Baby Tobias·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy·Ma sclérose en plaques et moi·Positive attitude

Le petit dernier

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La semaine dernière, mon bébé qui grandit bien trop vite a eu un an. Un an bordel! Mais comment est-ce possible que cette année soit passée si vite? J’ai cligné à peine une fois des yeux que 365 jours sont passés. La vitesse de la lumière, c’est du pipi de chat à côté.

Tobias vient de l’hébreu « Tobiah », cela veut dire « Dieu est bon » et c’est vrai que sur ce coup-là, il a vraiment assuré Dieu. Ce petit garçon qui est venu s’implanter au creux de moi par surprise (je vous annonçais la nouvelle ici) a été la petite merveille qui manquait à ma vie pour la voir sous un autre angle et profiter de chaque jour à 100%. Oui je sais, j’ai eu deux autres enfants avant lui, ils m’ont apporté et m’apportent énormément chaque jour depuis leurs naissances mais Tobias a ce petit quelque chose de spécial qui a fait tomber les oeillères que je portais depuis déjà trop longtemps.

Avec the Husband, nous avons toujours voulu avoir trois enfants, enfin au début tout du moins. Quand on m’a annoncé que j’avais une sclérose en plaques, j’ai revu ce nombre à la baisse à cause de l’angoisse que cette maladie a installé en moi les mois qui ont suivi le diagnostic. Je stressais pour tout et pour rien, j’avais souvent des idées noires et j’avais du mal à les faire disparaître. Je pensais que j’allais faire des poussées tous les mois (voire toutes les semaines) et que mes enfants allaient grandir avec une mère en chaise roulante. Et puis Tobias est arrivé, malgré la SEP, malgré le traitement, malgré un stérilet, malgré la peur. Ce petit garçon est une boule de bonheur et de bonne humeur. Il n’arrête pas de sourire et de rire aux éclats à longueur de journée (il m’a offert son premier sourire à cinq jours, non mais allô quoi, cinq jours!). Comment voulez-vous que des idées noires grandissent dans ma tête avec ça hein? Il n’a pas altéré la relation qu’avaient créé son frère et sa soeur, il les a unis encore plus et maintenant, ils sont tous les trois inséparables. Le matin, si Alexander se réveille avant nous, il viendra voir Tobias dans son lit en premier. Son petit frère se réveillera alors pour lui tendre la main et recevoir un baiser à travers les barreaux de son lit. Valentina s’amuse depuis quelques jours à faire semblant de lui donner à manger et Tobias en redemande. Quand ils sont tous les trois, les deux plus grands essaient au maximum de l’inclure dans leurs jeux : soit Tobias participe soit il profite du spectacle que lui offrent Alexander et Valentina.

Si Tobias n’était pas venu nous surprendre avec son envie de vivre si forte, si puissante, ma vie aurait été totalement différente. Je pense sincèrement que nous n’aurions pas eu d’autres enfants, je n’aurais jamais réussi à aller autant de l’avant comme je le fais aujourd’hui et je ne m’investirais pas autant dans la quête de la pensée positive pour voir la vie du bon côté.

Le 2 avril, ce bébé a soufflé sa première bougie. Cela me fait tout drôle de penser que c’est la dernière fois que nous fêterons les un an d’un de nos enfants. C’est aussi la dernière fois que je noterais dans un livre la date du jour de la sortie de la première dent, que je mettrais dans une petite enveloppe la première mèche de cheveux coupée, que je collerais les photos des premières vacances ou du premier bain. Il y a un an, je vivais la dernière rencontre avec un de mes bébés après neuf mois d’attente.

Je ne suis que nostalgie depuis le début du mois. Ce bébé, ce petit Tobias, ce sera notre dernier bébé, notre dernier enfant, le petit dernier.

Si nous nous écoutions the Husband et moi, si nous étions fous, nous aurions cinq enfants, oui, rien que ça! Mais il faut se rendre à l’évidence, en tant qu’expatriés, les grands-parents des enfants vivent loin, voire très loin ce qui veut dire que nous n’avons pas d’aide « facile » avec les enfants. Nous avons souvent du mal à nous trouver un petit moment juste tous les deux avec the Husband car nous nous occupons à plein temps de notre progéniture. J’avais fait une demande auprès de ma ville pour avoir de l’aide suite à ma condition de « personne malade » mais la personne qui est venue à la maison a décidé qu’aucune aide ne pourrait m’être accordée parce que ma maison était trop bien tenue et je n’avais pas l’air malade. Alors comme ça pour avoir de l’aide (même un peu), il faut vivre dans le bordel, la crasse et jouer la comédie? Je trouve ça inadmissible mais là n’est pas le sujet.

C’est pour toutes ces raisons que je profite de Tobias encore plus, parce que je sais qu’il ne restera pas éternellement un bébé et les prochains que j’aurais dans les bras avec ce pincement au coeur, ce seront sûrement mes petits-enfants. Allez, thumbs up, la vie est belle ♥ Sur ce, je vous souhaite un excellent vendredi et moi, je file sentir un petit cou chaud qui sent le biscuit!

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La vida de Lindanita

Cette misophonie qui m’habite

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Définition : La misophonie, littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégoût) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons peut être élevée ou faible (source wikipedia).

J’ai une sclérose en plaques (et ma thyroïde ne fonctionne pas très bien), mais ça va, je le vis bien. Par contre, il m’arrive d’avoir des crises de misophonie, plus ou moins aiguës, et ça, je le gère beaucoup moins bien. Je n’ai aucun contrôle là-dessus, c’est aléatoire selon le bruit que j’entends, le moment où je l’entends, le volume du dit bruit.

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours détesté le bruit que font les claquettes quand elles touchent de nouveau le pied après que quelqu’un ait fait un pas (en plus, c’est moche les claquettes non? Ces « chaussures » n’ont rien pour plaire!). Et puis, avec l’arrivée des Ipods et des mp3, j’avais tout le temps mes écouteurs sur les oreilles et j’ai développé une aversion pour les chanteurs et chanteuses que l’on entend respirer sur leurs chansons. Vous savez, cette prise d’air juste avant de chanter une nouvelle phrase. Quand j’entends ça durant une chanson, je n’entends rien d’autre et je n’aime plus la chanson, voire l’interprète en question. Et puis en grandissant, j’ai eu des envies de meurtres en entendant des gens manger de la soupe en faisant le bruit d’un évier bouché, les bruits de mastication la bouche ouverte, les claquements de langue ou bien encore ce son de vache ruminante quand quelqu’un machouille un chewing-gum en me postillonnant dessus en prime. Ces crises sont la plupart du temps provoquées par une tierce personne parce que je connais les bruits que je ne supporte pas, je fais donc tout mon possible pour ne pas les provoquer.

A chaque fois qu’une de ces situations arrive, je sens ma mâchoire se serrer, une veine va gonfler dans mon cou et mon rythme cardiaque va commencer à s’accélérer. J’essaie de prendre sur moi, mais quand je suis fatiguée, j’explose et je ressemble à Colère du film « vice versa ». Je crois que si plusieurs sons se produisaient en même temps ou étaient encore plus forts que d’habitude, je pourrais casser des choses. Dans ces moments, je ne contrôle rien.

Mon seuil de résistance à ce genre de sons a considérablement changé depuis la naissance de mes enfants, surtout le premier. Jeune maman et voulant être la mère parfaite, j’étais à l’affût du moindre bruit dans mon sommeil : « est-ce que mon bébé va bien? », « oh non, il semble avoir le nez bouché! », « mince, il ronfle. Mais pourquoi? », « mince, il commence à se réveiller, je sens qu’il va pleurer dans cinq… quatre… », « oh, il gazouille, c’est trop mignon! » et la liste est encore longue. J’ai enchaîné trois grossesses et mes trois enfants sont encore en bas âge. La nuit, je peux reconnaître tout de suite vers quelle chambre je dois aller si j’entends un bruit, le plus subtile soit-il. Certains diront que c’est pratique, mais cela commence à devenir invivable. Si je suis fatiguée, mon propre ronflement me réveillera (sans parler de notre couette qui est remplie de plumes et qui fait du bruit dès que l’on bouge)!

J’ai développé une ouïe bien trop fine à mon goût et cela est handicapant pour vivre de façon sereine. J’ai tendance à insister un peu trop souvent avec mes enfants pour qu’ils mangent la bouche fermée. Je peux paraître stricte (ou avec un pet’ au casque, au choix) en imposant cela à mes enfants mais je n’arrive pas à faire autrement, car comme je vous le disais plus haut, je ne contrôle pas (encore) mes crises. Maintenant, une personne qui parlera trop fort à côté de moi me fera hérisser les poils et je préférais m’isoler que de « supporter » ce bruit. J’ai besoin de silence ou de moments durant lesquels je pourrais écouter en boucle la musique que j’aime sans être dérangée. Traitez-moi de personne asociale si vous le voulez, je sais que c’est un problème mais je n’arrive pas encore à passer au dessus. Les sons, bruits ou conversations trop fortes me donnent mal à la tête depuis quelques mois. Je crois que c’est encore une dérive de cette « maladie » encore peu reconnue à l’heure actuelle.

Je suis sûre que je ne suis pas la seule à vivre ça, souffrir de misophonie, plus ou moins sévère. Si vous êtes dans ce cas, avez-vous trouvé une solution pour que ces bruits ne vous dérangent plus (ou bien vous dérangent moins)? Ou même si vous n’en souffrez pas, que me conseilleriez-vous pour passer au dessus de ce problème?

Films coup de coeur·La vida de Lindanita·Trois films avec

(#1) Trois films avec… Hugh Jackman

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J’ai envie de commencer une nouvelle rubrique sur le blog : trois films avec un acteur ou une actrice que j’apprécie énormément. Ces films, je pourrais les voir et les revoir sans me lasser tellement je trouve qu’ils ont ce petit quelque chose de spécial, de magique même. Ce sont des films qui ont eu du succès ou non mais qui sont chers à mon coeur.

On commence en fanfare avec trois films avec Hugh Jackman.

♣ The greatest showman

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Synopsis allociné : the Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’ un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Ce film est assez récent vu qu’il passe encore (un peu) au cinéma. Mais avec trois enfants, cela fait longtemps que j’ai abandonné l’idée d’y aller. Alors quand j’ai enfin pu le voir en streaming cette semaine, j’étais aux anges tellement j’attendais ce moment avec impatience. J’étais seule dans le salon, sur le canapé sous un plaid avec un thé bouillant à la menthe légèrement sucré, en pyjama avec de grosses chaussettes en laine, une lumière d’ambiance dans un coin de la pièce (très hygge tout ça n’est-ce pas?). « The greatest showman » commence avec un Hugh Jackman rayonnant, enivrant, et en plus, il chante et danse (mais qu’est-ce que ne sait pas faire cet homme?). Il interprète le rôle de Phineas Taylor Barnum mieux connu sous le nom de P.T Barnum, mari aimant, père dévoué et surtout homme prêt à (presque) tout pour réussir dans le monde du showbusiness. Il passera par des moments de joie intense, tout comme des moments de grande détresse. Hugh Jackman interprète à la perfection le philanthrope Barnum qui a réellement existé. Rien n’est surjoué, beaucoup d’émotions passent dans un de ses sourires ou de ses regards (et puis le costume d’époque lui va bien hein?). Il porte vraiment à la perfection le film tout en ne mettant personne dans l’ombre. Plus haut, je vous disais que Hugh chantait dans le film. Ce qui m’a fait aimer « the greatest showman », (c’est Hugh Jackman, vous l’aviez compris huhu!), c’est aussi l’ost. Toutes les chansons sont parfaites! Quand l’interprète de Jenny Lind entonne « never enough » et que Hugh apparaît à l’écran, quel moment de flottement! Moi aussi j’avais le souffle coupé, une boule dans la gorge et la larme à l’oeil. « This is me » chanté par Kaela Settle est aussi un thème fort du film. La chanson prône l’amour de soi malgré les embûches semées par les autres. Finalement, je terminerais par une citation de P.T Barnum qui me parle énormément : « l’art le plus noble est celui de rendre les autres heureux ». Amen.

♣ Real steel

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Synopsis allociné : dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 900 kilos et de 2,40 m de haut. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots bas de gamme fabriqués à partir de pièces de récupération. Il gagne juste assez pour survivre d’un combat à l’autre. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une chance, une seule, de faire leur grand retour…

Dans « real steel », c’est un Hugh Jackman macho au coeur tendre que l’on le retrouve. Je suis une fille plutôt girly et qui aime les histoires d’amour avec des princes charmants mais quelque chose m’a captivé dans ce film d’action avec des robots. J’avoue que je suis tombée dessus à la télévision quand j’étais au Chili et comme Hugh jouait dedans, je me suis dit « allez, regarde ce film quinze minutes, si tu n’aimes pas, tu zappes sur autre chose » (oui, j’avais beaucoup de problèmes dans la vie à cette époque haha!). Au fil des minutes, on découvre une complicité qui s’installe entre Charlie et Max et c’est bien trop mignon. Le parallélisme entre la récupération dans une décharge, l’amélioration et la force du robot de Max et l’évolution de la relation père/fils de Charlie et Max que l’on suit tout au long de « real steel » est très beau. « Real steel » me fait aussi un peu penser au film « les nouveaux héros » avec  le duo Baymax/Hiro : Max apprend à son robot Atom à se battre comme Hiro l’apprend à Baymax. Plus le film avance, plus j’ai envie de câliner Max (et Charlie rhooo, ça va!). Il doit me faire penser à mon Alexander, ça doit être pour ça. Plusieurs fois, j’ai eu les larmes aux yeux (depuis que je suis maman, je ne contrôle plus rien du tout de ce côté). Si vous n’avez pas encore vu ce film, il est disponible sur netflix. Allez, foncez!

♣ X-men origins : Wolverine

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Synopsis allociné : Ce film nous fait découvrir les origines du plus rebelle des héros Marvel et son histoire avant les événements de la trilogie X-Men. Hugh Jackman reprend son rôle fétiche de héros au pouvoir de régénération convoité par l’armée, et impitoyable jusqu’au bout des griffes. Après avoir intégré le programme militaire « Weapon X » qui transforme les mutants en armes vivantes, Wolverine n’a de cesse de retrouver ceux qui ont tué son père et la femme qu’il a aimée.

Qui ne connaît pas Wolverine, le super-héros interprété par Hugh Jackman depuis le début des années 2000? Dans ce premier épisode de la trilogie Wolverine, on apprend pourquoi Logan est devenu un héros triste, cynique et désenchanté. Je sais, ce rôle est à l’antipode de celui qu’il a dans « the greatest showman ». Il y a peu d’acteurs crédibles dans des rôles si différents, mais Hugh excelle en la matière! Dans ce film, il nous propose une palette impressionnante de sentiments et les scènes d’actions sont grandioses. C’est un film à regarder quand on a besoin d’une bonne dose d’adrénaline.

Dites-moi, quels sont les films de Hugh Jackman que vous aimez? Bon weekend!

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La vida de Lindanita·Ma sclérose en plaques et moi·Positive attitude

Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #20

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Quand j’ai commencé cette rubrique sur le blog, jamais je n’aurais pensé que j’écrirais autant de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure. Si je fais le calcul, avec les dix-neuvièmes autres éditions, cela fait 304 petits bonheurs. C’est vraiment incroyable. Et en  voici justement une nouvelle fournée!

♣ Mon dernier article a été repris par le Huffington post, c’est déjà le deuxième. Je ne suis que fierté, vous ne pouvez pas savoir (cliquez ici pour aller le voir)!

♣ Comme si ce n’était pas déjà assez gratifiant, l’article apparaissait le jour de sa sortie dans les propositions de news sur l’iphone. La folie, la fo-lie (je ne m’en remets toujours pas et oui, j’ai fait une copie d’écran pour garder un souvenir)!

♣ J’ai reçu de nombreux témoignages par mails et messages personnels comme quoi mon article était agréable à lire et il avait aidé des gens à ouvrir les yeux pour qu’ils puissent, eux aussi, profiter de la vie malgré la maladie (certains témoignages m’ont fait pleurer. C’est tellement incroyable d’arriver à toucher des personnes que l’on ne connaît pas du tout rien qu’en écrivant ce que l’on pense et ressent).

♣ A cause des travaux autour du jardin d’enfants, nous avons dû mettre la voiture de côté pendant une semaine et reprendre les bonnes habitudes du passé, c’est à dire, y aller à pieds. Les enfants étaient heureux de revoir le soleil se lever au dessus des champs sur le chemin (on a eu de la chance, il n’a pas plu de la semaine. Ouf!).

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♣ The Husband et moi avons finalement choisi les photos qui allaient être exposées dans le cadre de l’entrée et le rendu est chouette (dire que nous sommes restés deux ans avec des photos de personnes que nous ne connaissions pas… Vous savez, les photos qui viennent dans le cadre!).

♣ Les jours rallongent. Enfin, si on veut parler correctement (parce que les jours dureront toujours 24 heures), il ne fait plus noir dehors à partir de 17h. C’est bon pour le moral cette dose de vitamine D naturelle (et avec ça, les températures polaires disparaissent enfin)!

♠ Le premier barbecue de l’année en bonne compagnie (tristesse par contre, nos amis vont déménager).

♣ Pousser les enfants sur la balançoire et les entendre hurler de joie tellement ils adorent ça (meilleur investissement ever dans le jardin!).

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♣ On m’a conseillé de regarder la série « the good place » avec Kristen Bell. Cette série est géniale! J’ai englouti les deux premières saisons en une semaine. Kristen Bell m’a totalement hypnotisé avec ses sourires malicieux et ses beaux yeux bleus. J’ai beaucoup ri et j’ai été émue aussi. Cette série est un coup de coeur en ce début d’année (quoi, jusqu’à la fin mars c’est le début de l’année non?).

♣ Je suis allée à la bourse aux vêtements bi-annuelle de mon quartier pour les enfants. J’ai mes petites habitudes là-bas et j’ai fait des affaires, comme toujours (les enfants sont rhabillés pour les saisons printemps/été!).

♣ La collaboration de l’Occitane et Rifle Paper & Co. Non mais vous avez vu les boîtes? Elles sont magnifiques (oui, je les ai commandé. Vous croyez quoi vous?).

♣ Le duo de Vianney et Maître Gims « la même » que je peux écouter en boucle toute la journée. La chanson me donne envie de sauter partout et de lever les bras en l’air (je ne fais pas les choses à moitié, vous le savez bien!).

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♣ Mes plantes qui grandissent de plus en plus et les petites nouvelles qui n’arrêtent pas d’arriver. Dire qu’il y a quelques années encore, j’avais peur de me mettre les mains dans la terre à cause des petites bêtes… Les petites bêtes sont encore dans la terre mais cohabiter avec elles en vaut vraiment la peine quand mes enfants viennent me faire un câlin ou un bisou et me dire « maman, elles sont belles tes plantes ♥ » (ils m’aident même à les arroser maintenant).

♣ Pouvoir faire des copies d’écran vidéo sur l’iphone. Comme ça, je peux partager de la musique avec vous dans ma story instagram en vous mettant des extraits de clips que j’aime (vous pouvez retrouver tous ces extraits dans les stories à la une sur mon profil).

♣ Ca y est, mon gros manteau d’hiver est enfin retourné sur son cintre dans le placard (ce n’est pas trop tôt, je portais depuis six mois!).

♣ Arrêter d’allaiter mon bébé Tobias qui va avoir un an le mois prochain. Ne vous méprenez pas, je suis tout de même triste que cela arrive mais depuis la semaine dernière, il refuse le sein. Du coup, c’est le retour du thé à la menthe, du piment dans mes plats, le persil aussi (et l’alcool aussi. Rhooo, beh quoi?). Tout ça, je l’avais mis de côté depuis longtemps déjà. Je ne pensais pas que cela arriverait si vite mais il en a décidé ainsi. Cela me permet enfin de dormir sans soutien-gorge vu que j’avais toujours des montées de lait la nuit. Je vais enfin récupérer mon corps, rien que pour moi après trois grossesses et trois allaitements depuis 2012 (vais-je vraiment m’habituer au « retour à la normale »?).

Racontez-moi vos derniers petits bonheurs qui rendent la vie meilleure, je suis curieuse!

La vida de Lindanita·Ma sclérose en plaques et moi·Positive attitude

Sans la maladie, je serais passée à côté de ma vie

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Je sais que j’ai une sclérose en plaques depuis septembre 2015. Cette maladie m’a changé, c’est un fait. On ne peut pas rester la même personne quand on découvre du jour au lendemain qu’on a une maladie auto-immune.

Au début, j’ai eu du mal à l’accepter. Je me voyais déjà paralysée, dans une chaise roulante, le visage figé dans un rictus de douleur à cause d’une poussée de trop. Et puis, il y a eu le début du traitement. Des injections de plegridy toutes les deux semaines avec des effets secondaires plus que désagréables. Finalement, la phase d’acceptation est arrivée. Quel soulagement! J’arrivais enfin à vivre sans y penser tous les jours. Ma troisième grossesse m’a beaucoup aidé, je dois dire. J’ai dû arrêter le traitement qui me rappelais toutes les deux semaines que j’étais une personne différente, une personne malade, voire handicapée pour certaines personnes. A ce jour, j’allaite encore mon fils de onze mois, je n’ai donc repris aucun traitement. J’ai tout de même fait une poussée « anniversaire » en septembre dernier. J’ai reconnu tout de suite les symptômes, même si c’était l’oeil droit qui était touché cette fois-ci. Comme quoi, la sclérose en plaques n’est pas prévisible, chaque poussée peut être différente. Je pense qu’il est utile que vous le sachiez.

J’ai une conseillère attitrée qui m’appelle de temps en temps pour savoir comment je me sens. Au début, je pensais que c’était mon « amie », qu’elle était là pour m’aider à épancher mes états d’âme à propos de la maladie. Et puis la dernière fois que je l’ai eu au téléphone, trois mois après mon accouchement, une petite lumière s’est allumée dans ma tête : cette conseillère était là pour me forcer à reprendre le traitement et donc donner plus d’argent au laboratoire pour lequel elle travaillait. Elle m’a dit d’un ton mielleux : « madame, avez-vous pensé à sevrer votre fils? Il existe de très bons laits de croissance et cela vous permettrait de reprendre votre traitement dans la foulée. Trois mois d’allaitement, c’est bien assez pour un bébé, vous avez besoin de notre traitement pour aller mieux ». Hein, quoi, comment? Tu as dit quoi là? De un, je vais très bien, merci d’avoir oublié de me le demander cette fois-ci. De deux, je compte allaiter mon fils minimum un an sauf s’il se désintéresse de lui-même du sein. De trois, ton traitement là, il me rend plus malade qu’autre chose. Tu te souviens de ce que je t’avais raconté la dernière fois? Genre idées noires, grosse fatigue provoquant des cernes que je ne pouvais plus dissimuler, des boutons dignes d’un ado en pleine puberté et des cheveux bipolaires me faisant ressembler à un cadavre. Sa réponse a été la suivante : « ah, vous ne voulez donc pas reprendre le traitement pour des raisons esthétiques? ». Je… Mais… As-tu écouté ce que je viens de te dire? De te redire même? Je lui ai finalement dit que je ne souhaitais pas reprendre le traitement, point. Je ne veux pas m’injecter quelque chose qui me rend malade quand je me sens bien. Si je sens qu’une poussée arrive, je me reposerais, je prendrais soin de moi. Si les symptômes ne disparaissent pas après trois jours, je prendrais un rendez-vous chez mon neurologue pour avoir des perfusions de cortisone pendant les trois jours suivants (c’est chouette en plus, ça fait planer! Haha, je rigole hein, i-ro-nie les gens, ne montez pas tout de suite sur vos grands chevaux!). Si après trois jours, ça ne passe pas, on fait une autre cure et si ça ne passe toujours pas, on verra ce que me propose mon neurologue. A l’heure où j’écris cet article, j’ai les mains tellement sèches que la peau craque et elles saignent. Merci le plegridy qui a donné le droit à ma peau de faire ce qu’elle veut. Non, cela ne vient pas de la vague de froid car je sors avec des gants, je les hydrate plus de quatre fois par jour et je dors même avec des gants en tissu imprégnés de crème pour essayer de ne plus avoir des mains qui ressemblent à une râpe à fromage.

Avec l’acceptation de la maladie, j’ai commencé à avoir une nouvelle philosophie de la vie. La sclérose en plaques est une maladie que l’on ne peut pas guérir (pour le moment) et surtout, c’est une maladie imprévisible. Alors, au lieu de passer le reste de ma vie (qu’elle soit longue ou écourtée) à râler ou à déprimer pour des choses insignifiantes ou qui peuvent être arrangées en y mettant du mien, je n’ai qu’une vie et je compte bien en profiter (yolo ou no more regrets, comme vous voulez)!

J’essaie au maximum de profiter de chaque instant, qu’il soit positif ou non. Si une embûche arrive sur mon chemin, j’essaie de trouver au plus vite une solution et je me réjouis ensuite d’être arrivée à passer au dessus par mes propres moyens, ou en demandant de l’aide. Non, je n’ai plus peur de demander de l’aide maintenant. Ce n’est pas un signe de faiblesse, je vois ça comme une force. Aller vers l’autre pour lui dire « j’ai besoin de toi, aide-moi » est une forme de courage dont on devrait pouvoir être fier. A chaque fois que je demande de l’aide, j’en ressors grandie.

Je note le plus possible dans un carnet, dans mon téléphone, sur un post-it les bonheurs, petits ou grands, qui sont venus saupoudrer de paillettes mes journées. Je trouve que c’est important de se rendre compte qu’un petit rien peut ensoleiller une journée qui avait mal commencé : un sourire de mon bébé quand je vais le chercher dans son lit, un dessin de mon aîné qui représente toute la famille, un câlin surprise de ma cadette, ma commande amazon qui arrive avec un jour d’avance, une de mes orchidées qui refleurit, un arc-en-ciel qui apparaît après la pluie, un mail d’une copine… La liste est longue. J’ai même dédiée une série d’articles ici sur le blog dans lesquels je relate ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure.

Je remplie notre maison de plantes et de fleurs. Je crois que j’ai la main verte, même si je suis encore débutante en la matière. Cela a commencé après avoir acheté une orchidée « soldée » parce qu’elle n’avait plus de fleurs et ses feuilles étaient dans un piteux état. J’ai décidé de la ramener à la maison pour lui donner une seconde chance. Elle a commencé à me faire de nouvelles feuilles et puis un jour, elle m’a fait une nouvelle tige et elle a fleuri à nouveau. En lui donnant les soins adéquats, elle était de nouveau en pleine forme. Sa « guérison », je l’ai vécu comme une représentation de ma « guérison ». J’ai essayé de prendre soin d’elle et elle s’est sentie mieux. J’essaie donc de prendre soin de moi autant que je le peux pour aller mieux. Je suis émerveillée devant une pilea qui fait de nouvelles feuilles sous celles qui sont déjà présentes. Je suis émerveillée par la couleur si profonde de la dernière orchidée qui est arrivée à la maison. je suis émerveillée par les feuilles majestueuses de mes monsteras. Je suis émerveillée devant la beauté de ma medinilla magnifica. En arrosant mes plantes, je leur parle. Je leur dis qu’elles sont belles, je les félicite de la force qu’elles ont et je leur promet que le soleil sera bientôt de retour. Je ne suis pas folle vous savez! J’ai sincèrement l’impression que cela leur fait autant de bien que moi. The Husband me disait l’autre jour que notre maison ressemblait à une jungle. Eh bien, qu’est-ce que je l’aime ma jungle!

Maintenant, je ne dis plus oui à tout. Avant, je disais oui à tout le monde, même si ce qu’on me demandait me faisait sortir de ma zone de confort ou bien me faisait stresser pour un rien. Avec ma sclérose en plaques, j’évite le plus possible de me trouver en situation de stress car à la longue, cela pourrait me provoquer une poussée. Avec trois enfants en bas âge, j’ai déjà assez de stress à la maison vous ne croyez pas? J’ose dire non et si la personne en face de moi insiste, ça sera « m*rde, j’ai dit non ». Il y a peu, je suis tombée sur une publication facebook qui disait « quand vous voyez quelque chose de beau chez quelqu’un, dites-lui. Cela vous prend une seconde et cela lui restera toute sa vie ». C’est exactement ce que j’essaie de faire au quotidien, que ce soit avec mes enfants, the Husband, une maman au jardin d’enfants, une personne que je ne connais que sur les réseaux sociaux, une amie irl… Cela ne coûte rien, ça fait énormément de bien de le dire et de voir la réaction de la personne à qui je viens de le dire. Cela peut vous sembler bizarre mais cela m’apporte un apaisement de l’âme pendant une fraction de seconde. Je me sens en paix avec moi-même et ceux qui m’entourent. Je n’hésite pas non plus à sourire à de parfaits inconnus dans la rue si nos regards se croisent. Cela les perturbe au début mais ils me retournent ensuite ce sourire. Et hop, un petit bonheur à rajouter à ma liste! Le monde est devenu si austère, individualiste, égoïste que de simples petits moments de flottements comme ceux-ci sont tellement agréables à vivre! Je ne suis pas qu’amour et paix, non, genre namaste, peace et compagnie. Si on me cherche, on me trouve. Je ne souhaite le mal à personne, mais je ne resterais pas muette si vous me cherchez.

J’ai décidé de dépasser mes craintes, mes peurs et mes phobies bien que cela ne soit pas tous les jours faciles. Comme je viens de vous l’écrire, je ne dis plus oui à tout pour faire plaisir à tout le monde de peur de me faire rejeter. Les personnes auxquelles j’ai dit non ne sont pas contentes et ne comprennent pas mon refus? Eh bien au revoir. Je ne veux plus m’entourer de personnes négatives ou qui n’essaient pas de me comprendre. Mon allemand n’est pas encore correct bien que cela fasse presque dix ans que je vis en Allemagne? Tant pis, j’engage quand même la conversation, je ne me retiens plus de demander où trouver tel article en magasin, j’envoie des mails en allemand… On ne me comprend pas? J’essaie une autre tournure de phrase. On ne me comprend pas? Tant pis, ce n’est pas grave. Peut-être que mon allemand n’est pas encore compréhensible par tout le monde mais je suis quadrilingue et ce n’est pas donné à tout le monde, j’ai donc de quoi être fière de moi. Je n’ai jamais aimé conduire. Pour mon bien-être et celui de ma famille, je me suis remise derrière un volant et c’est assez chouette en fait! J’ai la phobie des araignées depuis les années que j’ai passé au Chili. L’autre jour, il y en avait une énorme dans l’évier de la cuisine. J’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai littéralement explosée avec une chaussure (oui, mon évier est très grand!) en sortant tous les gros mots qui me passaient par la tête. Avant, je serais restée paralysée devant, en sueur et j’aurais commencé à pleurer.

Pour terminer cet article : non, je ne suis pas triste d’être malade. Non, je ne pense pas à ça tous les jours planquée sous une couette à pleurer toutes les larmes de mon corps. Je me serais bien passée de la maladie, c’est sûr, mais d’une certaine façon, ma sclérose en plaques m’a aidé à ouvrir les yeux et profiter de la vie. Je suis assez fière de la personne que je suis devenue depuis que le diagnostic a été posé. A chaque problème sa solution. Après la pluie le beau temps. La vie peut être belle, très belle même, si on sait la regarder d’un oeil positif. Sans la maladie, je serais passée à côté de ma vie.

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita

J’ai l’habitude, je suis maman!

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Je me suis rendue compte que depuis que je suis devenue maman, j’ai énormément changé. Je ne suis plus personne que j’étais quand j’ai connu the Husband, il y a douze ans déjà. J’ai de nouvelles habitudes, et ces nouvelles habitudes, ce sont celles d’une maman. Je suis sûre que cette liste pour parlera!

♣ J’ai l’habitude de boire mes boissons chaudes, eh bien, pas chaudes justement! J’ai souvent tendance à les oublier sur la table de la cuisine ou je fais chauffer l’eau pour me faire un thé mais l’eau qui a bouilli ne rencontrera finalement pas le thé qui l’attendait dans un mug.

♣ J’ai l’habitude d’aller voir mes enfants qui dorment dans leurs chambres la nuit pour être sûre qu’ils soient bien couverts et qu’ils n’attrapent pas froid.

♣ J’ai l’habitude de dormir peu, surtout quand bébé réclame un câlin à trois heures du matin. Et ce câlin, c’est toujours maman qui doit lui donner, sinon, ça ne va pas.

♠ J’ai l’habitude de sauter de mon lit en pleine nuit dès que j’entends un de mes enfants tousser, chouiner, ronfler plus fort parce qu’il est enrhumé, pleurer, appeler « papa ». Je vais les voir parce que de toute façon, même si c’est papa qu’ils veulent, je suis réveillée donc autant aller voir ce qu’ils veulent!

♣ J’ai l’habitude de m’inquiéter quand ils sont ensemble dans une autre pièce, surtout quand ils ne font pas de bruit. Quelle bêtise sont-ils en train de préparer?

♣ J’ai l’habitude de tout préparer la veille au soir pour aller plus vite le lendemain matin. La table du petit-déjeuner est mise, les sacs à dos, les chaussures, écharpes, bonnets et compagnie sont dans l’entrée pour qu’ils puissent se préparer tous seuls pendant que j’emmitoufle le petit dernier pour qu’il n’ait pas froid. Je pousse le vice jusqu’à préparer ma machine à café pour pouvoir déguster au plus vite ce doux breuvage après les avoir laissés au jardin d’enfants. Ca, c’est juste du lundi au vendredi, il ne faut pas abuser hein!

♣ J’ai l’habitude de me réjouir de la période des soldes. Pas pour faire des folies avec ma carte bleue mais pour rénover le dressing de mes enfants à moindre prix. Je sais à peu près quelles tailles feront les enfants dans une ou deux saisons donc j’achète ce dont ils ont besoin et un petit plus encore, en prévision vous voyez.

♣ J’ai l’habitude de fréquenter les bourses aux jouets et les bourses aux vêtements de ma ville pour leur trouver de jolies choses. Que ce soit un sweat à capuche avec une moto pour mon grand, des pantalons qui coûtent trois fois rien pour ma fille (parce qu’elle a tendance à râper les genoux de tous ceux qui sont dans son placard) ou pour que le petit dernier de la famille ait aussi quelques nouvelles choses, rien que pour lui. Et puis je me dis que si les vêtements et les jouets qui se vendent sont en bon (voire excellent) état, s’ils ne coûtent pas un bras pour de la seconde main et que je suis sûre de faire plaisir à mes enfants, je les achète. Bah oui, ils ont déjà survécu à d’autres enfants, ça veut dire que c’est de qualité!

♣ J’ai l’habitude de reconnaître les odeurs de « couche pleine ». J’avoue, ce n’est pas bien glam’ tout ça mais je sais, rien qu’à l’odeur, qui nous a fait une « cadeau » dans sa couche.

♣ J’ai l’habitude d’essayer de participer le plus possible aux activités qui sont proposées au jardin d’enfants. Je ne suis pas une Bree van de Kamp non plus, mais je fais des petits gâteaux, j’offre de temps en temps du matériel pour que les camarades de mes enfants puissent faire des travaux manuels… Et je participe activement aux discussions whatsapp des parents d’élèves.

♣ J’ai l’habitude de brosser dans le sens du poil les autres parents d’élèves. Il m’arrive souvent de leur faire un « poker face » avec un grand sourire toutes dents dehors, mais je reste toujours polie et courtoise quand je les croise dans les couloirs du jardin d’enfants. Certains enfants ont eu des problèmes à cause de parents qui ne pouvaient pas se « sentir » et qui ont commencé à étendre des rumeurs. Vous savez, les enfants croient dur comme fer ce que disent leurs parents et en plus, ils ont la langue bien pendue. Ambiance Dallas, ton univers impitoya-aaah-ableuh…. Vous comprendrez que je ne souhaite pas cela pour mes enfants n’est-ce pas?

♣ J’ai l’habitude de préparer tout en dix minutes quand nous souhaitons sortir en famille : hop, tout le monde a mis son manteau (ou veste), son bonnet (ou casquette/chapeau) et son écharpe (ou foulard). En hiver, je rajoute un paquet de mouchoirs dans mon sac à main et dans le sac à langer. L’été, je pense à la crème solaire. Qu’importe la saison, je pense à rajouter des petits gâteaux emballés en petits paquets pour les distribuer, des petits sachets de bonbons pour essayer de les convaincre que la vie est belle en cas de gros chagrin, de l’eau, chacun leur bouteille. Est-ce qu’il y a suffisamment de couches dans le sac à langer? Des lingettes? Des petites poches en plastique pour mettre une couche pleine si nous ne trouvons pas de poubelle aux alentours? Les gestes sont connus et se répètent, cela va très vite. On dirait un remake de la pub Volvic avec Zidane « d’abord la jambe gauche… » (j’avoue, je me suis fait rire moi-même en pensant à ça!).

♣ J’ai l’habitude d’essayer de regarder avec les enfants les derniers Disney et Pixar tout en essayant de ne pas pleurer. Avouez que c’est difficile! La musique, les histoires, les dessins, les ambiances… Le dernier en date? Coco. J’aime j’aime j’aime!

♣ J’ai l’habitude de fredonner toutes les chansons que les enfants ont appris au jardin d’enfants dès qu’ils les entonnent dans le salon, dans la voiture, dans la rue… Même chose pour les comptines qu’ils chantonnent après les avoir entendues à la maison. Oui, je sais, j’aime me faire du mal! Mais si on y pense, c’est presque mieux que « despacito » et compagnie non? Au moins, on peut les chanter ensemble, et ça, c’est chouette! Bon, avec the Husband, ça ne passe pas… Ca viendra à l’usure mon amour!

♣ J’ai l’habitude d’infantiliser un peu trop souvent the Husband. Quand je dis plus haut que je prépare tout en dix minutes quand nous sortons en famille, je prépare aussi les affaires de mon mari, oui oui! Il sait se débrouiller tout seul, je le sais bien, mais quand les enfants passent à la chaîne sous mes mains pour être tartinés de crème solaire, the Husband y a droit aussi. Il reçoit un paquet de mouchoirs en papier pour qu’il en ait sur lui quand c’est l’hiver. Je lui répète dix fois qu’il fait froid dehors avant qu’il daigne mettre un foulard. Je lui répète qu’il doit aller faire une prise de sang pour contrôler sa thyroïde. Quand il part en voyage d’affaires, je jette un oeil au contenu de sa valise pour être sûr qu’il n’ait rien oublié. Je rajoute souvent des pansements, une crème hydratante ou bien un échantillon de parfum dans sa trousse de toilette. C’est mon grand enfant!

♣ J’ai l’habitude de rire intérieurement quand je sors toute seule en ville ou faire les courses et que j’entends un bébé ou un enfant pleurer : « mouhahaha, ce n’est pas le mien! ». Je sais, je suis mauvaise, mais avec trois enfants, les occasions sont rares. Et allez, vous l’avez toutes et tous fait au moins une fois, j’en suis sûre, même toi là, caché(e) derrière ton écran qui vient de faire « rhooo! Moi? Jamais de la vie! ».

♣ J’ai l’habitude de me planquer quand j’ai envie de manger une gourmandise bourrée de sucre. J’ouvre une tablette de chocolat, un paquet de gâteaux, de bonbons… et voilà qu’ils débarquent aussitôt autour de moi. Au final, je ne peux manger que les miettes de ce qu’il reste tellement ils sont débrouillards pour me retirer des mains ce que je viens d’ouvrir. Ils se liguent contre moi, c’est un vrai travail d’équipe : un fait distraction et un autre me saute dessus pour me retirer ce que j’ai dans les mains. Ou bien j’attends le soir quand ils viennent de se coucher (mais me bourrer de sucre avant d’aller me coucher, ce n’est pas très bon…).

♣ J’ai l’habitude de donner des surnoms débiles à mes enfants. Je vous épargne la liste, sinon vous enverriez quelqu’un pour me faire enfermer à l’asile!

♣ J’ai l’habitude de ne pas terminer mes phrases quand ils sont en train de faire des bêtises : « Alex, arrête! Alex, ne touche pas à… », « non mais ce n’est pas fini ces co*******…! », « laisse-ça tranqu****! ». Je saute de ma chaise, déboule en courant dans la pièce où ils sont avant de terminer ma phrase car je sais que la bêtise sera faite avant que je ne finisse ma phrase. Mes gestes sont dans ces cas-là plus efficaces que mes mots!

♣ J’ai l’habitude d’y penser à deux fois avant de faire / accepter une invitation : ça sera à quelle heure? Les enfants sont malades? Les enfants sont fatigués? Ca sera jusqu’à quelle heure? Je ne peux pas venir toute seule plutôt? Rhooo, on peut rêver quand même!

♣ J’ai l’habitude de faire bien trop de photos de mes enfants, que ce soit avec mon iphone ou avec notre reflex. La mémoire de mon iphone est presque tout le temps saturée et je ne fais pas assez le tri sur la carte mémoire de notre appareil photo. Quand je trouve enfin le temps de faire ce fameux tri, je pousse des « hiii » et des « aaaw » en voyant comme mes enfants ont grandi et changé depuis ces photos. La nostalgie est à son comble et finalement, je n’arrive pas à effacer autant de photos que je ne le devrais parce que « non mais regarde, elle est floue mais il sourit dessus! », « oooh, elle n’est pas centrée mais cette bouille! Elle est trop mignonne! ». No comment!

♣ J’ai l’habitude de rêver de passer du temps toute seule sans enfants, que ce soit une heure, une journée, une soirée, une nuit… Ou bien alors passer un moment en amoureux, là encore, sans enfants. Quand cela arrive, je n’ai qu’une hâte, les retrouver car ils me manquent tellement!

Allez, dites-moi ce que j’ai oublié que je rigole un peu! Bon weekend!

La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Le comeback

comeback

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler du retour de Lisa Kudrow (bien connue pour son rôle de Phoebe dans « friends ») sur le petit écran ni même du énième retour de Justin Timberlake à la chanson suite à sa prestation durant la mi-temps du Super Bowl cette année.

S’il y a bien un truc dont on ne parle pas ou peu en ce qui concerne les grossesses et les accouchements, c’est ce qui arrive après, le fameux retour de couche. On nous prépare donc à tout et même plus encore, sauf à être prêtes à supporter le retour de nos règles. Ce n’est pas comme si nous souffrions déjà assez avec les nausées, la prise de poids, les insomnies, les hormones qui n’en font qu’à leur tête, l’accouchement en lui-même, les déchirures, les épisiotomies, les points, les saignements abondants, l’allaitement, les montées de lait, les crevasses, les mastites, les muguets, les nuits hachées, la fatigue, le baby blues ou bien essayer de retrouver une intimité avec nos conjoints (il manque sûrement des choses dans cette liste longue comme le bras), nooon! Il faut que nous supportions ce retour de couche à la noix.

Normalement, si on allaite, le retour de couche arrive plus tard. Normalement, si on n’a pas encore eu son retour de couche, on ne peut pas tomber enceinte (c’est plutôt une légende urbaine je crois, mais enfin bon, passons). De mon côté, pour mes deux premiers enfants, je les ai vu débarquer environ six mois après avoir accouché et je les allaitais encore. Juste le temps de prendre mes marques avec un enfant (puis deux) et hop, les règles étaient de nouveau là (damn it). J’ai déjà oublié comment je me sentais à ce moment-là mais cette fois-ci, avec Tobias, j’ai dû attendre plus de neuf mois (alleluia)! J’aurais bien voulu que ça arrive encore plus tard mais c’était tout de même pas mal étant donné que bébé ne faisait pas encore ses nuits et parce que j’étais très fatiguée. Je n’ai eu aucun signe avant-coureur, elles sont arrivées sans tambour ni trompette, du jour au lendemain.

Seulement cette fois-ci, je me souviens très bien de comment je me sentais : déprimée, fatiguée, énervée, avec des boutons sur toute la figure, j’avais tellement d’idées noires en tête que je ne me reconnaissais plus. Je criais sur les enfants sans arrêt, je ne supportais plus rien, j’en voulais à la terre entière, mes mots dépassaient ma pensée, ils étaient plus durs que je ne le voulais, je ne contrôlais plus rien, c’était insupportable. Même the Husband était choqué de me voir dans cet état. Je ne sais pas si c’est dû à la prise de plegridy pour ma sclérose en plaques avant ma troisième grossesse mais je me sentais comme après une injection, docteur Jekyll et Mister Hyde, rien que ça.  Je pensais retour de couche, je rêvais retour de couche, je vivais retour de couche. Rien d’autre n’avait d’importance, je voulais simplement que ça s’arrête. C’est grave docteur? Depuis que je sais que j’ai une sclérose en plaques, j’essaie toujours d’aller de l’avant, de penser qu’il y a toujours une lumière au bout du tunnel, que ce qui est arrivé n’est pas si grave que ça, je trouverais toujours une solution pour que ça aille mieux demain. Là, rien à faire, je voulais juste me gifler et les autres par la même occasion. Ce retour de couche restera comme le point noir qui gravite autour de l’arrivée de Tobias. J’espère que mes hormones vont se calmer par la suite car je ne veux en aucun cas revivre cette période tous les mois.

Le jour où ce retour de couche s’est terminé, j’étais prête à sabrer le champagne tellement j’étais heureuse que cela soit fini. Cependant, ce que j’ai en tête maintenant, c’est est-ce que je dois prendre la pilule? Est-ce que je dois me refaire poser un stérilet (tout en sachant que celui que j’avais avant n’avait eu aucun effet puisque je suis tout de même tombée enceinte…)? Est-ce que je reste comme ça, libre de toute hormone? Quelle protection va être la plus adaptée pour moi? Avant, j’étais de l’ancienne école avec le combo tampon/serviette hygiénique (je sens que je vais regretter de vous parler de tout ça…) mais tout ce que j’ai pu lire sur le choc toxique me fait peur! Et est-ce que c’est si bien que ça la coupe menstruelle? Vais-je vraiment mettre autant d’argent dans une culotte de règles comme celle que propose la marque thinx par exemple? J’avoue que je me sens un peu perdue pour le moment. J’espère tout de même vite trouver ce qui me convient le plus parce qu’avec trois enfants en bas âge, je n’arrête pas de la journée et la vie est une course contre le temps! Et vous alors, qu’utilisez-vous? Quel est votre moyen de contraception?