Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Ma bucket list de fin de grossesse

large (4).jpg

La semaine dernière, je suis rentrée dans mon dernier mois de grossesse. Eh oui, déjà, et même mois je n’en reviens pas! Plus de fois on a été enceinte et plus on trouve que cela passe vite. C’est passé si rapidement, j’ai encore l’impression que j’apprenais que j’étais enceinte hier. Comme pour mes deux grossesses précédentes, j’ai très envie de faire des choses qui me sembleront impossibles après la naissance de bébé (je ne suis pas Shiva, je n’ai pas quatre bras, le peu de neurones que j’avais ont disparu à cause de la fatigue, bref…). Comme la vitesse à laquelle passe une deuxième, voire une troisième grossesse, les choses que l’on veut pouvoir faire avant d’accoucher font parfois penser à un rêve lointain, une utopie même mais j’ai quand même fait une liste, une bucket liste de fin de grossesse pour être sûre de ne rien oublier et essayer d’en faire un maximum (mais sans trop me fatiguer non plus!).

♣ J’aimerais pouvoir profiter de the Husband et d’Alexander et Valentina un maximum pour ne pas me sentir coupable de les délaisser un peu après la naissance.

♣ J’aimerais essayer de mieux dormir la nuit ou bien faire des siestes en journée pour ne pas être trop fatiguée les jours avant et après l’accouchement.

♣ J’aimerais aller une dernière fois en ville faire les magasins.

♣ J’aimerais avancer dans la lecture du premier tome de « outlander » que j’ai mis de côté depuis des semaines déjà.

♣ J’aimerais changer l’agencement des chambres des enfants pour leurs installer les jeux et jouets qui étaient dans le salon parce que bientôt, on va installer le parc pour bébé surprise et on sera vite à l’étroit.

♣ J’aimerais jouer un peu plus d’orgue électronique pour que bébé surprise s’habitue à entendre cet instrument.

♣ J’aimerais pouvoir me faire de belles manucures pour me sentir féminine et trouver le temps pour me maquiller un peu plus souvent afin de retrouver forme humaine. Enfin pas trop non plus, parce si je suis maquillée au moment de l’accouchement, ça sera panda style sur les premières photos avec bébé surprise (bah oui, la transpiration, la fatigue, les pleurs, tout ça quoi!).

♣ J’aimerais prendre des bains bouillants plus souvent, surtout que j’ai tout à disposition pour les rentre relaxants et agréables à souhait.

♣ J’aimerais profiter d’un massage en institut pour pouvoir me détendre.

♣ J’aimerais que nous terminions, the Husband et moi, la série « breaking bad » avant d’accoucher, sinon je risque de devoir la mettre de côté pendant un moment. Cette série peut être un facteur de déclenchement d’accouchement tellement elle est stressante franchement!

♣ J’aimerais pouvoir continuer à faire un minimum de ménage à la maison pour m’y sentir bien. Mais quand je range d’un côté, ça prend la poussière de l’autre ou bien les enfants m’ont déjà retourné le salon en cinq minutes, montre en main.

♣ J’aimerais essayer de repasser les chemises qui traînent depuis un moment et ranger mon placard pour me préparer de jolies tenues post accouchement. Bah oui, comme ça, si j’ai mauvaise mine, les gens regarderont ma tenue et pas mes cernes!

♣ J’aimerais écrire quelques articles pour le blog car je risque d’en poster encore moins après mon retour de la maternité.

♣ J’aimerais cuisiner et manger chaud ce que je prépare. La parade, c’est de faire manger les enfants avant, les mettre à la sieste et réchauffer ce que j’ai fait quand ils dorment. Il m’arrive de piquer dans leurs assiettes quelquefois ou bien je bois un thé en attendant, comme ça, mon estomac ne crie pas famine à 14h.

♣ J’aimerais me faire des playlists de musique pour le jour de l’accouchement (c’est en cours, mais elles sont sur spotify donc il faudrait que je les passe sur mon ipod touch), pour pouvoir me calmer en cas de grosses contractions et puis pour les écouter lors des tétées nocturnes quand bébé surprise sera né (bon, j’ai les épisodes d’outlander qui sont déjà sur mon ipod, mais ce n’est pas pareil. Je ne vais pas dire à the Husband de me tenir l’ipod devant les yeux pendant que je pousse hein!)..

♣ J’aimerais sortir marcher dans le quartier pour prendre l’air, mais toute seule. Parce que quand les enfants ne veulent pas marcher, impossible de les soulever (15 et 22 kilos au compteur donc bon, vous comprendrez que ce n’est pas possible!).

♣ J’aimerais que the Husband fasse enfin son sac pour la maternité, sinon c’est moi qui vais le faire et tant pis s’il lui manque des choses (je suis habituée à préparer ce genre de sac maintenant avec deux enfants).

♣ J’aimerais me remettre un peu au dessin pour préparer une illustration à mettre dans les chambres des enfants (oh utopie, quand tu nous tiens! Alexander et Valentina ont au moins leurs couronnes d’anniversaire, c’est déjà ça!).

bucket list,grossesse,accouchement,harry potter

Et vous les futures mamans, qu’aimeriez-vous faire un mois avant d’accoucher?

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy·My lovely series

Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #16

large.jpg

Tant que je peux encore m’asseoir sans avoir mal partout, j’en profite pour vous écrire un nouvel article rempli de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

♣ Un bain bouillant, qui sent bon le chewing-gum et qui dure plus d’un quart d’heure (il me fallait bien ça l’autre jour pour avoir moins mal au dos!).

♣ Pouvoir encore me plier en deux pour me faire une dernière pédicure avant l’accouchement (j’avais du mal à respirer, certes, mais je l’ai fait!).

♣ Faire une nuit complète (bon, je tombais de fatigue en même temps après six nuits blanches d’affilées…).

♣ Une bougie qui brûle sur la table du salon et qui diffuse son odeur partout dans la maison pendant qu’il pleut dehors (un moment cocooning par excellence n’est-ce pas?).

large (5).jpg

♣ Entrer dans le neuvième mois de grossesse et me dire que la rencontre avec bébé surprise approche à grands pas (mais ça fait peur aussi! Hashtag merci les hormones).

♣ Le poids pris pendant ma grossesse qui ne dépasse pas, pour le moment, les dix kilos (en même temps, courir après deux enfants à longueur de journée, ça aide pas mal!).

♣ Ma valise pour la maternité est prête (moi, un peu moins!) et dans mon ipod touch, il y a toute la première saison de la série « outlander » pour me tenir compagnie pendant les tétées nocturnes à la maternité (bon, et regarder le corps d’Apollon de Jamie Fraser ne pourra que me faire du bien au moral et au coeur n’est-ce pas?).

♣ Mes orchidées qui refleurissent enfin, les trois en même temps en plus (elles sont tellement belles!).

large-6

♣ Les câlins du dimanche matin dans notre lit avec les enfants avec un Disney à la télé (et voilà que je connais déjà les chansons du film Vaiana… Oups!).

♣ Voir the Husband rentrer du travail avec mon plat thaï préféré, comme ça, parce qu’il avait envie de me faire plaisir (le mélange coco/curry, c’est une envie de grossesse que voulez-vous! Et le plat est tellement important qu’il me fait deux repas!).

♣ Danser, jusqu’à être à bout de souffle, avec les enfants et the Husband dans le salon sur les chansons que j’ai mis dans ma playlist de fin de grossesse sur spotify (ça vous intéresse de savoir quels titres apparaissent dans cette playlist?).

♣ Avoir converti the Husband à la série par excellence, j’ai nommé « friends », l’entendre me dire « how you’re doin’? » avec un sourire de lover pour me tirer un sourire, me reparler de telle ou telle scène en riant aux éclats ou bien encore l’entendre me dire que c’est vraiment la meilleure série ever (on est d’accord qu’aucune autre série ne lui arrive à la cheville?).

street-promo-front.jpg

♣ La joie sur le visage d’Alexander quand il s’est vu dans le miroir avec son costume de cow-boy pour le carnaval du jardin d’enfants (en plus, sans le savoir, son éducatrice était en cow-girl et ils ont posé ensemble pour une photo, c’était adorable).

♣ Nos poissons ont fait des bébés et ils grandissent bien comme il faut (il va falloir qu’on leur trouve des petits noms, si vous avez des idées, déjà qu’on a eu du mal à choisir le deuxième prénom de bébé surprise!).

♣ Les couleurs du ciel quand le soleil se lève ou se couche et qu’il fait froid, c’est tout en dégradé de rose, c’est tellement beau (et j’adore le prendre en photo à ce moment-là, pas vous?).

♣ Retomber sur des photos de mes deux premiers bébés dans mon iphone et fondre d’amour (on les reconnaît bien avec leurs petits mimiques, leurs nez retroussés ou leurs grands sourires avec leurs dents du bonheur ♥).

Partagez avec moi vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Etre enceinte de mon troisième enfant, ça a changé quoi pour moi?

IMG_3486.JPG

Etre enceinte d’un troisième enfant, cela ne veut pas dire cette grossesse sera identiques aux deux premières, que l’on sait déjà tout ce qui va se passer, ouh la non, non, non!

♣ Ma réaction face au test positif :

Lorsque the Husband et moi avons voulu commencer à fonder une famille, on espérait que ça allait vite arriver. La toute première fois que je suis tombée enceinte, c’était une grossesse extra-utérine et je l’ai su quelques heures avant d’être opérée en urgence. Alors quand je suis tombée enceinte d’Alexander, j’ai versé toutes les larmes de mon corps en priant que tout soit bien comme il faut, là, sous mon nombril. Pour ma deuxième grossesse, je ne voulais pas reprendre la pilule (je l’avais arrêté trois ans plus tôt) et on s’était dit que de toute façon, je ne tomberais pas enceinte tout de suite. Eh bien si, premier essai et hop, j’étais enceinte! Je l’ai su la veille de notre départ au Chili en famille  donc on savait seulement que j’étais enceinte, mais on ne savait pas où Valentina s’était placée. Tant pis, on fera avec et on avisera sur place si nécessaire. Pour cette troisième grossesse, elle n’était pas du tout prévue, ça a été la surprise totale! En plus, j’étais sous stérilet hormonal donc notre réaction a plutôt été « oups! ». Oui, on voulait trois enfants, mais on voulait se laisser un peu plus de temps pour avoir le petit troisième.

♣ L’annonce de ma grossesse :

Pour Alexander, on a « respecté » les trois mois d’attente avant de le dire à qui que ce soit (superstitieuse un jour, supertsitieuse toujours!). Pour Valentina, certaines personnes « privilégiées » l’on su avant, au tout début même. Finalement pour bébé surprise, je l’ai dit aux personnes à qui j’avais envie de le dire avant les trois premiers mois (bon, pas au jardin d’enfants quand même, juste à une éducatrice d’Alexander), certaines ont même vu une photo de mon test (c’est d’un glam, j’avoue!) et je l’ai ensuite dit au reste du monde quand les trois premiers mois ont été passés. Pour ces trois grossesses, l’annonce a été faite sur les réseaux sociaux et sur mon blog après ces trois premiers mois.

♣ Les réactions face à ma grossesse :

Pour ma première grossesse, tout le monde était content, on recevait des félicitations à tout va. Pour Valentina, les gens nous félicitaient aussi, nous demandaient si on voulait faire la petite soeur (oh my god, c’est quoi cette expression « faire la petite soeur »? Faire la vaisselle oui, la petite soeur non! Allo, calmez-vous un peu les gens!). Pour cette troisième grossesse, je vous avais déjà fait un article ici et franchement, ça vaut son pesant de cacahuètes. La majorité des commentaires que l’on a pu recevoir étaient irritants, décevants ou bien tristes. Ca va hein, on est assez grands pour savoir ce que l’on fait et quand on le fait!

♣ Les commentaires au quotidien :

Pour Alexander, tout le monde était bienveillant : « rholala, ça te va tellement bien, tu es rayonnante! Tu le portes bien! ». Pour Valentina : « tu as l’air fatiguée, ça va? ». Pour bébé surprise : « non mais moi à ta place je… »… Je coupe ces personnes tout de suite parce qu’elles ne sont pas à ma place déjà et si c’est pour entendre « je ne porterais pas autant Alexander et Valentina », « je n’en ferais pas autant que toi », « je ne ferais plus le ménage » et j’en passe et des meilleures, qui le ferais? Sérieusement, je ne vais pas vivre dans un endroit dégoûtant et si je ne le fais pas, the Husband serait encore plus crevé qu’il ne l’est déjà. Et naturellement, ce sont ces personnes aux conseils foireux qui ouvrent bien grand leurs bouches mais qui ne font rien pour m’aider!

♣ Les nausées :

Lors de ma première grossesse, j’étais au bord du gouffre quand les nausées ont pointé le bout de leur nez. C’était abominable, je ne voulais pas vomir, donc réaction super intelligente de ma part, je ne mangeais et ne buvais presque plus rien. Bah oui, on ne mange pas, on ne boit pas, on ne vomit pas, c’est bien connu non? Au final, j’ai dû aller passer quelques jours à l’hôpital parce que j’étais complètement déshydratée et j’ai eu une perf pour m’aider à aller mieux. Pour Valentina, c’était différent. Je savais que si je vomissais, j’allais me sentir tout de suite mieux après donc pourquoi me retenir hein? Si je devais sortir, j’avais toujours dans mes poches des petits sachets en plastique, un paquet de mouchoirs et des chewing-gums. Ca m’a changé la vie de voir les nausées de cette façon, je ne restais pas cloîtrée à la maison, j’osais sortir. Par contre, je savais que si je mangeais telle ou telle chose, j’allais accentuer les nausées donc je faisais quand même attention. Finalement, pour bébé surprise, pareil que pour Valentina. Je savais que j’allais être mieux après donc aucun souci là-dessus. Par contre, elles ont bien duré un mois et demi en plus… Alors si j’avais envie de manger quelque chose qui allait accentuer les nausées, tant pis, je le mangeais quand même parce que zut, quatre mois et demi à faire attention, j’en avais plus que marre! Déjà qu’on ne peut pas manger de sushis ou de saucisson, crotte!

♣ Les envies alimentaires :

Pour Alexander, j’avais surtout des envies de choses salées : viande, frites, pâtes, pain, fromage… et puis des légumes crus, surtout de la salade verte en fait, comme ça, comme un snack, deux ou trois feuilles sans rien. Pour Valentina, c’était plus orienté vers le sucré avec ds gâteaux à la cannelle, du chocolat, des yaourts, des céréales avec du lait. Alors dès que j’ai su que j’étais enceinte une troisième fois et que mes envies étaient plus salées que sucrées, j’en ai vite déduit que j’étais enceinte d’un petit garçon, une nouvelle fois. On commence à connaître son corps quand même au bout d’un certain temps! Aux alentours des fêtes de fin d’année, que ce soit pour mes trois grossesses, je pouvais manger jusqu’à un kilo d’oranges par jour, il faut croire que mon corps me disait qu’il avait besoin de vitamines. A un mois et une semaine du terme pour bébé surprise, je raffole de carottes crues et croquantes, de bâtonnets apéritif au sésame (comme les petits bretzels mais sans tout le sel) et d’eau gazeuse.

♣ Mon physique :

Avec ma première grossesse, j’ai appris ce que c’était que d’être enceinte. Je m’explique : le ventre qui prend de plus en plus de place, la démarche de pingouin, la peau qui tire, la prise de poids. J’ai été essoufflée de temps en temps mais rien d’anormal. J’ai même couru plus d’une fois avec mon énorme ventre pour ne pas louper le tram ou un train lors de nos voyages en amoureux. J’avais le teint frais et reposé, j’avais bonne mine (tu m’étonnes avec les heures de sommeil que je m’enfilais!). Elle était simple cette grossesse finalement! Avec Valentina, ça a été tout de suite plus corsé. La prise de poids a changé deux fois de dizaine (oh my god!), le teint était déjà un peu mois frais parce qu’il fallait que je m’occupe d’Alexander en journée donc ça devenait rapidement sportif, j’ai fait de la rétention d’eau (mes jambes ne ressemblaient plus à rien, des vrais piliers de rugby que je ne pouvais plus plier), j’étais affublée d’un triple menton le dernier mois et mon ventre était beaucoup plus gros qu’avec Alexander. Pour Alex, mon ventre était plutôt « pointu », tout sur le devant, de dos, on ne voyait rien (plus d’une fois des gens qui ne me connaissaient pas se sont étonnés de voir mon ventre de femme enceinte quand je me retournais, c’était drôle!) et pour Valentina, l’envergure de mon ventre dépassait de chaque côté, personne ne pouvait louper que j’étais enceinte. Finalement, pour bébé surprise, le ventre a pris la même forme que pour Alexander, la prise de poids n’a pas encore atteint les dix kilos a presque un mois du terme (tant mieux, parce que durant mon temps libre après l’accouchement, mon sport préféré sera… la sieste!) et mon teint est catastrophique : cernes de trois kilomètres de long, teint gris, joues presque creuses… Elle est loin la première grossesse avec son aura qui te rend belle en toute circonstance!

 ♣ La fièvre acheteuse :

Quand on est enceinte de son premier bébé, on doit tout acheter : lit, armoire, table à langer, petits vêtements, doudou, couches… Et on achète des conneries aussi! « Dani (the Husband s’appelle Daniel), regarde, c’est trop mignon, on est o-bli-gés (oui, enceinte, tu parles comme une dinde dans un sketch de Florence Foresti) de l’acheter! ». Est-ce que c’est la bonne taille? Est-ce que ça va vraiment servir à quelque chose? Nope, mais je m’en fichais royalement, du moment que c’était mignon. Du coup, on a eu des vêtements taille naissance qui n’ont jamais servi parce que c’était trop petit, à la naissance justement. Alexander a eu des jouets avant de naître qui ne l’ont pas du tout intéressé une fois à la maison. Pour Valentina, on a dû acheter un autre lit à barreaux parce qu’Alexander dormait toujours dans le sien (et moins de deux ans entre les enfants, il fallait bien). A un mois près, elle naissait avec presque la même date de naissance que son frère donc on était déjà bien équipé en bodies et pyjamas mais ça ne m’a pas empêché d’acheter des pyjamas et autres petits vêtements mignons en vide dressing ou dans des bourses aux vêtements. Je ne connaissais pas ça durant ma première grossesse, on avait tout acheté plein pot ou bien c’était des cadeaux que l’on avait reçu et ils étaient… taille naissance, donc importables. Pour bébé surprise, on est équipés! Nous ne devons rien acheter (bon, j’ai acheté un doudou quand même, il ne faut pas abuser! Et puis une paire de chaussons pingouin… Mais soldée à 50 cents la paire, comment résister aussi?). On a eu de la chance que nos trois bébés ne naissent pas à toutes les saisons, sinon, ça aurait été compliqué!

♣ Mon temps libre : 

Lors de ma première grossesse, j’avais beaucoup, beaucoup (la répétition est volontaire!) de temps libre quand j’y repense! J’avais le temps de faire des siestes, de faire les magasins à mon rythme, de lire tous les livres possibles et inimaginables sur la grossesse et comment éduquer son enfant. Je me faisais les ongles aussi, je prenais de longs bains, mon ancien blog était plus à jour. J’avais mal dormi la nuit précédente à cause de la lune, un rêve bizarre? Ce n’est pas grave, je faisais une sieste de quatre heures juste après le déjeuner! Durant la deuxième grossesse, je profitais encore des siestes d’Alexander pour en faire moi-même avec le réveil à côté de moi pour ne pas le laisser trop longtemps dans son lit. Les livres sur l’éducation? Oubliés! Je consultais des blogs de mamans, c’était bien mieux. Je lisais quand même de temps en temps un livre lors de mes insomnies. J’avais du temps libre, mais à deux : j’allais faire les magasins avec Alexander vu qu’il était avec moi à la maison. Oubliés aussi les bains, je prenais des douches, plus rapides mais plus souvent. J’ai regardé plein de séries aussi. Et avec cette troisième grossesse? Oublié le temps libre! Non, j’en ai encore un peu mais c’est rare. Alexander fait de moins en moins la sieste donc je dois lui proposer des activités quand il n’est pas au jardin d’enfants. Est-ce que j’arrive encore à lire? Oui, les publicités qui arrivent dans la boîte aux lettres ou bien les sous-titres des séries netflix que l’on regarde le soir, ça ne va pas plus loin. Et puis, si je passe une mauvaise nuit (cauchemars, contractions, insomnies, enfants malades), ma sieste du lendemain, je peux me la carrer où je pense.

♣ Le choix du prénom : 

Pour Alexander, ça a été assez vite. Nous avons fait le tour des prénoms déjà donnés dans la famille et ensuite, on prenait des notes lorsque nous regardions des séries avec les prénoms des personnages mais aussi des acteurs. La signification nous plaisait bien aussi. Pour Valentina, il fallait que ça aille avec Alexander. Nous avons fait attention à la signification du prénom parce qu’avec Alex, c’était comme décrire sa personnalité (après, si c’est son prénom, son éducation, le pays dans lequel il vit qui a joué dans la balance, on ne sait pas). Finalement, pour bébé surprise, ça a été difficile de nous mettre d’accord mais après avoir lu la signification d’un prénom d’acteur d’une série que j’adore, on s’est dit que ça ne pouvait pas être un autre prénom que celui-ci. Il va bien avec les prénoms de son grand frère et de sa grande soeur aussi. C’est moi, à chaque fois, qui ai choisi/trouvé (rayez la mention inutile) le premier prénom, the Husband s’est plus penché sur le deuxième. Nos enfants ne portent que deux prénoms, comme cela se fait au Chili (moi j’en ai quatre et c’est fatiguant de les répéter à chaque fois qu’on me les demande ou bien voir les gens souffler quand je donne le quatrième. Coucou je suis fille unique, j’ai reçu tous les prénoms qui plaisaient à mes parents!).

♣ La nostalgie : 

Pour ce qui est de la première grossesse, après l’accouchement, j’ai été nostalgique de ce ventre rond qui abritait Alexander, de la facilité de la vie qui avait disparu (bah oui, on ne naît pas mère, on le devient, donc bon, ça faisait pas mal de changements en ayant un bébé dans les bras!). Pour la grossesse de Valentina, j’étais plus nostalgique du temps seulement avec Alexander. J’aurais voulu passer plus de temps avec lui, seulement avec lui. Et puis en triant les petits vêtements, je me rendais compte qu’il avait déjà bien grandi et que bientôt, sa petite soeur allait porter, elle aussi, ces mêmes bodies ou bien encore ces pyjamas. Finalement, durant la grossesse de bébé surprise, j’ai surtout été nostalgique de ma vie de couple sans enfants, cette vie où on se retrouvait seulement tous les deux, qu’on profitait de la présence de l’un et de l’autre sans être interrompus par un enfant qui veut un bonbon, un câlin, être changé, qui est malade… Heureusement que nous avons pu partir quelques jours à Dresden au mois de décembre! Et naturellement, penser que c’est le dernier bébé que l’on va avoir, ça fout un coup au moral (coucou, je suis bipolaire!) : nous n’aurons plus de bébé fille et ce petit garçon qui va bientôt agrandir notre famille va porter presque toute la garde-robe d’Alexander, celle qu’il portant quatre ans plus tôt.

♣ La préparation pour la maternité :

Ma valise pour la maternité pour Alexander a été faite au dernier moment, à la va-vite. Il manquait la moitié des choses, the Husband a fait plusieurs allers-retours entre la maternité et la maison avec les listes des choses qui manquait sur des petits bouts de papier. Je n’avais pas internet sur mon portable,  à peine de quoi m’occuper dans la journée, je n’avais pas non plus de veilleuse pour les tétées nocturnes. Le pire, nous n’avions pas préparé l’appareil photo donc les premières photos d’Alexander ont été fait avec un iphone (un iphone 3 en plus, quelle horreur!). Pour Valentina, ma valise était prête au moins un mois avant et comme cette demoiselle n’est arrivée qu’après déclenchement, j’ai eu le temps de contrôler plus d’une fois que tout était bien rangé et surtout, dans la valise. De toute façon, nous vivions à côté de l’hôpital où Valentina est née (le jour du déclenchement, on y est allés à pieds, donc bon…) alors s’il me manquait quelque chose, je l’avais dans la demie-heure qui suivait. Un couple d’amis est venu chercher Alexander à la maison et s’est occupé de lui lors de l’accouchement. De ce côté, être déclenchée, c’est top, on a le temps de prévoir où les autres enfants vont aller. Pour bébé surprise, la valise est déjà prête depuis deux semaines maintenant et j’ai même eu le temps de mettre toute la première saison de « outlander » dans mon ipod touch pour les tétées nocturnes et les journées à la maternité vu que je ne pense pas recevoir beaucoup de visites, de plus, the Husband et les enfants ne viendront pas longtemps me tenir compagnie (Alexander et Valentina n’étant pas du genre à rester en place bien longtemps). Il est fort possible que the Husband reste avec les enfants pendant l’accouchement (tiens, ça me fait penser que je n’ai pas préparer leurs petites affaires au cas ou) si ce bébé décide d’arriver rapidement vu que je veux accoucher de l’autre côté de la ville. Suspens!

IMG_3534.JPG

Et vous alors, les mamans multipares ou futures multipares, vos grossesses ont été aussi différentes les unes des autres que les miennes?

Baby Alexander·Baby Valentina·Home sweet home·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Trente-et-un ans et une semaine et demie

IMGP0271.JPG

L’année dernière, juste avant de passer le cap des trente as, j’avais écrit un article sur qui j’étais, de la petite fille à la femme que je suis devenue (wow, femme, ça fait bizarre de dire ça de moi). Certaines d’entre vous avaient été étonnées de mon parcours, de ce que j’avais fait mais la plupart avaient aimé ce journal ouvert. Et depuis cet article, qu’est-ce qui s’est passé?

J’ai commencé mon traitement contre la sclérose en plaques qui s’est déclarée chez moi en 2016. Il y a eu pas mal de bas, peu de hauts au début. J’étais empotée avec mes mains, j’avais peur de mal faire, de me faire mal aussi. Mais après, les automatismes sont venus, tout était plus facile. J’essayais de ne pas trop forcer les jours où je devais me piquer pour ne pas me fatigue outre mesure. Mes cheveux ont pas mal souffert du traitement, jonglant entre « on est gras, ranafoutre, tu peux pas lutter » et « on a bien envie de ressembler à de la paille aujourd’hui, tu kiffes avoues! » et ma peau, ça a été un désastre. Elle n’est jamais revenue comme elle était avant mon traitement : beaucoup de boutons, grasse ou sèche et des tâches qui ne partent plus alors que j’en prenais soin. Bref, ce n’était pas très reluisant tout ça (enfin si, si on regardait ma zone T).

Et puis l’été est arrivé. Avec la canicule. Avec la fatigue. Avec un passage par la case hôpital pour Valentina à cause d’une convulsion fébrile pendant deux jours et une nuit. Il y a eu ce test de grossesse acheté sur le chemin du retour de l’hôpital. Les deux traits sur le test. Une grossesse? Mais comment est-ce possible avec un stérilet? Eh oui, un petit être avait décidé envers et contre tout de s’installer au creux de mois pour arriver en mars 2017. Je le sentais bien que quelque chose était différent et puis la fatigue n’expliquait pas un mois de retard de règles (pas chez moi du moins). Il y a eu ces doutes, cette envie de l’avoir, cette envie de tout arrêter de peur de ne pas y arriver, faire une batterie de tests pour être sûre que cette grossesse vaudra le coup. Voir ce deuxième petit garçon lors d’une échographie et se dire que oui, malgré tous les désagréments qu’apportent une grossesse (surtout avec deux autres enfants en bas âge à la maison), on allait le garder parce que s’il avait été mis sur notre chemin, c’était bien pour une raison.

Ces deux enfants, Alexander et Valentina, qu’est-ce que j’ai aimé les voir grandir et évoluer cette année! Ils sont encore plus inséparables qu’avant, ça se voit qu’ils s’aiment et qu’ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. Ils ont leur propre langage pour jouer ensemble, surtout pour faire des bêtises!

imgp0199

Alexander est épanoui au jardin d’enfants. Là-bas, il s’est fait plein de copains et de copines dont certains sont déjà venus à la maison. Il ne parle pas encore couramment une langue mais il se fait bien comprendre en allemand ainsi qu’en espagnol et naturellement, il comprend bien ces deux langues. Je suis tellement fière de lui, c’est un grand frère modèle qui protège sa petite soeur, partage toujours avec elle les gourmandises qu’il peut recevoir et adore jouer à la dînette avec elle (elle en a de la chance cette petite quand même!). Valentina, elle, a marché sur le tard mais depuis, on ne l’arrête plus! Elle marche et court sans arrêt. Elle s’est pris plus d’une gamelle mais ça la fait marrer. Tant mieux! Cette petite fille entrera au jardin d’enfants en août. Je ne sais pas si cela lui plaira au début de devoir être avec des gens qu’elle ne connaît pas mais elle apprécie déjà d’aller chercher son frère là-bas (on dirait une petite miss France sur le chemin : elle dit bonjour à tout le monde avec sa petite voix et sa petite main!). Elle a souvent le dessus sur son frère et en abuse parfois mais ils finissent toujours (ou presque) leurs bagarres par un câlin. Je vais être nostalgique de ces moments de complicité à deux mais j’ai tellement hâte de les voir rencontrer leur petit frère et former ensuite un trio d’enfer!

Bien que la vie soit belle avec mes enfants, j’ai découvert il y a quelques mois que j’avais un cheveu blanc, puis deux, puis trois (un enfant, un cheveu blanc, ça c’est du slogan!)! Cela a été un choc sur le coup, mais bon, l’entrée dans la trentaine ne se fait pas comme ça, sans tambour ni trompette! Avec la fatigue se sont aussi installées des ridules au coin de mes yeux qui se voient seulement si je souris (encore heureux, je n’ai pas demandé le full pack vieillesse d’un coup!) et quand je souris justement (si si, ça m’arrive vous savez!) ma peau n’est plus aussi souple qu’avant. Je vois bien que je ne suis plus toute jeune car des petites ridules arrivent au creux de mes joues (mais selon the Husband, c’est super sexy donc bon, c’est acceptable!). Je me maquille moins mais mieux. J’essaie de prendre soin de ma peau (comme je l’ai dit plus haut, avec le traitement contre la SEP, elle a bien changé et il a fallu que je trouve une nouvelle routine), j’ai toujours un rouge à lèvres ou un labello à porté de main (ça détourne le regard des gens sur ma bouche et non mes cernes de trois kilomètres). Depuis cette année, j’ai décidé de me maquiller les sourcils et j’aime beaucoup l’effet rendu (merci benefit de nous rendre la vie facile avec ton maquillage!).

Avec the Husband, nous avons fêté nos sept ans de mariage cette année et nous avons aussi célébré nos dix ans ensemble. Cela passe tellement vite! Nous nous sommes replongé dans nos premières photos et cela se voit que dix ans ont passé, mais quelles dix années : des voyages, des déménagements, un mariage, le Chili, l’Allemagne, des enfants, une maison… Nous n’avons pas chaumé!

imgp3252

En décembre, the Husband et moi avons réussi à nous échapper (il n’y a pas d’autre mot) de la maison pendant trois jours et deux nuits afin de profiter d’un doux moment en amoureux à Dresden, sans enfants (ils sont restés à la maison avec leurs grands-parents paternels qui étaient venus pour les fêtes de fin d’année). C’était important de trouver un moment rien qu’à nous, pour nous retrouver en tant que couple avant l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille. Nous n’avions pas fait ça depuis la naissance d’Alexander… Ce voyage a été mémorable car notre ancienne propriétaire nous a proposé de loger gratuitement dans l’appartement que nous avions avant de déménager. On aurait presque dit un retour aux sources. Nous avons retrouvé nos habitudes, revu des amis de longue date, nous nous sommes promenés dans les rues que nous connaissions par coeur en nous donnant la main, sans devoir regarder derrière si Alexander suit ou courir après Valentina parce qu’elle a vu un pigeon. Bref, un moment hors du temps que nous chérirons pendant des années encore.

2016 a été une année bercée par les travaux en tous genres. Toutes les chambres à coucher sont terminées, le salon aussi, sans oublier la salle de bain du premier étage et nous sommes en train de nous attaquer au bureau au rez-de-chaussée (on croise les doigts pour réussir à le terminer avant l’arrivée de bébé surprise). Notre maison, c’est une maison qui nous ressemble, qui a été fait avec amour et attention pour notre famille.

Et finalement, en vrac :

  • j’ai repris contact avec ma meilleure amie à l’université et c’est comme si nous ne nous étions jamais quitté (comme quoi, quand les amitiés sont fortes et sincères, elles sont plus fortes que le temps et la distance).
  • nous sommes allés passer quelques jours en France cet été avec les enfants pour rendre visite à ma famille.
  • avoir une SEP m’a fait ouvrir les yeux sur pas mal de choses dont essayer de voir la vie du bon côté, profiter du moment présent au lieu de me plaindre (je me plains quand même hein, je ne suis pas devenue une droguée du bonheur non plus!) car tant qu’on a la santé, tout est possible.
  • j’ai essayé d’être présente sur snapchat mais maintenant, à part regarder la story des autres… Il faut croire que je suis plus à l’aise à l’écrit!
  • j’ai essayé de lire plus mais avec les enfants et la fatigue, j’avais tendance à piquer du nez donc j’ai mis tout ça un peu de côté (alors que j’adore lire et je sors d’une filière littéraire)… Mais je continue d’acheter des livres car je sais que je les lirais un jour (coucou le positivisme!).
  • j’ai un groupe d’amies bombasses sans lequel je ne pourrais plus vivre, elles ont été là quand j’avais besoin d’elles, elles font parties de ma vie maintenant et je les aime fort ♥ (ouais, ça fait un peu groupe secret, ou toi-même tu sais mais je ne pouvais pas ne pas parler d’elles ici tellement elles sont toutes importantes pour moi).
  • je suis toujours une potterhead (je porte en ce moment même un haut de pyjama gryffindor de chez primark) et j’espère pouvoir emmener un jour mes enfants aux studios Harry Potter à Londres.
  • euuuh… Nous avons installé un aquarium dans le salon pour les enfants, mais au final, c’est moi qui en profite le plus, le regarder me détend (et les poissons nous ont fait des bébés il y a peu!).
  • je suis toujours aussi stricte et maniaque dans le ménage et le rangement alors que je devrais lever un peu le pied avant l’arrivée de bébé (mais je ne peux paaas, c’est plus fort que moi! Je n’arrive pas à m’allonger sur le canapé si des jouets traînent sur le tapis du salon).
  • ne prenez pas un abonnement à netflix, netflix, c’est le mal! Je dis ça mais je suis sûre que je serais ravie de l’avoir lors des tétées nocturnes…
  • tenir ce blog n’est pas une contrainte, c’est mon petit univers à moi et je vous remercie énormément de me suivre ♥

IMGP0322.JPG

Baby Valentina·La vida de Lindanita

Et elle a eu deux ans

P1011471.JPG

Quand on devient parents, on ne sait pas à quoi s’attendre, et on sait encore moins combien nos vies vont changer. Avec Alexander, the Husband et moi avons appris à devenir parents, avec Valentina, nous avons confirmé cet acquis. Mais ce à quoi nous n’étions pas préparé, c’était de courir après le temps, ne pas le voir passer. Notre petit bébé, notre princesse adorée a eu deux ans lundi.

Mais où sont passées les deux premières années de sa vie? Tout a défilé bien trop vite. Quand je suis allée la chercher dans son lit en ce 14 novembre 2016, j’étais toute chamboulée, j’en ai pleuré (merci les hormones de grossesse qui n’arrangent en rien l’affaire!). Mon Dieu qu’elle faisait grande! Elle m’a accueilli les bras grands ouverts en me chantant son fameux « coucou » qu’elle a décidé de nous sortir depuis quelques semaines déjà quand on va la retrouver dans sa chambre.

AMS_4462.jpg

Son allaitement a duré un an, jour pour jour. Il aurait dû durer moins à cause de ma sclérose en plaques, on aurait voulu toutes les deux qu’il dure plus, bien plus longtemps. Je l’ai beaucoup porté en porte-bébé, elle ne s’en est jamais lassé, moi un peu quand même, surtout les derniers mois parce qu’elle avait dépassé les dix kilos (c’était comme être enceinte à nouveau avec autant de poids en plus à porter!). Nous sommes allées toutes les deux trois fois à l’hôpital ensemble : pour sa venue au monde, une fois pour moi pour tous mes examens afin de déterminer la maladie qui s’était installée en moi et finalement une fois pour elle, pour sa convulsion fébrile. Ca fait déjà beaucoup pour une petite fille de deux ans quand même non?

Cette demoiselle a un caractère bien affirmé comme le laissait présager l’interprétation de son prénom. Attention, elle sait ce qu’elle veut et le fait savoir! Durant les six premiers mois, elle ne voyait que par moi, sa maman, son tout. Elle regardait son frère de loin et avait beaucoup de mal à accepter son père. Elle est en pleine période du mot tant redouté, j’ai nommé le mot « non », l’index en l’air et le regard presque noir quand elle s’énerve ou ne veut vraiment pas quelque chose. Elle gagne souvent les petites batailles qu’elle a avec son frère tellement elle est obstinée pour avoir ce qu’elle veut.

Elle a aussi un côté solitaire qui l’amène à jouer seule dans son coin ou bien elle va chercher un de ses livres dans la bibliothèque du salon et s’installe à côté de ses poupées, comme pour leur raconter des histoires. Ah, et ses poupées, parlons-en! Valentina a longtemps été attirée par les petites voitures de son frère mais maintenant, ce ne sont que ses poupées qui comptent (avec les legos duplo, il ne faut pas abuser non plus). Elle s’amuse à les promener partout dans la maison, à essayer de regarder si elles portent des couches et puis surtout, elle adore leur faire des bisous retentissants. Une vraie petite mère poule (elle a dû prendre exemple sur moi non?). Finalement, elle commence à adorer les trolls chevelus en tous genres, ça doit être parce qu’elle les comprend, capilairement parlant (parce que mademoiselle est née avec plein de cheveux, ils ne sont jamais tombés et ils ont énormément poussé! Je ne peux pas me résoudre à les égaliser pour le moment parce qu’ils ont tendance à former des anglaises dans son cou et c’est tellement chou. Bah quoi, c’est ma poupée non? ^^).

AMS_4553.jpg

Avec chance, elle adore dormir et a le sommeil lourd, mais lourd! Sa chambre donne sur la route mais même les travaux que l’on a en ce moment dans le quartier pour avoir enfin une route correcte ne semblent l’affecter. Moi, ça me résonne jusqu’au coeur tous ces boum-boum-boum mais elle, rien à faire, elle dort (et ronfle souvent!). Enfin elle dort bien, comme ça, toute seule dans son lit depuis qu’elle a accepté de prendre une totote parce que durant le temps de notre allaitement, la totote en question, c’était moi. Il fallait l’endormir au sein  et ensuite la passer dans son lit ou son parc. Maintenant, c’est une demie-heure de jeu dans sa chambre, un brossage de dents, mettre le pyjama et se caler dans la turbulette pour le dernier câlin et attention, trois tototes! Une dans la bouche et une dans chaque main, c’est le plus important étant donné qu’elle n’a jamais voulu de doudou.

Elle a marché très tard, à vingt-et-un mois, préférant avancer sur les genoux pendant des mois durant. Du coup, ses genoux étaient toujours plein de bleus et on a dû éviter les robes pendant un moment car soit les genoux prenaient dedans au risque de la voir s’ouvrir le menton ou le front (au choix) à chaque pas (non, elle ne faisait pas du quatre pattes mais faisait des pas… sur les genoux!), soit elle se rappait totalement les genoux ou soit elle faisait des trous dans ses robes. Aucune possibilité n’était vraiment concluante comme vous pouvez vous en douter. Par contre, elle a enchaîné les mots assez tôt (l’inverse de son frère finalement, car lui a marché avant de parler) : « mama », « papa », « caca », « Alex », « rico » (c’est bon en espagnol), « allo », « tschüss » (salut / au revoir en allemand), « hallo » (salut en allemand), « no », « nein » (non en allemand), « meins » (à moi en allemand), « setzen » (asseoir en allemand, toujours en tapotant de la main l’endroit où elle veut s’asseoir)… Elle nous fait un sacré mélange! Et chose incroyable étant donné que je ne lui parle pas français, elle a appris des mots de son frère, mots qu’il connaît depuis quelques années mais il ne les utilise plus : « coucou », « merci », « bonjour » et une phrase « c’est cassé » quand quelque chose tombe par terre. La première fois que je l’ai entendu, j’étais vraiment sur les fesses. Comment était-ce possible? Elle arrive donc sans problème à comprendre trois langues, les mélanger et utiliser les mots à bon escient.

IMGP3143.JPG

Qu’est-ce qu’elle aime aussi? La musique et surtout danser sur de la musique! Quand on allume la radio, elle lève ses deux petits poings, fait une petite chorégraphie avec ses bras et dit « baila baila » (danse danse en espagnol). Après, selon les chansons, elle danse assise ou debout, comme l’envie l’en prend. Valentina et son frère ont même inventé une chorégraphie sur « papaoutai » de Stromae, chanson qu’ils me réclament régulièrement.

Il lui arrive aussi de chanter, elle y met tout son coeur. Si vous la voyiez hurler « let it gooo » quand elle est avec sa poupée Anna qu’elle a reçu pour son anniversaire ou dans les rayons jouets des supermarchés et qu’elle aperçoit la moindre petite chose à l’effigie de « la reine des neiges », vous seriez aussi gagas que moi! Depuis que nous avons pris un abonnement à netflix, nous regardons « Pepa pig » et elle est en train de devenir une grande fan.

Bref, Valentina du haut de ses deux ans est une petite fille malicieuse, adorable, câline et avec un caractère de feu. Mais c’est pour ça qu’on l’aime! ♥

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita

Les réactions face à ma troisième grossesse

IMG_1863.JPG

Naturellement, quand on attend un enfant, on a envie de le dire à la terre entière pour partager sa joie avec tout le monde. Quand j’ai annoncé ma première grossesse, c’était toujours des réactions positives, pleines d’amour, on nous félicitait sans arrêt, les gens étaient vraiment contents pour nous. Lors de l’annonce de ma deuxième grossesse, les réactions étaient presque les mêmes, les personnes mises au courant se réjouissaient pour Alexander car il allait avoir une petite soeur.

Par contre, après l’annonce de ma troisième grossesse, le discours a étonnement changé, me rendant triste la plupart du temps. Il y en a quand même eu des adorables, mais beaucoup moins que pour les deux premières. J’ai décidé d’en faire un petit condensé ici pour savoir si c’est les hormones qui m’ont fait délirer ou bien pas du tout.

« On voulait te / vous dire que je suis enceinte et bébé arrivera en mars 2017″…

« Ah mais non, ce n’est pas possible! Tu es déjà malade des nerfs, tu ne vas jamais y arriver et vous allez porter préjudice à Alexander et Valentina en ayant un troisième enfant. Avorter serait la meilleure solution », signé la BM qui a insisté pendant deux mois pour que j’avorte. Alors déjà, elle, il faudrait qu’elle s’achète un dictionnaire, parce que j’ai une sclérose en plaques, je ne suis pas malade des nerfs, c’est totalement différent. C’est tellement sympa de sa part aussi de nous proposer l’avortement, on n’y avait pas pensé et franchement, c’était vraiment the solution!

« Non, non, non, je ne veux pas! », tu vas vraiment décider pour nous tu crois?

« LOL! », mais lol sur toi aussi tiens!

« Wow, vous en avez du courage dites donc! Vous savez que c’est difficile trois enfants hein? », de la part d’une jeune maman ou mieux encore d’une nullipare. Euh, comment te dire? Quand ton tour sera venu, on en reparlera et là j’écouterais tes conseils avisés.

« Wow, vous en avez du courage dites donc! Vous savez que c’est difficile trois enfants hein? » de la part de parents qui eux, vraiment, ont trois enfants, voire plus. Oui, une nullipare m’en a parlé (oups pardon!)! Oui, je sais bien que ce  ne va pas être une partie de plaisir les premières semaines, les premiers mois sans doute, mais félicitations aurait été mieux quand même. Et puis eux, ils en ont eu trois et ils sont encore là pour en témoigner, alors pourquoi pas nous?

« Noon, ne me dis pas que tu es enceinte? » de la part d’une maman d’un petit garçon qui est dans la classe d’Alexander, la maman qui se met dans toutes les discussions sans y être invitée. « Si, si, d’un peu plus de trois mois maintenant ». « Rholala, trois enfants, c’est difficile quand même! En tout cas, j’espère que vous aurez une fille parce que les garçons, c’est le plus dur! ». « Ah bon? » a été ma seule réponse à ce moment-là. Mais j’aurais bien aimé lui répondre, bah oui ma fille, quand on voit comment se comporte ton fils au jardin d’enfants, on voit bien que tu as des soucis avec lui et son éducation… Mais j’ai réussi à me retenir.

« Oh félicitations! J’espère que ça sera une fille / un garçon! C’est tellement mignon une petite fille / un petit garçon! Tu me le diras hein, et puis le prénom aussi! », de la part de trois autres mamans du jardin d’enfants qui sont venues à ma rencontre le lendemain (vous pensez bien, l’autre n’a pas s’empêcher de le raconter à tout le monde!). Merci, c’est gentil, mais je ne savais pas que ça allait être ton enfant donc pourquoi cela t’importe autant de tout savoir comme ça?

« De mon temps, c’était comme ça aussi, un enfant tous les deux ans et c’était plié. Tu as voulu faire comme moi hein? », non, tu n’es pas mon modèle et il ne faut pas croire, mais ça existe encore des « jeunes » qui veulent une famille nombreuse hein! Ca m’énerve ça les gens qui, sous prétexte d’être vieux, ont la science infuse.

« Félicitations, mais je ne peux pas être heureuse pour toi », coucou la jalousie ou le mal-être de cette personne. Bien sûr, elle ne développera pas plus. Je sais que ce n’est pas facile pour les couples qui essaient d’avoir un enfant, ou bien un deuxième qui sait. Mais quand même, est-ce que l’on dit ça à une future maman qui a les hormones qui la travaillent?

« Félicitations! Mais si j’étais vous, je… (ajoutez un conseil à la con) », de la part d’une maman du jardin d’enfants d’Alexander, je ne la connais pas. Rholala ouiii, sans vous, je serais passée à côté du conseil du siècle! Merci de ce conseil avisé… que je vais m’empresser d’oublier!

Il y a quand même de merveilleuses réactions tout de même hein, et je ne les oublie pas celles-là, vous pensez bien!

« Mama, je t’aime! Hola baby! », de la part d’Alexander quand il me voit le matin quand je le réveille pour aller au jardin d’enfants. La plupart du temps, c’est accompagné d’une caresse sur mon ventre ou un bisou à celui-ci. Il aime bien aussi se caler contre mon ventre quand on regarde un dessin animé sur le canapé (comme sur la photo qui illustre mon article). Il est vraiment très impliqué dans cette grossesse par rapport à celle de sa soeur.

« Mamaaa, baby! », de la part de Valentina qui m’apporte un de ses poupons ou poupées pour que je lui fasse un câlin. Sinon, elle adore mettre ses petits pieds sur mon ventre quand elle est sur la table à langer.

♣ Les messages sont nombreux, je ne pourrais en choisir seulement un mais ma meilleure amie a toujours une petite pensée pour moi, elle m’envoie régulièrement des petits messages sur whatsapp ou quand elle trouve le temps, de longs mails que j’adore dévorer.

♣ Tous les messages (ou presque) quand je l’ai annoncé sur instagram. J’ai de la chance d’avoir seulement des personnes adorables qui me suivent (on m’a quand même demandé si j’allais annoncer que j’étais enceinte de jumeaux… Je ne sais pas comment le prendre!).

♣ Finalement, the Husband comme toujours, qui me dit sans arrêt que je suis belle, que la grossesse me va bien et qu’il est tellement heureux d’avoir bientôt un autre enfant à aimer et cajoler.

Comment ça s’est passé vous alors quand vous avez annoncé vos grossesses?

Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita

Noces de laine

78596+.jpg

Cette année, nous fêtons déjà nos noces de laine, déjà sept ans que nous nous sommes mariés! Et vendredi, ça sera l’anniversaire de nos dix ans ensemble. Le temps file à une de ces vitesses!

Je me souviendrais toujours de la première fois où je l’ai vu, lorsque nous étions en erasmus à Stuttgart en Allemagne. Il était intriguant et attirant avec ses airs de faux timide. Moi qui ne voyais que par les grands blonds aux yeux bleus, on peut dire qu’il était à l’opposé de tout ça avec ses yeux noirs de latino et ses quelques centimètres en plus que moi. Mais le charme a quand même opéré à cause d’une dose de gentillesse, de douceur, de malice et un sourire en coin qui me faisait (et me fait) totalement craquer.

Il a été mon professeur particulier d’espagnol, il l’est toujours même si maintenant il m’arrive parfois de le corriger. Non, je n’ai pas appris l’espagnol à cause / pour lui, c’était dans mon cursus universitaire, ma troisième langue vivante. Durant la première année où nous étions ensemble, nous avons parlé essentiellement allemand, vu que c’était cette langue et son pays qui nous avaient réunis. Après six mois d’erasmus, il a fallu nous séparer et commencer une relation à distance de six mois à base de conversations skype et des mails remplis de photos et de déclarations d’amour.

Nous nous sommes retrouvés au Chili et c’est là que j’ai décidé de tout plaquer pour rester avec lui : ma famille, mes ami(e)s, mes études, la France. Je ne pouvais pas faire autrement, c’était écrit (quoi ça se sent qu’il est en déplacement jusqu’à mercredi soir?). Il a continué ses études, j’ai enchaîné les petits boulots dont un mois de remplacement d’un professeur de français dans un collège bilingue (chose folle car j’ai été embauchée du jour au lendemain sans connaître les programmes des sixièmes, cinquièmes et quatrièmes que j’allais rencontrer) et puis j’ai même enseigné l’anglais dans un centre de langues. Ces années vécues au Chili ont fait la personne que je suis aujourd’hui.

dani-et-moi-26-11-06-3

Dani et moi 17-11-08 (2).JPG

Nous avons abandonné l’allemand pour l’espagnol latino, langue que nous parlons toujours maintenant, même avec nos enfants. Le français viendra après, nous avons encore le temps.

En 2009, avant de revenir vivre en Allemagne, nous avons décidé ensemble de nous marier. Pas de demande romantique, juste une discussion qui a entraîné la préparation de ce grand jour pour nous. Il a été fait en petit comité, surtout avec de la famille de the Husand étant donné que nous devions nous marier à l’église en France (ça n’a finalement pas été fait mais ça, c’est une autre histoire).

Il a fait son doctorat pendant quatre ans en Allemagne. Durant ces quatre années, je suis tombée une fois enceinte mais ça s’est mal terminé. Nous ne nous sommes pas avoué vaincus puisqu’Alexander est arrivé peu de temps après pour notre plus grand bonheur. Sa soeur Valentina a pointé le bout de son nez moins de deux ans après et leur petit frère a décidé qu’un peu plus de deux ans après, c’était bien pour débarquer.

Nous nous sommes installés en Allemagne après ces quatre années de doctorat car the Husband avait trouvé du travail. Et notre dernier coup de folie? Faire construire une maison pour avoir enfin ce petit nid d’amour que nous avions si souvent imaginé.

Au lac de Leipzig 22-09-10 (7).JPG

AMS_4599.jpg

Bref, le temps passe vite, mais ça en vaut vraiment le coup ♥!

Crédit dernière photo : Margaux Graphy