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Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #18

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J’ai enfin une petite heure devant moi pour vous écrire un nouvel article. Et c’est un nouvel article avec plein de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

♣ Les couchers de soleil d’automne avec leurs fabuleuses couleurs (la nature fait tellement de belles choses!).

♣ L’odeur du bois qui brûle dans les cheminées de mon quartier et qui flotte dans l’air le matin quand nous allons à pied au jardin d’enfants (vu que nous n’en avons pas, on profite de cette agréable odeur comme ça!).

♣ Le retour du pumpkin spice latte chez Starbucks (bien que je sache en faire un très bon à la maison. Vous pouvez retrouver la recette ici!).

♣ Ca y est, les gourmandises allemandes pour Noël sont enfin de retour dans les rayons de nos supermarchés. A moi les pains d’épices enrobés de chocolat et les Stollens (l’année dernière, je n’en avais presque pas mangé car cela ne me faisait pas envie durant ma grossesse. Je vais réparer mon erreur cette année!).

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♣ Regarder la série « friends », encore et encore, sans jamais me lasser, rire, toujours aux mêmes moments et pleurer aussi, toujours devant les mêmes scènes (je ne me lasserais jamais de cette série, c’est impossible!).

♣ Faire de la confiture de lait maison, la faire goûter aux enfants pour la première fois et les voir filer vers le tiroir à couverts pour aller chercher des cuillères pour en manger plus (vous en faites vous aussi? C’est tellement simple et tellement bon!).

♣ Préparer la lanterne d’Alexander avec lui pour la fête qui aura lieu au mois de novembre, tout en chantant les chansons qui vont avec (je vous invite à lire ici ce qu’est la fête des lanternes en Allemagne. Non, ce n’est pas la fête des lanternes de Raiponce huhu!).

♣ La sortie en anglais du troisième tome illustré de la saga Harry Potter, avoir pensé à le précommander pour le recevoir le lendemain de sa sortie (les dessins sont tellement, mais tellement beaux!).

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♣ Connaître de nouvelles personnes et se sentir sur la même longueur d’onde qu’elles (et dieu que c’est difficile pour ma part).

♣ Ma meilleure amie à l’université a accouché d’une petite fille… qu’elle a appelé Linda, comme moi. Je ne nous raconte pas l’ascenseur émotionnel quand elle m’a dit ça, vu que c’était une surprise (à chaque fois que je vois une photo de ce bébé ou que j’y pense, je ne m’en remets toujours pas!).

♣ Ce weekend, nous allons en famille à Münster pour fêter les trente ans de mon beau-frère qui est aussi en Allemagne avec sa famille (et comme on y va deux jours, une session shopping est prévue! Au programme : lush, primark, karstadt et promod car nous n’avons pas ces magasins par chez nous. The Husband s’est déjà fait un post-it pour me planquer la carte bleue ce jour-là haha!).

♣ Me remettre à jouer de l’orgue électronique, expliquer comment cela fonctionne à mes enfants et voir des étoiles dans leurs yeux quand je joue quelque chose qu’ils connaissent (je suis encore un peu rouillée mais ça va revenir!).

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♣ Vider enfin le panier de linge à repasser, tout ranger dans les armoires, m’asseoir et souffler (cela faisait bien trois mois qu’il n’avait pas été vide!).

♣ C’est bientôt l’anniversaire de Valentina, au mois de novembre. Ma petite fille devient grande (nous lui avons déjà trouvé un petit cadeau et je dois penser à sa couronne de princesse que je dois lui faire pour cette journée si spéciale. C’est une tradition depuis l’année dernière : l’enfant de la maison qui fête son anniversaire reçoit une couronne que je lui fait avec son personnage préféré du moment. L’année dernière, Valentina avait eu Poppy du film « trolls » et Alexander avait eu Shaun le mouton avec son copain le chien. Vous pouvez les voir ici)!

♣ Trouver le temps de terminer enfin un livre que j’avais commencé à lire un peu avant d’accoucher de Tobias, c’est à dire, il y a un peu plus de six mois (j’ai quand même failli le laisser en plan tellement l’espèce de « suspens » m’énervait au fil de ma lecture!).

♣ Le parrain et la marraine d’Alexander nous ont apporté du mate (lire maté) du Chili lors de leur visite en août dernier. Maintenant que les températures ont baissé, on se retrouve avec the Husband après le coucher des enfants dans le salon pour partager un maté, une bougie sur la table, des guirlandes allumées pour donner un effet cocooning à souhait et nous discutons, au calme, de nos journées autour d’un mate (très hygge comme moment n’est-ce pas?).

Allez, parlez-moi de vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure. Bonne semaine à vous!

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Nos premières vacances à cinq

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Début août, avant que Valentina ne fasse sa première rentrée au jardin d’enfants, nous sommes partis quelques jours pour nos premières vacances à cinq.

Nous sommes partis à Dresden en voiture, soit un peu plus de 350 kilomètres. Le voyage s’est présenté à nous sur un coup de tête suite à quelques facteurs qui favorisaient ce voyage : the Husband avait pris une semaine de vacances à ce moment là pour m’aider avec les jours d’acclimatation de Valentina au jardin d’enfants (je devais rester dans un coin de sa classe pour quelques heures durant quelques jours pour qu’elle ne se sente pas abandonnée et aussi pour la voir évoluer avec ses camarades. Du coup, the Husband devait rester avec Tobias à la maison pour me faciliter la tâche), le parrain et une des marraines d’Alexander venaient nous rendre visite (ils arrivaient tout droit du Chili!), on a voulu jouer les guides touristiques pour eux en leur montrant Dresden et finalement, avec les jardins d’enfants en Allemagne, on peut prendre nos vacances un peu quand on veut, même du jour au lendemain.

Pour le logement, rien de plus facile : nos anciens propriétaires nous recevaient gratuitement dans notre ancien appartement, appartement qu’ils gardaient pour leurs filles et leurs familles ainsi que les personnes qui leur sont chères (je suis émue en écrivant ça. Je suis touchée du geste de ce couple qui nous a vu passer de jeunes mariés sans enfants à parents. Et puis les gens comme ça, on n’en croise plus beaucoup dans notre monde actuel, hashtag c’était mieux avant). Cela nous enlevait aussi une épine du pied niveau budget vacances organisées un peu au dernier moment.

Il a ensuite fallu penser aux valises. Ne pas emporter trop de choses pour encombrer le coffre, le juste nécessaire avec un peu de « au cas ou » et au pire, connaissant Dresden presque comme notre poche, on savait où aller pour acheter telle ou telle chose (ouh la belle excuse pour acheter quelque chose, huhu!). Si les vêtements se salissaient, on avait acheté une miniature de lessive chez DM pour faire de la lessive à la main. Pour quatre jours et trois nuits, j’ai réussi à faire tenir des serviettes de bain, des draps, des vêtements pour moi et mes trois enfants, deux paquets de couches, du maquillage, notre shampoing et bain moussant (astuce : prendre du bain moussant qui convient à tous types de peaux et tous types d’âges, on gagne de la place dans nos valises!) notre pochette de médicaments et premiers soins dans une grande valise!

Et dans cette trousse de médicaments et premiers soins, qu’est-ce qu’il y avait?

  • Un spray d’eau de mer pour adulte
  • Du sérum phy
  • Du paracétamol pour adulte
  • De l’ibuprofène pour adulte
  • Du collyre en cas de conjonctivite (ça arrive souvent avec un rhume et / ou un courant d’air chez nous alors avec la clim dans la voiture… Il valait mieux prévenir!)
  • De la crème bepanthen
  • Des pansements à couper plus facile que la ribambelle de pansements de tailles différentes
  • Un spray désinfectant
  • De la crème Weleda pour les petites fesses en couche
  • Une autre crème en cas d’érythème fessier
  • Des suppositoires d’ibuprofène pour les enfants, de deux dosages différents
  • De l’arnica en homéopathie (si les enfants se cognent au visage, c’est plus simple d’utilisation)
  • De l’arnica en crème
  • De l’homéopathie pour contrer de petits symptômes grippaux
  • Quelque chose à administrer à Valentina en cas de nouvelle convulsion fébrile
  • Une crème hydratante pour l’eczéma du nourrisson pour Tobias
  • Un thermomètre auriculaire
  • Un thermomètre digital électronique à pointe souple
  • De la crème solaire
  • De l’eau thermale pour apaiser les coups de soleil (on leur a mis de la crème solaire mais on ne sait jamais hein!)
  • Les carnets de santé des enfants avec leurs cartes vitales
  • Un couteau suisse (ça sert toujours et comme ça, on ne le perd pas s’il est dans une pochette)

Après avoir organisé les valises, il fallait s’occuper de la préparation du trajet en voiture. J’avoue que la première chose que j’ai checké, c’est l’ipad, les films déjà présents dessus pour voir s’il fallait en rajouter et le pourcentage de charge de la batterie (hashtag bad mother inside, oups!). Alexander et Valentina ont eu le droit de choisir un jouet chacun pour les emmener avec eux. Pourquoi seulement un? Parce que s’ils en avaient trop à disposition, ils allaient les éparpiller n’importe où au risque d’en perdre un (ou plusieurs), de pleurer s’ils ne le(s) retrouvaient pas et c’était aussi un moyen de leur en acheter de nouveaux pendant les vacances. Qui dit nouveau dit « oh il est trop cool ce jouet, je vais jouer avec tout le temps et dormir avec tellement je l’aime! » (astuce : ça marche aussi pour les occuper dans la voiture au retour. Merci l’attrait de la nouveauté!). Moment mignon de leur part : ils ont choisi tous les deux leurs Woody de « toy story ». On avait aussi mis dans une portière un water wow (un carnet de dessins qui se dévoilent en leur passant dessus un pinceau d’eau fourni avec le carnet. Quand ça sèche, les dessins disparaissent et on peut recommencer à les peindre à l’infini). Pour Tobias, un hochet, une Sophie la girafe, un cube à accrocher à la poussette et qui fait du bruit et c’était bon (il adore me tirer les cheveux, attraper mes lunettes ou bien encore faire tourner les breloques de mon bracelet pandora entre ses petits doigts. C’est pratique ça, je l’ai tout le temps avec moi!). J’ai aussi préparé dans un sac isotherme de quoi manger et / ou  grignoter : des petits sandwichs avec du fromage frais ou du fromage à pâte dure (ça salit moins la voiture), des petits gâteaux salés au sésame de chez DM (je vous l’avais dit dans mon dernier article que DM c’est top!), et surtout, beaucoup de fruits et légumes crus prêts à être consommés (des raisins sans pépins, des sticks de carotte, des rondelles de concombre, des pommes en quartiers…). Ce sac était à ma disposition à l’arrière de la voiture depuis mon siège. Finalement, ils avaient chacun une gourde d’eau fraîche (mais pas trop. C’était de l’eau du robinet, pas de l’eau réfrigérée) à côté d’eux.

Nous avons pris la route vers 16h30 en ayant occupé auparavant les deux plus grands enfants avec des jeux et de la danse pour les fatiguer et ils ont sauté l’heure de la sieste (ils étaient trop énervés de toute façon en voyant leur père remplir le coffre de la voiture!). Ils sont restés éveillés une bonne heure à jouer ensemble pendant que Tobias dormait et ensuite, ils ont sombré dans un sommeil paisible. Nous avons dû les réveiller pour faire une pause sur une aire d’autoroute, manger quelque chose de chaud, allaiter, changer les couches, passer aux toilettes, profiter de l’aire de jeux et reprendre ensuite la route pour arriver à destination aux alentours de 21h, l’ipad aidant à rendre le reste du trajet plus amusant. Nous avons à notre arrivée retrouvé le parrain et la marraine d’Alexander qui eux arrivaient de Berlin. Ils logeaient dans une chambre de nos anciens propriétaires car ils font aussi chambres d’hôtes.

Après une douche, je peux vous dire que personne n’a traîné pour aller au lit! Nous dormions tous les cinq dans la même chambre : Tobias avec moi dans un lit deux places pour faciliter les tétées nocturnes et les changements de couches, the Husband dans un lit une place, Valentina dans un lit parapluie (la connaissant, c’était nécessaire parce que sinon, elle allait vadrouiller la nuit et personne n’aurait dormi!) et finalement Alexander sur un matelas gonflable à rebords eux aussi gonflables pour qu’il ne tombe pas durant son sommeil.

Le lendemain, nous nous sommes levés assez tôt afin d’aérer et de faire entrer de l’air frais dans le logement que nous occupions parce que nous avions un temps caniculaire et nous étions sous les toits, sans volets aux fenêtres (et je le rappelle, cinq dans la même chambre, coucou la fournaise!). Nous avions aussi pensé à emporter avec nous de quoi prendre notre premier petit-déjeuner sans courir aux aurores au premier supermarché around the corner. Nous sommes ensuite partis avec le parrain (Juan Carlos, aka JC) et la marraine (Jeanette) direction le centre-ville de Dresden. Nous n’avions pas d’idées fixes, de choses à faire absolument, nous nous sommes laissés porter par nos envies au cour de la journée.

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Nous leur avons montré les monuments principaux de la ville, nous nous sommes arrêtés manger une glace et profiter de la clim des galeries marchandes dans lesquelles les enfants ont fait du petit train, des constructions en lego (et moi, ça m’a permis d’aller faire un premier tour chez primark avec Jeanette et Tobias sans avoir peur de perdre Alexander ou Valentina dans les rayons). Vers 16h, nous sommes repartis vers notre logement car JC et Jeanette devaient récupérer leurs valises parce qu’ils prenaient un train à 17h30 direction Frankfurt pour décoller vers l’Islande. Après des aurevoirs assez tristes, the Husband est resté avec Valentina et Tobias (après une tétée) à l’appartement pendant que j’emmenais Alexander à sa première séance de cinéma (tchi tchaaa, les jeunes ne comprendront pas, tant pis!) : moi, moche et méchant 3, en 3D en plus et même qu’on avait acheté des m&m’s qui croustillent. La totale quoi! Il était tellement content, il riait à gorge déployée à chaque blague ou scène drôle et il lui arrivait de me prendre la main pour me l’embrasser. C’était une des seules choses que j’avais planifiée pour ce voyage, l’emmener au cinéma, cinéma dans lequel je suis allée voir mon dernier film au cinéma en décembre 2012, quelques jours avant qu’il ne vienne au monde. En rentrant, nous sommes allés acheter de quoi dîner, Tobias en manduca, Valentina et Alexander donnant la main à leur papa. Ils étaient tellement heureux d’être en vacances et faire des choses qui sortaient de l’ordinaire!

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Le lendemain, même chose que la veille, réveil assez tôt pour ventiler le four dans lequel nous logions. Nous sommes allés acheter du pain frais, des gâteaux et des viennoiseries pour nous faire un super petit-déjeuner avant de partir faire un tour à la brocante qui a lieu tous les samedis (même l’hiver, mais il y a moins d’exposants) au bord de l’Elbe, fleuve qui traverse la ville. La veille, nous avions pris le Strassenbahn (le tram en Allemagne) pour aller en ville. Cette fois-ci, nous y sommes allés en voiture en prévision de possibles achats à la brocante. Cette brocante était la même que dans mes souvenirs, terriblement bien! Nous nous sommes arrêtés devant le stand de deux soeurs adorables qui vendaient de l’artisanat russe pour une bouchée de pain. The Husband a beaucoup aimé un service datant des années 60 avec des petites assiettes à dessert, des tasses, un petit pot à lait et un sucrier qu’elles vendaient pour presque rien. Malheureusement pour elles, quelqu’un avait eu la mauvaise idée de voler une des tasses. The Husband les a remercié pour leur gentillesse car elles avaient été adorables avec les enfants et nous avaient fait un prix pour de l’artisanat russe que nous avions choisi mais il ne voulait pas acheter un service incomplet, nous avons donc continué notre chemin. Une des soeurs nous a alors couru après pour notre proposer d’emporter tout le service avec nous, elles nous en faisaient cadeau! C’était tellement, mais tellement incroyable, wow quoi! En plus, elles nous emballé tout le tout dans de beaux napperons de Pâques. Plus loin, j’ai trouvé un petit fauteuil et une petite table en osier pour les poupées de Valentina, elle était ravie. Alexander n’était pas en reste, quelqu’un lui a offert un petit camion. Finalement, nous avons craqué pour une pièce de porcelaine de Meissen et j’ai même trouvé un cache pot tête que je cherchais depuis longtemps. Le prix en dessous était en deutschmarkt, ça m’a fait rire. Les enfants ont eu le droit à une glace et nous sommes rentrés déjeuner à l’appartement.

Comme je vous l’avais dit plus haut, les enfants étaient aux anges avec leurs nouveaux jouets. Après une petite sieste, nous sommes allés faire un tour en bateau à vapeur sur l’Elbe pour rejoindre le centre-ville faire de derniers achats. Les enfants étaient fascinés d’être sur un bateau, voyager sur l’eau, c’était nouveau pour eux. Vers 20h, nous étions totalement HS mais il fallait prendre le Strassenbahn pour rentrer et il pleuvait. Tobias est passé de la poussette au porte-bébé et Valentina s’est installée dans la poussette. Tout était bien programmé vous voyez!

Nous sommes partis le lendemain matin après avoir vu un défilé de plus de 200 Harley dans le quartier dans lequel nous logions. Alexander était émerveillé, il faisait coucou à tout le monde et sa soeur l’imitait bien évidemment!

Pour nos premières vacances à cinq, deux adultes et trois enfants (et avec l’aide de JC et Jeanette le premier jour), je n’en garderais que de bons souvenirs. Tout s’est déroulé encore mieux que ce que je ne l’aurais souhaité. On va dire que c’était des vacances d’essai, je n’en attendais rien de spécial mais c’était encore mieux que ce dont j’avais rêvé. Maintenant, nous avons envie de tenter un voyage un peu plus « sport », à l’étranger pourquoi pas? L’Ecosse nous tente énormément mais on va attendre que les enfants soient un peu plus grands.

Et vous alors, comment se sont passés vos vacances en famille ou bien comment les imaginez-vous? Racontez-moi tout, je suis curieuse!

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Tu deviendrais presque allemande quand…

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En tant qu’expat’ depuis un moment déjà, je me suis rendue compte que j’avais adopté de nombreuses habitudes du pays qui m’a accueilli depuis décembre 2009, j’ai nommé l’Allemagne. Du coup, j’avoue que je suis perdue quand je rentre en France. J’ai pensé que cela serait drôle de partager avec vous des choses les plus fragrantes et lire vos réactions. La liste n’est sûrement pas complète donc il est fort possible que je vous propose une suite dans quelque temps!

Tu deviendrais presque allemande quand :

♣ Tu as au moins quatre poubelles différentes dans ta cuisine pour faire le recyclage des déchets (ça prend une place pas possible!).

♣ Tu fais les courses, tu repars toujours avec un produit bio et/ou vegan dans ton chariot (il y en a dans tous les magasins, c’est fou).

♣ Tu n’achètes plus ton déodorant, ni ton essuie-tout ou encore les couches de tes enfants ailleurs que chez DM ou Rossmann (c’est moins cher en plus).

♣ Le magasin Müller est ton QG dès que tu vas en ville (c’est là que j’y trouve mes yankee candles en même temps et puis c’est comme un supermarché mélangé avec un DM, je suis obligée d’y passer!).

♣ Tu traverses toujours quand le petit bonhomme est vert sinon les autres piétons te font une réflexion (c’est pire encore s’ils sont accompagnés de jeunes enfants : « la dame elle est folle, elle traverse au rouge. Si tu fais pareil, tu seras privé de dessert! »).

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♣ C’est le début des soldes et tu n’as pas besoin de te lever aux aurores ou de te battre avec quelqu’un pour faire de bonnes affaires (je n’ai jamais vu de rush pendant cette période, et tant mieux!).

♣ Tu n’as pas mangé de pain blanc depuis presque deux semaines et tu t’en fous royalement, parce que le pain noir ou complet, c’est juste trop bon (je suis presque en train d’oublier le goût d’une bonne baguette).

♣ Tu ne sais pas quoi manger? Tu envisages de faire un barbec’ avec de grosses saucisses et des petits pains, les fameuses « Wurst » (vourst) dans des « Brötchen » (breutcheune) (ça c’est surtout l’été et parce qu’on a un jardin hein!).

♣ Sur ta table au petit-déjeuner, tu retrouves du fromage Käse (keizeu) et de la charcuterie (salami, jambon, pâté…) (oui oui… Je ne vous parle même pas des parents qui envoient des sandwichs de salami à leurs enfants pour le goûter de dix heures le matin).

♣ Dans beaucoup de villes où tu vas, tu peux aller chez Starbucks et/ou Burger King, tu peux y rester autant de temps que tu veux et il n’y a pas beaucoup d’attente en caisse  (Starbucks, mon autre QG quand je sors en ville ici).

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♣ Tu as déjà envisagé de te faire poser des faux ongles parce qu’ici, toutes les femmes en ont (de toutes couleurs et de toutes les formes).

♣ Tu n’as jamais eu de problèmes de « pertes » ou de « je vérifie ce qu’il y a dans ton paquet » avec la poste : le facteur sonne à la porte et attend et / ou monte même les escaliers (j’ai même reçu un collier Tiffany’s en envoi simple sans souci).

♣ Tu commences ta journée à partir de six heures trente et tu la finis vers quatorze ou quinze heures. Tes enfants commenceront les cours au collège à sept heures trente, et ça, c’est tout à fait normal (mais ça pique sévère quand même!).

♣ Tu as dans ta salle de bain une brosse à dents électrique parce que l’hygiène bucco-dentaire, c’est vachement important quand même (ça fait une semaine que je l’ai, j’en suis amoureuse).

♣ Tu peux sortir dans la rue sans te maquiller et sans avoir peur que l’on te dévisage (il y a tellement de styles bizarres en Allemagne qu’une fille pas maquillée ne sera pas choquant à côté d’une fille brune aux racines blondes, maquillée comme un camion volé et habillée d’un pum pum short. Et puis les Allemands sont super relax là-dessus : vive les femmes naturelles!).

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♣ L’option chaussettes associée sandales ne te choque plus, tu l’utilises même avec tes enfants des fois (bah quoi, il fait trop frais pour lui mettre seulement des sandales mais il fait trop chaud pour leur mettre des chaussures fermées!).

♣ La « Schlagermusik » (chlagueurmousik) deviendrait presque agréable à tes oreilles (j’ai bien dit presque et jee rappelle que le Schlager, c’est ça quand même!).

♣ Tu regardes au moins deux reportages pour ta culture personnelle par semaine à la télévision (mais je ne lis pas le journal, faut pas pousser non plus).

♣ Tu as toujours chez toi des bouteilles de bionade ou de bière (vides ou pleines, bah oui, c’est pour la consigne!).

♣ Tu connais tous les parfums du chocolat Ritter Sport et tu sais quelles seront les éditions limitées à goûter (mes hanches disent merci à ce chocolat… Aheum!).

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Et vous, si vous vivez en Allemagne ou si vous y avez vécus, cette liste vous parle? Qu’est-ce que vous auriez à rajouter?

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La langue de chez nous

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Il y a deux semaines de cela, j’avais posté une photo sur instagram avec ce texte en dessous : « je vois que vous avez des questions à propos de ma dernière vidéo avec Valentina et les langues que l’on parle à la maison. Je vous invite à poser vos questions sous cette publication pour que je puisse y répondre (sûrement) la semaine prochaine sur le blog. Merci ». Bon, ça m’a pris quinze jours mais comme je n’aime pas faire les choses à moitié, j’ai eu besoin de tout ce temps pour écrire la totalité de ce que je voulais vous dire parce que c’est bien beau de vous parler des langues que l’on parle à la maison, mais il faudrait quand même que je vous explique pourquoi nous en sommes arrivés là non?

Alors déjà, mes études et mon parcours. Je pense que ça peut être intéressant de commencer par ça. En primaire, j’étais dans les premières de ma classe (attendez, ne partez pas, je ne me vante pas! C’est utile de le savoir pour la suite) et en CM2 mon institutrice a proposé à mes parents que j’apprenne directement deux langues vivantes comme il était possible de le faire dans le collège où j’allais aller, et ce, dès la sixième. C’était l’anglais et l’allemand. C’était tentant alors j’ai commencé le collège avec deux LV1. Si je me souviens bien, on avait autant d’heures d’anglais que d’allemand (ça remonte à pas mal de temps quand même, vous voyez, alors je ne suis plus sûre de tout ça!). L’apprentissage de l’anglais se passait très bien alors que pour l’allemand, c’était une catastrophe : j’étais dans les dernières de mon groupe (nous étions des élèves de deux classes qui se retrouvaient dans un groupe). Je n’arrivais pas à assimiler l’allemand, c’était bizarre, dur et les mots à rallonge, quelle horreur! Je pleurais quand je voyais mes notes même si j’essayais d’apprendre mes leçons. Et puis en quatrième, il y a eu le déclic après mon premier voyage en Allemagne en allant une semaine chez ma correspondante (je suis encore en contact avec elle et ses parents). Je n’arrivais toutefois pas à vraiment parler là-bas mais j’ai tellement aimé mon séjour à Villingen que d’une certaine façon, l’apprentissage de l’allemand est devenu plus facile et mes notes sont énormément remontées. Je suis passée à des notes en dessous de dix à des notes surpassant les quinze. Comme j’étais fière! L’année suivante, je suis retournée en Allemagne, dans la même ville, mais chez une autre correspondante (nous nous écrivons de temps en temps sur facebook. Dire qu’avant on s’envoyait des lettres… Bonjour le coup de vieux!). C’était en décembre et nous sommes allés visiter Stuttgart et son marché de Noël (croyez-moi, ce détail a son importance pour la suite). J’étais émerveillée! Le style de vie allemande me fascinait, j’aimais cette liberté que les jeunes avaient l’après-midi pour leurs activités extra-scolaires, les magasins que l’on trouvait à chaque coin de rue et pas forcément dans des zones commerciales… Bref, je voulais continuer à en savoir plus sur l’Allemagne.

Je suis rentrée au lycée avec toujours deux LV1 et mes notes ne baissaient pas. En terminale, il a fallu que je choisisse quelle langue j’allais maintenir en LV1 pour le bac, j’ai choisi l’allemand comme vous pouvez vous en douter. Notre groupe était restreint, j’aimais ça, j’avais l’impression de faire partie d’une élite, de faire quelque chose de spécial. Quand j’ai dû choisir ce que je voulais faire à l’université, je me suis tout naturellement tournée vers les langues, mon point fort (les sciences ne m’intéressaient pas du tout et il m’arrive encore de compte sur mes doigts pour être sûre que le compte est bon… Aheum, no comment). J’avais à ce moment-là déjà sept ans d’allemand et d’anglais derrière moi. Je suis partie à l’UCO d’Angers pour rentrer dans une filière quadrilingue allemand. Il a fallu que je choisisse une troisième langue vivante et mon choix s’est porté vers l’espagnol, comme ça, je pourrais faire le tour du monde avec ces trois langues et le français (qu’est-ce que l’on peut être rêveur quand on est jeune!). Bref, je me disais que ça allait être sympa au final. Mais le niveau que j’avais en allemand n’était pas suffisant pour suivre le reste du groupe, je me sentais sur la touche. Avec chance, mes notes en français, espagnol et anglais contrebalançaient mes mauvaises notes en allemand. Il m’arrivait de passer des cours entiers sans arriver à comprendre quoi que ce soit à part bonjour et à demain (le début et la fin quoi…). Ca me déprimait sérieusement cette affaire. Et puis en troisième année, en 2006, nous avions l’obligation d’aller passer un semestre à l’étranger, et ce, pour ma part, en Allemagne. Nous avions une liste d’universités recevant des étudiants étrangers et sur cette liste, il y avait Stuttgart. Je l’ai mis en premier dans mes choix car je me disais que si j’avais des soucis, je pourrais me retourner vers mes correspondantes et leurs familles et la ville m’avait énormément plu (vous voyez que ce détail plus haut avait de l’importance maintenant?).

J’ai été acceptée dans cette université et j’ai passé le premier semestre de ma troisième année à l’université de Stuttgart. Au début, c’était laborieux car j’avais des cours comme thème et version (traduction en fait, de l’anglais vers l’allemand et inversement) et puis aussi des cours d’espagnol en allemand. Ma tête fonctionnait comme une cocotte minute! C’était juste une habitude à prendre et après le switch (ou commutateur comme vous voulez) entre les langues se faisait easy peasy, je n’avais plus mal au crâne après les cours.

C’est durant ce semestre à Stuttgart que j’ai connu Daniel, the Husband. Il m’aidait pour mes devoirs en espagnol mais nous nous parlions en allemand à ce moment là. Un Chilien et une Française qui discutaient en allemand, le tout, en Allemagne, voilà ce que nous étions à ce moment là. Après nous être séparés en mars 2007 pour retourner dans nos pays respectifs, nous nous sommes retrouvés au Chili en juillet de la même année. Je n’étais pas bilingue espagnol, loin de là, mais j’allais me débrouiller pour me faire comprendre par ma belle-famille. Le père de the Husband et ses grands-parents paternels parlaient allemand vu qu’ils sont de descendance de colons allemands, donc au début, je parlais allemand avec eux. Et puis le temps aidant, en regardant pas mal la télévision (là-bas, la majorité des films et séries du câble sont en langue originale sous-titrés en espagnol donc je lisais beaucoup d’une certaine façon) et l’espagnol se rapprochant du français je me suis mise à parler espagnol tout le temps. Comme je suis restée vivre avec the Husband au Chili jusqu’en décembre 2009, j’ai cherché du travail. J’ai été remplaçante dans un collège français où j’ai enseigné le français à des sixièmes, cinquième et quatrièmes (ça peut paraître étonnant je sais, mais ils avaient besoin de quelqu’un rapidement. J’ai passé un entretien un vendredi, j’ai été embauchée le lundi et lundi suivant je commençais!). J’ai aussi donné des cours d’anglais en espagnol dans un centre de langues (une des meilleures expériences de ma vie!). Et pus j’ai donné de cours particuliers de français à l’université de the Husband. Finalement, j’ai même travaillé dans une bijouterie sélect’ à côté de la mer à Viña del Mar parce que ça les intéressaient énormément que je parle quatre langues. Bref, j’étais confrontée à quatre langues par jour lorsque je vivais au Chili.

Ah, détail important, après mon semestre à Stuttgart, j’ai eu une mononucléose infectieuse et je n’ai pas validé mon sixième semestre pour avoir une licence quadrilingue. C’est à ce moment-là que j’ai mis mes études de côté. Je n’ai donc pas de diplôme si vous voulez tout savoir.

Après notre mariage en 2009, nous sommes revenus en Allemagne, à Dresden plus précisément, pour que the Husband fasse son doctorat. De mon côté, j’ai essayé de reprendre mes études où je les avais arrêtées en faisant des études par correspondance mais cela n’a pas porté ses fruits. En plus, en deux ans et demi en Amérique Latine, j’avais énormément perdu en allemand. En même temps, si on ne le parle pas tous les jours, on perd facilement parce que c’est une langue difficile et totalement différente du français ou de l’espagnol. Bref, j’étais un peu perdue à notre retour en Europe. Mais si on se donne du mal, c’est comme le vélo, ça revient au bout d’un moment.

The Husband et moi parlons espagnol ensemble depuis fin 2007 environ. J’ai attrapé les tics de langage chilien, le « dialecte » même de là-bas si bien que certaines personnes étaient surprises en apprenant que j’étais française. Elles pensaient que je venais d’un autre pays d’Amérique Latine mais pas de France.

J’ai été confrontée très rapidement aux termes médicaux en Allemagne (on m’a posé la question sur instagram) car je devais avoir des contrôles réguliers pour ma thyroïde et j’ai fait une grossesse extra-utérine, ce qui m’a amené à être opérée et rester à l’hôpital quatre jours. Il fallait bien que j’arrive à exprimer ce dont j’avais besoin, ma douleur pour avoir des médicaments ou bien tout simplement comprendre ce que l’on me disait. De plus, avec trois grossesses, les mots se répètent et je n’avais plus besoin de mes petites notes pour me rassurer.

Qui dit grossesse, dit accouchement. Qui dit accouchement, dit enfant. Mais alors, en quelle(s) langue(s) allait-on leur parler à nos chères têtes blondes? Alexander étant le premier, nous avions décidé de lui parler en espagnol (the Husband) et en français (moi) et il apprendrait l’allemand sur le tas avec la vie à l’extérieur. Sauf que, nous avons été confrontés à un problème de taille : Alexander était en retard pour parler, il n’arrivait pas à se faire comprendre ce qui le frustrait énormément ce qui engendrait de grosses crises de larmes. A ce jour, ce problème n’est pas totalement réglé d’ailleurs. Il était difficile pour lui de comprendre que maman parlait à papa en espagnol, maman lui parlait en français, il devait parler espagnol avec son papa mais français avec sa maman. Il n’y avait pas d’unité de langue/langage à la maison. Et puis au jardin d’enfants, ce n’était pas drôle pour lui petit chat, il parlait avec des onomatopées ou bien des mots qu’il avait entendu à la maison. Donc, ses éducatrices ne le comprenaient pas ou peu. Ca me brisait le coeur de le voir dans cette situation.

C’est pourquoi d’un commun accord avec the Husband, nous avons décidé de mettre le français de côté pour le moment. Ce serait espagnol à la maison et allemand au jardin d’enfants et à l’extérieur. Je suis bilingue espagnol (chilien)/français donc cela ne me gênait pas d’abandonner ma langue maternelle pendant quelques années, pour le bien de mon petit garçon et de mes autres enfants par la suite. De plus, comme ça, the Husband n’était plus jamais mis de côté lors d’une conversation à la maison car il n’est pas bilingue français/espagnol (je dirais qu’il a juste les bases orales et c’est tout). Depuis cette décision, nous pouvons discuter plus facilement en famille. Alexander va au jardin d’enfants depuis bientôt deux ans (en août cette année). Pour avoir voulu lui apporter tout de suite trois langues au quotidien, il a pris du retard pour faire des phrases. Il commence à peine à en faire depuis quelques mois.

De son côté, Valentina ne fait toujours pas de phrases mais elle se fait très bien comprendre en espagnol à la maison et elle comprend des mots en allemand et en français. Nous pensons qu’elle a des prédispositions pour apprendre trois langues en même temps et rapidement mais nous préférons que les enfants grandissent de la même façon, avec les mêmes langues. On m’a demandé aussi sur instagram en quelle(s) langue(s) communiquent les enfants entre eux. Eh bien en espagnol et en allemand. Le côté allemand, c’est surtout Alexander qui l’utilise mais Valentina comprend très bien ce que veut lui dire son frère. Elle va faire son entrée au jardin d’enfants début août, nous verrons bien l’évolution de son vocabulaire et son élocution dans les deux langues auxquelles elle sera confrontée au quotidien.  La question « en quelle langue te répondent tes enfants? » m’a aussi été posée et ils me répondent en allemand et en espagnol. Plus en espagnol évidemment mais Alexander est fier de me dire des choses qu’il a appris avec ses camarades ou ses éducatrices donc il lui arrive de me parler en allemand.

Pour essayer de terminer mon article avant que vous ne partiez en courant (« elle n’a pas mis d’images », « elle écrit trop », « ça part dans tous les sens », « on s’en fout »…), voici des réponses en vrac aux dernières questions qui m’ont été posées :

  • Naturellement, les enfants apprendront le français avec moi et/ou à l’école dans quelques années, il est hors de question qu’ils passent à côté de cette langue que ce soit pour communiquer avec ma famille ou bien pour l’enrichissement culturel que cela pourra leur apporter.
  • Le français que je parlerais à mes enfants sera sûrement un français un peu vieillot. Je m’explique : je sors d’une filière littéraire et j’ai toujours aimé lire. Mais, étant expat’ depuis dix ans, je ne fais plus aucun update de la langue française, je ne suis plus directement confrontée au français moderne. Du coup, il m’arrive d’aller sur google pour comprendre les nouvelles expressions que je peux lire sur instagram ou sur les blogs que je suis. Cela fait bizarre quelquefois de participer à une discussion et de ne pas comprendre tous les termes que les autres emploient.
  • Cela ne me dérange pas du tout de ne pas parler français chez moi, j’ai pris l’habitude de le faire depuis 2007 et je ne me verrais pas vivre autrement maintenant. Et je trouve l’espagnol moins dur à l’oreille que le français, du coup, j’aime bien que ça soit comme ça.
  • Je sensibilise tout de même les enfants au français avec de la musique, des livres et des films comme les Disney par exemple. Ils les regardent d’abord en espagnol et/ou en allemand et après, ils les regardent en français pour entendre la langue de leur maman tout en connaissant déjà les histoires.
  • Comment cela va se passer avec l’écriture quand le moment sera venu? Eh bien, on verra quand cela se présentera mais je suis une maniaque de l’orthographe à la base en français (je corrigeais les devoirs à la maison de ma meilleure amie dans le bus qui nous emmenait au collège. Mes devoirs préférés? Les rédactions! je suis sûre que je fais des fautes d’orthographe en français aussi… On ne peut pas être parfaits!) donc je le suis aussi dans les autres langues. Au Chili, je corrigeais même les mails de mes beaux-parents et c’est moi qui avais la plupart du temps raison donc je pense pouvoir me débrouiller avec mes enfants. Et pour l’allemand, je lis le journal, je fais souvent des mails en allemand, j’écris à mes amies allemandes en allemand sur whatsapp ou par sms et je n’ai pas souvent de mots soulignés en rouge, donc ça devrait le faire aussi!
  • Ma mère parle aux enfants en français et ils lui répondent en espagnol, je suis toujours pas loin pour faire la traduction et ma mère a pris des cours d’espagnol pour pouvoir parler avec the Husband et ma belle-famille. Je ne parle plus à mon père depuis un moment donc pour lui, on s’en fiche un peu!
  • Je ne sais pas du tout si l’ambassade de France en Allemagne offre des cours de français. Je devrais sans doute me renseigner.
  • Nous ne mettons pas de côté l’idée de tout plaquer et retourner vivre au Chili, mais pas en France d’où l’importance de leur apprendre en priorité l’allemand et l’espagnol avant le français. Aller vivre en France n’est pas une possibilité que nous pourrions envisager.
  • Comme je le disais plus tôt, du côté paternel, the Husband est un descendant de colons allemands. Sa mère est chilienne et il est le premier mélange chilien/allemand dans la famille de son père (je ne sais pas si je suis claire). Toute son enfance, il est allé dans une école et un collège allemand et il parlait avec ses grands-parents paternels en allemand mais en espagnol chez ses parents.
  • Dans quelles situations je parle français aux enfants? Durant les premiers mois de vie des enfants, j’ai tendance à leur parler en français. Je me trouve trop nounouille à leur dire des mots doux et d’amour en espagnol quand ils sont tous petits, je ne sais pas pourquoi. Sinon, s’ils ont fait une grosse bêtise, le français revient au galop quand je suis énervée et vois les dégâts qu’ils ont pu faire ou bien je leur parle en français si je suis vraiment très fatiguée.

Nous voilà enfin à la fin de cet article bien trop long. Si vous l’avez lu en entier, je vous remercie du fond du coeur et n’hésitez pas à me dire en commentaire si des choses ne sont pas claires, si vous avez des remarques ou si tout simplement vous voulez partager avec moi votre histoire similaire ou bien totalement différente à la mienne. Bon vendredi à tous!

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Ma bucket list de fin de grossesse

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La semaine dernière, je suis rentrée dans mon dernier mois de grossesse. Eh oui, déjà, et même mois je n’en reviens pas! Plus de fois on a été enceinte et plus on trouve que cela passe vite. C’est passé si rapidement, j’ai encore l’impression que j’apprenais que j’étais enceinte hier. Comme pour mes deux grossesses précédentes, j’ai très envie de faire des choses qui me sembleront impossibles après la naissance de bébé (je ne suis pas Shiva, je n’ai pas quatre bras, le peu de neurones que j’avais ont disparu à cause de la fatigue, bref…). Comme la vitesse à laquelle passe une deuxième, voire une troisième grossesse, les choses que l’on veut pouvoir faire avant d’accoucher font parfois penser à un rêve lointain, une utopie même mais j’ai quand même fait une liste, une bucket liste de fin de grossesse pour être sûre de ne rien oublier et essayer d’en faire un maximum (mais sans trop me fatiguer non plus!).

♣ J’aimerais pouvoir profiter de the Husband et d’Alexander et Valentina un maximum pour ne pas me sentir coupable de les délaisser un peu après la naissance.

♣ J’aimerais essayer de mieux dormir la nuit ou bien faire des siestes en journée pour ne pas être trop fatiguée les jours avant et après l’accouchement.

♣ J’aimerais aller une dernière fois en ville faire les magasins.

♣ J’aimerais avancer dans la lecture du premier tome de « outlander » que j’ai mis de côté depuis des semaines déjà.

♣ J’aimerais changer l’agencement des chambres des enfants pour leurs installer les jeux et jouets qui étaient dans le salon parce que bientôt, on va installer le parc pour bébé surprise et on sera vite à l’étroit.

♣ J’aimerais jouer un peu plus d’orgue électronique pour que bébé surprise s’habitue à entendre cet instrument.

♣ J’aimerais pouvoir me faire de belles manucures pour me sentir féminine et trouver le temps pour me maquiller un peu plus souvent afin de retrouver forme humaine. Enfin pas trop non plus, parce si je suis maquillée au moment de l’accouchement, ça sera panda style sur les premières photos avec bébé surprise (bah oui, la transpiration, la fatigue, les pleurs, tout ça quoi!).

♣ J’aimerais prendre des bains bouillants plus souvent, surtout que j’ai tout à disposition pour les rentre relaxants et agréables à souhait.

♣ J’aimerais profiter d’un massage en institut pour pouvoir me détendre.

♣ J’aimerais que nous terminions, the Husband et moi, la série « breaking bad » avant d’accoucher, sinon je risque de devoir la mettre de côté pendant un moment. Cette série peut être un facteur de déclenchement d’accouchement tellement elle est stressante franchement!

♣ J’aimerais pouvoir continuer à faire un minimum de ménage à la maison pour m’y sentir bien. Mais quand je range d’un côté, ça prend la poussière de l’autre ou bien les enfants m’ont déjà retourné le salon en cinq minutes, montre en main.

♣ J’aimerais essayer de repasser les chemises qui traînent depuis un moment et ranger mon placard pour me préparer de jolies tenues post accouchement. Bah oui, comme ça, si j’ai mauvaise mine, les gens regarderont ma tenue et pas mes cernes!

♣ J’aimerais écrire quelques articles pour le blog car je risque d’en poster encore moins après mon retour de la maternité.

♣ J’aimerais cuisiner et manger chaud ce que je prépare. La parade, c’est de faire manger les enfants avant, les mettre à la sieste et réchauffer ce que j’ai fait quand ils dorment. Il m’arrive de piquer dans leurs assiettes quelquefois ou bien je bois un thé en attendant, comme ça, mon estomac ne crie pas famine à 14h.

♣ J’aimerais me faire des playlists de musique pour le jour de l’accouchement (c’est en cours, mais elles sont sur spotify donc il faudrait que je les passe sur mon ipod touch), pour pouvoir me calmer en cas de grosses contractions et puis pour les écouter lors des tétées nocturnes quand bébé surprise sera né (bon, j’ai les épisodes d’outlander qui sont déjà sur mon ipod, mais ce n’est pas pareil. Je ne vais pas dire à the Husband de me tenir l’ipod devant les yeux pendant que je pousse hein!)..

♣ J’aimerais sortir marcher dans le quartier pour prendre l’air, mais toute seule. Parce que quand les enfants ne veulent pas marcher, impossible de les soulever (15 et 22 kilos au compteur donc bon, vous comprendrez que ce n’est pas possible!).

♣ J’aimerais que the Husband fasse enfin son sac pour la maternité, sinon c’est moi qui vais le faire et tant pis s’il lui manque des choses (je suis habituée à préparer ce genre de sac maintenant avec deux enfants).

♣ J’aimerais me remettre un peu au dessin pour préparer une illustration à mettre dans les chambres des enfants (oh utopie, quand tu nous tiens! Alexander et Valentina ont au moins leurs couronnes d’anniversaire, c’est déjà ça!).

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Et vous les futures mamans, qu’aimeriez-vous faire un mois avant d’accoucher?

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy·My lovely series

Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #16

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Tant que je peux encore m’asseoir sans avoir mal partout, j’en profite pour vous écrire un nouvel article rempli de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

♣ Un bain bouillant, qui sent bon le chewing-gum et qui dure plus d’un quart d’heure (il me fallait bien ça l’autre jour pour avoir moins mal au dos!).

♣ Pouvoir encore me plier en deux pour me faire une dernière pédicure avant l’accouchement (j’avais du mal à respirer, certes, mais je l’ai fait!).

♣ Faire une nuit complète (bon, je tombais de fatigue en même temps après six nuits blanches d’affilées…).

♣ Une bougie qui brûle sur la table du salon et qui diffuse son odeur partout dans la maison pendant qu’il pleut dehors (un moment cocooning par excellence n’est-ce pas?).

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♣ Entrer dans le neuvième mois de grossesse et me dire que la rencontre avec bébé surprise approche à grands pas (mais ça fait peur aussi! Hashtag merci les hormones).

♣ Le poids pris pendant ma grossesse qui ne dépasse pas, pour le moment, les dix kilos (en même temps, courir après deux enfants à longueur de journée, ça aide pas mal!).

♣ Ma valise pour la maternité est prête (moi, un peu moins!) et dans mon ipod touch, il y a toute la première saison de la série « outlander » pour me tenir compagnie pendant les tétées nocturnes à la maternité (bon, et regarder le corps d’Apollon de Jamie Fraser ne pourra que me faire du bien au moral et au coeur n’est-ce pas?).

♣ Mes orchidées qui refleurissent enfin, les trois en même temps en plus (elles sont tellement belles!).

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♣ Les câlins du dimanche matin dans notre lit avec les enfants avec un Disney à la télé (et voilà que je connais déjà les chansons du film Vaiana… Oups!).

♣ Voir the Husband rentrer du travail avec mon plat thaï préféré, comme ça, parce qu’il avait envie de me faire plaisir (le mélange coco/curry, c’est une envie de grossesse que voulez-vous! Et le plat est tellement important qu’il me fait deux repas!).

♣ Danser, jusqu’à être à bout de souffle, avec les enfants et the Husband dans le salon sur les chansons que j’ai mis dans ma playlist de fin de grossesse sur spotify (ça vous intéresse de savoir quels titres apparaissent dans cette playlist?).

♣ Avoir converti the Husband à la série par excellence, j’ai nommé « friends », l’entendre me dire « how you’re doin’? » avec un sourire de lover pour me tirer un sourire, me reparler de telle ou telle scène en riant aux éclats ou bien encore l’entendre me dire que c’est vraiment la meilleure série ever (on est d’accord qu’aucune autre série ne lui arrive à la cheville?).

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♣ La joie sur le visage d’Alexander quand il s’est vu dans le miroir avec son costume de cow-boy pour le carnaval du jardin d’enfants (en plus, sans le savoir, son éducatrice était en cow-girl et ils ont posé ensemble pour une photo, c’était adorable).

♣ Nos poissons ont fait des bébés et ils grandissent bien comme il faut (il va falloir qu’on leur trouve des petits noms, si vous avez des idées, déjà qu’on a eu du mal à choisir le deuxième prénom de bébé surprise!).

♣ Les couleurs du ciel quand le soleil se lève ou se couche et qu’il fait froid, c’est tout en dégradé de rose, c’est tellement beau (et j’adore le prendre en photo à ce moment-là, pas vous?).

♣ Retomber sur des photos de mes deux premiers bébés dans mon iphone et fondre d’amour (on les reconnaît bien avec leurs petits mimiques, leurs nez retroussés ou leurs grands sourires avec leurs dents du bonheur ♥).

Partagez avec moi vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

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Etre enceinte de mon troisième enfant, ça a changé quoi pour moi?

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Etre enceinte d’un troisième enfant, cela ne veut pas dire cette grossesse sera identiques aux deux premières, que l’on sait déjà tout ce qui va se passer, ouh la non, non, non!

♣ Ma réaction face au test positif :

Lorsque the Husband et moi avons voulu commencer à fonder une famille, on espérait que ça allait vite arriver. La toute première fois que je suis tombée enceinte, c’était une grossesse extra-utérine et je l’ai su quelques heures avant d’être opérée en urgence. Alors quand je suis tombée enceinte d’Alexander, j’ai versé toutes les larmes de mon corps en priant que tout soit bien comme il faut, là, sous mon nombril. Pour ma deuxième grossesse, je ne voulais pas reprendre la pilule (je l’avais arrêté trois ans plus tôt) et on s’était dit que de toute façon, je ne tomberais pas enceinte tout de suite. Eh bien si, premier essai et hop, j’étais enceinte! Je l’ai su la veille de notre départ au Chili en famille  donc on savait seulement que j’étais enceinte, mais on ne savait pas où Valentina s’était placée. Tant pis, on fera avec et on avisera sur place si nécessaire. Pour cette troisième grossesse, elle n’était pas du tout prévue, ça a été la surprise totale! En plus, j’étais sous stérilet hormonal donc notre réaction a plutôt été « oups! ». Oui, on voulait trois enfants, mais on voulait se laisser un peu plus de temps pour avoir le petit troisième.

♣ L’annonce de ma grossesse :

Pour Alexander, on a « respecté » les trois mois d’attente avant de le dire à qui que ce soit (superstitieuse un jour, supertsitieuse toujours!). Pour Valentina, certaines personnes « privilégiées » l’on su avant, au tout début même. Finalement pour bébé surprise, je l’ai dit aux personnes à qui j’avais envie de le dire avant les trois premiers mois (bon, pas au jardin d’enfants quand même, juste à une éducatrice d’Alexander), certaines ont même vu une photo de mon test (c’est d’un glam, j’avoue!) et je l’ai ensuite dit au reste du monde quand les trois premiers mois ont été passés. Pour ces trois grossesses, l’annonce a été faite sur les réseaux sociaux et sur mon blog après ces trois premiers mois.

♣ Les réactions face à ma grossesse :

Pour ma première grossesse, tout le monde était content, on recevait des félicitations à tout va. Pour Valentina, les gens nous félicitaient aussi, nous demandaient si on voulait faire la petite soeur (oh my god, c’est quoi cette expression « faire la petite soeur »? Faire la vaisselle oui, la petite soeur non! Allo, calmez-vous un peu les gens!). Pour cette troisième grossesse, je vous avais déjà fait un article ici et franchement, ça vaut son pesant de cacahuètes. La majorité des commentaires que l’on a pu recevoir étaient irritants, décevants ou bien tristes. Ca va hein, on est assez grands pour savoir ce que l’on fait et quand on le fait!

♣ Les commentaires au quotidien :

Pour Alexander, tout le monde était bienveillant : « rholala, ça te va tellement bien, tu es rayonnante! Tu le portes bien! ». Pour Valentina : « tu as l’air fatiguée, ça va? ». Pour bébé surprise : « non mais moi à ta place je… »… Je coupe ces personnes tout de suite parce qu’elles ne sont pas à ma place déjà et si c’est pour entendre « je ne porterais pas autant Alexander et Valentina », « je n’en ferais pas autant que toi », « je ne ferais plus le ménage » et j’en passe et des meilleures, qui le ferais? Sérieusement, je ne vais pas vivre dans un endroit dégoûtant et si je ne le fais pas, the Husband serait encore plus crevé qu’il ne l’est déjà. Et naturellement, ce sont ces personnes aux conseils foireux qui ouvrent bien grand leurs bouches mais qui ne font rien pour m’aider!

♣ Les nausées :

Lors de ma première grossesse, j’étais au bord du gouffre quand les nausées ont pointé le bout de leur nez. C’était abominable, je ne voulais pas vomir, donc réaction super intelligente de ma part, je ne mangeais et ne buvais presque plus rien. Bah oui, on ne mange pas, on ne boit pas, on ne vomit pas, c’est bien connu non? Au final, j’ai dû aller passer quelques jours à l’hôpital parce que j’étais complètement déshydratée et j’ai eu une perf pour m’aider à aller mieux. Pour Valentina, c’était différent. Je savais que si je vomissais, j’allais me sentir tout de suite mieux après donc pourquoi me retenir hein? Si je devais sortir, j’avais toujours dans mes poches des petits sachets en plastique, un paquet de mouchoirs et des chewing-gums. Ca m’a changé la vie de voir les nausées de cette façon, je ne restais pas cloîtrée à la maison, j’osais sortir. Par contre, je savais que si je mangeais telle ou telle chose, j’allais accentuer les nausées donc je faisais quand même attention. Finalement, pour bébé surprise, pareil que pour Valentina. Je savais que j’allais être mieux après donc aucun souci là-dessus. Par contre, elles ont bien duré un mois et demi en plus… Alors si j’avais envie de manger quelque chose qui allait accentuer les nausées, tant pis, je le mangeais quand même parce que zut, quatre mois et demi à faire attention, j’en avais plus que marre! Déjà qu’on ne peut pas manger de sushis ou de saucisson, crotte!

♣ Les envies alimentaires :

Pour Alexander, j’avais surtout des envies de choses salées : viande, frites, pâtes, pain, fromage… et puis des légumes crus, surtout de la salade verte en fait, comme ça, comme un snack, deux ou trois feuilles sans rien. Pour Valentina, c’était plus orienté vers le sucré avec ds gâteaux à la cannelle, du chocolat, des yaourts, des céréales avec du lait. Alors dès que j’ai su que j’étais enceinte une troisième fois et que mes envies étaient plus salées que sucrées, j’en ai vite déduit que j’étais enceinte d’un petit garçon, une nouvelle fois. On commence à connaître son corps quand même au bout d’un certain temps! Aux alentours des fêtes de fin d’année, que ce soit pour mes trois grossesses, je pouvais manger jusqu’à un kilo d’oranges par jour, il faut croire que mon corps me disait qu’il avait besoin de vitamines. A un mois et une semaine du terme pour bébé surprise, je raffole de carottes crues et croquantes, de bâtonnets apéritif au sésame (comme les petits bretzels mais sans tout le sel) et d’eau gazeuse.

♣ Mon physique :

Avec ma première grossesse, j’ai appris ce que c’était que d’être enceinte. Je m’explique : le ventre qui prend de plus en plus de place, la démarche de pingouin, la peau qui tire, la prise de poids. J’ai été essoufflée de temps en temps mais rien d’anormal. J’ai même couru plus d’une fois avec mon énorme ventre pour ne pas louper le tram ou un train lors de nos voyages en amoureux. J’avais le teint frais et reposé, j’avais bonne mine (tu m’étonnes avec les heures de sommeil que je m’enfilais!). Elle était simple cette grossesse finalement! Avec Valentina, ça a été tout de suite plus corsé. La prise de poids a changé deux fois de dizaine (oh my god!), le teint était déjà un peu mois frais parce qu’il fallait que je m’occupe d’Alexander en journée donc ça devenait rapidement sportif, j’ai fait de la rétention d’eau (mes jambes ne ressemblaient plus à rien, des vrais piliers de rugby que je ne pouvais plus plier), j’étais affublée d’un triple menton le dernier mois et mon ventre était beaucoup plus gros qu’avec Alexander. Pour Alex, mon ventre était plutôt « pointu », tout sur le devant, de dos, on ne voyait rien (plus d’une fois des gens qui ne me connaissaient pas se sont étonnés de voir mon ventre de femme enceinte quand je me retournais, c’était drôle!) et pour Valentina, l’envergure de mon ventre dépassait de chaque côté, personne ne pouvait louper que j’étais enceinte. Finalement, pour bébé surprise, le ventre a pris la même forme que pour Alexander, la prise de poids n’a pas encore atteint les dix kilos a presque un mois du terme (tant mieux, parce que durant mon temps libre après l’accouchement, mon sport préféré sera… la sieste!) et mon teint est catastrophique : cernes de trois kilomètres de long, teint gris, joues presque creuses… Elle est loin la première grossesse avec son aura qui te rend belle en toute circonstance!

 ♣ La fièvre acheteuse :

Quand on est enceinte de son premier bébé, on doit tout acheter : lit, armoire, table à langer, petits vêtements, doudou, couches… Et on achète des conneries aussi! « Dani (the Husband s’appelle Daniel), regarde, c’est trop mignon, on est o-bli-gés (oui, enceinte, tu parles comme une dinde dans un sketch de Florence Foresti) de l’acheter! ». Est-ce que c’est la bonne taille? Est-ce que ça va vraiment servir à quelque chose? Nope, mais je m’en fichais royalement, du moment que c’était mignon. Du coup, on a eu des vêtements taille naissance qui n’ont jamais servi parce que c’était trop petit, à la naissance justement. Alexander a eu des jouets avant de naître qui ne l’ont pas du tout intéressé une fois à la maison. Pour Valentina, on a dû acheter un autre lit à barreaux parce qu’Alexander dormait toujours dans le sien (et moins de deux ans entre les enfants, il fallait bien). A un mois près, elle naissait avec presque la même date de naissance que son frère donc on était déjà bien équipé en bodies et pyjamas mais ça ne m’a pas empêché d’acheter des pyjamas et autres petits vêtements mignons en vide dressing ou dans des bourses aux vêtements. Je ne connaissais pas ça durant ma première grossesse, on avait tout acheté plein pot ou bien c’était des cadeaux que l’on avait reçu et ils étaient… taille naissance, donc importables. Pour bébé surprise, on est équipés! Nous ne devons rien acheter (bon, j’ai acheté un doudou quand même, il ne faut pas abuser! Et puis une paire de chaussons pingouin… Mais soldée à 50 cents la paire, comment résister aussi?). On a eu de la chance que nos trois bébés ne naissent pas à toutes les saisons, sinon, ça aurait été compliqué!

♣ Mon temps libre : 

Lors de ma première grossesse, j’avais beaucoup, beaucoup (la répétition est volontaire!) de temps libre quand j’y repense! J’avais le temps de faire des siestes, de faire les magasins à mon rythme, de lire tous les livres possibles et inimaginables sur la grossesse et comment éduquer son enfant. Je me faisais les ongles aussi, je prenais de longs bains, mon ancien blog était plus à jour. J’avais mal dormi la nuit précédente à cause de la lune, un rêve bizarre? Ce n’est pas grave, je faisais une sieste de quatre heures juste après le déjeuner! Durant la deuxième grossesse, je profitais encore des siestes d’Alexander pour en faire moi-même avec le réveil à côté de moi pour ne pas le laisser trop longtemps dans son lit. Les livres sur l’éducation? Oubliés! Je consultais des blogs de mamans, c’était bien mieux. Je lisais quand même de temps en temps un livre lors de mes insomnies. J’avais du temps libre, mais à deux : j’allais faire les magasins avec Alexander vu qu’il était avec moi à la maison. Oubliés aussi les bains, je prenais des douches, plus rapides mais plus souvent. J’ai regardé plein de séries aussi. Et avec cette troisième grossesse? Oublié le temps libre! Non, j’en ai encore un peu mais c’est rare. Alexander fait de moins en moins la sieste donc je dois lui proposer des activités quand il n’est pas au jardin d’enfants. Est-ce que j’arrive encore à lire? Oui, les publicités qui arrivent dans la boîte aux lettres ou bien les sous-titres des séries netflix que l’on regarde le soir, ça ne va pas plus loin. Et puis, si je passe une mauvaise nuit (cauchemars, contractions, insomnies, enfants malades), ma sieste du lendemain, je peux me la carrer où je pense.

♣ Le choix du prénom : 

Pour Alexander, ça a été assez vite. Nous avons fait le tour des prénoms déjà donnés dans la famille et ensuite, on prenait des notes lorsque nous regardions des séries avec les prénoms des personnages mais aussi des acteurs. La signification nous plaisait bien aussi. Pour Valentina, il fallait que ça aille avec Alexander. Nous avons fait attention à la signification du prénom parce qu’avec Alex, c’était comme décrire sa personnalité (après, si c’est son prénom, son éducation, le pays dans lequel il vit qui a joué dans la balance, on ne sait pas). Finalement, pour bébé surprise, ça a été difficile de nous mettre d’accord mais après avoir lu la signification d’un prénom d’acteur d’une série que j’adore, on s’est dit que ça ne pouvait pas être un autre prénom que celui-ci. Il va bien avec les prénoms de son grand frère et de sa grande soeur aussi. C’est moi, à chaque fois, qui ai choisi/trouvé (rayez la mention inutile) le premier prénom, the Husband s’est plus penché sur le deuxième. Nos enfants ne portent que deux prénoms, comme cela se fait au Chili (moi j’en ai quatre et c’est fatiguant de les répéter à chaque fois qu’on me les demande ou bien voir les gens souffler quand je donne le quatrième. Coucou je suis fille unique, j’ai reçu tous les prénoms qui plaisaient à mes parents!).

♣ La nostalgie : 

Pour ce qui est de la première grossesse, après l’accouchement, j’ai été nostalgique de ce ventre rond qui abritait Alexander, de la facilité de la vie qui avait disparu (bah oui, on ne naît pas mère, on le devient, donc bon, ça faisait pas mal de changements en ayant un bébé dans les bras!). Pour la grossesse de Valentina, j’étais plus nostalgique du temps seulement avec Alexander. J’aurais voulu passer plus de temps avec lui, seulement avec lui. Et puis en triant les petits vêtements, je me rendais compte qu’il avait déjà bien grandi et que bientôt, sa petite soeur allait porter, elle aussi, ces mêmes bodies ou bien encore ces pyjamas. Finalement, durant la grossesse de bébé surprise, j’ai surtout été nostalgique de ma vie de couple sans enfants, cette vie où on se retrouvait seulement tous les deux, qu’on profitait de la présence de l’un et de l’autre sans être interrompus par un enfant qui veut un bonbon, un câlin, être changé, qui est malade… Heureusement que nous avons pu partir quelques jours à Dresden au mois de décembre! Et naturellement, penser que c’est le dernier bébé que l’on va avoir, ça fout un coup au moral (coucou, je suis bipolaire!) : nous n’aurons plus de bébé fille et ce petit garçon qui va bientôt agrandir notre famille va porter presque toute la garde-robe d’Alexander, celle qu’il portant quatre ans plus tôt.

♣ La préparation pour la maternité :

Ma valise pour la maternité pour Alexander a été faite au dernier moment, à la va-vite. Il manquait la moitié des choses, the Husband a fait plusieurs allers-retours entre la maternité et la maison avec les listes des choses qui manquait sur des petits bouts de papier. Je n’avais pas internet sur mon portable,  à peine de quoi m’occuper dans la journée, je n’avais pas non plus de veilleuse pour les tétées nocturnes. Le pire, nous n’avions pas préparé l’appareil photo donc les premières photos d’Alexander ont été fait avec un iphone (un iphone 3 en plus, quelle horreur!). Pour Valentina, ma valise était prête au moins un mois avant et comme cette demoiselle n’est arrivée qu’après déclenchement, j’ai eu le temps de contrôler plus d’une fois que tout était bien rangé et surtout, dans la valise. De toute façon, nous vivions à côté de l’hôpital où Valentina est née (le jour du déclenchement, on y est allés à pieds, donc bon…) alors s’il me manquait quelque chose, je l’avais dans la demie-heure qui suivait. Un couple d’amis est venu chercher Alexander à la maison et s’est occupé de lui lors de l’accouchement. De ce côté, être déclenchée, c’est top, on a le temps de prévoir où les autres enfants vont aller. Pour bébé surprise, la valise est déjà prête depuis deux semaines maintenant et j’ai même eu le temps de mettre toute la première saison de « outlander » dans mon ipod touch pour les tétées nocturnes et les journées à la maternité vu que je ne pense pas recevoir beaucoup de visites, de plus, the Husband et les enfants ne viendront pas longtemps me tenir compagnie (Alexander et Valentina n’étant pas du genre à rester en place bien longtemps). Il est fort possible que the Husband reste avec les enfants pendant l’accouchement (tiens, ça me fait penser que je n’ai pas préparer leurs petites affaires au cas ou) si ce bébé décide d’arriver rapidement vu que je veux accoucher de l’autre côté de la ville. Suspens!

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Et vous alors, les mamans multipares ou futures multipares, vos grossesses ont été aussi différentes les unes des autres que les miennes?