Baby Alexander·Baby Tobias·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita

Enfants d’expatriés

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Si vous me suivez depuis un moment sur le blog ou si nous discutons sur les réseaux sociaux, vous devez sûrement connaître mes enfants. Je ne pensais pas devoir écrire un jour ce genre d’article sur le blog mais mon petit garçon, l’aîné de la fratrie, a vécu cette semaine quelque chose qui m’a remuée et surtout, qui a fait remonter des souvenirs de moments anodins qui ont un goût amer à présent.

Alexander, Valentina et Tobias sont ce que l’on appelle des enfants Erasmus. Hein? Mais qu’est que c’est que ça Erasmus? Le programme Erasmus consiste en un échange d’étudiants entre les différents pays ayant signé l’accord. Cela comprend les vingt-cinq pays européens, ainsi que l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein la Norvège, la Bulgarie, la Turquie et la Roumanie. Donc oui, vous avez tout compris, j’ai connu the Husband lors de mes études. C’était en 2006 à Stuttgart et j’avais vingt ans. Sans ce programme, nous ne nous serions pas rencontrés et nos enfants ne seraient pas là aujourd’hui. Jusque là, c’est une belle histoire n’est-ce pas? Du même style que « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». De 2007 à 2009, nous avons vécu au Chili, pays de the Husband. Ensuite, nous sommes venus nous installer en Allemagne pour le doctorat de mon mari, doctorat qui a débouché sur un travail.

Après quelques années, nous avons eu notre premier enfant, un petit garçon qui est arrivé le jour de Noël. Nous ne pouvions pas espérer un plus cadeau en cette période de l’année. Sa petite soeur est arrivée deux ans plus tard et leur petit frère un peu plus de deux ans après.

La première réflexion que nous avons eu en tant que parents « non allemands » que je n’oublierais jamais, c’était une remarque de la sage-femme qui devait nous accompagner après mon premier accouchement et avec qui nous avions choisi de prendre des cours de préparation à l’accouchement. Quand elle s’est mise à parler de ce que devait manger la mère si elle voulait allaiter son enfant : « alors vous éviterez tout ce qui donne des gaz comme le brocoli, le chou fleur, les petits pois ou bien les haricots… ». Et hop, petit sourire en coin vers the Husband : « oh, mais votre enfant n’aura pas de problème hein, c’est commun dans votre pays de manger des haricots alors il s’habituera vite! ». What? Non mais elle s’est bien rendue compte de ce qu’elle disait, de ce qu’elle faisait? Notre enfant n’était pas encore né qu’elle disait qu’il était différent, comme ça, tranquillement devant un groupe de futurs parents (et en plus, ce n’est pas parce que l’on dit « chili con carne » que c’est chilien, c’est une recette mexicaine… A bon entendeur). Et cela n’a été que le début.

Parce que nos enfants sont des enfants de parents étrangers, des « non allemands », nous devons faire face de manière consciente ou non à beaucoup de situations pas forcément agréables.

Pour vous redonner le contexte, the Husband est chilien, je suis française et nous vivons en Allemagne. Nos parents respectifs vivent au Chili et en France. Logique. C’est là que cela devient triste. Nos enfants connaissent leurs grands-parents surtout grâce aux appels vidéos sur whatsapp ou bien les visites de deux semaines en été ou bien à Noël. Au jardin d’enfants, quand il y a un événement avec les grands-parents, ils n’y vont pas, parce que opa et oma (papy et mamy en français) ne vivent pas dans la même ville que nous, pas dans le même pays que nous, pas sur le même continent que nous. Ils les réclament souvent mais à part les avoir au bout du fil, nous ne pouvons pas leur donner plus qu’une voix ou une vidéo pixelisée. Les parents de the Husband ne connaissent Tobias que grâce à des photos…

Parce que nos enfants vivent dans un pays qui n’est pas celui de the Husband, un pays qui n’est pas le mien non plus, ils ne grandiront pas avec ce que nous avons connu durant notre enfance : les chansons apprises à l’école, les bonbons achetés à l’épicerie du coin, les fêtes du 14 juillet ou du 18 septembre (jour national au Chili), les plats typiques préparés par mamy lors des vacances chez elle, la crème de marron ou bien le manjar (lire mannrrar, la confiture de lait au Chili) à toutes les sauces, les comptines de notre enfance, les dictons intraduisibles ou n’ayant aucun sens en allemand…

A la maison, nous avions décidé de ne parler qu’espagnol (latino) car the Husband ne parle pas couramment le français et c’était plus facile pour tout le monde (j’en parlais plus en détails ici). Mais comme Alexander présente encore des difficultés pour s’exprimer correctement en allemand, j’ai pris sur moi et sur mon allemand loin d’être correct pour ne lui parler que dans cette langue. Il en va de même pour Valentina pour qu’elle ne se sente pas mise à part et surtout pour qu’elle puisse discuter ensuite sans problème avec son grand frère. C’était contraignant au début mais nous avons vite pris le pli et ça a l’air de porter ses fruits. Mon grand va aussi une fois par semaine chez l’orthophoniste pour qu’il puisse discuter en toute tranquillité pendant une heure avec quelqu’un qui parle allemand et qui essaie de l’aider à surmonter ses blocages dans cette langue. Nous avons été obligés de prendre ces mesures parce qu’au mois de septembre, nous avons eu un entretien à l’école où il est inscrit pour la rentrée l’année prochaine. Selon le médecin qui nous a reçu, Alexander ne peut pas rentrer à l’école avec le niveau d’allemand qu’il a. Cela a été un choc pour lui car il se réjouissait depuis des mois de rentrer à l’école. Pour en revenir à l’incident dont je vous parlais en introduction, mardi, mon fils est revenu du jardin d’enfants en pleurs parce qu’un autre enfant lui avait dit « Dummkopf » (lire doumkopff, en français, imbécile). En soi, ce n’est pas une grosse insulte mais Alexander a eu énormément de mal à s’en remettre. Il n’arrêtait pas de pleurer. Je lui ai dit qu’il devait me donner le nom de l’enfant qui l’avait insulté pour que j’en discute avec ses éducatrices afin de mettre les points sur les i le plus vite possible. Il a commencé à me dire des noms improbables, il a même cité ses amis et, les connaissant bien, c’était impossible pour moi que ce soit eux. Plus je lui demandais, plus il se renfermait sur lui-même et il est finalement entré dans un mutisme qui a duré toute la soirée. Durant la nuit, il s’est même réveillé en pleurs plus d’une fois, chose qui ne lui arrive jamais. Il avait vraiment pris cette remarque à coeur. Plus il grandit et plus les autres enfants du jardin d’enfants lui font sentir qu’il est différent, qu’il n’appartient pas à ce pays dans lequel nous vivons. Quand il y est rentré, il n’a eu aucun problème pour se faire des amis, tout le monde voulait jouer avec lui parce qu’il était partant pour tout, personne ne le mettait de côté parce qu’il était un enfant d’expatriés. Mais plus ça va, plus d’anciennes fréquentations lui tournent le dos : « kein spanisch » (lire caïne schpaniche, se traduisant par pas d’espagnol) ou bien encore « du bist nicht mein Freund » (dou biste nichte maïne freuynde, tu n’es pas mon ami). Je soupçonne les parents de ces enfants d’être coupables de ce rejet soudain parce que c’était des amis qu’il avait depuis des années.

The Husband et moi avons nos coutumes, nos traditions, nos façons de faire et de penser pour l’éducation de nos enfants, le tout en nous basant sur ce que nous avons vécu quand nous étions nous-même enfants. Ici en Allemagne, rien n’est acquis pour notre trio, pour nous, tout est une découverte (ou presque tout). Jusqu’à leur entrée en cp (ou son équivalent plutôt), les enfants n’ont pas de vacances fixes. Si nous décidons de partir en vacances, nous pouvons choisir n’importe quelle date, ce n’est pas un problème. C’est chouette non? Pas vraiment, parce que cela signifie que dans leur jardin d’enfants, ils ne font pas grand chose à part se sociabiliser avec les autres enfants et jouer avec eux. En tant que parents, nous devons leur apporter la matière dont ils ont besoin pour pouvoir rentrer en école primaire. Comme je le disais un peu plus haut, ce ne sont pas nos coutumes donc nous ne savons pas sur quel pied danser, nous ne savons pas quoi faire exactement pour les aider. Pour les éducatrices, c’est quelque chose d’acquis : « mais tout le monde le sait madame! ». Bah non, je ne le sais pas moi, sinon je ne vous poserais pas tant de questions enfin!

Aujourd’hui jeudi (jour de l’écriture de ce paragraphe), une des éducatrices de mon fils est venu me dire ce qui s’était passé en classe suite à la discussion que nous avons eu en début de semaine à propos de l’insulte qu’il avait reçu ainsi que l’intimidation qu’il y avait derrière. C’était au tour d’Alexander de compter le nombre d’élèves dans la classe. Sa langue a fourché et il s’est « trompé ». Apparemment, un élève l’a repris de manière ironique : « oh l’autre, il sait pas parler! C’est pas comme ça qu’on dit! » et l’éducatrice, au lieu d’apprendre le respect aux enfants a réagi de façon typiquement allemande : « non machin (je ne sais pas le nom de l’élève), sa langue n’a pas fourché, il sait juste plus de choses que toi, et dans des langues différentes alors maintenant tu te tais parce qu’il est plus fort que toi! ». Et lui apprendre le respect à cet enfant, ce ne serait pas mieux? Et lui expliquer qu’à la maison, Alexander parle espagnol parce que son papa est chilien, ce ne serait pas plus intéressant comme réponse? Je trouve ça très nocif de vouloir rabaisser un enfant pour en féliciter un autre. Cela me rappelle un autre test qu’avait passé Alexander au jardin d’enfants (un test avant celui que je vous ai évoqué plus haut). Il fallait qu’il rentre dans des cases, ces fameuses cases dans lesquelles tout le monde veut nous mettre. Il  n’avait pas eu les points nécessaires parce qu’un enfant lui avait pris une petite voiture des mains et il n’avait pas réagi en disant « oh mais ça ne va pas, c’est pas à toi, c’est à moi! ». Tout de suite ce besoin d’attaquer, ce besoin d’appartenance, ce besoin de rabaisser l’autre pour se sentir mieux. Nous avons eu un compte rendu de ce test avec the Husband avec les éducatrices lors d’un rendez-vous. Nous étions outrés de constater que pour avancer dans la vie en Allemagne, il fallait développer la technique du « moi je ». C’est effroyable mais pourtant vrai. S’en est suivie une discussion houleuse entre the Husband et une éducatrice. L’Allemagne est le pays dans lequel nos enfants vont grandir et ils vont être formés de cette manière. Cela me brise le coeur, vraiment. Nous essayons au mieux de leur inculquer le respect, le partage, la gentillesse, l’empathie et la politesse selon les situations auxquelles ils sont confrontés et cette éducation va à l’encontre de nos convictions. C’est difficile de faire comprendre ça à l’éducation nationale mais aussi à nos enfants puisqu’à cause de ça, ils sont vus comme des parias au jardin d’enfants. Nous sommes vraiment le cul entre deux chaises : rester camper sur nos idées ou bien nous fondre dans le moule pour que nos enfants ne souffrent pas et renier nos idées les plus profondes. Il ne faut pas s’étonner ensuite que les expatriés veuillent se retrouver entre eux s’ils se sentent marginalisés par la société du pays dans lequel ils ont choisi de s’installer.

L’expatriation, cela en fait rêver plus d’un mais ce n’est pas toujours facile, surtout lorsque l’on essaie de fonder une famille. J’espère que nous trouverons rapidement des réponses à nos doutes et des solutions aux problèmes auxquels les enfants sont confrontés. Je veux que mes enfants sachent qu’ils sont différents, spéciaux et uniques, mais dans le bon sens du terme. Ils ne doivent pas croire tout ce qu’ils entendent sur eux car cela leur fera plus de mal que de bien. Mais si cela arrive, je leur expliquerais ce qu’ils doivent faire pour aller de l’avant et s’aimer tels qu’ils sont car ils sont riches d’une culture plus ouverte au monde, car ils sont les citoyens de demain et parce que je crois en eux.

Baby Alexander·Baby Tobias·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Ma sclérose en plaques et moi

Harry Potter, des pivoines et un colibri

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Lundi, je me suis fait tatouer. C’était le 17 septembre. Mon chiffre fétiche, c’est le 17, depuis toujours (je suis née un 17, j’ai connu mon mari un 17, Tobias est né le 2 avril 2017 à 1h17 pour vous donner quelques exemples). C’était mes premiers tatouages.

En avril dernier, j’ai laissé un message sur la page facebook des Français de ma ville pour savoir si quelqu’un connaissait un bon tatoueur dans ma région. J’ai eu seulement une réponse mais c’était tout ce dont j’avais besoin. On me conseillait d’aller voir Jesica Perez, une Argentine qui porte le surnom de Necro Noir sur instagram et qui faisait un travail d’une finesse absolue. Son trait si fin et la poésie qui se dégageait de ses précédents tatouages était exactement ce que cherchais. En plus, elle parlait espagnol, j’allais donc pouvoir expliquer dans les moindres détails ce que je voulais vu que c’est une langue que je parle au quotidien, encore plus que l’allemand. J’avais cinq mois pour regrouper et organiser les idées que j’avais en tête depuis des mois, voire des années.

Depuis mon adolescence, j’ai toujours pensé qu’un jour je me ferais tatouer sans jamais sauter le pas. Plus jeune, j’aurais pu me faire tatouer sur un coup de tête, comme la fois où je me suis fait percer le cartilage d’une oreille dans une bijouterie avec un pistolet (les erreurs de jeunesse, tout ça…). Et puis cette idée m’a quitté quand j’ai connu the Husband… avant de revenir de façon très forte l’année dernière sans crier gare. J’étais une femme, une épouse et une mère accomplie, une rose pleine d’épines mais belle à sa manière s’était implantée au creux de mois depuis un peu plus de trois ans (je parle de ma sclérose en plaques au cas où vous ne l’auriez pas compris) et cette envie de tatouage est devenue viscérale, pendant des semaines, je ne pensais qu’à ça.

J’en ai discuté avec the Husband pour savoir ce qu’il en pensait. Il  n’était pas très fan de l’idée mais comme il voyait que je ne lâchait pas l’affaire, il s’est rendu compte que j’en avais « besoin » (entre guillemets le mot besoin, il ne faut pas abuser non plus) et il m’a ensuite soutenu dans ce projet. Le jour du rendez-vous venu, il a même pris sa journée (grâce à des heures supplémentaires qu’il avait fait les semaines auparavant) afin de rester avec les enfants à la maison le temps de mon rendez-vous.

J’ai énormément échangé sur instagram avec Jesica durant les cinq mois avant mon rendez-vous pour savoir si mes idées étaient réalisables ou non. Elle s’est toujours montrée très ouverte d’esprit et de bon conseil. Le jour venu, je suis arrivée avec mes petits montages photoshop et des dessins qui m’avaient inspirée. Elle a pris en photo ces illustrations que j’avais avec moi et elle les a envoyées sur son ipad pour les travailler afin de me proposer quelque chose qui pourrait me plaire. Sa dextérité était incroyable, j’ai été éblouie. En moins de dix minutes, elle avait su capter parfaitement ce que je voulais pour mon premier tatouage, le plus grand des deux.

Ce premier tatouage, c’est un colibri et trois pivoines. Pourquoi ces deux éléments? Pour les pivoines, vous devez vous en douter, j’ai trois enfants, trois pivoines. Ces fleurs aux milles pétales sont superbes et elles sont un symbole de richesse. Quand je regarde mes enfants, je me dis que je suis riche d’un amour ineffable que je n’échangerais contre rien au monde. Et le colibri? Tout d’abord, c’était une façon pour moi de m’ancrer au Chili, mon pays d’adoption car on retrouve cet animal dans le Sud du pays et the Husband vient justement de Puerto Varas, ville qui se trouve bien au Sud de ce pays d’Amérique Latine. Et puis le colibri, c’est aussi le symbole de la résurrection. Cet oiseau semble mourir lors des nuits froides mais revient toujours à la vie au lever du jour. C’est un sentiment que j’ai ressenti lorsque l’on m’a annoncé ma maladie il y a trois ans. J’ai pensé mourir avant de me relever plus forte que jamais. Et puis, le colibri peut voler en arrière. Cette particularité évoque la faculté de regarder vers le passé, tout en continuant avec sa vie. Il symbolise la faculté du coeur à s’ouvrir à nouveau et à se soigner malgré les blessures, tout en continuant à aller de l’avant. Un autre symbole du colibri est celui de la joie de vivre et du bonheur. Il rappelle qu’il faut profiter des plaisirs de la vie et s’amuser, comme le colibri le fait en recherchant constamment à boire les nectars les plus délicieux des fleurs. Étant d’incroyables oiseaux migrateurs, ils peuvent parcourir des milliers de kilomètres. Le colibri symbolise également la persévérance et la ténacité dans la poursuite de ses rêves. Le colibri, c’est vraiment moi. Tout ce qu’il représente, c’est moi et the Husband aussi. Ce tatouage, c’est moi, c’est eux, c’est nous, c’est ma famille.

Et puis le deuxième tatouage, pour les potterheads qui passeraient par là, vous avez sans doute reconnu le symbole des reliques de la mort. Pour ceux qui ne sont pas à la page avec Harry Potter, les reliques de la mort, ce sont trois éléments qui apparaissent dans le septième roman de la saga du sorcier à lunettes : la baguette de sureau, plus puissante baguette magique jamais fabriquée, La pierre de résurrection, pouvant ramener les morts à la vie et la cape d’invisibilité, dissimulant son porteur aux yeux de quiconque. Normalement, le cercle est centré au milieu du triangle et le trait traverse de haut en bas le triangle sans en sortir. J’ai choisi de le faire un peu différemment, comme une esquisse à la va-vite sur sur un bout de papier. C’est pour cela que le cercle sort du triangle et les deux côtés du triangle descendent un peu plus bas que la base, de façon à former un a majuscule de manière très discrète. Ce tatouage est à première vue un hommage à Harry Potter et à son monde magique mais il a aussi un message caché. Les trois éléments représentent mes enfants et le a que l’on devine à peine est l’initiale de notre nom de famille.

Quand je suis passée sous l’aiguille, est-ce que j’ai eu mal? Eh bien non, presque pas. C’était la même sensation qu’une griffe de chat. Cela vient sans doute du fait que je n’ai pas fait remplir beaucoup de surface et mes deux tatouages ont des lignes très fines. Et puis nous n’arrêtions pas de discuter de tout et de rien avec Jesica : nos vies d’expats, l’éducation de nos enfants, la vie en Allemagne ou bien encore l’amitié en Allemagne pour ne citer que ces thèmes. Je n’ai pas vu le temps passer. Je me suis tout de même surprise à lui dire : « je suis juste en train de me rendre compte que tu es en train de marquer ma peau pour la vie ». C’était un peu comme une révélation alors que bon, c’est logique non? Au début, j’étais venue avec l’idée de combiner les deux motifs dans un seul tatouage et au final, nous les avons mis à deux endroits différents pour une meilleure esthétique. Comme quoi, je ne fais pas les choses à moitié : je voulais un tatouage et au final, j’en ai fait deux! Je ne regrette pas du tout ma décision et j’adore mes tatouages autant que ma tatoueuse. Elle a rendu ce moment très spécial, je ne l’oublierais jamais, parce que je l’ai un peu dans la peau, elle aussi!

Comme les personnes qui se sont déjà faites tatouer, j’ai déjà de nouvelles idées en tête et je crois que je vais rapidement prendre un nouveau rendez-vous. Et vous alors, racontez-moi tout, êtes-vous tatoués? Si oui, que symbolise vos tatouages? Et pour les non-tatoués, avez-vous envie de passer sous l’aiguille? Je vous souhaite un excellent week-end!

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Maman, mais pas que

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Il y a un mois, je me suis séparée pour la première fois de mes enfants pendant un jour et une nuit. Pendant à peu près vingt-quatre heure, j’ai laissé ma tribu à the Husband et j’ai vécu à 100% cette phrase que j’ai lu plus d’une centaine de fois sur les réseaux sociaux ou dans des magazines, « maman, mais pas que », sans jamais vraiment savoir ce que c’était.

Depuis 2012, j’ai enchaîné les grossesses, les accouchements et les allaitements. En six ans, trois enfants, c’est un bon rythme non? J’ai toujours été une maman poule pour me transformer en maman louve et j’essaie d’ajouter la casquette de maman cool mais elle n’est pas là très souvent puisque je n’arrête jamais. Je ne travaille pas (pour le moment) parce que nous avons décidé, the Husband et moi d’un commun accord, que j’allais m’occuper des enfants pendant que lui allait travailler. Cela ne me dérange pas du tout parce que cela me permet de ne rien louper de leurs vies qui commencent à peine. Et puis j’aurais tout le temps de travailler plus tard, quand ils iront à l’école à plein temps. Je suis donc là pour eux, jour et nuit, pour les emmener au jardin d’enfants, pour les border, leur préparer de bons petits plats, repasser leurs vêtements ou préparer leurs tenues pour le lendemain. Etant expats tous les deux avec mon mari (il vient du Chili, je viens de France et nous vivons en Allemagne pour celles et ceux qui arrivent seulement maintenant ici), nous n’avons aucune famille dans les environs pour nous aider avec les enfants. Notre famille, c’est notre bulle, jamais les uns sans les autres.

Et puis en début d’année, en surfant sur les réseaux sociaux, je suis tombée sur l’information qui a tout déclenché. le chanteur Ed Sheeran allait faire une tournée européenne et il allait passer par plusieurs villes allemandes. Comment? Mais il fallait absolument que j’y aille! Je chante à tue-tête toutes ses chansons qui passent à la radio et j’étais déjà une fan inconditionnelle de l’artiste après l’avoir découvert avec « lego house », une chanson de son premier album. Il avait invité Rupert Grint (Ron Weasley) dans son clip et en tant que potterhead, je me devais de le regarder. J’ai alors découvert un univers qui me plaisait beaucoup et depuis ce jour, il y a toujours une chanson d’Ed Sheeran dans mes playlists. Apparemment, j’avais loupé l’information de la tournée à sa sortie parce que toutes les dates étaient déjà sold out (ou presque et ce n’était pas la porte à côté). Mais je suis capricorne et tenace alors j’ai écumé internet pour trouver tous les sites de revente de tickets de concert pour finalement trouver mon bonheur sur ebay (enfin the Husband l’a trouvé pour me faire la surprise pour mon anniversaire, just in time!). En plus d’être un ticket pour le concert, ce qu’il m’offrait, c’était un moment rien qu’à moi, sans enfants (mais sans lui aussi, vu qu’il devait les garder).

Les mois passant, nous nous sommes organisés pour préparer cette date au mieux (et nos deux jours en famille à Amsterdam ensuite). C’était sans compter sur les aléas de la vie. Lorsque je suis entrée en contact avec la personne qui nous avait vendu le ticket pour pouvoir changer le nom sur mon ticket (vu qu’ils avaient tous été vendus de manière nominative), je me suis rendue compte que le concert avait été délocalisé. Euh, oui, mais bien sûr… Encore heureux, je n’avais pas encore réservé ma chambre d’hôtel! Quelques jours plus tard, j’ai su que le concert pouvait être de nouveau délocalisé (sans blague). Non mais quelle idée aussi de vouloir raser des arbres pour installer une scène et des gradins! Oh et puis si on essayait plutôt d’installer tout ça sur un endroit qui est suspecté d’avoir des bombes de le seconde guerre mondiale en dessous? Jusqu’au dernier moment, j’ai cru que le concert allait être annulé. Au final, il a été divisé en deux dates (c’est Ed qui devait être content de faire un concert en plus tiens!) et le ticket que j’avais reçu n’était plus valide. Les organisateurs avaient décidé d’imprimer de nouveau plus de 50.000 billets et de les renvoyer (bonjour les frais!). J’ai eu de la chance de tomber sur Dana, une personne honnête et adorable qui m’a réexpédié le nouveau ticket sans souci (et ouf, j’ai eu un ticket pour le même jour et non le lendemain. Si cela n’avait pas été le cas, cela aurait compromis notre voyage à Amsterdam). Je n’avais pas encore pris le train que toute cette histoire avait déjà été un grand huit émotionnel.

Le dimanche matin, j’étais prête, ma valise était bouclée, j’avais fait les dernières recommandations à the Husband pour qu’il puisse « survivre » à sa première fois en tant que papa solo et je me suis dirigée vers la gare. J’avais préparé une playlist sans aucune comptine, si je le voulais, je pouvais regarder le film « New York melody » sans être interrompue et j’allais pouvoir terminer ce livre que j’avais commencé des semaines auparavant.

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Les habitudes ont la vie dure car bien qu’en étant toute seule, il m’est arrivé plus d’une fois dans la journée de tendre mon bras vers l’arrière, attendant qu’une petite main vienne se lover dans la mienne. La seule chose qui a trouvé ma main ce jour-là, c’est la poignée de ma valise. Et on en parle de ce petit coup de stress quand je cherchais mes enfants dans la foule avant de me souvenir qu’ils étaient à la maison avec leur père? J’avais l’impression d’être « nue » plus d’une fois, il me manquait quelque chose, je n’étais plus habituée à être seule autant de temps et loin de chez moi. Et puis au fil de la journée, je me suis détendue, j’ai pensé à moi (pas assez parce que je n’avais pas prévu assez de choses à manger dans mon sac alors que quand nous sortons avec les enfants, on ne finit jamais tout!), j’ai écouté des chansons oubliée dans mon ipod et j’ai lu. Qu’est-ce qu’on peut faire plein de choses quand nos enfants ne sont pas avec nous!

Mon premier train a eu du retard, je n’ai pas réussi à avoir ma correspondance ce qui m’a fait presque perdre une heure sur le planning de ma journée. Mais ce n’est pas possible, la poisse s’acharnait sur moi ou quoi? J’étais sur le point de perdre patience quand je me suis souvenue que c’était ma journée « spéciale », rien qu’à moi et ce n’était pas si grave si j’arrivais en retard au concert (je savais qu’il y avait deux premières parties de toute façon). Plus j’allais m’énerver et plus j’allais gâcher ma journée (comme quoi, apprendre à lâcher prise grâce à ses enfants, ça a du bon, même quand on est sans eux) alors je n’allais pas la gâcher pour quelque chose que je ne pouvais pas changer, même si je le voulais. Ma bonne humeur a payé puisque tout s’est bien terminé, sans aucun stress et avec le sourire. Chaque fois que je croisais le regard de quelqu’un, je recevais un sourire en retour, c’était très agréable (et même que dans le train, ma voisine m’a proposé plusieurs fois des bonbons huhu!). J’ai dû demander plusieurs fois de l’aide pour trouver mon chemin entre les travaux à la gare de correspondance ou bien les trams bondés qui avaient des horaires aléatoires à cause d’un trop plein de monde. Un sourire et tout était plus facile.

Je suis arrivée avec une bonne demie-heure d’avance au stade. J’ai été plus qu’étonnée de la facilité que j’ai eu pour rentrer… j’ai scanné moi-même mon entrée et je suis rentrée comme ça, sans révision de sac, rien! Je me serais crue à la bibliothèque (et si j’avais su ça plus tôt, j’aurais pris avec moi une bouteille d’eau d’un litre et demi!). Plutôt que d’aller faire la queue pour m’acheter quelque chose à manger, je suis allée au stand de merchandising pour me faire plaisir en m’offrant un tee-shirt et un bracelet (coucou, j’ai quinze ans!). J’ai trouvé ma place facilement, j’allais pouvoir profiter du concert car bien qu’étant dans les gradins, j’étais assez près de la scène. J’ai enfin pu souffler et appeler the Husband pour savoir comment ils allaient tous : Tobias n’avait pas voulu manger si son père lui proposait quoi que ce soit mais il ouvrait grand la bouche dès qu’Alexander s’approchait de lui avec une cuillère, Valentina avait passé la journée collée à son père, Alexander était un grand frère modèle qui disait « je fais ça comme ça, comme maman le fait d’habitude », « non papa, c’est comme ci et pas comme ça »… Et le  coucher s’était passé sans encombre. J’étais ravie d’entendre de telles nouvelles!

Anne Marie, qui faisait la première partie du concert, est une artiste incroyable. Elle m’a énormément surprise car elle avait une pêche d’enfer, elle chantait vraiment très bien et son rire était si communicatif (regardez cette vidéo, vous comprendrez!) qu’il m’était impossible de ne pas rire aux éclats avec elle! Et puis Ed Seeran est arrivé sur scène. Il a enchaîné les titres seul sur scène, accompagné de ses guitares et d’une pédale (un looper si je ne trompe pas). J’avais du mal à croire que le moment que j’attendais depuis des mois était enfin arrivé. Il n’a pas hésité à parler avec son public et à faire de nombreuses blagues pour notre plus grand plaisir. Quand il a chanté « perfect », j’entendais dans ma tête les voix de Valentina et Alexander faisant les choeurs en yaourt derrière car ils aiment cette chanson autant que moi. J’ai toujours aimé la chanson « photograph » mais en live, c’était quelque chose d’indescriptible. J’ai eu une boule au ventre et les larmes ont coulé, sans s’arrêter, pendant toute la chanson. C’est devenu ma chanson préférée du monde entier, rien que ça! Le concert s’est terminé et je suis rentrée bien tranquillement à mon hôtel. Je suis passée rapidement m’acheter de quoi me rassasier avant (oh le mega gros kebab avec des frites à presque minuit!). J’avais l’impression d’être une adolescente dans sa chambre d’étudiante! J’ai eu du mal à trouver le sommeil alors j’ai terminé mon livre avant de me coucher tout en pensant aux retrouvailles avec mes bébés (et the Husband, ne l’oublions pas!) le lendemain.

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A mon réveil le lendemain, j’ai pu prendre un petit-déjeuner assise et surtout, j’ai bu un café brûlant, ce qui ne m’était pas arrivé depuis des semaines. En attendant que ma famille vienne me chercher à l’hôtel, j’ai pris tout le temps que je voulais pour me maquiller pour ne pas avoir mon trait de liner de travers ou bien mon rouge à lèvres qui bave parce que je l’ai mis trop vite.

Avant cette séparation, je ne m’étais pas rendue compte de toutes ces choses que je faisais pour moi à la va-vite, un oeil fixé sur la montre pour être disponible au plus vite pour mes enfants et leurs besoins. Bien qu’Alexander, Valentina et Tobias m’aient énormément manqué, j’étais heureuse d’avoir pu profiter de cette journée loin d’eux et avoir été égoïste pour recharger mes batteries afin de m’occuper encore mieux d’eux par la suite. Etre une maman louve qui pense à elle de temps à autre, je crois que c’est la meilleure équation qui existe pour rendre toute sa famille heureuse. Ce fut une bien belle journée et je remercie le ciel de m’avoir donné la possibilité d’en avoir profité bien plus que je ne l’aurais imaginé.

 

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Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #21

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Depuis quelque semaines déjà, j’ai peu de temps pour venir écrire ici sur le blog. Que voulez-vous, le tourbillon de la vie reprend ses droits et je passe de moins en moins de temps devant un ordinateur. Alors pour me faire pardonner, hop, une nouvelle fournée de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure en attendant de nouveaux articles!

♣ Acheter un trampoline pour les enfants et en profiter autant qu’eux (la première fois, bon sang que ça tirait dans les mollets!).

♣ Retrouver ma copine Marion pour aller au restaurant. Nous avons pu bien discuter comme toujours et j’ai enfin pu goûter un bo bun (bon sang, qu’est-ce que c’est bon, copieux certes mais excellent!).

♣ J’ai profité de notre rendez-vous pour aller en ville avant et faire un peu les magasins. Je ne rappelais même plus la dernière fois que j’étais sortie toute seule sans enfant. J’avais 45 minutes devant moi mais j’ai réussi à trouver deux pantalons, passer chez Pandora pour choisir un cadeau grâce aux points accumulés sur ma carte de fidélité, voir les nouveautés alverde et alnatura chez dm et me ressourcer en idées déco chez dépôt. J’ai même marché deux kilomètres pour arriver à l’heure au restaurant et j’étais en avance… alors je suis rentrée dans un magasin juste à coté et j’ai craqué sur un sac Mat and Natt (j’ai dépensé bien trop de sous mais bon, il fallait bien marquer le coup non? Hashtag excuse pourrie!).

♣ Trouver enfin le temps pour prendre conseil auprès d’une vendeuse en lingerie pour m’acheter de nouveaux soutiens-gorge après trois grossesses et trois allaitements (j’ai bien trop craqué, j’en ai pris huit! Mais bon, j’en avais vraiment besoin, il y avait des soldes et je n’arrivais pas à choisir… Et c’était le retour de l’excuse pourrie!).

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♣ La série « la casa de papel ». Je ne crois pas devoir vous expliquer pourquoi non? Cette série est juste parfaite et elle m’a réconcilié avec l’espagnol d’Espagne, moi qui suis plus habituée à l’espagnol latino (l’ost de la série est tellement bien elle aussi. « Bella cio, bella ciao ciao ciao! » ♥).

♣ Ca y est, je vais me faire tatouer! Depuis le temps que j’y pensais sans pouvoir le faire (à cause de mes grossesses et de mes allaitements), le rendez-vous est pris. On m’a conseillé un salon et coup de chance, ma tatoueuse vient d’Argentine donc je pourrais lui expliquer avec facilité ce que je veux. Nous avons bien sympathisé en plus. J’ai tellement hâte! Ce sera après l’été, le 17 septembre (je suis née un 17, j’ai connu the Husband un 17 et il m’arrive toujours des choses importantes un 17. Ce n’est pas moi qui ai proposé cette date mais ma tatoueuse. Coïncidence? Je ne crois pas).

♣ Chatter avec une de mes tantes via whatsapp et recevoir une photo d’elle en train de faire un carrot cake avec ma recette. C’est bête mais ça m’a émue et m’a rendue fière à la fois (quoi je suis sentimentale?).

♣ Samedi dernier, c’était l’eurovision et je ne sais pas vous, mais moi, plus je vieillis et plus j’aime suivre ce programme tout en lisant les commentaires sur twitter parce qu’ils sont hilarants (et c’est Netta qui vient d’Israël qui a gagné. Je suis contente, elle faisait partie de mon top 3)!

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♣ Ma medinilla magnifica flamenco m’a offert énormément de fleurs, plus belles les unes que les autres. Cette plante est magnifique et elle a le don de m’émerveiller par la poésie qu’elle m’inspire (la dernière s’est ouverte le weekend dernier. J’espère pouvoir en avoir autant l’année prochaine!).

♣ L’odeur du linge propre qui a séché au soleil (ça parfume la maison au passage, si ce n’est pas merveilleux!).

♣ Les promenades du dimanche en famille près de chez nous, au milieu des champs et des fleurs (on ne croise presque jamais personne, c’est fou! Nous avons alors l’impression d’être seuls au monde).

♣ Tobias est enfin passé dans sa chambre pour dormir la nuit. Cela fait tellement bizarre de ne plus entendre sa respiration quand je me réveille que j’ai le rythme cardiaque qui s’accélère juste avant de me rappeler qu’il ne dort plus dans la même pièce que nous (maintenant j’ai hâte d’aménager comme il se doit la chambre de notre bébé sourire!).

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♣ The Husband m’a pris en photo il y a quelques semaines et je ne sais pas, je trouve qu’il y a quelque chose qui se dégage d’elle. Il a su capter ce que je suis devenue ces dernières années : une femme et une maman attentionnée qui prend soin de sa famille, qui aime cuisiner, qui fait attention à elle et qui est douce avec ceux qu’elle aime (oui, rien que ça mais pour une fois que j’aime une photo de moi).

♣ Avoir trouvé un maillot de bain après tous les changements qu’a connu mon corps. Je ne pensais pas que ce serait possible un jour d’être fière de mon corps malgré la peau d’orange, la cellulite et la peau du ventre qui pendouille après trois grossesses. J’ai tellement hâte de pouvoir m’en servir pour aller à la piscine avec les enfants (ou bien pour bronzer dans mon jardin).

♣ Nous avons un nouveau banc sur la terrasse. C’est the Husband qui l’a fait à partir d’une palette de manutention qu’il s’apprêtait à casser et envoyer aux encombrants. J’avoue que l’idée vient de moi mais toute la construction, c’est lui! Il a occupé presque toutes les chutes de bois que nous avions dans le garage (maintenant, nous sommes à la recherche des parfaits coussins qui iront dessus!).

♣ Apprendre que des amies sont enceintes, me réjouir pour elles et être contente de me dire que c’est fini pour moi (parce que bon, j’en ai un peu marre des couches depuis plus de cinq ans là! Et puis avec le réchauffement climatique, c’est tellement difficile d’être enceinte…).

Et vous alors, quels sont vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure? Bonne semaine à vous!

Baby Tobias·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy·Ma sclérose en plaques et moi·Positive attitude

Le petit dernier

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La semaine dernière, mon bébé qui grandit bien trop vite a eu un an. Un an bordel! Mais comment est-ce possible que cette année soit passée si vite? J’ai cligné à peine une fois des yeux que 365 jours sont passés. La vitesse de la lumière, c’est du pipi de chat à côté.

Tobias vient de l’hébreu « Tobiah », cela veut dire « Dieu est bon » et c’est vrai que sur ce coup-là, il a vraiment assuré Dieu. Ce petit garçon qui est venu s’implanter au creux de moi par surprise (je vous annonçais la nouvelle ici) a été la petite merveille qui manquait à ma vie pour la voir sous un autre angle et profiter de chaque jour à 100%. Oui je sais, j’ai eu deux autres enfants avant lui, ils m’ont apporté et m’apportent énormément chaque jour depuis leurs naissances mais Tobias a ce petit quelque chose de spécial qui a fait tomber les oeillères que je portais depuis déjà trop longtemps.

Avec the Husband, nous avons toujours voulu avoir trois enfants, enfin au début tout du moins. Quand on m’a annoncé que j’avais une sclérose en plaques, j’ai revu ce nombre à la baisse à cause de l’angoisse que cette maladie a installé en moi les mois qui ont suivi le diagnostic. Je stressais pour tout et pour rien, j’avais souvent des idées noires et j’avais du mal à les faire disparaître. Je pensais que j’allais faire des poussées tous les mois (voire toutes les semaines) et que mes enfants allaient grandir avec une mère en chaise roulante. Et puis Tobias est arrivé, malgré la SEP, malgré le traitement, malgré un stérilet, malgré la peur. Ce petit garçon est une boule de bonheur et de bonne humeur. Il n’arrête pas de sourire et de rire aux éclats à longueur de journée (il m’a offert son premier sourire à cinq jours, non mais allô quoi, cinq jours!). Comment voulez-vous que des idées noires grandissent dans ma tête avec ça hein? Il n’a pas altéré la relation qu’avaient créé son frère et sa soeur, il les a unis encore plus et maintenant, ils sont tous les trois inséparables. Le matin, si Alexander se réveille avant nous, il viendra voir Tobias dans son lit en premier. Son petit frère se réveillera alors pour lui tendre la main et recevoir un baiser à travers les barreaux de son lit. Valentina s’amuse depuis quelques jours à faire semblant de lui donner à manger et Tobias en redemande. Quand ils sont tous les trois, les deux plus grands essaient au maximum de l’inclure dans leurs jeux : soit Tobias participe soit il profite du spectacle que lui offrent Alexander et Valentina.

Si Tobias n’était pas venu nous surprendre avec son envie de vivre si forte, si puissante, ma vie aurait été totalement différente. Je pense sincèrement que nous n’aurions pas eu d’autres enfants, je n’aurais jamais réussi à aller autant de l’avant comme je le fais aujourd’hui et je ne m’investirais pas autant dans la quête de la pensée positive pour voir la vie du bon côté.

Le 2 avril, ce bébé a soufflé sa première bougie. Cela me fait tout drôle de penser que c’est la dernière fois que nous fêterons les un an d’un de nos enfants. C’est aussi la dernière fois que je noterais dans un livre la date du jour de la sortie de la première dent, que je mettrais dans une petite enveloppe la première mèche de cheveux coupée, que je collerais les photos des premières vacances ou du premier bain. Il y a un an, je vivais la dernière rencontre avec un de mes bébés après neuf mois d’attente.

Je ne suis que nostalgie depuis le début du mois. Ce bébé, ce petit Tobias, ce sera notre dernier bébé, notre dernier enfant, le petit dernier.

Si nous nous écoutions the Husband et moi, si nous étions fous, nous aurions cinq enfants, oui, rien que ça! Mais il faut se rendre à l’évidence, en tant qu’expatriés, les grands-parents des enfants vivent loin, voire très loin ce qui veut dire que nous n’avons pas d’aide « facile » avec les enfants. Nous avons souvent du mal à nous trouver un petit moment juste tous les deux avec the Husband car nous nous occupons à plein temps de notre progéniture. J’avais fait une demande auprès de ma ville pour avoir de l’aide suite à ma condition de « personne malade » mais la personne qui est venue à la maison a décidé qu’aucune aide ne pourrait m’être accordée parce que ma maison était trop bien tenue et je n’avais pas l’air malade. Alors comme ça pour avoir de l’aide (même un peu), il faut vivre dans le bordel, la crasse et jouer la comédie? Je trouve ça inadmissible mais là n’est pas le sujet.

C’est pour toutes ces raisons que je profite de Tobias encore plus, parce que je sais qu’il ne restera pas éternellement un bébé et les prochains que j’aurais dans les bras avec ce pincement au coeur, ce seront sûrement mes petits-enfants. Allez, thumbs up, la vie est belle ♥ Sur ce, je vous souhaite un excellent vendredi et moi, je file sentir un petit cou chaud qui sent le biscuit!

Baby Tobias·La vida de Lindanita

Et ce fut un accouchement merveilleux

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Bonjour à vous! Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas écrit d’article que j’ai presque perdu toutes les habitudes que j’avais, c’est fou tout de même… En même temps, j’ai été tellement occupée depuis la naissance de notre dernier petit garçon (et en plus, mon laptop a décidé de me lâcher en chemin, le fourbe) que vous ne pouvez pas m’en vouloir n’est-ce pas? Et quoi de mieux que le récit de la naissance de notre fils pour revenir hein (hein hein)?

Bébé surprise devait pointer son petit nez le 23 mars mais le jour fatidique arrivant, rien n’annonçait sa venue. Il a donc fallu que je prenne mon mal en patience, comme pour Valentina sa grande soeur avec un accouchement qu’on avait dû déclencher. Ici en Allemagne (je ne sais pas comment cela se passe en France) mais si l’on dépasse la date du terme, il faut aller faire un contrôle tous les deux jours (ce n’est pas du tout invasif n’est-ce pas?) : monitoring d’une demie-heure (ou une heure s’il est mal fait, si bébé bouge trop…) et échographie. Au bout d’une troisième grossesse, je peux vous dire que l’on est rodé niveau contrôle! Nous voilà fin mars, toujours rien… Bon, bébé surprise sera un bébé d’avril, un bébé du printemps, un petit oisillon dans son nid. Ca, je ne m’y étais pas vraiment préparée, je ne connaissais que les bébés d’hiver moi!

Durant ces deux semaines d’attente, j’ai continué de vivre normalement, notre famille vivait comme à son habitude. J’étais tout de même fatiguée vu que je dormais très mal (les siestes n’étaient pas d’actualité avec déjà deux enfants à la maison). J’ai tout essayé pour le faire arriver plus vite : manger épicé, marcher le plus possible (il m’arrivait même parfois de courir derrière les enfants ou de jouer au foot avec eux), du thé qui devait supposément déclencher des contractions, la méthode italienne (cherchez sur google si vous ne comprenez pas), de l’acupuncture (au moins ça a eu le mérite de me faire dormir durant la séance, c’est déjà ça!), des bains chauds (je n’ai pas pu rester dedans longtemps, je m’ennuie rapidement et je me sens inutile). Rien de rien! Tout de même, dès que the Husband partait de la maison, je m’assurais qu’il avait son portable avec lui, de la batterie et la sonnerie au maximum.

Le deux avril à neuf heures, si bébé n’était toujours pas arrivé, j’allais être déclenchée. Cette fois-ci, ça ne sera pas du gel mais un médicament. Ok, comme vous voulez mais j’espère que le travail sera rapide. « Oh beh, en un ou deux jours ça devrait aller ma petite dame! ». Keuwaaa? Vous croyez vraiment que j’ai envie d’être en travail autant de temps?

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Ce qui me tracassait énormément avec cet accouchement, ce n’était pas la douleur en elle-même, je la connaissais (chaque accouchement est différent je sais, je sais!), mais c’était surtout, où allaient être mes enfants pendant que j’accouchais, qui allait les garder? Je pensais que bébé surprise pouvait arriver à tout moment mais n’ayant pas de famille dans les environs, c’était difficile d’avoir les idées claires et de ne pas me faire de souci. Parce qu’évidemment, j’avais besoin de the Husband à côté de moi durant l’accouchement, c’était quelque chose d’essentiel. Mais si les enfants devaient rester avec lui en cas de force majeure et que je devais accoucher seule, so will be it. Nous avions bien la troisième grand-mère des enfants mais elle était partie en vacances en Californie, le couple d’amis qui s’était proposé devait aller passer le week-end de mon accouchement (à j+10) chez de la famille et ça me gênait, je l’avoue, de devoir leur imposer en plus Alexander et Valentina. J’avais tout de même préparé un sac de voyage pour eux avec des vêtements de rechange, des pyjamas, des couches, des jouets, des tototes, des bavoirs et des petites choses en plus. J’avais même défait le sac la veille pour vérifier que j’avais bien tout mis et j’en avais profité pour faire des mini vidéos à envoyer sur whatsapp pour expliquer tout ce que j’avais préparé pour eux afin de passer une nuit sereine avant d’accoucher. La chambre d’amis, elle aussi, était prête depuis des lustres si bébé surprise devait arriver dans la nuit pour que la personne qui viendrait garder Alexander et Valentina soit à l’aise et ne doive pas dormir sur le canapé.

Le premier avril, the Husband est parti avec Alexander acheter des sacs de terre pour notre jardin et à son  habitude, il est revenu avec plus de choses. Cette fois-ci, c’était des petits sapins à planter à la limite de notre terrain : « non mais tu comprends, ils étaient en promo. En plus ils sont super beaux et si je ne les avais pas pris, je suis sûr qu’il n’y en aurait plus la prochaine fois que j’irais là-bas! ». Et naturellement il n’a pas pu attendre pour les planter ce foufou. Voilà qu’à 18h15 il était en train de faire des trous dans le jardin pour planter pas un, pas deux, pas cinq mais dix sapins! J’ai tout de même un peu halluciné surtout que nous devions donner le bain aux enfants avant de les coucher et ils devaient encore manger. Sa réponse comme toujours : « ne t’inquiète pas, j’en ai pour une demie-heure grand max! ». « Mais oui bien sûr chéri, moi je dis plutôt une heure et demie voire deux heures mais fais-toi plaisir ». Et comme il ne sait vraiment pas juger le temps dont il a besoin pour faire les travaux à la maison ou bien jardiner (moi si…), j’ai pris de l’avance et j’ai baigné les enfants toute seule, avec mon gros ventre de j+9, je les ai porté enveloppés dans leurs serviettes de bain pour les sécher et les habiller sur notre lit (pour info, Alexander pèse 22 kilos et Valentina 15 kilos) et je me sentais plus que bien (enfin un peu à bout de souffle quand même). The Husband est rentré à la maison alors que les enfants étaient à table en train de terminer leur dîner, il était 20h10 (ce n’est pas comme si je l’avais prévenu hein!) et il est allé les coucher seul le temps que je me repose un peu sur le canapé.

Une fois les enfants couchés, the Husband m’a proposé d’aller me doucher au cas ou le temps serait contre nous demain (on devait aller à l’autre bout de la ville à 9h avec deux enfants tout de même!). Je ne me suis pas faite prier et j’ai pris mon temps pour rester un moment sous l’eau brûlante. Ensuite, nous avons nous aussi dîné, un plateau repas devant un épisode de la série « misfits » sur netflix (nous l’avions déjà vu dans son intégralité mais quand on aime une série, on n’hésite pas à la regarder à nouveau!). J’avais très faim et je me suis laissée dorloter par un mari aux petits soins. Il m’a lui-même préparé ce que je voulais manger et me l’a apporté sur le canapé. Je commençais à avoir mal dans le bas du dos mais c’était fréquent lors de cette grossesse. Après un massage avec une balle exprès, tout allait mieux… normalement.

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La douleur a commencé à être plus lancinante que d’habitude mais je me disais que j’étais à j+9, j’avais pas mal forcé dans la soirée et de toute façon, on me déclenchait le lendemain, donc c’était normal. La douleur est devenue encore plus aiguë me coupant l’appétit, alors que j’avais faim comme je vous l’ai écrit un peu plus haut. La balle de massage n’avait aucun effet, j’ai essayé de m’allonger, cela n’a rien changé. Tiens, une envie de faire pipi donc direction les toilettes (wow, je suis trop une fofolle moi!). La douleur part un peu pour revenir et je n’arrive plus à me relever… Tiens, tiens, tiens, coucou le flashback! Pour mon premier accouchement, j’avais eu les mêmes symptômes. Je dis à the Husband d’aller voir les enfants dans leurs chambres pour être sûrs qu’ils dorment profondément et ensuite, il pourra appeler notre couple d’amis, je crois que bébé a décidé d’arriver finalement de lui-même, le premier avril en plus (mouhahaha, c’est un petit plaisantin cet enfant!).

Les enfants sont au pays des rêves, nos amis sont au courant et monsieur est déjà sur le chemin de la maison le temps que the Husband charge la voiture. De mon côté, je me retiens de hurler pour ne pas réveiller les enfants mais je grogne de magnifiques put**ns et je serre les dents. Notre ami arrive, the Husband lui indique la chambre d’invités (enfin c’est flou, moi j’avais un peu mal à ce moment-là!), la cuisine, il la connaissait déjà et le sac pour les enfants était dans l’entrée à côté des petites chaussures et des vestes s’il devait partir dans sa famille avec eux.

Nous sommes dans la voiture direction la clinique. Au pire, si c’est un faux travail, je me dis et me répète que je dois être déclenchée dans quelques heures donc je serais déjà sur place. Mais pourquoi y a-t’il autant de feux rouges sur le chemin qu’a choisi le gps crotte de flutain de merde de p*te! Oui, la douleur était bien présente maintenant, pas de doute, elle part et revient, toujours dans le dos. J’ai l’impression de revenir un peu plus de quatre ans en arrière, quand j’étais sur le point d’accoucher d’Alexander. Je me mets à compter les minutes  entre deux contractions (ça doit être des contractions, ce n’est pas possible autrement) et j’en suis à sept minutes. Ah oui, quand même! Nous arrivons à la clinique aux alentours de 23h30. The Husband se stationne sur une place handicapée devant la clinique pour que je n’ai pas trop à marcher. Nous nous présentons à la maternité en disant tout simplement : « bonjour, je crois que je viens accoucher » (euuuh, lolilol!). Une des sages-femmes de garde se présente, me prend sous son aile et m’installe dans une salle d’accouchement. Elle va alors contrôler si le travail a bien commencé. « Ah mais oui madame, vous êtes déjà à 4 centimètres, vous avez bien fait de venir! Et aux vues de la force des contractions, vous n’en avez pas pour longtemps ».

Mince alors, on y est. Bébé surprise a décidé de venir de lui-même m’évitant ainsi un deuxième déclenchement. Une demie-heure plus tard, je suis déjà à six centimètres. Entre-temps, the Husband m’a abandonné pendant cinq longues minutes et cela m’a semblé un temps interminable. Vous comprenez, il devait aller chercher ma valise et changer la voiture de place pour ne pas avoir de pv (c’est sûr que la police fait des rondes à minuit autour de la clinique pour mettre des pv! Rhalala, les hommes n’ont pas les mêmes priorités que nous durant un accouchement!). Lors des contractions, je lui  broyais la main et je lui aboyais littéralement dessus pour qu’il m’aide à me concentrer sur ma respiration et non sur la douleur (je me suis excusée après, mais il est difficile de rester courtois quand on a mal, c’est bien connu!).

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A une heure du matin, dernier contrôle après une énorme contraction (et le cri qui va avec). La tête arrive, dilatation complète (que c’est glam’ de dire ça!), bébé surprise sera là d’un instant à l’autre.

J’ai oublié de vous préciser que pour accoucher, je n’ai pas dû mettre la fameuse blouse d’hôpital (on vient avec ses propres vêtements), j’avais la tête relevée et j’étais allongée sur le côté. A chaque contrôle, on m’a toujours dit ce que l’on allait me faire et comme ce n’était pas vraiment agréable, la sage-femme me demandait de l’excuser. Cette même sage-femme, celle qui nous a reçus, qui a été à mon écoute tout le temps et qui a été une des deux personnes que j’ai vu durant mon accouchement (le gynécologue de garde pour la pose de la perf’ à mon arrivée et après l’accouchement pour voir si j’avais besoin de points) a été formidable.

Lors des dernières contractions, ma sage-femme me tenait la jambe droite, un peu pliée et la secouait doucement pour m’aider à supporter la douleur. Je n’ai plus pu m’empêcher de pousser et elle a lâché ma jambe pour recevoir bébé surprise. Première contraction, explosion de liquide amniotique d’une couleur un peu verdâtre (bébé avait décidé de faire sa première commission in utero, allez, free style monsieur!) et la tête est tout de suite sortie. Bébé surprise est taquin parce que normalement, quand la tête sort, le bébé se tourne à 90° pour faciliter la sortie des épaules, eh bien chez nous, ça a été 180°. Il s’est donc retrouvé à regarder le ciel en attendant la deuxième contraction. Et c’est cette deuxième contraction qui l’a fait naître.

Tobias (lire To-bille-asse) est né à 1h17, le 2 avril, en moins de dix minutes en seulement deux contractions. Ce fut un accouchement rapide, animal, sans péridurale. Ce fut un accouchement merveilleux. Quand on me l’a mis sur moi pour le premier peau à peau, je n’ai même pas pleuré, je n’ai pas eu le réflexe de compter ses doigts de pieds et de mains (je l’avais fait pour son frère et sa soeur), j’ai seulement profité du moment présent, je ne pouvais pas détacher mon regard de ce petit être, encore éberluée par l’arrivée si soudaine de notre petit garçon.

The Husband est rentré à la maison vers 4h du matin, lorsque l’on m’a emmenée dans ma chambre. Ce fut un accouchement merveilleux aussi pour ça. J’étais sereine parce qu’Alexander et Valentina dormaient paisiblement chez nous, dans leurs lits, ils ne nous ont même pas vu ou entendu partir et revenir de la clinique. Je ne pouvais rêver mieux pour accoucher en toute tranquillité.

Depuis notre retour à la maison, tout se passe au mieux. The Husband a pu rester un mois à la maison (il a pris presque toutes ses vacances de l’année), Valentina est amoureuse de son petit frère (elle ne fait que de l’embrasser) et Alexander est aux petits soins avec lui. L’allaitement est bien en place, Tobias est facile à vivre et c’est le bébé le plus souriant que je connaisse. Depuis le 2 avril 2017, mon coeur s’est de nouveau agrandit pour aimer Tobias qui est venu compléter notre famille ♥

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