’artisanat russe pour une bouchée de pain. The Husband a beaucoup aimé un service datant des années 60 avec des petites assiettes à dessert, des tasses, un petit pot à lait et un sucrier qu’elles vendaient pour presque rien. Malheureusement pour elles, quelqu’un avait eu la mauvaise idée de voler une des tasses. The Husband les a remercié pour leur gentillesse car elles avaient été adorables avec les enfants et nous avaient fait un prix pour de l’artisanat russe que nous avions choisi mais il ne voulait pas acheter un service incomplet, nous avons donc continué notre chemin. Une des soeurs nous a alors couru après pour notre proposer d’emporter tout le service avec nous, elles nous en faisaient cadeau! C’était tellement, mais tellement incroyable, wow quoi! En plus, elles nous emballé tout le tout dans de beaux napperons de Pâques. Plus loin, j’ai trouvé un petit fauteuil et une petite table en osier pour les poupées de Valentina, elle était ravie. Alexander n’était pas en reste, quelqu’un lui a offert un petit camion. Finalement, nous avons craqué pour une pièce de porcelaine de Meissen et j’ai même trouvé un cache pot tête que je cherchais depuis longtemps. Le prix en dessous était en deutschmarkt, ça m’a fait rire. Les enfants ont eu le droit à une glace et nous sommes rentrés déjeuner à l’appartement.

Comme je vous l’avais dit plus haut, les enfants étaient aux anges avec leurs nouveaux jouets. Après une petite sieste, nous sommes allés faire un tour en bateau à vapeur sur l’Elbe pour rejoindre le centre-ville faire de derniers achats. Les enfants étaient fascinés d’être sur un bateau, voyager sur l’eau, c’était nouveau pour eux. Vers 20h, nous étions totalement HS mais il fallait prendre le Strassenbahn pour rentrer et il pleuvait. Tobias est passé de la poussette au porte-bébé et Valentina s’est installée dans la poussette. Tout était bien programmé vous voyez!

Nous sommes partis le lendemain matin après avoir vu un défilé de plus de 200 Harley dans le quartier dans lequel nous logions. Alexander était émerveillé, il faisait coucou à tout le monde et sa soeur l’imitait bien évidemment!

Pour nos premières vacances à cinq, deux adultes et trois enfants (et avec l’aide de JC et Jeanette le premier jour), je n’en garderais que de bons souvenirs. Tout s’est déroulé encore mieux que ce que je ne l’aurais souhaité. On va dire que c’était des vacances d’essai, je n’en attendais rien de spécial mais c’était encore mieux que ce dont j’avais rêvé. Maintenant, nous avons envie de tenter un voyage un peu plus « sport », à l’étranger pourquoi pas? L’Ecosse nous tente énormément mais on va attendre que les enfants soient un peu plus grands.

Et vous alors, comment se sont passés vos vacances en famille ou bien comment les imaginez-vous? Racontez-moi tout, je suis curieuse!

Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita

Tu deviendrais presque allemande quand…

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En tant qu’expat’ depuis un moment déjà, je me suis rendue compte que j’avais adopté de nombreuses habitudes du pays qui m’a accueilli depuis décembre 2009, j’ai nommé l’Allemagne. Du coup, j’avoue que je suis perdue quand je rentre en France. J’ai pensé que cela serait drôle de partager avec vous des choses les plus fragrantes et lire vos réactions. La liste n’est sûrement pas complète donc il est fort possible que je vous propose une suite dans quelque temps!

Tu deviendrais presque allemande quand :

♣ Tu as au moins quatre poubelles différentes dans ta cuisine pour faire le recyclage des déchets (ça prend une place pas possible!).

♣ Tu fais les courses, tu repars toujours avec un produit bio et/ou vegan dans ton chariot (il y en a dans tous les magasins, c’est fou).

♣ Tu n’achètes plus ton déodorant, ni ton essuie-tout ou encore les couches de tes enfants ailleurs que chez DM ou Rossmann (c’est moins cher en plus).

♣ Le magasin Müller est ton QG dès que tu vas en ville (c’est là que j’y trouve mes yankee candles en même temps et puis c’est comme un supermarché mélangé avec un DM, je suis obligée d’y passer!).

♣ Tu traverses toujours quand le petit bonhomme est vert sinon les autres piétons te font une réflexion (c’est pire encore s’ils sont accompagnés de jeunes enfants : « la dame elle est folle, elle traverse au rouge. Si tu fais pareil, tu seras privé de dessert! »).

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♣ C’est le début des soldes et tu n’as pas besoin de te lever aux aurores ou de te battre avec quelqu’un pour faire de bonnes affaires (je n’ai jamais vu de rush pendant cette période, et tant mieux!).

♣ Tu n’as pas mangé de pain blanc depuis presque deux semaines et tu t’en fous royalement, parce que le pain noir ou complet, c’est juste trop bon (je suis presque en train d’oublier le goût d’une bonne baguette).

♣ Tu ne sais pas quoi manger? Tu envisages de faire un barbec’ avec de grosses saucisses et des petits pains, les fameuses « Wurst » (vourst) dans des « Brötchen » (breutcheune) (ça c’est surtout l’été et parce qu’on a un jardin hein!).

♣ Sur ta table au petit-déjeuner, tu retrouves du fromage Käse (keizeu) et de la charcuterie (salami, jambon, pâté…) (oui oui… Je ne vous parle même pas des parents qui envoient des sandwichs de salami à leurs enfants pour le goûter de dix heures le matin).

♣ Dans beaucoup de villes où tu vas, tu peux aller chez Starbucks et/ou Burger King, tu peux y rester autant de temps que tu veux et il n’y a pas beaucoup d’attente en caisse  (Starbucks, mon autre QG quand je sors en ville ici).

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♣ Tu as déjà envisagé de te faire poser des faux ongles parce qu’ici, toutes les femmes en ont (de toutes couleurs et de toutes les formes).

♣ Tu n’as jamais eu de problèmes de « pertes » ou de « je vérifie ce qu’il y a dans ton paquet » avec la poste : le facteur sonne à la porte et attend et / ou monte même les escaliers (j’ai même reçu un collier Tiffany’s en envoi simple sans souci).

♣ Tu commences ta journée à partir de six heures trente et tu la finis vers quatorze ou quinze heures. Tes enfants commenceront les cours au collège à sept heures trente, et ça, c’est tout à fait normal (mais ça pique sévère quand même!).

♣ Tu as dans ta salle de bain une brosse à dents électrique parce que l’hygiène bucco-dentaire, c’est vachement important quand même (ça fait une semaine que je l’ai, j’en suis amoureuse).

♣ Tu peux sortir dans la rue sans te maquiller et sans avoir peur que l’on te dévisage (il y a tellement de styles bizarres en Allemagne qu’une fille pas maquillée ne sera pas choquant à côté d’une fille brune aux racines blondes, maquillée comme un camion volé et habillée d’un pum pum short. Et puis les Allemands sont super relax là-dessus : vive les femmes naturelles!).

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♣ L’option chaussettes associée sandales ne te choque plus, tu l’utilises même avec tes enfants des fois (bah quoi, il fait trop frais pour lui mettre seulement des sandales mais il fait trop chaud pour leur mettre des chaussures fermées!).

♣ La « Schlagermusik » (chlagueurmousik) deviendrait presque agréable à tes oreilles (j’ai bien dit presque et jee rappelle que le Schlager, c’est ça quand même!).

♣ Tu regardes au moins deux reportages pour ta culture personnelle par semaine à la télévision (mais je ne lis pas le journal, faut pas pousser non plus).

♣ Tu as toujours chez toi des bouteilles de bionade ou de bière (vides ou pleines, bah oui, c’est pour la consigne!).

♣ Tu connais tous les parfums du chocolat Ritter Sport et tu sais quelles seront les éditions limitées à goûter (mes hanches disent merci à ce chocolat… Aheum!).

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Et vous, si vous vivez en Allemagne ou si vous y avez vécus, cette liste vous parle? Qu’est-ce que vous auriez à rajouter?

La vida de Lindanita

25 choses sur moi que vous ignorez (ou pas!)

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Il y a quelques semaines, le tag des 25 choses sur moi était à la mode et j’étais tentée de le faire mais j’avais toujours autre chose à vous dire. Cette semaine, je ne recule plus, voici 25 choses que vous ignorez (ou pas) sur moi (mode ego trip on, hashtag bah quoi) :

  1. Je suis fille unique.
  2. J’ai quatre prénoms : Linda, Mary, Angélique, Rita (le fait d’être fille unique sûrement?).
  3. J’aurais aimé avoir des frères et des soeurs quand je vois la complicité de mes enfants.
  4. Je suis gauchère mais ambidextre pour certaines choses : utiliser un couteau à table, la souris de l’ordinateur, attraper des choses, me laver les dents, pointer du doigt…
  5. Je peux paraître froide au premier abord mais c’est de la timidité.
  6. Je ne suis pas méchante pour un sou mais je suis très, mais alors très très rancunière. Que voulez-vous, ils sont comme ça les capricornes!
  7. C’est à cause des points cinq et six que j’ai peu d’amis. Mais pour eux, je décrocherais la lune si c’était nécessaire.
  8. Je manque énormément de confiance en moi.
  9. J’ai presque atteint la barre des cents kilos quand j’étais à l’université. Le manque de confiance en moi y était pour beaucoup, je me réfugiais dans la nourriture. Mais the Husband m’a appris à mieux manger, j’ai perdu du poids rapidement et je me suis enfin trouvée belle.
  10. J’ai une mémoire d’éléphant, je n’oublie rien. Bon, en ce moment avec le manque de sommeil et trois enfants en bas âge, il m’arrive d’oublier des choses quand même mais j’ai la tête tellement pleine des progrès de mes enfants que c’est normal non? Et attention, une mémoire d’éléphant rancunière, vous n’avez pas intérêt à me faire une crasse, je ne l’oublierais jamais!
  11. Au lycée, j’ai fait trois ans de grec ancien, j’avais même l’option spé. C’était difficile mais ça a été une expérience d’apprendre si tard une langue morte. Je me souviens encore avoir rencontré Nikos Aliagas au printemps du livre de Montaigu pour un de ses livres. Je lui ai dit que j’apprenais le grec ancien et j’étais toute fière haha!
  12. J’ai le sommeil super léger. Le moindre bruit peut me réveiller. Cela ne s’est pas arrangé avec la naissance des enfants. Je ne dors plus que d’un oeil maintenant! Par contre, la lumière ne me dérange pas. J’aimerais bien que ça soit l’inverse!
  13. Je suis déjà passée par la case chirurgie esthétique, mais ce n’était pas voulu de ma part. Ce sont mes parents qui m’ont fait recoller les oreilles. J’en garde un traumatisme parce que j’étais enfant et c’était sous anesthésie locale (je me rappelle encore le bruit que le scalpel a fait en coupant le cartilage…).
  14. Je ne suis pas du tout sportive pourtant j’ai essayé de pratiquer la danse et le basket étant enfant.
  15. J’ai fait de l’orgue électronique pendant douze ans mais j’ai beaucoup perdu. Je l’ai toujours à la maison et j’espère pouvoir me remettre à en jouer bientôt pour inciter mes enfants à jouer, eux aussi, d’un instrument de musique.
  16. J’ai aussi pris des cours de dessin mais tout ce que je pouvais faire ne plaisait pas à mon professeur, du coup, je me sentais réprimée dans ma « création » artistique. Cela m’a donné envie de tout arrêter. Il y a peu, j’ai repris le dessin pour les enfants pour leur proposer du coloriage et il n’y a rien de meilleur que de voir leurs yeux briller devant n’importe quel dessin que je peux faire.
  17. Je suis expat’ depuis dix ans déjà.
  18. Avant de connaître the Husband, je ne supportais pas la langue espagnole (j’ai l’accent espagnol d’Espagne en horreur). Avec lui, j’ai connu l’espagnol latino et c’est beaucoup mieux!
  19. Si je devais choisir entre du chocolat et un avocat à point, c’est vers l’avocat que je me tournerais, sans hésiter! Je le coupe en deux, et hop, à la petite cuillère et nature. Il n’y a rien de meilleur!
  20. J’ai plus de cinq cents grains de beauté sur tout le corps (on avait du temps à perdre avec the Husband quand nous n’étions pas encore parents). Et ce chiffre a sûrement bien augmenté depuis!
  21. Même si je dois en faire, je ne supporte pas les fautes d’orthographe, je ne peux pas m’empêcher de les corriger, c’est plus fort que moi.
  22. Je suis une fille à chat et j’ai beaucoup de mal avec les chiens, sauf si ce sont des chiots parce que je ne peux pas leur résister!
  23. J’ai la phobie des araignées après avoir vécu au Chili. Il y avait un endroit que je devais emprunter pour aller en ville où vivaient d’énormes araignées poilues (pas des mygales, celles dont je parle ne font rien. Au Chili, ils les appellent « araña pollito ». Mais mince, elles étaient tellement grosses et moches que ma peur s’est transformée en phobie). Depuis la naissance de mes enfants, j’essaie de les tuer quand il y en a dans la maison parce qu’il n’y a rien de pire que d’en voir une s’échapper chez soi. Et je ne veux pas donner cette phobie à mes enfants.
  24. Ma série préférée de tous les temps, forever and ever, c’est friends. Je connais la série par coeur mais je pourrais la regarder encore et encore. Il y a toujours des petits détails que je remarque après un nouveau visionnage. Bon et il y a outlander aussi hein, mais ça, c’est un amour plus récent (Jamie Fraser is my other husband ^^).
  25. Je suis une dépensière économe. Je m’explique : je mets de l’argent de côté pour pouvoir m’acheter de jolies choses sans entrer dans le rouge à cause de ces dépenses. J’économise pour acheter moins mais mieux. Avant j’étais un vrai panier percé!

Quelles sont les choses que vous saviez déjà? Quelles sont celles qui vous ont surpris? Dites-moi tout que je rigole un peu! Je vous souhaite un excellent vendredi!

La vida de Lindanita

Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #17

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La semaine dernière, j’ai eu très peu de temps pour moi. C’est pour cela que je n’ai pas trouvé un petit moment pour me mettre sur l’ordinateur afin de vous proposer un article. Oh et puis, ce n’est pas si grave hein, vous êtes sûrement en train de préparer vos valises ou bien vous êtes déjà parties en vacances? Mais aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous une nouvelle sélection de mes petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

♣ Notre jardin avec l’odeur de la pelouse juste coupée, celle que the Husband a planté avec amour pour notre home sweet home (j’aime tellement cette odeur que je laisse souvent mes fenêtres ouvertes pour que l’odeur rentre dans le salon). Et qui dit jardin dit plantations. J’adore aller avec les enfants aux pieds des framboisiers pour chercher sous les feuilles les framboises mûres du jour et voir des petites gouttes roses perler sur leurs mentons après les avoir englouties (on a aussi des groseilles à maquereau, mais ça, ils aiment moins!).

♣ La marque Sephora s’implante enfin en Allemagne : à moi les masques, les rouges à lèvres sans transfert, le maquillage Kat von D, Huda beauty et j’en passe (c’est mon compte qui ne va pas s’en remettre par contre!).

♣ Etre contactée par le huffington post pour relayer un de mes articles sur leur site (attention, le début de la gloire huhu! Non, je plaisante hein et j’ai été agréablement surprise en lisant ce mail. J’éditerais cet article quand il sera en ligne, c’est à dire demain!).

♣ Faire une séance de binge watching avec l’arrivée de la nouvelle saison de « orange is the new black » sur netflix (bon, c’était « seulement » deux épisodes par jour mais quand on a trois enfants, on fait ce qu’on peut!). Et puis regarder les deux premières saisons de « skins » le soir, sur le canapé quand les enfants sont couchés (on a essayé de regarder les suivantes, mais les acteurs de la nouvelle génération ne sont pas du tout convaincants à notre goût).

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♣ Aller au restaurant avec nos trois enfants, passer un excellent moment, sans stress et profiter de la pizza que nous avions choisie (Tobias dormait dans la poussette, on ne l’a pas entendu!).

♣ Recevoir pendant une semaine le parrain et une des marraines d’Alexander (il en a deux) qui viennent du Chili et pouvoir enfin les revoir, trois ans après le baptême de notre grand garçon (le temps passe définitivement trop vite quand on a des enfants).

♣ Aller faire les courses en famille, quelqu’un passe à côté de nous et nous dit « qu’est-ce qu’ils sont beaux vos enfants! » Et hop, l’orgueil maternel enfle, on répond seulement « oh merci! » avec un sourire tout niais (ou on peut dire aussi « oui je sais, c’est moi qui les ai fait! ». Hashtag bah quoi!).

♣ Allaiter, profiter de ce moment de partage avec Tobias, être les yeux dans les yeux la plupart du temps et recevoir de gros sourires de mon poupon adoré (il lui arrive d’oublier d’avaler avant de sourire, du coup, vous imaginez le tableau! ^^).

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♣ Aller chez le coiffeur après mon accouchement pour couper au moins vingt centimètres de cheveux, faire un ombré et sortir encore ravie que je ne le pensais du salon (trois mois plus tard, j’adore regarder les reflets dans mes cheveux!).

♣ A défaut de faire les soldes en magasin, je les fais en ligne (mon magasin promod a fermé mais heureusement que l’on peut commander sur le net parce que leur collection broderie est juste superbe! Wow, lovely! Pardon, mais j’adore le dire!).

♣  Prendre mon petit-déjeuner toute seule en semaine sans enfants, dans le silence (ou presque, si je regarde une série). C’est un vrai luxe pour moi (sinon j’ai Valentina qui me taxe mes tartines de pain beurré ou bien mon café bien chaud se transforme en café glacé parce que Tobias a envie lui aussi de petit-déjeuner).

♣ Faire une bataille d’eau dans le jardin avec les enfants et terminer trempés mais heureux (et après, on a enchaîné avec des bulles de savon. Alexander et Valentina courraient pour les attraper, du coup, en dix minutes ils étaient de nouveau secs!). Et en parlant d’eau, la pluie qui revient après des journées de grosse chaleur, j’aime tellement ça! L’odeur qu’elle laisse sur la terre chaude est un délice et on peut enfin aérer la maison et ne plus vivre dans le noir (heureusement qu’on a des volets enrouleurs, sinon la maison serait un four tout l’été!).

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♣ Sortir de la douche et m’enrouler dans une serviette toute propre, qui a séché au soleil et qui sent bon la lessive (ai-je besoin de développer?).

♣ Reprendre le dessin pour faire plaisir aux enfants et leur proposer des coloriages de Peppa pig, Pikachu ou bien de minions (voir leurs yeux briller quand je leur donne un nouveau dessin vaut tout l’or du monde ♥ « regarde papa, c’est maman qui l’a fait d’abord! »).

♣ Partir quelques jours en vacances en août à Dresden, avec les enfants cette fois-ci, et retourner chez notre ancienne propriétaire qui nous propose une nouvelle fois notre ancien appartement gratuitement (après avoir terminé cet article, je vais devoir faire plein de listes pour ne rien oublier et préparer nos premières vacances à cinq au mieux).

♣ Ecouter en boucle le groupe « little mix » sur spotify avec les enfants, en chantant en yaourt leurs chansons, en sautant sur le canapé ou en dansant comme des fous dans le salon. Même Tobias en profite en étant dans mes bras et en riant tout son soûl (the Husband a pris peur la dernière fois qu’il nous a vu le faire huhu!).

Allez, partagez avec moi vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure! ♥

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita

La langue de chez nous

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Il y a deux semaines de cela, j’avais posté une photo sur instagram avec ce texte en dessous : « je vois que vous avez des questions à propos de ma dernière vidéo avec Valentina et les langues que l’on parle à la maison. Je vous invite à poser vos questions sous cette publication pour que je puisse y répondre (sûrement) la semaine prochaine sur le blog. Merci ». Bon, ça m’a pris quinze jours mais comme je n’aime pas faire les choses à moitié, j’ai eu besoin de tout ce temps pour écrire la totalité de ce que je voulais vous dire parce que c’est bien beau de vous parler des langues que l’on parle à la maison, mais il faudrait quand même que je vous explique pourquoi nous en sommes arrivés là non?

Alors déjà, mes études et mon parcours. Je pense que ça peut être intéressant de commencer par ça. En primaire, j’étais dans les premières de ma classe (attendez, ne partez pas, je ne me vante pas! C’est utile de le savoir pour la suite) et en CM2 mon institutrice a proposé à mes parents que j’apprenne directement deux langues vivantes comme il était possible de le faire dans le collège où j’allais aller, et ce, dès la sixième. C’était l’anglais et l’allemand. C’était tentant alors j’ai commencé le collège avec deux LV1. Si je me souviens bien, on avait autant d’heures d’anglais que d’allemand (ça remonte à pas mal de temps quand même, vous voyez, alors je ne suis plus sûre de tout ça!). L’apprentissage de l’anglais se passait très bien alors que pour l’allemand, c’était une catastrophe : j’étais dans les dernières de mon groupe (nous étions des élèves de deux classes qui se retrouvaient dans un groupe). Je n’arrivais pas à assimiler l’allemand, c’était bizarre, dur et les mots à rallonge, quelle horreur! Je pleurais quand je voyais mes notes même si j’essayais d’apprendre mes leçons. Et puis en quatrième, il y a eu le déclic après mon premier voyage en Allemagne en allant une semaine chez ma correspondante (je suis encore en contact avec elle et ses parents). Je n’arrivais toutefois pas à vraiment parler là-bas mais j’ai tellement aimé mon séjour à Villingen que d’une certaine façon, l’apprentissage de l’allemand est devenu plus facile et mes notes sont énormément remontées. Je suis passée à des notes en dessous de dix à des notes surpassant les quinze. Comme j’étais fière! L’année suivante, je suis retournée en Allemagne, dans la même ville, mais chez une autre correspondante (nous nous écrivons de temps en temps sur facebook. Dire qu’avant on s’envoyait des lettres… Bonjour le coup de vieux!). C’était en décembre et nous sommes allés visiter Stuttgart et son marché de Noël (croyez-moi, ce détail a son importance pour la suite). J’étais émerveillée! Le style de vie allemande me fascinait, j’aimais cette liberté que les jeunes avaient l’après-midi pour leurs activités extra-scolaires, les magasins que l’on trouvait à chaque coin de rue et pas forcément dans des zones commerciales… Bref, je voulais continuer à en savoir plus sur l’Allemagne.

Je suis rentrée au lycée avec toujours deux LV1 et mes notes ne baissaient pas. En terminale, il a fallu que je choisisse quelle langue j’allais maintenir en LV1 pour le bac, j’ai choisi l’allemand comme vous pouvez vous en douter. Notre groupe était restreint, j’aimais ça, j’avais l’impression de faire partie d’une élite, de faire quelque chose de spécial. Quand j’ai dû choisir ce que je voulais faire à l’université, je me suis tout naturellement tournée vers les langues, mon point fort (les sciences ne m’intéressaient pas du tout et il m’arrive encore de compte sur mes doigts pour être sûre que le compte est bon… Aheum, no comment). J’avais à ce moment-là déjà sept ans d’allemand et d’anglais derrière moi. Je suis partie à l’UCO d’Angers pour rentrer dans une filière quadrilingue allemand. Il a fallu que je choisisse une troisième langue vivante et mon choix s’est porté vers l’espagnol, comme ça, je pourrais faire le tour du monde avec ces trois langues et le français (qu’est-ce que l’on peut être rêveur quand on est jeune!). Bref, je me disais que ça allait être sympa au final. Mais le niveau que j’avais en allemand n’était pas suffisant pour suivre le reste du groupe, je me sentais sur la touche. Avec chance, mes notes en français, espagnol et anglais contrebalançaient mes mauvaises notes en allemand. Il m’arrivait de passer des cours entiers sans arriver à comprendre quoi que ce soit à part bonjour et à demain (le début et la fin quoi…). Ca me déprimait sérieusement cette affaire. Et puis en troisième année, en 2006, nous avions l’obligation d’aller passer un semestre à l’étranger, et ce, pour ma part, en Allemagne. Nous avions une liste d’universités recevant des étudiants étrangers et sur cette liste, il y avait Stuttgart. Je l’ai mis en premier dans mes choix car je me disais que si j’avais des soucis, je pourrais me retourner vers mes correspondantes et leurs familles et la ville m’avait énormément plu (vous voyez que ce détail plus haut avait de l’importance maintenant?).

J’ai été acceptée dans cette université et j’ai passé le premier semestre de ma troisième année à l’université de Stuttgart. Au début, c’était laborieux car j’avais des cours comme thème et version (traduction en fait, de l’anglais vers l’allemand et inversement) et puis aussi des cours d’espagnol en allemand. Ma tête fonctionnait comme une cocotte minute! C’était juste une habitude à prendre et après le switch (ou commutateur comme vous voulez) entre les langues se faisait easy peasy, je n’avais plus mal au crâne après les cours.

C’est durant ce semestre à Stuttgart que j’ai connu Daniel, the Husband. Il m’aidait pour mes devoirs en espagnol mais nous nous parlions en allemand à ce moment là. Un Chilien et une Française qui discutaient en allemand, le tout, en Allemagne, voilà ce que nous étions à ce moment là. Après nous être séparés en mars 2007 pour retourner dans nos pays respectifs, nous nous sommes retrouvés au Chili en juillet de la même année. Je n’étais pas bilingue espagnol, loin de là, mais j’allais me débrouiller pour me faire comprendre par ma belle-famille. Le père de the Husband et ses grands-parents paternels parlaient allemand vu qu’ils sont de descendance de colons allemands, donc au début, je parlais allemand avec eux. Et puis le temps aidant, en regardant pas mal la télévision (là-bas, la majorité des films et séries du câble sont en langue originale sous-titrés en espagnol donc je lisais beaucoup d’une certaine façon) et l’espagnol se rapprochant du français je me suis mise à parler espagnol tout le temps. Comme je suis restée vivre avec the Husband au Chili jusqu’en décembre 2009, j’ai cherché du travail. J’ai été remplaçante dans un collège français où j’ai enseigné le français à des sixièmes, cinquième et quatrièmes (ça peut paraître étonnant je sais, mais ils avaient besoin de quelqu’un rapidement. J’ai passé un entretien un vendredi, j’ai été embauchée le lundi et lundi suivant je commençais!). J’ai aussi donné des cours d’anglais en espagnol dans un centre de langues (une des meilleures expériences de ma vie!). Et pus j’ai donné de cours particuliers de français à l’université de the Husband. Finalement, j’ai même travaillé dans une bijouterie sélect’ à côté de la mer à Viña del Mar parce que ça les intéressaient énormément que je parle quatre langues. Bref, j’étais confrontée à quatre langues par jour lorsque je vivais au Chili.

Ah, détail important, après mon semestre à Stuttgart, j’ai eu une mononucléose infectieuse et je n’ai pas validé mon sixième semestre pour avoir une licence quadrilingue. C’est à ce moment-là que j’ai mis mes études de côté. Je n’ai donc pas de diplôme si vous voulez tout savoir.

Après notre mariage en 2009, nous sommes revenus en Allemagne, à Dresden plus précisément, pour que the Husband fasse son doctorat. De mon côté, j’ai essayé de reprendre mes études où je les avais arrêtées en faisant des études par correspondance mais cela n’a pas porté ses fruits. En plus, en deux ans et demi en Amérique Latine, j’avais énormément perdu en allemand. En même temps, si on ne le parle pas tous les jours, on perd facilement parce que c’est une langue difficile et totalement différente du français ou de l’espagnol. Bref, j’étais un peu perdue à notre retour en Europe. Mais si on se donne du mal, c’est comme le vélo, ça revient au bout d’un moment.

The Husband et moi parlons espagnol ensemble depuis fin 2007 environ. J’ai attrapé les tics de langage chilien, le « dialecte » même de là-bas si bien que certaines personnes étaient surprises en apprenant que j’étais française. Elles pensaient que je venais d’un autre pays d’Amérique Latine mais pas de France.

J’ai été confrontée très rapidement aux termes médicaux en Allemagne (on m’a posé la question sur instagram) car je devais avoir des contrôles réguliers pour ma thyroïde et j’ai fait une grossesse extra-utérine, ce qui m’a amené à être opérée et rester à l’hôpital quatre jours. Il fallait bien que j’arrive à exprimer ce dont j’avais besoin, ma douleur pour avoir des médicaments ou bien tout simplement comprendre ce que l’on me disait. De plus, avec trois grossesses, les mots se répètent et je n’avais plus besoin de mes petites notes pour me rassurer.

Qui dit grossesse, dit accouchement. Qui dit accouchement, dit enfant. Mais alors, en quelle(s) langue(s) allait-on leur parler à nos chères têtes blondes? Alexander étant le premier, nous avions décidé de lui parler en espagnol (the Husband) et en français (moi) et il apprendrait l’allemand sur le tas avec la vie à l’extérieur. Sauf que, nous avons été confrontés à un problème de taille : Alexander était en retard pour parler, il n’arrivait pas à se faire comprendre ce qui le frustrait énormément ce qui engendrait de grosses crises de larmes. A ce jour, ce problème n’est pas totalement réglé d’ailleurs. Il était difficile pour lui de comprendre que maman parlait à papa en espagnol, maman lui parlait en français, il devait parler espagnol avec son papa mais français avec sa maman. Il n’y avait pas d’unité de langue/langage à la maison. Et puis au jardin d’enfants, ce n’était pas drôle pour lui petit chat, il parlait avec des onomatopées ou bien des mots qu’il avait entendu à la maison. Donc, ses éducatrices ne le comprenaient pas ou peu. Ca me brisait le coeur de le voir dans cette situation.

C’est pourquoi d’un commun accord avec the Husband, nous avons décidé de mettre le français de côté pour le moment. Ce serait espagnol à la maison et allemand au jardin d’enfants et à l’extérieur. Je suis bilingue espagnol (chilien)/français donc cela ne me gênait pas d’abandonner ma langue maternelle pendant quelques années, pour le bien de mon petit garçon et de mes autres enfants par la suite. De plus, comme ça, the Husband n’était plus jamais mis de côté lors d’une conversation à la maison car il n’est pas bilingue français/espagnol (je dirais qu’il a juste les bases orales et c’est tout). Depuis cette décision, nous pouvons discuter plus facilement en famille. Alexander va au jardin d’enfants depuis bientôt deux ans (en août cette année). Pour avoir voulu lui apporter tout de suite trois langues au quotidien, il a pris du retard pour faire des phrases. Il commence à peine à en faire depuis quelques mois.

De son côté, Valentina ne fait toujours pas de phrases mais elle se fait très bien comprendre en espagnol à la maison et elle comprend des mots en allemand et en français. Nous pensons qu’elle a des prédispositions pour apprendre trois langues en même temps et rapidement mais nous préférons que les enfants grandissent de la même façon, avec les mêmes langues. On m’a demandé aussi sur instagram en quelle(s) langue(s) communiquent les enfants entre eux. Eh bien en espagnol et en allemand. Le côté allemand, c’est surtout Alexander qui l’utilise mais Valentina comprend très bien ce que veut lui dire son frère. Elle va faire son entrée au jardin d’enfants début août, nous verrons bien l’évolution de son vocabulaire et son élocution dans les deux langues auxquelles elle sera confrontée au quotidien.  La question « en quelle langue te répondent tes enfants? » m’a aussi été posée et ils me répondent en allemand et en espagnol. Plus en espagnol évidemment mais Alexander est fier de me dire des choses qu’il a appris avec ses camarades ou ses éducatrices donc il lui arrive de me parler en allemand.

Pour essayer de terminer mon article avant que vous ne partiez en courant (« elle n’a pas mis d’images », « elle écrit trop », « ça part dans tous les sens », « on s’en fout »…), voici des réponses en vrac aux dernières questions qui m’ont été posées :

  • Naturellement, les enfants apprendront le français avec moi et/ou à l’école dans quelques années, il est hors de question qu’ils passent à côté de cette langue que ce soit pour communiquer avec ma famille ou bien pour l’enrichissement culturel que cela pourra leur apporter.
  • Le français que je parlerais à mes enfants sera sûrement un français un peu vieillot. Je m’explique : je sors d’une filière littéraire et j’ai toujours aimé lire. Mais, étant expat’ depuis dix ans, je ne fais plus aucun update de la langue française, je ne suis plus directement confrontée au français moderne. Du coup, il m’arrive d’aller sur google pour comprendre les nouvelles expressions que je peux lire sur instagram ou sur les blogs que je suis. Cela fait bizarre quelquefois de participer à une discussion et de ne pas comprendre tous les termes que les autres emploient.
  • Cela ne me dérange pas du tout de ne pas parler français chez moi, j’ai pris l’habitude de le faire depuis 2007 et je ne me verrais pas vivre autrement maintenant. Et je trouve l’espagnol moins dur à l’oreille que le français, du coup, j’aime bien que ça soit comme ça.
  • Je sensibilise tout de même les enfants au français avec de la musique, des livres et des films comme les Disney par exemple. Ils les regardent d’abord en espagnol et/ou en allemand et après, ils les regardent en français pour entendre la langue de leur maman tout en connaissant déjà les histoires.
  • Comment cela va se passer avec l’écriture quand le moment sera venu? Eh bien, on verra quand cela se présentera mais je suis une maniaque de l’orthographe à la base en français (je corrigeais les devoirs à la maison de ma meilleure amie dans le bus qui nous emmenait au collège. Mes devoirs préférés? Les rédactions! je suis sûre que je fais des fautes d’orthographe en français aussi… On ne peut pas être parfaits!) donc je le suis aussi dans les autres langues. Au Chili, je corrigeais même les mails de mes beaux-parents et c’est moi qui avais la plupart du temps raison donc je pense pouvoir me débrouiller avec mes enfants. Et pour l’allemand, je lis le journal, je fais souvent des mails en allemand, j’écris à mes amies allemandes en allemand sur whatsapp ou par sms et je n’ai pas souvent de mots soulignés en rouge, donc ça devrait le faire aussi!
  • Ma mère parle aux enfants en français et ils lui répondent en espagnol, je suis toujours pas loin pour faire la traduction et ma mère a pris des cours d’espagnol pour pouvoir parler avec the Husband et ma belle-famille. Je ne parle plus à mon père depuis un moment donc pour lui, on s’en fiche un peu!
  • Je ne sais pas du tout si l’ambassade de France en Allemagne offre des cours de français. Je devrais sans doute me renseigner.
  • Nous ne mettons pas de côté l’idée de tout plaquer et retourner vivre au Chili, mais pas en France d’où l’importance de leur apprendre en priorité l’allemand et l’espagnol avant le français. Aller vivre en France n’est pas une possibilité que nous pourrions envisager.
  • Comme je le disais plus tôt, du côté paternel, the Husband est un descendant de colons allemands. Sa mère est chilienne et il est le premier mélange chilien/allemand dans la famille de son père (je ne sais pas si je suis claire). Toute son enfance, il est allé dans une école et un collège allemand et il parlait avec ses grands-parents paternels en allemand mais en espagnol chez ses parents.
  • Dans quelles situations je parle français aux enfants? Durant les premiers mois de vie des enfants, j’ai tendance à leur parler en français. Je me trouve trop nounouille à leur dire des mots doux et d’amour en espagnol quand ils sont tous petits, je ne sais pas pourquoi. Sinon, s’ils ont fait une grosse bêtise, le français revient au galop quand je suis énervée et vois les dégâts qu’ils ont pu faire ou bien je leur parle en français si je suis vraiment très fatiguée.

Nous voilà enfin à la fin de cet article bien trop long. Si vous l’avez lu en entier, je vous remercie du fond du coeur et n’hésitez pas à me dire en commentaire si des choses ne sont pas claires, si vous avez des remarques ou si tout simplement vous voulez partager avec moi votre histoire similaire ou bien totalement différente à la mienne. Bon vendredi à tous!