La vida de Lindanita·Viva la musica

Cinq bonnes raisons d’aller seul(e) à un concert

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La semaine dernière, je vous disais que j’avais rendez-vous pour la deuxième fois avec Ed Sheeran pour le plus grand concert de sa carrière dans la ville de Hockenheim en Allemagne. Nous étions 100.000 personnes! Ca y est, le concert est donc (déjà) passé depuis presque une semaine et sur le chemin du retour, j’ai pensé et repensé à ce moment mémorable. J’étais sur un nuage (bon j’avoue, je le suis encore!) et, comme pour la dernière fois, j’ai failli ne pas pouvoir y aller. Je suis passée par tous les états possibles et imaginables jusqu’à ce que la bonne étoile qui veille sur moi arrive avec une solution au dernier moment.

Quand je parle de ce concert (et c’est la même chose pour le premier d’ailleurs), on me dit toujours : « oh c’est bien que tu aies pu y aller! Mais tu y étais avec qui? ». Quand je réponds que j’y étais toute seule, comme une grande, mes interlocuteurs sont étonnés : « mais… Mais pourquoi toute seule? ». Eh bien, voici cinq bonnes raisons d’aller seul(e) à un concert!

♣ Ne pas renoncer à un concert parce que personne ne peut nous accompagner

Quand j’ai su qu’Ed Sheeran venait faire plusieurs concerts en Allemagne, j’ai tout de suite voulu y aller. Ed Sheeran est le chanteur que je pourrais écouter pendant des heures et des heures sans me lasser. Il y a ce petit quelque chose de plus que les autres, vous voyez ce que je veux dire? Quand j’ai entendu parler de sa tournée mondiale en 2018, toutes les entrées pour ses dates en Allemagne étaient déjà vendues. Etant une fille têtue et obstinée, j’avais décidé que j’allais voir Edichou en concert, un point c’est tout! J’ai épluché les petites annonces et les sites de reventes de billets. Au début, je cherchais deux places en gradin car je supposais que la fosse ne serait pas un moment de plaisir pour moi (comme diraient les personnes qui ne veulent plus donner un chiffre quand on leur demande leur âge : « on n’est plus tout jeune! ») et puis surtout, c’était l’alternative la moins chère. J’avais trouvé quelques offres intéressantes mais avec the Husband, nous nous sommes vite rendu compte que nous ne pourrions pas y aller tous les deux car il nous était impossible de faire garder nos trois enfants pendant une journée (trop de contraintes). Il m’a alors proposé d’y aller seule pour ne pas louper l’occasion de voir mon chanteur préféré en concert. « Hein? Toute seule? Tu es sûr? » Je n’étais pas très fan du concept à la base. Mais il fallait que je me rende à l’évidence, c’était soit y aller toute seule, soit ne pas y aller du tout. Alors, après avoir pesé le pour et le contre, j’ai enfin cliqué sur le bouton « achat immédiat » de la meilleure offre que j’avais trouvé sur ebay et j’étais sur un petit nuage.

Pour la deuxième date, je n’ai pas hésité une seconde : je m’étais inscrite au mail de rappel de la vente sur le site du revendeur officiel des tickets en Allemagne, j’avais une alarme sur mon portable quinze minutes avant que la vente ne débute, c’était écrit sur le calendrier familial sur le frigo et ma carte de crédit était à côté de moi quand j’ai allumé l’ordinateur. J’étais ready les gars! Même joueur, joue encore : une place en gradin s’il vous plaît. Je n’avais plus qu’à attendre presque dix mois avant de revoir Ed.

♣ Cela permet de connaître de nouvelles personnes

Quoi il faut que je m’explique là? Tu vas seule à un concert pour connaître des gens? Effectivement, cela peut paraître bizarre mais c’est vrai! La première fois, j’ai rejoint la ville du concert en train. J’avais tout bien organisé (je vous rappelle que je suis une control freak) : la chambre d’hôtel pas chère mais bien notée sur internet et le stade desservi par un tram à cinq minutes de ce même hôtel. Sauf qu’il y a toujours des choses qui arrivent sans prévenir : des travaux dans la gare dans laquelle je devais trouver un autre train en moins de vingt minutes. Bien sûr, rien n’est indiqué. J’ai tendu l’oreille et j’ai entendu deux couples d’une cinquantaine d’années parler du même train et puis surtout, du concert. Je n’ai pas hésité et je leur ai demandé de l’aide et me voilà à me retrouver bras dessus, bras dessous avec une des dames et le mari de l’autre qui voulait absolument porter ma valise. Nous sommes montés tous ensemble dans le même wagon pour discuter de tout et de rien jusqu’à arriver à l’autre gare. Et puis dans le premier train, j’étais assise dans un carré. J’avais mon ipod branché sur les oreilles (non, je n’écoutais même pas Ed d’abord!) et j’étais absorbée par le livre que j’avais pris avec moi pour m’occuper sans utiliser mon portable et internet. Tout d’un coup, je sens des petits coups de pied contre ma jambe. La dame en face me regardait et m’a fait comprendre qu’elle voulait me parler. Elle voulait savoir plein de choses! D’où je venais de France (bah oui, la couverture de mon livre était en français), ce que je faisais dans la vie, pourquoi j’étais dans ce train et si je voulais des bonbons. Elle était charmante et nous avons bien ri jusqu’à arriver en gare.

Dimanche dernier, je me suis rendue sur place en voiture. Mais? Tu ne nous avais pas dit que conduire ne te plaisait pas plus que ça? Attendez, je vous explique! J’avais trouvé sur internet une compagnie de bus qui devait passer prendre des passagers dans une vingtaine de villes dont la mienne avant de rejoindre Hockenheim. C’était parfait car cela me permettait ensuite de rentrer juste après le concert chez moi. J’aurais pu y aller aussi en train, c’est sûr, mais c’était plus compliqué que je ne le pensais : il n’y avait aucun logement à un prix correct pour passer la nuit sur place et puis surtout, aucun transport public ne m’emmenait au stade. Moins d’une semaine avant le concert, je reçois un mail de la compagnie de bus me disant qu’ils annulaient tout parce qu’ils n’avaient pas vendu assez de billets. Ils allaient me rembourser (ah beh j’espère bien les gars!) et ils espéraient que j’allais comprendre. Franchement, pas vraiment… non en fait. Ce mail a été une vraie douche froide. J’étais sur le point de pleurer (oui, rien que ça) alors j’ai tenté le tout pour le tout : les petites annonces pour un covoiturage. En premier sur la page facebook des Français de ma ville, puis sur un site d’entraide entre voisins et même sur la story instagram de ma tatoueuse (elle a plus de 20.000 followers) en échange de snickerdoodles si je trouvais un chauffeur. Une fille m’a envoyé un message privé pour me proposer d’y aller avec elle et sa meilleure amie mais elles voulaient dormir sur place et n’avaient pas encore trouvé de logement. Je lui ai répondu que j’étais intéressée (bien évidemment) et que si elles trouvaient un logement pour trois personnes, ça serait encore mieux. Et puis il y a eu ce message de Petra sur le site des voisins. Elle me disait qu’elle allait au concert avec sa fille et qu’elle serait ravie de m’emmener moi aussi. Elles allaient dormir dans un hôtel à plus de soixante-dix kilomètres du stade et elle avait regardé avant de m’écrire, il restait des chambres de libres. C’était vraiment une chance inespérée! Toute cette aventure m’a permis de connaître quelqu’un de ma ville, nous nous sommes très bien entendues et nous allons nous revoir bientôt autour d’une tarte au citron meringuée pour la remercier (parce qu’elle n’a rien accepté de ma part!).

♣ Mettre le quotidien de côté, ne serait-ce que pour quelques heures

Je ne vous le cache pas, être mère au foyer, c’est parfois éreintant. Attention, j’aime être là pour mes enfants et ne rien rater de leurs vies mais cela n’aide pas mon cerveau à prendre du repos. Je pense toujours à ce qu’il faut qu’ils emmènent le lendemain au jardin d’enfants, les sacs à dos sont dans l’entrée la veille au soir, je consulte la météo sur mon portable au moins cinq fois par jour pour savoir comment les habiller le lendemain, j’appelle le pédiatre pour renouveler une ordonnance ou parce qu’ils sont malades, je range régulièrement leurs chambres et leurs placards pour être sûre qu’ils aient tout ce dont ils ont besoin… Et puis il y a aussi la cuisine, la lessive, le repassage, le ménage, les courses, tiens c’est quelle poubelle qui passe aujourd’hui? Je vais deux à trois fois par an chez la coiffeuse, ma manucure n’est pas toujours parfaite et je ne me maquille plus la plupart du temps. Alors aller à un concert seule, cela me permet de prendre du temps rien que pour moi : ne pas courir après les enfants dans un supermarché ou tendre un bras derrière moi dans l’attente qu’une petite main se glisse dans la mienne, mettre une tenue « un peu spéciale » (comprendre une tenue que je ne mettrais pas au quotidien avec trois enfants), me pomponner et me sentir plus femme que maman (on dirait presque que je parle de Cendrillon haha!). Je sais que ma tribu sera entre de bonnes mains, tous les tracas du quotidien pourront bien attendre une journée de plus et moi, je reviendrais avec ce surplus d’énergie dont j’avais besoin.

♣ Lire un livre

Eh oui, pour moi, aller seule à un concert me permet aussi de lire! Que ce soit dans le train, dans la voiture, à l’hôtel ou bien même dans le stade en attendant que le concert commence. En temps normal, je n’arrive pas à engloutir autant de pages d’un livre que je ne le voudrait alors là, j’en profite!

♣ Vivre le concert encore plus intensément

Je suis sûre que certaines personnes vont venir me dire que ce n’est pas possible, que pour profiter d’un concert, il faut être accompagné(e). La performance d’Ed Sheeran en live m’a pris aux tripes. J’étais souvent le souffle coupé et j’ai pleuré plus d’une fois pendant le concert. C’est difficile d’expliquer pourquoi. C’était comme une sensation de flottement, comme si toutes les autres personnes autour de moi disparaissaient et qu’il ne chantait que pour moi (je  ne suis pas folle vous savez!). J’ai laissé parler mes émotions sans me sentir jugée par qui que ce soit et qu’est-ce que ça fait du bien! C’était libérateur, comme si on me retirait le poids que j’avais sur les épaules depuis des semaines, voire des mois. Et puis j’ai aimé observer de temps à autre le reste du public pour voir des inconnus profiter du concert autant que moi. Quelquefois, mon regard croisait celui de quelqu’un d’autre et un sourire se dessinait sur nos visages : un entendement éclair et furtif mais qui en disait long, nous étions simplement heureux.

A votre tour à présent! Etes-vous déjà allé(e) seul(e) à un concert? Comment avez-vous vécu cette expérience? Je vous souhaite un excellent weekend ♥

 

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Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Journal de bord d’un voyage au Chili #1

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Bien le bonjour! J’espère que vous allez bien. Je me décide enfin à commencer ma série d’articles pour vous parler de notre voyage au Chili en février dernier. il serait temps quand même, sinon je risque d’oublier des détails et ça serait tellement dommage (car je sais que vous aimez les détails et mes récits à rallonge!). Vous êtes prêt(e)s?

Avant tout, je tiens à préciser quelques petits détails. Au moment de notre voyage, comme Alexander et Valentina allaient au jardin d’enfants, il n’y avait aucune journée de présence obligatoire dans leur établissement. Nous pouvions donc choisir n’importe quelles dates pour aller au Chili. De plus, nous souhaitions voyager avant les deux ans de Tobias car cela nous permettait de payer seulement un pourcentage du prix d’un billet d’avion « normal ». Je dois quand même avouer que ce voyage était un sacré investissement. Nous avons acheté nos billets d’avion en septembre pour partir en février et nous avions commencé nos recherches en mai. Nous nous sommes finalement tournés vers Air France qui nous faisait voler de Francfort à Paris puis de Paris à Santiago (quand je vivais encore en France, je passais toujours par Air France car ce n’est pas négligeable d’avoir un vol direct entre la France et le Chili non?). Etant donné que nous allions voyager avec trois enfants en bas âge, nous n’allions pas pouvoir emmener cinq valises de vingt-trois kilos (plus les bagages à main, le sac à langer et la poussette cane), nous avons décidé de prendre cinq billets sans valise vu que nous pouvions les rajouter plus tard dans notre dossier de vol (les prix sont dégressifs : la première valise nous a coûté cinquante euros, la deuxième quarante. Je ne sais pas du tout si les prix continuent à baisser si on rajoute une troisième valise par contre). Pourquoi ne pas les prendre au moment de l’achat de nos billets? Eh bien, nous ne pouvions pas prendre seulement deux valises : soit c’était cinq valises, soit c’était aucune valise. En cas d’urgence, nous pouvions payer plus cher et les rajouter in extremis au moment du check-in à l’aéroport. Et puis pour continuer dans les avions, nous sommes allés sur le site de Latam (fusion de la compagnie aérienne chilienne LAN airlines et de la compagnie aérienne brésilienne TAM linhas aéreas) car en arrivant à Santiago, nous devions prendre un troisième avion pour descendre à Puerto Montt (mes beaux-parents habitent dans le Sud du Chili). Quand on aime, on ne compte pas!

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Pendant deux semaines, j’ai fait des listes de toutes les choses que nous devions faire entrer façon « tetris » dans nos deux valises (et on oublie pas, vingt-trois kilos par valise, sinon ce n’est pas drôle!) : des shorts et des robes mais aussi deux pantalons par personne, un certain nombre de sous-vêtements, des couches (parce qu’elles coûtent bien trop cher au Chili), des tee-shirts et des tops manches longues, des sweats et des gilets, penser à rajouter les sandales de notre tribu vu que nous allions arriver au Chili en été, de la crème solaire, une trousse de médicaments bien fournie, même chose pour la trousse de toilette (je bénis les shampoings solides, ça ne pèse rien et ça rend énormément pour une famille de cinq personnes!) et un rehausseur de siège auto. Passons aux bagages à main : encore des couches, des petits pots, de quoi hydrater Tobias comme il faut (quand on voyage avec un bébé, on a le droit d’emporter une plus grande quantité de liquide en cabine), des biscuits et des sticks de maïs soufflé, deux tenues de rechange pour Alexander et Valentina, trois pour Tobias et une pour the Husband et moi, une petite trousse de médicaments, nos brosses à dents et des dentifrices de voyage, des mouchoirs en papier, deux petites bouteilles de gel désinfectant pour les mains, des bonbons pour la gorge (et pas pour la gorge aussi, nous voyagions avec des enfants hein!), un porte-bébé manduca (very important quand on doit donner la poussette cane à l’embarquement et qu’on ne peut pas la récupérer lors d’une escale!), un ipad avec des dessins animés et une batterie externe. Les enfants ont pris aussi avec eux un petit sac à dos chacun pour emmener leurs appareils photos Vtech kidizoom avec des écouteurs, un autre jouet (pas plus), leurs lunettes de soleil (cela peut être utile quand la lumière dans l’avion gène vos enfants pour dormir. C’était un jour, une astuce!), un petit sandwich et de quoi boire.

Et comment allions-nous arriver jusqu’à l’aéroport avec toutes nos valises et notre marmaille (ils étaient tellement énervés avec leurs petits sacs à dos prêts trois jours avant le départ!)? Le train n’était pas vraiment une option car nous aurions dû prendre un bus et un tram avant d’être à la gare de notre ville. Alors, nous avons choisi notre voiture que nous allions laisser sur un parking « spécial aéroport » aux alentours de Francfort (nous avons rejoint l’aéroport grâce à une navette). Cela a ainsi permis aux enfants de dormir un peu dans la voiture avant de veiller jusqu’à bien trop tard le soir même. Vous comprenez un peu ma boule au ventre avant de partir maintenant non? Il y avait tellement de choses auxquelles nous devions penser!

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Les enfants m’ont surpris tellement ils ont été endurants jusqu’à être dans le deuxième avion, parce qu’avant d’en arriver jusque là, nous en avons vu des vertes et des pas mûres. Lors du premier check-in, nous avons dû sortir tous les petits pots et le liquide qui étaient dans nos bagages à main (en plus du nécessaire de toilette). Tout a été passé dans des machines à part pour voir si ce n’était pas des explosifs ou du liquide radioactif. On nous a jugé sur le fait que Tobias ne pouvait pas marcher tout seul sous le portique du détecteur de métaux (« faudrait penser à faire quelque chose pour lui ma petite dame! ». Mon poing dans ton visage est une option tu sais ducon! De quel droit cet homme, car oui, c’était un homme, s’est permis de me faire une telle réflexion en essayant de me faire porter ce poids sur les épaules, hashtag charge mentale…) et puis, le premier avion a eu du retard, beaucoup de retard, trop de retard.

Nous sommes arrivés un peu après 22h à Paris Charles de Gaulle. Nous devions prendre une navette pour changer de terminal et rejoindre notre correspondance. Seulement le hic, c’est qu’à partir de 22h, cette navette n’était plus intra aéroport : il fallait sortir du terminal (cela entraînait un nouveau passage par le check-in alors que si nous étions arrivés à l’heure, ce n’était pas nécessaire), rien n’était indiqué dans l’aéroport et en plus, il n’y avait aucun personnel au sol pour nous aider à trouver cette fichue navette! Sachant que l’embarquement de notre deuxième avion était à 22h45, les portes fermaient à 23h20, nous étions en pls. Quand nous avons enfin trouvé par nos propres moyens l’arrêt de bus où devait arriver la navette, nous nous sommes mis à courir comme si notre vie en dépendait. Et puis Valentina est tombée à cause d’une plaque de neige glacée que nous n’avions pas vu. Ses pleurs m’ont fait comme un électrochoc et je me suis dit qu’il fallait que je me reprenne pour le bien de tous. Vu que nous étions en France, c’était à moi de parler au personnel ou bien de chercher à arriver le plus rapidement possible à notre avion vu que tous les panneaux étaient écrits en français. En y repensant maintenant, je suis fière de moi car en temps normal, je suis la première à paniquer dans ces situations!

Nous avons rejoint le terminal de notre avion à 22h40 et nous nous sommes mis à courir comme des dératés jusqu’à arriver au check-in en hurlant au personnel au sol de bien vouloir nous laisser passer car ce n’était pas notre faute si nous arrivons à cette heure-ci. On nous a dit de nous calmer, on nous a aidé à passer tous nos bagages à main (en évitant de sortir tous les petits pots un par un, yeah!) car l’avion n’avait pas encore ouvert ses portes. Nous avions le temps de souffler, passer aux toilettes et acheter des bouteilles d’eau étant donné que nous étions presque tous déshydratés. Comme nous étions avec Tobias et qu’il était encore considéré comme un bébé (il sera toujours un bébé dans mon coeur de maman), nous avons pu rentrer les premiers dans l’avion (presque dix minutes avant tout le monde!), installer comme il se doit nos bagages à main dans les malles au dessus de nos têtes et pas dix rangées derrière nous, recevoir des kits de bienvenue pour les enfants et mettre en place la nacelle devant moi pour que Tobias passe la nuit. Le personnel à bord a été adorable avec nous, aux petits soins à nous apporter le nécessaire pour les enfants et aussi pour nous. Qui dit nacelle dit plus de place pour nos jambes aussi car il n’y a personne devant nous. C’est tellement agréable de savoir qu’aucun siège ne va se baisser devant nous pour nous donner cette impression d’oppression. Nous avons décidé de séparer nos deux grands dans la rangée de quatre dans laquelle  nous étions installés pour qu’ils ne se chamaillent pas en pleine nuit.

Dans cet avion, les enfants ont pas mal grignoté, car les hôtesses de l’air leur ont donné des yaourts à boire, du fromage avec du pain, des fruits et aussi des chocolats. Ils ont réussi à s’endormir tant bien que mal après le dîner qui est arrivé une heure environ après le décollage, Valentina toute tordue et accrochée à the Husband. De mon côté, j’avais réussi à mettre Tobias dans la nacelle et Alexander voulait regarder le film « Bohemian Rhapsody » avec moi alors qu’il était déjà plus de deux heures du matin. Je n’arrivais pas à m’endormir ni à me relaxer car je devais faire attention au sommeil de Tobias.

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Je pense que cet article est assez long pour un début de carnet de bord de voyage non? Je reviens vite pour la suite! Je vous souhaite un excellent week-end, moi, j’ai Ed Sheeran qui m’attend dimanche soir ♥

La vida de Lindanita·Lindanita en cuisine

Tarte à la rhubarbe et aux amandes

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J’ai profité du beau temps que nous avions mercredi pour refaire une tarte à la rhubarbe vu qu’une amie nous en avait offert de son jardin. La première tarte que j’avais pu faire nous avait énormément plu mais vous me connaissez, j’ai fait quelques petits changements pour qu’elle nous plaise encore plus! Je pense que la base de cette tarte (pâte et crème d’amande) sera parfaite pour tous les fruits d’été ayant une pointe d’acidité.

Pour la pâte, vous aurez besoin de :

  • 120 grammes de beurre salé mou
  • 75 grammes de sucre glace
  • 2 grammes de sel
  • 1 oeuf
  • 25 grammes d’amandes
  • 250 grammes de farine

Pour la crème d’amande, vous aurez besoin de :

  • 50 grammes de beurre salé mou
  • 60 grammes de sucre dont trois sachets de sucre vanillé
  • 60 grammes d’amandes
  • 1 oeuf
  • 10 grammes de farine

Pour finaliser votre tarte, vous aurez besoin de :

  • 5 tiges de rhubarbe environ
  • 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
  • 2 cuillères à soupe de gelée ou de confiture de votre choix (personnellement, j’ai essayé avec de la cerise noire et de la mûre et c’est meilleur avec de la mûre!)

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Pour préparer la pâte, vous devrez :

  1. Dans un saladier, battre le beurre, le sucre et le sel jusqu’à obtenir une pommade.
  2. Broyer vos amandes pour avoir un mélange de poudre d’amandes et d’amandes concassées (je préfère ça à la poudre d’amande toute faite).
  3. Rajouter ce mélange et l’oeuf à votre pommade et mélanger le tout jusqu’à obtenir une préparation crémeuse.
  4. Ajouter la farine et mélanger jusqu’à obtenir une boule de pâte homogène.
  5. Filmer votre pâte et la laisser au moins une heure au réfrigérateur.

Pour préparer la crème d’amande, vous devrez :

  1. Travailler à la main le beurre en pommade avec le sucre dans un deuxième saladier.
  2. Broyer vos amandes pour avoir un mélange de poudre d’amandes et d’amandes concassées et rajouter le tout au beurre et au sucre.
  3. Incorporer l’oeuf et mélanger.
  4. Ajouter la farine et mélanger jusqu’à obtenir une crème.
  5. Réserver au réfrigérateur.

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Montage de la tarte :

  1. Foncez la pâte dans un moule à tarte, piquez-la avec une fourchette et mettez le moule de côté.
  2. Coupez les extrémités de vos tiges de rhubarbe, épluchez-les et découpez-les en petits morceaux d’environ quatre centimètres de longueur.
  3. Préchauffez votre four à 180°.
  4. A l’aide d’une spatule (ou d’un pinceau de cuisine), étalez la crème d’amande sur votre pâte et disposez ensuite sur le dessus vos morceaux de rhubarbe.
  5. Saupoudrez d’un peu de sucre en poudre le dessus de votre tarte.
  6. Enfournez votre tarte pendant une trentaine de minutes à 180°.
  7. Sortez la tarte du four et démoulez-la presque aussitôt, c’est plus facile.
  8. Attendez un peu qu’elle refroidisse et badigeonnez-la avec un peu de confiture (pensez à la rendre un peu plus liquide en la passant au micro-ondes!).

Et voilà, votre tarte est prête à être dégustée avec une boule de vanille sur le dessus ou bien tout simplement avec un bon cappuccino. Bon appétit et bon week-end!

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J'ai lu·La vida de Lindanita

« Le dernier des nôtres » d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre ou la position de la femme dans la société

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Hey, coucou tout le monde! Une fois n’est pas coutume, je reviens aujourd’hui sur le blog pour vous parler d’un livre qui m’a marqué, touché, transporté et fait énormément réfléchir (oui oui, rien que ça!). Ce livre, c’est « le dernier des nôtres » d’Adelaïde de Clermont-Tonnerre.

Ce livre, je l’avais dans ma pal depuis longtemps vu que je l’avais acheté en 2017. Il m’avait tenté avec sa quatrième de couverture qui parlait de Dresden et de New York, deux villes que j’affectionne énormément, l’une pour avoir vécu là-bas un peu plus de trois ans et l’autre pour l’avoir visitée en 2011 avec ma meilleure amie. Mais cette quatrième de couverture, elle dit quoi au juste?

« Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.
Avec puissance et émotion, l’auteure nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de cette fresque flamboyante »

Le livre présente deux narrations : une descriptive durant laquelle nous suivons la vie d’après-guerre de Luisa, Marthe, bébé Zilch et Johann entre autres et une autre à la première personne où bébé Zilch est devenu un adulte aux commandes de sa vie. Enfin aux commandes de sa vie jusqu’à ce que Rebecca, une jeune héritière, croise sa route. Les deux récits s’entremêlent parfaitement et c’est très agréable de passer d’une période à l’autre pour instaurer un dynamisme dans la lecture. Certes, les passages sur de la vie de Werner Zilch à New York sont plus importants que la période d’après-guerre, ce qui est parfois dommage car on voudrait suivre encore plus la vie de Marthe, femme forte qui a enduré tellement de choses. On peut aussi penser que Werner est un « gros macho de base » (ouais, je parle comme une djeunz’ t’as vu?) quand on comprend au fil des pages sa vision très basique des femmes : tu es là pour me donner du plaisir charnel, être belle et te taire puisque que je t’achète des bijoux, je te sors au restaurant et j’en passe. Il y a des gifles qui se perdent, croyez-moi! Mais, car il y a (toujours) un mais, cette facette de sa personnalité commence à se craqueler et s’effriter pour nous présenter un homme plus sensible et torturé quand sa chère et tendre Rebecca revient à lui après avoir disparu bien trop longtemps (oh ça va, ce n’est pas vraiment un spoil si je vous dis ça quand même?). Je ne me suis pas ennuyée durant ma lecture car la plume d’Adelaïde de Clermont-Tonnerre est fluide, elle présente des détails quand ceux-ci sont nécessaires et elle évite des périphrases trop longues pour aller droit au but tout en évitant les répétitions.

Je vous disais plus haut que l’histoire m’avait fait réfléchir. Je discutais hier avec une amie qui travaille dans une bibliothèque de ma ville et je lui ai fait part de ma dernière lecture. De fil en aiguille, je me suis rendue compte qu’Adelaïde de Clermont-Tonnerre a insufflé quelques éléments féministes en instaurant un récit à double narration. On peut constamment comparer le statut de la femme dans la société en suivant les vies de Marthe et de Rebecca pour ne nommer que ces deux personnages féminins. Je vais partager quelques éléments clés de l’histoire à partir de maintenant donc si vous ne voulez pas être spoilé(e)s, je vous invite à passer au prochain paragraphe. Par exemple, Marthe est enfermée dans un mariage nocif dans lequel son mari se transforme régulièrement en bourreau en abusant d’elle physiquement et moralement. Par contre, Rebecca est ce que l’on peut appeler un électron libre. Elle profite de la vie, elle sait ce qu’elle veut, elle le prend, elle le jette et ne se gène pas pour donner son avis. Sexuellement parlant, elle est épanouie et cela se ressent dans la description que nous donne Adélaïde de Clermont-Tonnerre à travers la voix de Werner. Un autre point est évoqué dans le livre : la maternité. Werner souhaite avoir un enfant avec Rebecca et celle-ci refuse car elle n’en a pas envie, ce n’est pas en faisant un enfant que les problèmes de son conjoint seront résolus. Au début, celui-ci est vexé mais il finit par comprendre le point de vue de la femme de sa vie. Quand on retourne en 1948 (mais dans le New Jersey), on suit sur quelques pages les parents adoptifs de Werner. Ce que l’on peut lire est horrifiant. A l’époque (et encore aujourd’hui pour certains), avoir un enfant était l’accomplissement ultime dans la vie d’une femme (après le mariage bien sûûûr, il ne faudrait pas mettre la charrue avant les boeufs n’est-ce pas?). Les mots de Clermont-Tonnerre sont durs et tranchants : « Il n’y aurait plus les moqueries. Il n’y aurait plus les murmures, ce mot qu’ils redoutaient, ce mot qui longeait les murs, qui les suivait, qui se propageait sur les lèvres de leurs connaissances, ce mot qui empoisonnait leur existence : « Stériles. Les Goodman sont stériles vous savez… Bien sûr que c’est elle, forcément! Il n’aurait pas dû épouser une Française. Personne ne la connaissait. Dieu sait comment elle vivait avant la guerre… Un avortement? Qui te l’a dit? Personne? Ah! C’est une supposition? Mais tu as certainement raison. Elle est catholique pourtant… Et pourquoi serait-on catholique si on n’a pas quelque chose de grave à se faire pardonner? Et ce pauvre homme qui ne se doute de rien… J’ai tout de suite pensé que cette fille n’était pas nette ». Rien qu’en relisant ces mots et en les écrivant ici, je suis révoltée. Quelle horreur! Comment les gens pouvaient (et peuvent) se permettre de porter de tels jugements sur une femme sans la connaître personnellement? Finalement de Clermont-Tonnerre évoque l’homosexualité féminine. Durant les quatre-cents premières pages, elle est présente en sous-jacent, de manière furtive. Et puis, les mots sont posés  : « Abigail passa la main sur le front de Marthe. J’étais frappé par l’harmonie qui régnait entre ces deux femmes, par l’évidente tendresse qu’elles éprouvaient l’une pour l’autre », « Nous avons fini par nous entendre, et à force de nous entendre, nous nous sommes aimées. Nous avons dû être prudentes, habiles. J’ai réussi à la faire sortir, mais lorsque l’équipe, je ne sais comment, a compris quelques mois plus tard que nous vivions ensemble, j’ai été licenciée. Certains anciens collègues ont tenté de faire interner Marthe à nouveau sous prétexte que j’avais été séduite et que j’avais perdu mon objectivité professionnelle. Nous avons quitté El Paso du jour au lendemain pour venir ici, en Louisiane, nous mettre à l’abris d’éventuelles poursuites au Texas ». C’est beau, c’est doux et c’est permis malgré les embûches mis sur le chemin de ces deux femmes. L’auteure présente ici seulement des constatations et en aucun cas un jugement de l’amour au féminin.

Pour terminer cet article (c’est bon, les spoils sont finis, vous pouvez reprendre votre lecture), je me suis rapidement rendue compte en lisant ce livre qu’il y avait une lecture à deux niveaux : mais quel est le grand secret de Werner Zilch? Et en sous-marin, la position de la femme dans la société et l’évolution de cette position au fil des années. Bravo madame Adelaïde de Clermont-Tonnerre pour cet ouvrage, il est à remettre dans les mains de toutes les femmes possibles.

L’avez-vous lu vous aussi? Si oui, aviez-vous remarqué tous ces messages de l’auteure? Je vous souhaite une belle journée et aussi, de belles lectures.

La vida de Lindanita·Positive attitude

Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #23

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Je sais, je sais… J’ai délaissé ce blog bien trop longtemps, et maintenant, j’ai presque honte de revenir comme ça, comme si de rien n’était. Mais bon, on ne va le laisser tout seul dans un coin! Et quoi de mieux pour ce come-back de folie (oh ironie quand tu nous tiens!) que des petits bonheurs qui rendent la vie meilleure?

♣ Notre voyage en famille au Chili qui a été encore plus merveilleux que toutes mes attentes (oui, je vous en parlerais plus en détail très vite, dès que les enfants me laisseront plus de temps pour le faire).

♣ Reprendre l’avion pour ce voyage, parce que j’ai enfin pu manger chaud et voir les derniers films que je voulais voir (et accessoirement, être au dessus des nuages me fascine).

♣ Etre en maillot de bain en février lors de nos vacances au Chili parce que c’était l’été à ce moment-là et puis, revenir à l’hiver européen avec un joli teint hâlé, c’est chouette quand même (j’ai pris des coups de soleil aussi mais bon, c’est le jeune ma pauvre Lucette!).

♣ Manger toutes (ou presque toutes) les bonnes choses que j’adorais au Chili et qui me manquaient  (du poisson ultra frais, des alfajores, du manjar, d’excellents barbecues, des fruits savoureux pour ne citer qu’eux).

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♣ Lire de façon beaucoup plus régulière (tiens, c’est peut-être pour ça aussi que je ne venais plus sur ce blog peut-être?). Dorénavant, j’ai toujours un livre sur ma table de chevet, dans mon sac à main ou bien qui traîne sur la table du salon. C’est tellement incroyable cette sensation d’enivrement que peut provoquer une histoire bien écrite! Si mes enfants ne me quittaient pas régulièrement des heures de sommeil, je lirais sûrement encore plus. Lors de nos vacances en famille en février, j’avais mis le roman de Manon Lecor dans ma valise et je ne l’ai pas regretté. J’avais entendu parler de ce livre sur le blog de Victoria et je l’avais aussitôt rajouté sur ma liste de livres à acheter et à lire rapidement. J’avais tellement peu de temps libre avant notre départ que je n’arrivais pas à avancer dans ma lecture alors, je l’ai glissé dans mon bagage à main au dernier moment (vous savez, on ne sait jamais). Bien m’en a pris car j’ai passé un excellent moment dans le jardin de mes beaux-parents à tourner les pages de cette petite merveille (j’ai même pris des coups de soleil tellement j’étais absorbée par l’histoire). L’histoire de Gabrielle a beaucoup résonné en moi. L’histoire m’a touchée. L’histoire m’a fait me poser énormément de questions. En lisant les dernières lignes, j’étais apaisée et j’étais triste à la fois de laisser ces personnages que j’avais suivi tout au long des pages de ce roman. Je vous conseille vivement de le lire, vraiment. Je pense que ce livre sera un des livres que je relirais régulièrement tellement je l’ai aimé (tiens, vous me conseillez quoi comme livre à lire absolument en ce moment?).

♣ Relation de cause à effet, je voyais plus souvent mes mains  (vu que c’est elles qui tiennent les livres que je lis… Wouah, révélation de fou!) alors j’ai décidé de prendre du temps régulièrement pour me faire des manucures (qu’est-ce que ça fait du bien au moral d’avoir de belles mains!).

♣ Et en parlant de mains tiens, je suis enfin en train de tester quelque chose pour arranger mes problèmes de sécheresse de peau. Non, je ne vais pas vous parler de la dernière crème hydratante à la mode. Pour moi, ce qui a fonctionné très rapidement, c’est de faire une cure de fer. Mon médecin traitant m’a dit après une prise de sang que j’étais obligée d’en prendre car mon taux d’hémoglobine était plus bas que le minimum requis. Cela provoquait de la fatigue mais aussi une difficulté à cicatriser (entre autre). Eh bien, en quelques jours, je voyais déjà la différence! Mes bouts de doigts sont déjà plus lisses, ils sont plus sensibles, et surtout, mes mains ne saignent plus alors que je n’applique plus aucune crème (j’utilise encore des gants quand je fais la vaisselle et le ménage par contre).

♣ J’ai eu pas mal de contrôles de santé ces derniers mois, des prises de sang en passant par ma vision. Je suis rassurée, ma vue n’a pas baissé (je dis ça par rapport à mes poussées de sclérose en plaques) et j’ai pu profiter d’une offre très intéressante chez mon opticien pour me faire faire une paire de solaire. Enfin! La dernière datait de quinze ans et je disais que ce n’était pas nécessaire d’en faire faire une autre… Bah si Maryse! Depuis, je les mets dès qu’il fait trop clair dehors et presque tout le temps quand je dois conduire pour avoir un confort visuel encore plus grand (et puis ça cache les cernes, si ce n’est pas merveilleux tout ça?).

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♣ Mes deux nouveaux tatouages : un underboobs et un au poignet gauche. Il y en avait un de prévu et l’autre, un peu moins. J’en voulais un féminin, voire sexy, c’est pour ça que j’ai choisi de le faire sous les seins (les tatoueurs appellent ça plus communément un underboobs). Il était évident aussi que cela allait être des fleurs. Cette fois-ci, j’ai choisi des fleurs de cerisier car j’aimais beaucoup la symbolique : un tatouage de fleurs de cerisier signifiera qu’il faut profiter au maximum de la vie, les belles choses durant parfois peu longtemps. A savoir que la vie et toutes choses en elle revêtent une certaine temporalité, la vie est transformation. Et puis potterhead un jour, potterhead toujours. Sur le poignet, j’ai choisi de me faire tatouer les mots « felix felicis ». C’est le nom d’une potion sortie tout droit du monde d’Harry Potter. Felix felicis, aussi appelé chance liquide, est une potion qui procure temporairement au buveur une chance exceptionnelle. J’estime être une personne chanceuse et, les jours où j’ai un coup de mou, je regarde de nouveau mon poignet pour m’en souvenir (cela me fait le même effet qu’un élastique que je pourrais porter au poignet et que je ferais claquer. Un bon moyen de me remettre de l’ordre dans les idées).

♣ Même si ce n’est pas tous les jours,  traîner quelques minutes au jardin d’enfants après avoir déposé Alexander et Valentina pour discuter avec d’autres mamans (ça me fait travailler mon allemand aussi, c’est top!).

♣ Pouvoir observer les progrès de mes enfants au fil des jours. J’ai compris que je ne devais pas trop leur en demander, sinon, cela leur provoquait une sorte de blocage. Ils sont plus fiers de venir me raconter leurs exploits par la suite, comme un cadeau pour leur maman (et ça me fait des papillons dans le ventre de les voir grandir, même s’il m’arrive d’être mélancolique, faut pas abuser. Bientôt ils iront au lycée, ils se marieront et ils auront des enfants à leur tour. Quoi je m’affole?).

♣ Recevoir mes cadeaux de fête des mères (c’était il y a deux semaines en Allemagne) faits main et avec amour de la part de mes deux plus grands. Ils ont mis du coeur à l’ouvrage pour me faire les plus jolis dessins du monde entier (et Tobias m’a donné un collier sautoir avec deux médailles. Les prénoms de mes trois enfants sont gravés dessus et je les porte sur mon coeur. Oui c’est the Husband qui l’a acheté, peut-être, mais c’est mon bébé qui me l’a offert na!).

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♣ Profiter d’un vendredi soir ensoleillé pour retirer un des pulls que je portais quelques jours auparavant à cause de la fraîcheur qui avait envahi la région, préparer un apéritif dînatoire pour the Husband et moi quand les enfants étaient couchés et passer un moment à réinventer le monde (avec une bonne bouteille de vin rouge chilien, c’est tout de suite plus facile. Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé!).

♣ Sortir au restaurant avec une amie connue au jardin d’enfants. Valentina me parlait toujours d’un petit Fernando qui était dans sa classe. Je me suis dit, soit ses parents allemands ont voulu donner un prénom « exotique » à leur fils, soit ils sont latinos. Au final, le papa s’appelle Daniel et est allemand et la maman s’appelle Monica et elle est vénézuélienne. J’étais sur la bonne piste vous avez vu? Nous nous voyons régulièrement pour notre plus grand plaisir (et celui de nos enfants).

♣ Avoir reçu le château de Poudlard en legos pour mes trente-trois ans. Cela m’a mis des étoiles dans les yeux comme pas possible! C’est fou les détails qui ont été pensés avec tant de finesse (j’ai dû partager ce cadeau avec the Husband et Alexander, ils n’ont pas résisté à l’appel des petites briques en plastique haha!).

« I don’t care », la nouvelle chanson d’Ed(ichou) Sheeran en duo avec Justin Bieber, on en parle? C’est une petite merveille non? Et le mois prochain à cette date-là, je serais retournée le voir en concert (vous allez en voir des extraits sur instagram, c’est moi qui vous le dis!).

Et vous alors, quels sont vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure? Bon week-end à vous!

La vida de Lindanita

Dites trente-trois… Damn, j’ai trente-trois ans!

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Bonjour bonjour et par la même occasion, bonne année 2019 aussi! Je reviens aujourd’hui sur le blog pour un petit bilan personnel.

Aujourd’hui, j’ai trente-trois ans (l’âge du Christ comme me l’a hurlé à l’oreille mon parrain l’autre jour lorsque nous discutions sur whatsapp). Je l’avoue, avoir trente-trois ans, ça me fait peur. Quand je suis entrée dans le groupe des trentenaires, ça allait encore. Je ne devais pas, à ce moment-là, avoir pris conscience de ce qui se passait. La dernière fois que j’ai fait un bilan sur le blog, je n’avais que trente-et-un ans, j’étais enceinte de Tobias, Alexander était en passe de devenir un petit garçon, Valentina était encore un grand bébé et j’étais sûrement encore insouciante.

Et puis à la naissance de Tobias, tout s’est accéléré, d’un coup. Sa naissance a été comme une révélation. J’étais mariée depuis presque dix ans, j’étais mère de trois enfants et j’allais bientôt avoir trente-trois ans. C’était l’entrée dans le monde des adultes, celle qui me rapprochait des trente-cinq ans et ensuite des quarante (quoi j’exagère?). C’est une sensation difficile à expliquer. Il y a peu encore, quand je passais à côté de groupes de jeunes devant un collège ou un lycée, je m’identifiais à eux, j’étais encore une adolescente qui a la vie devant elle, alors que non, plus vraiment. Au milieu des parents du jardin d’enfants, je ne me sentais pas à ma place. Je me rapprochais plus des grandes soeurs ou des baby-sitters, les parents étaient bien plus vieux que moi, c’est évident! C’était comme si mon cerveau refusait de se rendre à l’évidence, comme s’il attendait encore quelque chose pour avancer. Et puis un jour en me levant, tout s’est éclairé, tout a changé.

D’une certaine façon, je crois que c’est la reprise de la conduite (voir mon article ici) qui a été le déclic. Je n’étais plus cette adolescente qui devait sans arrêt demander à ses parents de l’emmener d’un point A à un point B, je pouvais y aller toute seule. J’ai tellement été dépendante d’un chauffeur pendant des années (tout comme mes enfants actuellement, le siège auto en moins) que je l’ai vécu comme une émancipation tardive. J’étais libre d’aller là où bon me semblait! Je pouvais enfin aller faire les courses le matin pendant que mes deux grands étaient au jardin d’enfants et sans y passer des heures (car j’y allais à pied avant). Je ne devais plus envoyer une liste de courses à the Husband pour qu’il passe au supermarché avant qu’il ne rentre du travail. Je pouvais enfin prendre un rendez-vous médical le matin parce que je pouvais y aller seule, même si c’était dans une autre ville. Je pouvais enfin emmener Alexander chez l’orthophoniste après le jardin d’enfants sans demander à mon cher et tendre de voir avec son patron s’il pouvait sortir plus tôt tel ou tel jour. Ce ne sont que quatre exemples mais il y en a bien plus. Reprendre la conduite m’a fait un bien fou.

J’accepte la maladie qui m’habite, quelquefois bien trop présente, mais la plupart du temps en sourdine. Après l’avoir rejetée, j’ai décidé que la meilleure thérapie pour vaincre cette angoisse que ma sclérose en plaques m’avait offert (si gentiment…), c’était d’en parler, tout simplement. Quand j’ai eu le diagnostic, j’ai eu la mauvaise idée de faire des recherches sur internet pour essayer de comprendre ce que c’était. Mauvaise idée! Très mauvaise idée même. La plupart des sites que j’ai consulté étaient déprimants au possible : je vais finir paralysée, je vais finir aveugle, je vais finir dans une chaise roulante avec une couche, je ferais mieux de penser à la mort… et j’en passe et des meilleures. Mais quelle horreur! C’est pourquoi j’ai pensé qu’il serait intéressant de donner mon point de vue sur la maladie, de donner un aperçu de ce que je vivais au jour le jour. Parce que bien que malade, je suis heureuse au quotidien. Quand la fatigue se fait sentir, je me repose, de la même façon que je le ferais après avoir attrapé un rhume. C’est moi qui contrôle ma maladie, ce n’est pas elle! J’ai appris à la connaître et je sais ce qui est bon pour moi ou pas. Alors je me suis mise à écrire sur la sclérose en plaques, ici et assez régulièrement. Je suis toujours surprise des messages que je peux recevoir, c’est une bouffée d’oxygène! Des personnes me remercient de présenter la maladie sous un autre angle, d’autres me disent pouvoir enfin comprendre la maladie de leurs conjoints, et d’autres encore se sentent rassurées après avoir eu le même diagnostic que moi… J’ai à coeur désormais de continuer à écrire de façon « positive » (autant que faire se peut) sur ma sclérose en plaques, tel un porte-parole de la bonne humeur malgré la maladie.

Quelques mois avant mon anniversaire, je me suis rendue compte de la charge mentale qui pesait sur mes épaules, charge que je m’infligeais moi-même. Elle est apparue quand je me suis sentie « adulte ». J’étais mère au foyer et étant devenue plus autonome et mobile grâce à ma voiture, j’ai commencé à faire des listes de courses pour mon prochain passage au supermarché ce qui me faisait faire aussi des listes de menus, j’y ai rajouté la liste des rendez-vous médicaux de la famille qui arriveront dans les prochains mois, la liste des vêtements à acheter pour les enfants pour la saison suivante, faire les vitres, faire la vaisselle, faire le ménage, faire le repassage, être sûre que les devoirs d’Alexander soient faits, penser à faire des petits gâteaux ou des crêpes pour faire plaisir aux enfants, demander à the Husband s’il avait pensé à me redonner le tupperware sale qu’il avait dans son sac pour le travail… C’était devenu une accumulation de choses que je m’infligeais, que je m’obligeais à faire parce que c’était comme ça et puis c’est tout (bonjour le stéréotype de la femme au foyer que j’avais…). Quand j’ai senti des fourmillements dans ma main gauche, quand j’ai senti que mon oeil gauche me grattait, je me suis dit qu’il était temps que je lève le pied, sinon j’allais faire une poussée. Je me dirige maintenant vers quelques aspects de la « slow life » (parce que bon, avec trois enfants, c’est un peu compliqué la slow life à plein temps!) : je suis fatiguée? Le ménage attendra demain. Un coup de mou? Ce sera un plaid, un thé et une série, à neuf heures comme à treize heures. Pour mieux dormir, exit l’iphone avant d’éteindre ma lampe de chevet, ce sera quelques pages du dernier livre que je suis en train de lire. Je n’ai pas eu le temps de préparer le déjeuner? Oh ça va hein, aujourd’hui ça sera des pâtes au fromage avec des crudités. Et qu’est-ce que ça peut faire du bien!

Pour terminer cet article et après m’être relue, je me rends compte que ce n’est pas si mal que ça d’avoir un an de plus! Je connais mes points forts, mes points faibles et je vais travailler dessus tout au long de l’année pour y remédier (et puis demain, je vais de nouveau me faire tatouer, c’est chouette ça comme auto cadeau d’anniversaire non?).

La vida de Lindanita·Lindanita en cuisine

Vous prendrez bien une part de Quarkstollen?

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En période de Noël en Allemagne, il est commun de manger des pains d’épices et du Stollen, le gâteau de prédilection pour les fêtes de fin d’année. L’année dernière, nous avions déjà essayé d’en faire un mais nous n’étions pas satisfaits à 100% du résultat (vous pouvez tout de même retrouver la recette ici). The Husband qui est un terrible gourmand a voulu retenter l’expérience cette année avec une recette à base de petits Suisses. Quand nous avons enfin pu goûter nos Stollens, nous nous sommes regardés avec des étoiles dans les yeux et un petit sourire de connivence. La recette était parfaite et nous n’en revenions pas : c’est nous qui les avions faits!

Vous avez été plusieurs à nous réclamer la recette alors je me fais un plaisir de la partager avec vous. Vous pourrez déguster vos Stollens avec un verre de « cola de mono », boisson de Noël typiquement chilienne dont je vous avais partagé la recette l’année dernière (cliquez ici pour la consulter) ou bien encore un thé aux épices de Noël.

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Pour deux beaux Stollens d’environ deux kilos chacun, vous aurez besoin de :

  • 1 kilo de farine
  • 2 sachets de levure chimique
  • 325 grammes de raisins secs
  • 200 ml de rhum
  • 250 grammes de sucre
  • 4 sachets de sucre vanillé
  • 2 pincées de sel
  • 1 cuillère à café (pas trop remplie) de clous de girofle en poudre ou bien 7 clous de girofle que vous aurez écrasés auparavant entre deux cuillères
  • 1 demie cuillère à café de cardamome
  • 1 cuillère à café rase de noix de muscade en poudre
  • 1 cuillère à café bien bombée de cannelle
  • le zeste d’une belle orange
  • 200 grammes d’écorces d’oranges confites coupées en dés
  • 200 grammes d’écorces de citron confites coupées en dés
  • 4 oeufs
  • 150 grammes de beurre mou
  • 500 grammes de fromage blanc
  • 350 grammes d’amandes en poudre
  • Du sucre glace

Attention, avant de commencer, laissez tremper vos raisins secs dans le rhum toute une nuit avant de préparer vos Stollens!

  1. Mélanger dans un grand plat votre kilo de farine avec la levure.
  2. Ajoutez ensuite le sucre, le sucre vanillé, les pincées de sel, les épices et le zeste d’orange et mélangez.
  3. Battez vos quatre oeufs et incorporez-les à votre mélange.
  4. Ajoutez le beurre et malaxez à la main votre pâte.
  5. Quand le beurre s’est bien incorporé à la pâte, rajoutez le fromage blanc. Mélangez un peu le tout avec une main et terminez de mélanger le tout avec des crochets pétrisseurs.
  6. Séparez votre pâte dans deux plats afin de faciliter le mélange des derniers ingrédients.
  7. Dans chacun des deux plats, rajoutez 175 grammes d’amandes en poudre, 100 grammes d’écorces d’oranges confites coupées en dés et 100 grammes d’écorces de citron confites coupées en dés. Mélangez de nouveau un peu à la main et terminez avec des crochets pétrisseurs.
  8. Farinez votre plan de travail et étirez avec un rouleau à pâtisserie une de vos deux pâtes. Essayez de lui donner une forme carré (environ 30×30 cm).
  9. Rabattez un des pans de la pâte aux deux tiers. Rabattez ensuite le tiers restant de la pâte sur le premier pan.
  10. Faites apparaître un bourrelet dans la pâte en appuyant au milieu de votre pâte avec le flanc de la main.
  11. Préchauffez votre four à 140°, chaleur tournante. Quand celui-ci est chaud, enfournez vos Stollens dans la partie inférieure de votre four. Vous les aurez préalablement disposés sur une plaque de cuisson. Pensez à mettre au moins deux papiers cuisson en dessous. Faites cuire vos Stollens pendant environ 55 minutes.
  12. Sortez-les du four, faites fondre du beurre dessus et étalez-le de manière uniforme avec un pinceau de cuisine. Saupoudrez aussitôt du sucre glace dessus. Laissez le tout sécher et attendez que vos Stollens soient froids pour saupoudrez de nouveau du sucre glace sur vos Stollens.
  13. Ca y est, vous êtes arrivés à la fin de votre préparation, vous pouvez enfin déguster vos Stollens!

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Cette recette peut vous sembler fastidieuse mais franchement, c’est très facile à faire, vraiment. Vous pourrez conserver vos Stollens une bonne semaine, voire deux si vous les mettez dans du papier cuisson et au frigo. Si vous tentez la recette, venez me le dire en commentaire, je serais contente d’avoir vos retours. Et sinon, je vous attends à côté du sapin pour en déguster une part ☆☆☆

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