Baby Valentina·Home sweet home·La vida de Lindanita

C’est l’heure d’aller au lit

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Valentina a eu trois ans cette semaine. Non mais trois ans quoi! Elle est née hier (ah non, ça c’est son petit frère Tobias)! Je n’ai pas vu le temps passer (quoi, toutes les mères disent ça?). Elle n’est plus un bébé, elle devient une petite fille. Elle a envie de choisir les vêtements qu’elle portera le lendemain, ce qu’elle veut manger ou non, si elle a envie d’un câlin ou plutôt de jouer dans son coin. Elle est rentrée au jardin d’enfants en août dernier et c’est la première qui trépigne à la porte d’entrée le matin pour y aller. Même si en l’espionnant depuis la fenêtre de sa classe, je vois bien qu’elle est encore un peu sauvage et n’ose pas aller vers les autres, elle est aux anges en retrouvant son grand frère Alexander dans la cour de récréation pour jouer avec lui et ses amis. Elle veut déjà appartenir au groupe des grands!

Elle grandit, évolue, prend son rôle de grande soeur à coeur en voulant être une petite maman. Par contre, il y a une chose qui ne change pas chez elle, c’est son petit rituel pour aller dormir le soir ou faire la sieste en début d’après-midi. Elle veut aller au lit mais avant, il faut jouer avec elle et être sûrs de bien avoir fait tout ce qu’elle attend de nous pour l’aider à aller au pays des rêves de façon totalement sereine.

Après le dîner, Valentina va se défouler une dernière fois avec son grand-frère (et accessoirement, leur père, mon quatrième enfant huhu!) dans le salon en jouant aux legos, aux sylvanians de mon enfance ou bien encore en sautant sur le canapé devant les clips de leurs chansons favorites du moment (le pauvre canapé, il morfle!). Ca leur arrive quand même de temps en temps de prendre un livre et de le regarder lovés l’un contre l’autre sur le fauteuil rouge en face du canapé. Ensuite c’est le moment d’aller se laver les dents tout en se regardant dans le miroir : et hop, une oeillade par-ci, un sourire plein de dentifrice par-là (mais oui, tu es belle! ♥). Vite, il faut se mettre en pyjama et aller dans sa chambre!

Dans sa chambre, elle choisit la poupée qui aura le droit d’aller dormir avec elle (ça peut prendre du temps!). Ensuite, on ferme ses volets et elle, elle ferme ses rideaux, toujours dans cet ordre. Elle va ensuite chercher son projecteur musical d’étoiles, met la musique en route et allume ensuite les étoiles. Elle va le montrer à Tobias que je suis en train de préparer pour aller au lit lui aussi, lui donne un dernier bisou et fait la même chose avec Alexander. Finalement, elle retourne dans sa chambre, dépose son projecteur sur sa commode, demande ses trois tototes (pas une, pas deux, mais trois. Oui, vous avez bien lu! Une dans la bouche, une dans chaque main, sinon, c’est la catastrophe) et va au lit. Elle installe la poupée chanceuse à côté d’elle et la couvre de sa couette. Un gros bisou à papa et maman, on éteint la lumière de sa chambre pour qu’elle puisse profiter comme il se doit de la farandole des étoiles sur son plafond.

A tout juste trois ans, on peut dire que Valentina sait ce qu’elle veut et je suis sûre que ça sera quelque chose qui l’aidera à avancer dans la vie!

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J’essaie de vous écrire au plus vite un article qui me tient à coeur en réaction à une réflexion de notre pédiatre il y a deux semaines lors du contrôle des trois ans : « Valentina est grosse. Il faudrait songer à un régime, faites attention à son alimentation ». Non, cela ne tournera pas seulement autour de ça mais ça sera le point de départ en tout cas!

Article en collaboration avec Pabobo

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Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita

Sur les traces de Martin Luther à Wittemberg

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Aujourd’hui en Allemagne, c’est férié. Hein? Quoi? Pourquoi? Comment? Eh bien parce qu’il y a 500 ans, Martin Luther publiait ses 95 thèses dans lesquelles il dénonçait le trafic et les absurdités de l’Eglise catholique. Avec ses textes, Luther ne s’attendait pas à changer autant le monde.

En 2012, alors que j’étais encore enceinte d’Alexander, nous sommes allés the Husband et moi visiter la ville de Wittemberg (en allemand, Wittenberg, Lutherstadt ou Wittenberg-Lutherstadt), la ville dans laquelle est né le luthéranisme, nom qui lui vient de son fondateur, Martin Luther.

Pourquoi avons-nous visité cette ville? Principalement parce que c’est la religion de the Husband et il avait vraiment envie de parcourir les chemins qu’avait connu Luther à son époque. Pour ma part, je ne connaissais pas grand chose à Luther ni au luthéranisme donc c’était l’occasion pour moi de me coucher moins inculte ce jour là.

Comme je crois que beaucoup d’entre nous ne connaissent pas ou peu la ville de Wittemberg et le luthéranisme, j’ai pensé qu’il pourrait être intéressant (enrichissant même, un peu de culture ne fait jamais de mal) de vous emmener avec nous durant cette journée.

Wittemberg est une ville de Saxe-Anhalt en Allemagne et elle se situe au bord de l’Elbe.

La ville de Wittemberg est célèbre de par les origines de la réforme protestante et à cause du moine augustin Martin Luther : plusieurs bâtiments et édifices de la ville sont associés aux événements de ce temps. Une partie du cloître augustin (maison de Luther) dans laquelle Luther a demeuré (d’abord en tant que moine puis comme propriétaire avec son épouse Katharina von Bora et leurs six enfants) est préservée et a été transformée en musée en l’honneur de Luther. Dans ce musée, on retrouve de nombreuses reliques de Luther, ainsi que des portraits et d’autres peintures par Lucas Cranach l’Ancien et Lucas Cranach le Jeune (père et fils).

♣ Promenade dans la ville

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Il était évident que nous allions trouver la bière de Luther!

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Place du marché, mairie et église Sainte-Marie

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Statue de Martin Luther au centre de la place du marché

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Mais qui était réellement Martin Luther?

Martin Luther est né le 10 novembre 1483 à Eisleben (lire aisslébeun) et est mort le 18 février 1546 dans la même ville. C’était un moine augustin allemand, théologien, professeur d’université, père du protestantisme et réformateur de l’Eglise. Ses idées ont exercé une grande influence sur la réforme protestante, réforme qui changea le cours de la civilisation occidentale et dont nous fêtons les 500 ans cette année.

Lors d’une prise de conscience, Luther a défié l’autorité papale en disant que la Bible était la seule source légitime d’autorité religieuse. Selon le moine, le salut de l’âme était un libre don de Dieu, reçu par la repentance sincère et la foi authentique en Jésus-Christ comme le Messie, sans aucune intervention possible de l’Eglise.

On connaît aussi Martin Luther pour avoir effectué une traduction de la Bible en allemand. Cette traduction a eu un impact culturel primordial sur le monde car elle a donné accès au peuple aux textes qui étaient jusqu’alors réservés à l’Eglise. L’Eglise usait et abusait de ces textes pour profiter de la naïveté des plus pauvres en leur soutirant de l’argent à outrance sous de faux prétextes par exemple.

Il y a un film très intéressant sur sa vie avec comme acteur principal Joseph Fiennes (le frère de Ralph Fiennes, l’interprète de Voldemort), je vous le conseille vivement car il explique parfaitement ce qu’a pu faire Martin Luther tout au long de sa vie. En tout cas, je vous laisse ici un lien ici pour voir le film en streaming et en anglais.

♣ Eglise de la Toussaint de Wittemberg

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Plaque commémorative

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La tombe de Martin Luther, simple selon le souhait de Luther

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La tombe et la plaque commémorative

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Porte en bronze des 95 thèses de Luther

♣ Eglise Sainte-Marie de Wittemberg

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C’est ici qu’a eu lieu la première messe en allemand

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♣ La maison de Luther, musée de Luther (la première photo de l’article est l’extérieur du bâtiment)

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Ecrits de Luther ayant survécu à l’incendie provoqué par Rome en juin 1520

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Un des vêtements symboliques de Luther

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Luther a introduit les chants pour le peuple dans ses églises

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Portraits de Martin Luther et sa femme Katharina von Bora par Cranach

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La première traduction de la Bible par Luther

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Copie du fauteil qu’utilisait Luther

J’espère que cet article un peu plus culturel que ceux que je vous présente d’habitude vous aura intéressé. Je vous souhaite une bonne semaine!

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Ces erreurs que je ne ferais plus avec mes enfants

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Maintenant que j’ai trois enfants et que je regarde en arrière, je me rends compte qu’en tant que jeune (et un peu moins jeune) maman, j’ai fait des erreurs qui auraient pu être évitées avec l’expérience que j’ai acquis au fil des années. Je suis sûre que cela vous est arrivé à vous aussi, avouez!

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♣ Changer une couche sans être préparée

Je m’explique : ayant eu deux garçons, il m’est arrivé plus d’une fois d’être arrosée pendant un changement de couche. Depuis, quand je dois changer bébé, j’ai toujours un petit tipi à pipi pour me protéger d’un jet de pipi à portée de main et la couche propre que je vais lui mettre est déjà ouverte à côté de moi pour aller au plus vite. The Husband n’a toujours pas compris la technique vu qu’il a encore dû changer de tee-shirt hier huhu!

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♣ Les doucher ou baigner sans préparer leurs tenues avant

Je suis certaine que vous avez toutes et tous connu cette situation au moins une fois : convaincre vos enfants qu’il est temps d’aller au bain ou à la douche sans résistance. Ca y est, tout s’est bien passé et ils sont propres? Horreur et damnation, les vêtements propres sont dans leurs chambres mais vous êtes dans la salle de bain (qui accessoirement s’est transformée en piscine). Vous leur dites de rester où ils sont le temps d’aller leur chercher de quoi les habiller. Ils disent oui sur le coup et dès que vous avez le dos tourné, allez hop, vous allez devoir faire une course poursuite avec des petits culs nus dans toute la maison!

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♣ Allaiter et avoir mal lorsque j’allaite

Lorsque j’allaitais Alexander, les premiers jours ont été difficiles. Je ne savais pas comment le placer, s’il mangeait suffisamment ou comment le tenir pour qu’il fasse son rot. Les sages-femmes de l’hôpital dans lequel j’ai accouché m’avaient dit que c’était normal que ça fasse mal au début, les seins allaient s’habituer et au pire, il fallait mettre un peu de crème lanolin dessus, laisser sécher et tout rentrera dans l’ordre. Eh bien non mesdames, si cela fait mal, ce n’est pas normal! J’ai une cicatrice au téton droit qui peut le prouver. Alexander prenait mal le sein mais je ne le savais pas. Ca me faisait mal, j’ai commencé à saigner et au final, j’ai eu une énorme crevasse qui a pris un mois à guérir. C’est une des plus grandes erreurs que j’ai pu faire. Dès que la douleur persiste ou augmente, il faut consulter et demander de l’aide pour ne pas terminer comme moi par exemple. Maintenant, je sais écouter mon corps et avec ce troisième allaitement que je vis encore actuellement, je sais ce qui est bien pour mon fils ou pour moi. Si je sens que ça tire un peu, je détache mon bébé du sein en lui mettant mon petit doigt dans la bouche, je le regarde et je lui explique qu’il me fait mal. Un bisou sur le nez et il peut de nouveau téter. Si j’ai une douleur en dehors des tétées (ou des montées de lait), je prends ma lampe infrarouge et je la place devant le sein endolori pendant dix minutes. La chaleur aide à faire passer la douleur. Finalement pour les tétons endoloris, je mets de la laine vierge de mouton dessus (elle contient naturellement du lanolin et cela évite les frottements, frottements souvent synonymes de douleur).

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♣ Laisser mes clés ou des objets fragiles à portée de leurs petites mains

Là encore, the Husband n’a pas tout compris : il a trois enfants mais il laisse toujours ses clés sur la commode de l’entrée, là où Alexander et Valentina peuvent facilement les attraper. Une fois, ils lui ont caché la clé de la voiture dans la machine à laver le linge. Heureusement que c’était à mon tour de mettre la machine en route, sinon elle finissait noyée! Depuis qu’Alexander a cassé un bibelot qu’il avait dans les mains et qu’il avait essayé de remettre en vitesse sur l’étagère sans y arriver (je lui avais dit de ne pas y toucher, mais vous connaissez les enfants, l’envie est plus forte que tout dans ces moments-là et une interdiction de maman ne compte pas), la décoration de ma maison est à deux niveaux : niveau adulte et niveau enfant! Comprendre rien de fragile ne sera placé niveau enfant (à hauteur d’enfant donc) ou trop bas niveau adulte. Si vous venez chez moi, les choses les plus fragiles ou auxquelles je tiens le plus seront en face de vos yeux. Ah et les feutres sont à utiliser sous la supervision d’un adulte parce que Valentina a attaqué un coussin et la housse est restée tâchée malgré beaucoup de lavages.

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♣ Aller faire les courses avec eux avant de manger ou après dix-sept heures

Avant, j’allais faire les courses quand je le voulais sans me préoccuper du rythme de mes enfants. Mais je me suis rendue compte que si nous allions au supermarché avant le déjeuner, ils mettaient tout ce qui leur faisait envie dans le caddie et si on y allait après dix-sept heures, ils étaient intenables, courraient dans le magasin, jouaient à cache-cache (bonjour l’angoisse, « ça y est, on me les a enlevé! », voilà ce que je pensais à chaque fois que je ne les avais plus sous les yeux) ou bien s’amusaient à retourner un rayon. Maintenant, selon les jours, ils prennent un petit snack avant d’aller faire les courses, on joue à pile ou face avec the Husband « qui va emmener les enfants aux courses », « combien d’enfants tu emmènes avec toi? » ou bien on décide qu’on mangera des pâtes au fromage, on ira faire les courses demain et puis c’est tout!

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♣ Faire des promesses que je ne pourrais pas tenir

Que la maman ou le papa qui n’a jamais fait ça me jette la première pierre. Faire une promesse à son enfant, c’est sacré, surtout pour eux. J’avoue que j’ai quelquefois promis des choses à Alexander ou Valentina pour avoir la paix après les avoir vu se chamailler plus d’une heure ou parce qu’ils me rabâchaient les oreilles avec la même chose pendant une semaine. L’autre jour, j’avais promis à Alexander que nous irions tous les deux prendre le bus pour aller faire les magasins en ville. Malheureusement, nous avons dû annuler car il y avait de la tempête. Il a eu besoin d’une bonne semaine pour s’en remettre. Même si c’est difficile de leur faire comprendre que certaines choses ne sont pas possibles, j’essaie de prendre maintenant tout le temps et toute l’énergie nécessaires pour leur expliquer pourquoi je ne peux pas leur promettre ce qu’ils me demandent. Alexander nous a répété pendant presque un mois tous les jours qu’il voulait un vélo bleu. On lui a promis qu’il en aurait un pour Noël (qui est aussi le jour de son anniversaire) s’il savait faire du vélo sans petites roues avec celui qu’il avait pour le moment. Nous avons aussi installé un calendrier dans sa chambre pour faire une croix à côté de chaque jour qui passe avant Noël. Il a très bien compris ce qu’il devait faire et de notre côté, cela fait déjà un mois et demi que son futur vélo attend bien sagement dans un carton dans le garage.

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♣ Leur donner des choses sucrées après 18 heures

Pour mes enfants, le sucre est un excitant, pire qu’une canette de red bull. Si par mégarde, ils arrivent à mettre la main sur un paquet de bonbons ou une tablette de chocolat avant le dîner, la soirée peut souvent être considérée comme perdue d’avance : les enfants 1 – les parents 0. Dès que le sucre commence à faire effet, on s’en rend compte tout de suite : ils commencent à sortir tous leurs jouets mais pas pour jouer avec, non! Juste pour désordonner tout ce qui avait été rangé les placards ou dans les boîtes de rangements, rangement fait afin que le salon soit en ordre pour une soirée en amoureux après avoir couché les enfants. Quand tout est éparpillé dans la pièce, ils font voler les coussins du canapé et sautent dessus! Heureusement que ça n’arrive plus souvent parce que ça nous met ko the Husband et moi et nous pouvions dire adieu à notre soirée en amoureux.

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♣ Ne pas les inclure plus souvent dans les tâches ménagères

Maintenant qu’ils sont plus grands et autonomes (ils apprennent ça au jardin d’enfants), j’inclus plus souvent Alexander et Valentina dans les tâches ménagères : ils m’aident à mettre et débarrasser la table, vider le lave-vaisselle, étendre le linge ou le mettre au sèche-linge, ranger leur linge propre dans leurs armoires… Et j’essaie un maximum de leur faire ranger eux-mêmes leurs chambres parce que je n’en peux plus de passer derrière eux sans arrêt. Ils rechignent encore un peu pour faire tout ça mais je ne lâche pas l’affaire!

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♣ Oublier que les enfants ne comprennent pas l’ironie

Sous le coup de la fatigue (non parce qu’en temps normal, je fais attention quand même!), il m’est arrivé de répondre de façon ironique à certaines questions que me posent mes enfants (rhooo, bah quoi!). « Mamaaan, on peut manger du chocolat? ». Il est 18h30, nous allons dîner à 19h et ma réponse a été « mais oui, il est 18h30 mais faites-vous plaisir! », et voilà qu’en trente secondes Alexander était sur une chaise, le nez dans un placard de la cuisine et sa soeur était à côté à attendre la marchandise! Et ce n’est qu’un exemple. Maintenant, je peux vous assurer que je fais attention. Pour me donner le temps de trouver une réponse, il m’arrive parfois de leur fais répéter plus d’une fois la question, comme ça, j’ai le temps de trouver une réponse adéquate.

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♣ Vouloir leur trouver une occupation à tout prix

En voulant être la maman « parfaite », je ne laissais jamais mes enfants s’ennuyer il y a encore peu de temps. Mais suite à la lecture d’un article sur le net (que je ne retrouve pas, arf!), j’essaie de ne plus m’efforcer autant pour leur trouver une occupation. Si je dois faire la vaisselle, passer l’aspirateur, appeler la banque ou que sais-je encore et qu’ils sont en train de tourner en rond dans le salon, je les laisse tranquilles et trouver par eux-mêmes une occupation. C’est lorsqu’ils s’ennuient le plus qu’ils font fonctionner le plus leur imagination (et pas seulement pour faire des bêtises, non non!) : ils s’inventent des histoires comme celui du client qui attend sa commande au restaurant avec la dînette qu’ils ont eu à Noël l’année dernière, ils prennent des livres et ils se racontent mutuellement des histoires, ils font de nouveaux dessins avec des détails qu’ils ne faisaient pas encore une semaine auparavant… Finalement, s’ils viennent me dire qu’ils s’ennuient vraiment beaucoup, je leur dis d’aller ranger leurs chambres et hop, une occupation bien plus intéressante naît dans leurs têtes!

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♣ Acheter trop de choses pour leur faire plaisir ou parce que c’est « mignon »

En entrant au jardin d’enfants, les envies d’Alexander et de Valentina ont changé. Le vendredi, ils ont le droit d’emporter un jouet pour en parler lors d’une table ronde, c’est fait pour développer l’élocution des enfants. Vous pouvez être sûr(e)s qu’ils rentrent à la maison avec de nouvelles envies toutes les semaines. Nous en discutons avec eux pour leur faire comprendre que ce n’est pas nécessaire qu’ils aient tout ce qu’ont les autres enfants de leurs classes. Sinon, ils peuvent le mettre sur leurs listes au père Noël ou leurs listes de cadeaux d’anniversaires. Ils ont déjà pas mal de jouets et pour faire du neuf avec du vieux, je les change d’endroits quand ils sont au jardin d’enfants, j’en range d’autres pour faire de la place aux anciens que j’avais rangé dans un placard lors du dernier roulement de jouets. Ils ne s’en rendent pas vraiment compte mais ils sont heureux de retrouver telle ou telle voiture, ce jeu de cartes oublié, tiens, c’est une nouvelle poupée? Non, j’ai juste changé ses vêtements.

Quand j’étais enceinte d’Alexander, j’ai acheté des petits vêtements que je n’ai jamais pu lui mettre car ils étaient trop petits dès la naissance, ne correspondaient pas à la saison durant laquelle il était né… bref, des achats inutiles. Naturellement, je les avais acheté en magasin et plein pot en plus. Ou bien il y avait aussi les vêtements ou les chaussures achetés plein tarif qui n’arrivaient pas à passer un mois en une seule pièce (coucou la mauvaise qualité). Je m’en mordais les doigts, c’était de l’argent jeté par les fenêtres. Et puis j’ai connu les bourses aux vêtements qui vendaient tout ce dont nous avions besoin pour une bouchée de pain ou presque. Il fallait bien constater que si ces vêtements étaient arrivés entiers dans une bourse aux vêtements, c’est qu’ils étaient résistants et/ou de qualité, donc pourquoi se priver. Cela m’a permis de faire de grosses économies et acheter de belles pièces unisexes pour que tous mes enfants puissent l’utiliser (le gilet faon de la marque oeuf nyc par exemple). De la même manière, il y a aussi la bourse aux jouets de mon quartier juste avant Noël qui est parfaite pour nous. L’année dernière j’ai trouvé plein de playmobils pour un quart de leurs prix et ils étaient en parfait état.

Moral dans tout ça, il faut savoir faire preuve de patience et aller passer quelques heures dans des bourses aux vêtements et/ou jouets pour le plaisir de mes enfants (et de mon porte-monnaie!).

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♣ Ne pas connaître suffisamment leurs amis

Quand Alexander est rentré au jardin d’enfants, il ne parlait pas beaucoup. C’était donc frustrant pour lui car il ne pouvait pas me parler de ses copains et c’était presque encore plus frustrant pour moi parce que je ne savais pas avec qui il jouait, ce qu’il faisait… Puis il a commencé à avoir des « livres d’amitié » qui arrivaient régulièrement dans son casier pour qu’il puisse remplir une double-page : « comment tu t’appelles? », « quelle est ton adresse? », « quel est ton plat favori? », « quelle est ta couleur préférée? », le tout accompagné d’une photo (cliquez ici pour en voir un exemple). C’était vraiment intéressant de mettre des noms sur les visages de ses camarades de classe que je voyais tous les jours. Alexander me montrait les photos et commençait à me dire avec qui il avait joué et ce qu’ils avaient fait ensemble. Ca m’a permis de me rapprocher des mamans de ses amis et c’est tellement mieux de pouvoir m’adresser aux enfants en connaissant leurs prénoms! C’est tout naturellement que j’ai par la suite acheté un livre d’amitié à Alexander pour qu’il puisse demander à ses amis de lui laisser un souvenir à l’intérieur. Maintenant, le sien est bien rempli, il le regarde de temps en temps pour me parler de Leandro ou Luca par exemple, ses amis du moment. Valentina qui est rentrée au jardin d’enfants en août a déjà commencé à faire passer le sien et j’ai encore du boulot pour connaître par coeur les prénoms des enfants!

Et vous alors, quelles sont les erreurs que vous auriez pu éviter avec vos enfants?

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Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #18

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J’ai enfin une petite heure devant moi pour vous écrire un nouvel article. Et c’est un nouvel article avec plein de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

♣ Les couchers de soleil d’automne avec leurs fabuleuses couleurs (la nature fait tellement de belles choses!).

♣ L’odeur du bois qui brûle dans les cheminées de mon quartier et qui flotte dans l’air le matin quand nous allons à pied au jardin d’enfants (vu que nous n’en avons pas, on profite de cette agréable odeur comme ça!).

♣ Le retour du pumpkin spice latte chez Starbucks (bien que je sache en faire un très bon à la maison. Vous pouvez retrouver la recette ici!).

♣ Ca y est, les gourmandises allemandes pour Noël sont enfin de retour dans les rayons de nos supermarchés. A moi les pains d’épices enrobés de chocolat et les Stollens (l’année dernière, je n’en avais presque pas mangé car cela ne me faisait pas envie durant ma grossesse. Je vais réparer mon erreur cette année!).

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♣ Regarder la série « friends », encore et encore, sans jamais me lasser, rire, toujours aux mêmes moments et pleurer aussi, toujours devant les mêmes scènes (je ne me lasserais jamais de cette série, c’est impossible!).

♣ Faire de la confiture de lait maison, la faire goûter aux enfants pour la première fois et les voir filer vers le tiroir à couverts pour aller chercher des cuillères pour en manger plus (vous en faites vous aussi? C’est tellement simple et tellement bon!).

♣ Préparer la lanterne d’Alexander avec lui pour la fête qui aura lieu au mois de novembre, tout en chantant les chansons qui vont avec (je vous invite à lire ici ce qu’est la fête des lanternes en Allemagne. Non, ce n’est pas la fête des lanternes de Raiponce huhu!).

♣ La sortie en anglais du troisième tome illustré de la saga Harry Potter, avoir pensé à le précommander pour le recevoir le lendemain de sa sortie (les dessins sont tellement, mais tellement beaux!).

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♣ Connaître de nouvelles personnes et se sentir sur la même longueur d’onde qu’elles (et dieu que c’est difficile pour ma part).

♣ Ma meilleure amie à l’université a accouché d’une petite fille… qu’elle a appelé Linda, comme moi. Je ne nous raconte pas l’ascenseur émotionnel quand elle m’a dit ça, vu que c’était une surprise (à chaque fois que je vois une photo de ce bébé ou que j’y pense, je ne m’en remets toujours pas!).

♣ Ce weekend, nous allons en famille à Münster pour fêter les trente ans de mon beau-frère qui est aussi en Allemagne avec sa famille (et comme on y va deux jours, une session shopping est prévue! Au programme : lush, primark, karstadt et promod car nous n’avons pas ces magasins par chez nous. The Husband s’est déjà fait un post-it pour me planquer la carte bleue ce jour-là haha!).

♣ Me remettre à jouer de l’orgue électronique, expliquer comment cela fonctionne à mes enfants et voir des étoiles dans leurs yeux quand je joue quelque chose qu’ils connaissent (je suis encore un peu rouillée mais ça va revenir!).

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♣ Vider enfin le panier de linge à repasser, tout ranger dans les armoires, m’asseoir et souffler (cela faisait bien trois mois qu’il n’avait pas été vide!).

♣ C’est bientôt l’anniversaire de Valentina, au mois de novembre. Ma petite fille devient grande (nous lui avons déjà trouvé un petit cadeau et je dois penser à sa couronne de princesse que je dois lui faire pour cette journée si spéciale. C’est une tradition depuis l’année dernière : l’enfant de la maison qui fête son anniversaire reçoit une couronne que je lui fait avec son personnage préféré du moment. L’année dernière, Valentina avait eu Poppy du film « trolls » et Alexander avait eu Shaun le mouton avec son copain le chien. Vous pouvez les voir ici)!

♣ Trouver le temps de terminer enfin un livre que j’avais commencé à lire un peu avant d’accoucher de Tobias, c’est à dire, il y a un peu plus de six mois (j’ai quand même failli le laisser en plan tellement l’espèce de « suspens » m’énervait au fil de ma lecture!).

♣ Le parrain et la marraine d’Alexander nous ont apporté du mate (lire maté) du Chili lors de leur visite en août dernier. Maintenant que les températures ont baissé, on se retrouve avec the Husband après le coucher des enfants dans le salon pour partager un maté, une bougie sur la table, des guirlandes allumées pour donner un effet cocooning à souhait et nous discutons, au calme, de nos journées autour d’un mate (très hygge comme moment n’est-ce pas?).

Allez, parlez-moi de vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure. Bonne semaine à vous!

La vida de Lindanita

Ma sclérose en plaques et moi : rechute, paranoïa et renouveau

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Vous le savez (si vous me suivez depuis au moins deux ans), je ne vous ai jamais caché être atteinte d’une sclérose en plaques. En même temps, pourquoi je m’en cacherais? Ce n’est pas une tare quand même! Je reviens aujourd’hui sur le blog pour vous parler de l’évolution de la maladie après avoir eu mon troisième enfant.

Depuis l’accouchement de Tobias, j’étais assez en alerte : dès que j’avais mal aux yeux ou à la tête, je pensais qu’une poussée pointait le bout de son nez. Ma grossesse m’avait permis de vivre sans poussée et sans traitement, c’était merveilleux, un moment de flottement. Bah oui, je ne devais pas penser à me piquer et envisager ensuite les effets secondaires de cette piqûre. Généralement, une poussée survient dans les mois après l’accouchement, comme un triste souvenir qui remonte à la surface. Cependant, mon neurologue m’avait dit qu’allaiter aidait tout de même mon corps à me protéger  contre tout ça (faites des enfants!).

Mais au début du mois de septembre, mes enfants ont été malades, tous les trois en même temps, de choses différentes pour que ça soit plus drôle hein (merci le jardin d’enfants et les multiples virus). Alexander avait une toux pas très belle, Valentina le nez qui coulait sans arrêt et Tobias avait un combo des deux. Cela voulait dire penser à donner trois fois par jour les médicaments adéquats, penser à moucher des petits nez (ou bien faire mumuse avec l’aspicrottes comme je l’appelle. Je suis sûre que vous, parents, vous savez tout à fait à quoi je fais référence) et mettre des gouttes, penser à checker la température, penser à ne dormir que d’un oeil pour réagir au plus vite si les enfants appelaient et avaient besoin de quelque chose. Cela n’a pas manqué, Tobias étant âgé de cinq mois, c’est la nuit qu’il avait le plus besoin de moi : nez, gouttes, couche, vomi, tétée, câlin, j’ai eu le droit à la totale. The Husband aurait pu s’occuper de lui me direz-vous. Pas moyen, mon bébé malade ne voulait être qu’avec moi sinon il s’étouffait dans ses pleurs ce qui lui créait en supplément de ses maux de l’eczéma sur le visage, eczéma qui le démangeait et il se grattait au sang. Je n’avais pas besoin de ça croyez moi! Pendant deux semaines, j’ai enchaîné les nuits hachées les plus insupportables de ma vie. J’avais du mal à tenir debout en journée mais il faut bien aller de l’avant, tout ne pouvait que s’arranger, j’en étais sûre.

Et puis comme j’étais très très fatiguée, les virus ont commencé à m’attaquer aussi de tous les côtés : rhume, voix qui disparaît et même conjonctivite (ce détail a de l’importance). Avec chance, nous avions des gouttes scellées à la maison, comme ça, je n’allais pas devoir aller chez le médecin et attendre trois plombes pour qu’un médecin me reçoive. Après quelques jours, mes yeux allaient mieux. Mais du jour au lendemain, j’ai eu l’oeil droit qui a commencé à me piquer, comme si la conjonctivite revenait ou bien comme si j’avais un cil dans l’oeil en permanence. Et puis j’avais aussi la vision qui commençait à se brouiller mais c’est possible quand on a une conjonctivite. J’ai donc remis des gouttes pour essayer d’être à nouveau tranquille. Les jours passaient et je ne voyais (haha, voyais, problème à l’oeil, humour!) aucune amélioration. J’ai donc essayé d’être moins souvent devant des écrans, j’ai essayé de prendre du temps pour me reposer et puis je comparais régulièrement ce que je voyais avec chaque oeil pour voir s’il y avait une différence et/ou une amélioration. Je contrôlais aussi la dilatation de mes pupilles pour être sûre qu’elles réagissaient de la même façon. J’ai même appelé ma conseillère en sclérose en plaques (oui, j’ai eu une conseillère attitrée lors du début de mon traitement) pour lui demander son avis : conjonctivite ou poussée? Est-ce que de tels symptômes étaient arrivés à d’autres personnes qu’elle suivait? Est-ce que je devais aller chez le neurologue selon elle? Oui, question bête je sais, mais quand on sait que l’on va perdre une demie journée à attendre chez le médecin, on y réfléchit à deux fois avant d’y aller! Elle n’était pas disponible, j’ai laissé un message et elle devait me rappeler dans la journée. Ce n’est jamais arrivé (bravo le veau, ce n’est pas comme si c’était important hein!).

Le lendemain après une autre nuit bien trop courte (ou trop longue au choix, vu que je n’avais dormi que deux heures), je me suis rendue compte que les couleurs et la luminosité entre mes deux yeux n’était plus la même. C’était comme si j’avais une mèche de cheveux dans l’oeil droit, le rouge m’apparaissait noir ou gris, le jaune était blanc et le bleu était vert (le bleu foncé m’apparaissait vert avec des taches noires). Pour moi, c’était devenu évident, je faisais une poussée. Parce qu’une distorsion des couleurs, c’est neurologique et lors de ma première poussée, j’avais fait des tests à l’hôpital avec des planches de couleurs (vous savez, des points de couleurs et on doit dire quels numéros apparaissent. Ca s’appelle le test d’Ishihara et vous pouvez trouver des exemples ici). J’ai appelé de nouveau mon neurologue (je l’avais appelé la veille au final pour dire que je pensais faire une poussée et il m’avait dit d’attendre une journée de plus pour en être sûre à 100%) et il m’a dit de venir le voir tout de suite après avoir raccroché.

Lors de la consultation (qui n’a duré que cinq minutes), après l’explication de mes symptômes, mon neurologue m’a dit que cela ressemblait à une poussée et que l’on allait me faire un test du nerf optique pour confirmer ou infirmer tout ça. Cela consistait, comme lors de ma première poussée, à trois petites aiguilles, type acupuncture, piquées dans le crâne et branchées à un ordinateur. Je devais fixer un point rouge sur un écran pendant que des petits carrés noirs et blancs bougeaient tout autour. Après le test, tout s’est confirmé, mon nerf optique droit était plus lent que l’autre. Le neurologue est repassé en coup de vent dans la pièce où j’étais pour me dire que ce serait bien de commencer une cure de trois jours de cortisone. J’avais déjà la manche de relevée quand il est arrivé parce que je voulais que ça soit réglé le plus vite possible. « Ouiii, mais madame, vous allaitez, tout ça, bla bla… ». Non mais tu ne parles pas à une novice mon gars là, j’ai vécu la même chose avec ma fille, hôpital, ponction lombaire et allaitement inclus donc qu’on en finisse, je me débrouillerais, t’inquiète! Je l’ai pensé très fort mais je n’ai rien dit à voix haute. J’avais déjà fait perdre à the Husband une matinée de travail, je ne voulais pas éterniser l’affaire encore plus et puis je ne voulais surtout pas que la poussée s’aggrave entre-temps.

Une chose incroyable par contre, c’est que cette poussée est arrivée presque deux ans jour pour jour après la première. Non, je ne suis pas de celles qui notent ce genre de date dans leurs agendas, c’est juste que je me suis souvenue que le lendemain de ma sortie de l’hôpital la première fois, j’allais à une bourse aux vêtements pour les enfants et elle revient tous les ans à la même date. Et là, elle est demain. C’est incroyable comme le corps se souvient! Ma cousine m’a dit que souvent, les poussées revenaient à la même époque, mais là, il fallait le faire, presque le même jour et après un accouchement. Au moins je sais ce qui m’attend si je tombe enceinte une quatrième fois (non non, je rigole là, trois enfants, c’est suffisant!)!

la cure de cortisone que j’ai reçu était d’une dose de cheval. Une dose bien forte (je ne me rappelle plus du dosage exact). Cela n’a pas fait effet tout de suite sur ma vision, ça, c’était seulement le lendemain. Par contre physiquement parlant, c’était une catastrophe! J’étais rouge en permanence (coucou la tête de pochtronne!), j’avais pris des joues (oui oui en trois jours!), j’ai fait de la rétention d’eau dans les jambes et les pieds (coucou les knackis), l’insomnie s’est invitée alors que j’étais vraiment très fatiguée (un comble! Tobias dormait et moi pas du tout!), elle était accompagnée de stress et j’étais une vraie pile ambulante (la cortisone est un excitant et c’est l’hormone de l’éveil). Je ne me supportais plus, je ne pouvais plus rester en place et si j’avais pu, je me serais mis des gifles pour essayer de me calmer. A l’insomnie et au stress s’est rajoutée la paranoïa (on cogite pas mal quand on ne dort pas!) : est-ce que cette poussée va passer après la cure de cortisone? Est-ce que je vais retrouver une vue correcte? Est-ce que je vais devoir rentrer à l’hôpital? Est-ce qu’on va me trouver un truc en plus? Je vais mourir c’est sûr! Il faut que je fasse un testament! Oui, on dirait les pensées d’une folle, je sais, mais je pouvais plus contrôler ce que mon cerveau voulait me dire. Si je m’endormais, je me réveillais ensuite en sursaut et avec les mâchoires presque bloquées. Pas très reposant tout ça. Le samedi, je suis allée faire ma dernière perfusion dans un centre médical vu que mon neurologue ne consulte pas le weekend. Je suis tombée sur l’empoté de service, la cinquantaine, qui a failli casser la dose de cortisone que j’avais emmené (c’était à moi de la fournir), après il a voulu m’administrer la dose directement dans une veine sans perfusion et finalement après m’avoir posé la perfusion, il est revenu plusieurs fois augmenter la vitesse des gouttes pour que « je retourne rapidement à la maison où est ma place pour m’occuper de mes enfants ». Oh putain lui, je lui aurais cassé les dents! J’étais au comble de l’excitation avec la perf’, j’ai dû lui expliquer presque de A à Z comment s’occuper de moi et il ose me dire ça en regardant son portable l’imbécile (pour rester un peu polie)! A ma sortie, j’ai pensé à prendre son nom et j’ai fait un rapport sur son comportement, il ne faut pas abuser, surtout quand on est médecin, et en carton de surplus! Il ne fallait pas me chercher et ce croire au dessus de tout macho man. J’ai une sclérose en plaques, ce n’est pas de ma faute et justement mon con, si j’ai fait une poussée, c’est parce que je m’en occupe de mes enfants, pas parce que c’est ma place mais parce que je le veux. Les jours qui ont suivi, les couleurs ont été beaucoup plus fortes, j’avais du mal à supporter la luminosité, mon crâne était dans un étau et j’ai été d’une compagnie désagréable pour mon entourage. La descente après la cure de cortisone était rude.

Et puis après, les enfants ont commencé à aller mieux, mon sommeil aussi (même si ce taquin de Tobias ne rechignait pas devant une tétée nocturne) et j’étais tout simplement heureuse que la vie reprenne son cours habituel. Ma vue n’est pas encore ce que l’on peut appeler de « stable », mes yeux fatiguent vite mais la poussée est derrière moi (je croise les doigts, vraiment). Maintenant, j’ai envie de renouveau, de partir sur de nouvelles bases : profiter encore plus de la vie au lieu de rechigner devant les tâches à accomplir, ne plus remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même, passer encore plus de temps en famille, le tout dans l’amour et la bonne humeur, faire plus de photos de ces moments, reprendre le dessin de façon plus concrète, profiter de mon canapé avec un bon livre, me laisser aspirer par chaque page tout en dégustant un thé brûlant (je sors d’une branche littéraire bon sang, où est passé mon amour des livres?), mettre la musique à fond dans le salon, seule ou avec les enfants et danser jusqu’à avoir la tête qui tourne, enfiler des bottes et aller marcher dans les feuilles des arbres qui commencent à tomber (si la pluie s’arrête sinon c’est cra-cra quand même…), peut-être mettre par écrit plus souvent ce qui me passe par la tête (pas seulement sur le blog. Une nouvelle ou un livre peut-être?), ne plus me laisser si souvent influencer, croire encore plus en moi, être futile en me maquillant plus souvent et me dire que je suis jolie en me regardant dans le miroir. Tout ça et bien plus encore. J’ai envie de positif dans ma vie et ça, la sclérose en plaques ne me l’enlèvera pas, jamais!

Vous pouvez retrouver mes autres articles sur la sclérose en plaques ici :

♣ Le tourbillon de la vie

♣ Ma sclérose en plaques et moi

♣ Ma sclérose en plaques et moi, six mois plus tard

♣ « Etre heureux malgré la maladie, est-ce possible? » ou le bilan d’un an avec une sclérose en plaques

La vida de Lindanita

Huit raisons de se réjouir de la fin de l’été

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Nous sommes fin août, ça y est, pour beaucoup, l’été touche à sa fin. Mais est-ce si terrible que ça? Je n’en suis pas si sûre moi! Voilà huit raisons de se réjouir de la fin de l’été :

♣ Nous allons enfin arrêter de subir ces températures caniculaires et pouvoir nous habiller sans fondre sur place. Parce que vivre « tout nu et tout bronzé » (ne me remerciez pas pour la chanson que vous avez maintenant dans la tête!), c’est juste pas possible.

♣ S’il fait moins chaud, ça veut dire que les moustiques vont bientôt arrêter de nous embêter et nous allons finalement pouvoir dormir correctement. Cela va de paire avec le premier point. Il fait chaud, nous ne nous couvrons pas la nuit alors c’est un buffet « all you can eat » pour les moustiques.

♣ Qui dit fin de l’été dit bientôt la fin du règne du titre « despacito » sur toutes nos radios. Au début de l’été, c’est top, ça sent les vacances mais bon, là, c’est l’overdose! Et si vous saviez ce que ça raconte au lieu de la chanter à tue-tête (the Husband m’a dit que c’est super vulgaire)! Pour le remplacer, je vote pour la chanson « galway girl » de Ed Sheeran pour être diffusée tout l’automne à la radio, et vous?

♣ Quand vient la fin de l’été (sur la plageuuuh…), cela veut dire que la nouvelle saison de « game of thrones » touche à sa fin, certes, mais ce n’est pas grave, non non non! Pourquoi? Parce que c’est la nouvelle saison de « outlander » qui arrive (le 10 septembre pour être précise), et ça c’est très très chouette! On change juste Jon Snow pour Jamie Fraser ♥

♣ Nous allons entrer dans la saison de la citrouille et des châtaignes et je m’en réjouis d’avance pour faire des soupes, des gratins et des pumpkin spice latte (cliquez ici pour lire ma recette)!

♣ L’automne arrive, cela veut dire que les arbres vont prendre de jolies couleurs allant du rouge au doré, de quoi en prendre plein les yeux lors de nos prochaines balades en forêt ou bien à la campagne.

♣ C’est aussi la rentrée littéraire qui arrive avec la fin de l’été. Je suis toujours impatiente de savoir quels sont les titres et résumés des livres dont tout le monde va parler jusqu’à la fin de l’année. Pour ma part, celui qui me tente bien, c’est « je m’appelle Lucy Barton ». Et vous, quel livre a attiré votre attention?

♣ Nous nous rapprochons lentement mais sûrement de la période de Noël avec ses marchés aux milles lumières, les pains d’épices, le vin chaud et j’en passe.  Je sais que c’est encore un peu tôt pour vous, mais moi, j’ai déjà commencé à faire une liste d’idées de cadeaux pour les enfants et the Husband (et ce n’est pas comme si Alexander me bassinait depuis déjà deux semaines pour avoir un vélo bleu pour son anniversaire… Anniversaire qui tombe le 25 décembre!).

Alors dites-moi, la fin de l’été, ça vous fiche le bourdon ou bien ça vous met en joie? Bonne semaine!

 

Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita

Nos premières vacances à cinq

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Début août, avant que Valentina ne fasse sa première rentrée au jardin d’enfants, nous sommes partis quelques jours pour nos premières vacances à cinq.

Nous sommes partis à Dresden en voiture, soit un peu plus de 350 kilomètres. Le voyage s’est présenté à nous sur un coup de tête suite à quelques facteurs qui favorisaient ce voyage : the Husband avait pris une semaine de vacances à ce moment là pour m’aider avec les jours d’acclimatation de Valentina au jardin d’enfants (je devais rester dans un coin de sa classe pour quelques heures durant quelques jours pour qu’elle ne se sente pas abandonnée et aussi pour la voir évoluer avec ses camarades. Du coup, the Husband devait rester avec Tobias à la maison pour me faciliter la tâche), le parrain et une des marraines d’Alexander venaient nous rendre visite (ils arrivaient tout droit du Chili!), on a voulu jouer les guides touristiques pour eux en leur montrant Dresden et finalement, avec les jardins d’enfants en Allemagne, on peut prendre nos vacances un peu quand on veut, même du jour au lendemain.

Pour le logement, rien de plus facile : nos anciens propriétaires nous recevaient gratuitement dans notre ancien appartement, appartement qu’ils gardaient pour leurs filles et leurs familles ainsi que les personnes qui leur sont chères (je suis émue en écrivant ça. Je suis touchée du geste de ce couple qui nous a vu passer de jeunes mariés sans enfants à parents. Et puis les gens comme ça, on n’en croise plus beaucoup dans notre monde actuel, hashtag c’était mieux avant). Cela nous enlevait aussi une épine du pied niveau budget vacances organisées un peu au dernier moment.

Il a ensuite fallu penser aux valises. Ne pas emporter trop de choses pour encombrer le coffre, le juste nécessaire avec un peu de « au cas ou » et au pire, connaissant Dresden presque comme notre poche, on savait où aller pour acheter telle ou telle chose (ouh la belle excuse pour acheter quelque chose, huhu!). Si les vêtements se salissaient, on avait acheté une miniature de lessive chez DM pour faire de la lessive à la main. Pour quatre jours et trois nuits, j’ai réussi à faire tenir des serviettes de bain, des draps, des vêtements pour moi et mes trois enfants, deux paquets de couches, du maquillage, notre shampoing et bain moussant (astuce : prendre du bain moussant qui convient à tous types de peaux et tous types d’âges, on gagne de la place dans nos valises!) notre pochette de médicaments et premiers soins dans une grande valise!

Et dans cette trousse de médicaments et premiers soins, qu’est-ce qu’il y avait?

  • Un spray d’eau de mer pour adulte
  • Du sérum phy
  • Du paracétamol pour adulte
  • De l’ibuprofène pour adulte
  • Du collyre en cas de conjonctivite (ça arrive souvent avec un rhume et / ou un courant d’air chez nous alors avec la clim dans la voiture… Il valait mieux prévenir!)
  • De la crème bepanthen
  • Des pansements à couper plus facile que la ribambelle de pansements de tailles différentes
  • Un spray désinfectant
  • De la crème Weleda pour les petites fesses en couche
  • Une autre crème en cas d’érythème fessier
  • Des suppositoires d’ibuprofène pour les enfants, de deux dosages différents
  • De l’arnica en homéopathie (si les enfants se cognent au visage, c’est plus simple d’utilisation)
  • De l’arnica en crème
  • De l’homéopathie pour contrer de petits symptômes grippaux
  • Quelque chose à administrer à Valentina en cas de nouvelle convulsion fébrile
  • Une crème hydratante pour l’eczéma du nourrisson pour Tobias
  • Un thermomètre auriculaire
  • Un thermomètre digital électronique à pointe souple
  • De la crème solaire
  • De l’eau thermale pour apaiser les coups de soleil (on leur a mis de la crème solaire mais on ne sait jamais hein!)
  • Les carnets de santé des enfants avec leurs cartes vitales
  • Un couteau suisse (ça sert toujours et comme ça, on ne le perd pas s’il est dans une pochette)

Après avoir organisé les valises, il fallait s’occuper de la préparation du trajet en voiture. J’avoue que la première chose que j’ai checké, c’est l’ipad, les films déjà présents dessus pour voir s’il fallait en rajouter et le pourcentage de charge de la batterie (hashtag bad mother inside, oups!). Alexander et Valentina ont eu le droit de choisir un jouet chacun pour les emmener avec eux. Pourquoi seulement un? Parce que s’ils en avaient trop à disposition, ils allaient les éparpiller n’importe où au risque d’en perdre un (ou plusieurs), de pleurer s’ils ne le(s) retrouvaient pas et c’était aussi un moyen de leur en acheter de nouveaux pendant les vacances. Qui dit nouveau dit « oh il est trop cool ce jouet, je vais jouer avec tout le temps et dormir avec tellement je l’aime! » (astuce : ça marche aussi pour les occuper dans la voiture au retour. Merci l’attrait de la nouveauté!). Moment mignon de leur part : ils ont choisi tous les deux leurs Woody de « toy story ». On avait aussi mis dans une portière un water wow (un carnet de dessins qui se dévoilent en leur passant dessus un pinceau d’eau fourni avec le carnet. Quand ça sèche, les dessins disparaissent et on peut recommencer à les peindre à l’infini). Pour Tobias, un hochet, une Sophie la girafe, un cube à accrocher à la poussette et qui fait du bruit et c’était bon (il adore me tirer les cheveux, attraper mes lunettes ou bien encore faire tourner les breloques de mon bracelet pandora entre ses petits doigts. C’est pratique ça, je l’ai tout le temps avec moi!). J’ai aussi préparé dans un sac isotherme de quoi manger et / ou  grignoter : des petits sandwichs avec du fromage frais ou du fromage à pâte dure (ça salit moins la voiture), des petits gâteaux salés au sésame de chez DM (je vous l’avais dit dans mon dernier article que DM c’est top!), et surtout, beaucoup de fruits et légumes crus prêts à être consommés (des raisins sans pépins, des sticks de carotte, des rondelles de concombre, des pommes en quartiers…). Ce sac était à ma disposition à l’arrière de la voiture depuis mon siège. Finalement, ils avaient chacun une gourde d’eau fraîche (mais pas trop. C’était de l’eau du robinet, pas de l’eau réfrigérée) à côté d’eux.

Nous avons pris la route vers 16h30 en ayant occupé auparavant les deux plus grands enfants avec des jeux et de la danse pour les fatiguer et ils ont sauté l’heure de la sieste (ils étaient trop énervés de toute façon en voyant leur père remplir le coffre de la voiture!). Ils sont restés éveillés une bonne heure à jouer ensemble pendant que Tobias dormait et ensuite, ils ont sombré dans un sommeil paisible. Nous avons dû les réveiller pour faire une pause sur une aire d’autoroute, manger quelque chose de chaud, allaiter, changer les couches, passer aux toilettes, profiter de l’aire de jeux et reprendre ensuite la route pour arriver à destination aux alentours de 21h, l’ipad aidant à rendre le reste du trajet plus amusant. Nous avons à notre arrivée retrouvé le parrain et la marraine d’Alexander qui eux arrivaient de Berlin. Ils logeaient dans une chambre de nos anciens propriétaires car ils font aussi chambres d’hôtes.

Après une douche, je peux vous dire que personne n’a traîné pour aller au lit! Nous dormions tous les cinq dans la même chambre : Tobias avec moi dans un lit deux places pour faciliter les tétées nocturnes et les changements de couches, the Husband dans un lit une place, Valentina dans un lit parapluie (la connaissant, c’était nécessaire parce que sinon, elle allait vadrouiller la nuit et personne n’aurait dormi!) et finalement Alexander sur un matelas gonflable à rebords eux aussi gonflables pour qu’il ne tombe pas durant son sommeil.

Le lendemain, nous nous sommes levés assez tôt afin d’aérer et de faire entrer de l’air frais dans le logement que nous occupions parce que nous avions un temps caniculaire et nous étions sous les toits, sans volets aux fenêtres (et je le rappelle, cinq dans la même chambre, coucou la fournaise!). Nous avions aussi pensé à emporter avec nous de quoi prendre notre premier petit-déjeuner sans courir aux aurores au premier supermarché around the corner. Nous sommes ensuite partis avec le parrain (Juan Carlos, aka JC) et la marraine (Jeanette) direction le centre-ville de Dresden. Nous n’avions pas d’idées fixes, de choses à faire absolument, nous nous sommes laissés porter par nos envies au cour de la journée.

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Nous leur avons montré les monuments principaux de la ville, nous nous sommes arrêtés manger une glace et profiter de la clim des galeries marchandes dans lesquelles les enfants ont fait du petit train, des constructions en lego (et moi, ça m’a permis d’aller faire un premier tour chez primark avec Jeanette et Tobias sans avoir peur de perdre Alexander ou Valentina dans les rayons). Vers 16h, nous sommes repartis vers notre logement car JC et Jeanette devaient récupérer leurs valises parce qu’ils prenaient un train à 17h30 direction Frankfurt pour décoller vers l’Islande. Après des aurevoirs assez tristes, the Husband est resté avec Valentina et Tobias (après une tétée) à l’appartement pendant que j’emmenais Alexander à sa première séance de cinéma (tchi tchaaa, les jeunes ne comprendront pas, tant pis!) : moi, moche et méchant 3, en 3D en plus et même qu’on avait acheté des m&m’s qui croustillent. La totale quoi! Il était tellement content, il riait à gorge déployée à chaque blague ou scène drôle et il lui arrivait de me prendre la main pour me l’embrasser. C’était une des seules choses que j’avais planifiée pour ce voyage, l’emmener au cinéma, cinéma dans lequel je suis allée voir mon dernier film au cinéma en décembre 2012, quelques jours avant qu’il ne vienne au monde. En rentrant, nous sommes allés acheter de quoi dîner, Tobias en manduca, Valentina et Alexander donnant la main à leur papa. Ils étaient tellement heureux d’être en vacances et faire des choses qui sortaient de l’ordinaire!

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Le lendemain, même chose que la veille, réveil assez tôt pour ventiler le four dans lequel nous logions. Nous sommes allés acheter du pain frais, des gâteaux et des viennoiseries pour nous faire un super petit-déjeuner avant de partir faire un tour à la brocante qui a lieu tous les samedis (même l’hiver, mais il y a moins d’exposants) au bord de l’Elbe, fleuve qui traverse la ville. La veille, nous avions pris le Strassenbahn (le tram en Allemagne) pour aller en ville. Cette fois-ci, nous y sommes allés en voiture en prévision de possibles achats à la brocante. Cette brocante était la même que dans mes souvenirs, terriblement bien! Nous nous sommes arrêtés devant le stand de deux soeurs adorables qui vendaient de l’artisanat russe pour une bouchée de pain. The Husband a beaucoup aimé un service datant des années 60 avec des petites assiettes à dessert, des tasses, un petit pot à lait et un sucrier qu’elles vendaient pour presque rien. Malheureusement pour elles, quelqu’un avait eu la mauvaise idée de voler une des tasses. The Husband les a remercié pour leur gentillesse car elles avaient été adorables avec les enfants et nous avaient fait un prix pour de l’artisanat russe que nous avions choisi mais il ne voulait pas acheter un service incomplet, nous avons donc continué notre chemin. Une des soeurs nous a alors couru après pour notre proposer d’emporter tout le service avec nous, elles nous en faisaient cadeau! C’était tellement, mais tellement incroyable, wow quoi! En plus, elles nous emballé tout le tout dans de beaux napperons de Pâques. Plus loin, j’ai trouvé un petit fauteuil et une petite table en osier pour les poupées de Valentina, elle était ravie. Alexander n’était pas en reste, quelqu’un lui a offert un petit camion. Finalement, nous avons craqué pour une pièce de porcelaine de Meissen et j’ai même trouvé un cache pot tête que je cherchais depuis longtemps. Le prix en dessous était en deutschmarkt, ça m’a fait rire. Les enfants ont eu le droit à une glace et nous sommes rentrés déjeuner à l’appartement.

Comme je vous l’avais dit plus haut, les enfants étaient aux anges avec leurs nouveaux jouets. Après une petite sieste, nous sommes allés faire un tour en bateau à vapeur sur l’Elbe pour rejoindre le centre-ville faire de derniers achats. Les enfants étaient fascinés d’être sur un bateau, voyager sur l’eau, c’était nouveau pour eux. Vers 20h, nous étions totalement HS mais il fallait prendre le Strassenbahn pour rentrer et il pleuvait. Tobias est passé de la poussette au porte-bébé et Valentina s’est installée dans la poussette. Tout était bien programmé vous voyez!

Nous sommes partis le lendemain matin après avoir vu un défilé de plus de 200 Harley dans le quartier dans lequel nous logions. Alexander était émerveillé, il faisait coucou à tout le monde et sa soeur l’imitait bien évidemment!

Pour nos premières vacances à cinq, deux adultes et trois enfants (et avec l’aide de JC et Jeanette le premier jour), je n’en garderais que de bons souvenirs. Tout s’est déroulé encore mieux que ce que je ne l’aurais souhaité. On va dire que c’était des vacances d’essai, je n’en attendais rien de spécial mais c’était encore mieux que ce dont j’avais rêvé. Maintenant, nous avons envie de tenter un voyage un peu plus « sport », à l’étranger pourquoi pas? L’Ecosse nous tente énormément mais on va attendre que les enfants soient un peu plus grands.

Et vous alors, comment se sont passés vos vacances en famille ou bien comment les imaginez-vous? Racontez-moi tout, je suis curieuse!