La vida de Lindanita·Lindanita en cuisine

Une envie de carrot cake?

carrot_cake_01.JPG

Depuis que nous sommes dans notre maison, j’adore passer en cuisine, surtout pour des mets sucrés. Ce ne sont pas les enfants ni the Husband qui s’en plaignent, vous pensez bien. Avec trois enfants, il est difficile de m’évader au starbucks pour déguster une part de carrot cake accompagnée d’un café. Je pensais que plus un gâteau me faisait envie, plus il était difficile à faire (je suis d’une logique, aheum…!). Mais bon, je me défends pas mal avec ma tarte au citron meringuée (cliquez ici pour voir la recette), alors pourquoi ne pas essayer un carrot cake? J’ai commencé à faire des recherches sur le net, j’ai trouvé une recette qui me semblait facile. J’ai fait mon premier carrot cake en prenant des notes afin de l’améliorer et le second essai était le bon, mon carrot cake était encore meilleur que je ne pouvais l’imaginer.

Vous avez été quelques-unes à me réclamer la recette sur instagram après avoir vu des photos sur mon compte, alors la voici, pour votre plus grand plaisir (coucou la fille qui se lance des fleurs!).

Pour un carrot cake pour six à huit personnes, vous aurez besoin de :

♣ Pour la pâte :

  • 220 grammes de carottes rappées grossièrement
  • 160 grammes de noix hachées grossièrement (ça ne doit pas être de la poudre et ça ne doit pas être non plus de trop gros morceaux sinon elles ne se mélangeront pas homogènement dans la pâte)
  • 175 grammes de farine
  • 320 grammes de sucre dont trois sachets de sucré vanillé
  • 3 oeufs
  • 10 centilitres d’huile de tournesol
  • 2 cuillères à soupe d’eau chaude
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 demie cuillère de sel
  • 2 cuillères à soupe de cannelle moulue
  • 1 cuillère à café de noix de muscade

♣ Pour le glaçage :

  • 2 boîtes de fromage frais type philadelphia ou saint Moret
  • 6 cuillères à soupe de sucre glace

carrot_cake_02.JPG

carrot_cake_03.JPG

  1. Préchauffez votre four à 180°
  2. Fouettez les oeufs avec le sucre dans un grand saladier.
  3. Ajoutez les cuillères d’eau chaude et l’huile, mélangez.
  4. Ajoutez la farine, mélangez.
  5. Ajoutez le sachet de levure chimique et le sel, mélangez.
  6. Ajoutez les épices, mélangez. Je vous conseille de mettre la moitié des doses que je vous ai donné plus haut pour commencer. Goûter votre pâte avec la moitié des doses pour voir si vous voulez que votre carrot cake ait un goût plus prononcé en épices ou non.
  7. Ajoutez les carottes rappées et les noix hachées à votre pâte, mélangez vigoureusement.
  8. Versez votre mélange dans un moule rond et beurré.
  9. Enfournez le tout dans votre four à 180°, chaleur tournante pendant 45 minutes. Le gâteau doit être bien cuit et sec. Ne vous inquiétez pas si en le sortant du four il a une sale tête, j’ai été moi-même surprise de l’aspect!
  10. Démoulez-le, placez-le dans une assiette.
  11. Laissez-le refroidir et ensuite, enveloppez-le de film transparent avec l’assiette. Mettez-le au frigo jusqu’au lendemain pour qu’il soit bien froid (oui, il ne faut pas être trop gourmand pour suivre ma recette huhu!).
  12. Le lendemain, une heure environ avant de le servir, battez votre fromage frais avec le sucre glace.
  13. Etalez votre mélange sur le gâteau avec une cuillère, de manière grossière.
  14. Vous avez presque fini! Personnellement, j’adore faire des motifs sur mes gâteaux. Je prends un pic à brochette et je fais des vaguelettes dans le glaçage jusqu’à ce que le résultat me plaise.
  15. Coupez enfin votre gâteau et dégustez!

carrot_cake_04.JPG

carrot_cake_05.JPG

carrot_cake_06.JPG

J’espère que vous essayerez ma recette et que surtout, vous viendrez me dire ici si elle vous a plu!

La vida de Lindanita

« Etre heureux malgré la maladie, est-ce possible? » ou le bilan d’un an avec une sclérose en plaques

0f1652e229d9c837dab469167f470910

La semaine dernière, je suis allée faire un contrôle chez le neurologue pour ma sclérose en plaques afin de voir si tout allait bien après mon accouchement. Avec chance, je n’ai pas dû attendre trop longtemps. J’ai eu des petits tests pour faire état de tous mes réflexes et après nous avons discuté (pas plus de cinq minutes, donc je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça une discussion, bref…) : « alors, comment vous sentez-vous ». Moi, toute sourire, je lui réponds que tout va bien à part la fatigue à cause des nuits hachées avec un nouveau né. Le voilà qui insiste : « non mais vraiment, comment allez-vous? ». Je répète à peu près la même réponse que je lui ai donné auparavant. Ma réponse ne lui plait apparemment pas car il continue : « allez, avouez que ça ne va pas bien. Vous venez d’accoucher, vous dormez mal et vous avez une sep (sclérose en plaques pour les personnes qui ne sont pas familières avec cette abréviation) tout de même! ». Oui, et alors? Ma vie ne se résume pas à ça non plus!

C’est suite à cette discussion que j’ai eu envie d’écrire cet article et d’inclure un bilan de cette première année avec une sclérose en plaques. Je parlerais en mon nom, de ma situation et je ne ferais pas de généralités pour ne pas m’attirer les foudres des bien-pensants.

Oui, j’ai une sclérose en plaques (et une hypothyroïdie aussi, quitte à tout vous dire), et alors? J’arrive à être heureuse comme vous. Ce n’est pas parce que j’ai une maladie auto-immune que je devrais arrêter d’être heureuse pour autant. Je ne suis pas qu’une maladie, je ne pense pas que maladie.

C’est sûr qu’en passant un bouquet d’examens à l’hôpital sur plusieurs jours, être éloignée de ma famille, la fatigue et enfin le diagnostic n’a pas été facile à accepter. Suite à tout ça, j’aurais pu tomber dans la déprime, facilement, trop facilement même, défaitiste comme j’étais. Mais ça a été un électrochoc qui m’a drôlement secouée au final! Je me suis rendue compte qu’avant de savoir que j’étais atteinte d’une sep, je broyais trop facilement et trop souvent du noir. Pourquoi? Il n’y avait plus de lait dans le frigo pour mon envie de céréales. Pourquoi? Il n’y avait rien de bien à la télé alors que les enfants dormaient. Pourquoi? The Husband rentrait tard du travail. Pourquoi? J’avais un bouton qui avait poussé sur le menton pendant la nuit. Pourquoi? Alexander et Valentina s’étaient chamaillés et ils boudaient chacun dans leur coin. Quand j’y repense, c’était des choses insignifiantes qui s’arrangeaient d’une façon ou d’une autre.

Et puis j’ai failli perdre la vue de mon oeil gauche. Pas juste un peu, pas une vue qui s’arrange avec une paire de lunettes. Devenir aveugle de l’oeil gauche. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à envisager la vie autrement quand je l’ai retrouvée, cette fichue vue (après une cure de perfusions de cortisone que j’ai eu à l’hôpital). Avoir un bouton sur le menton, qu’est-ce que c’est à côté de perdre la vue? Mes enfants qui se chamaillent, c’est la vie, ils s’en remettront mais j’aurais mes deux yeux pour les voir se rabibocher, se faire un bisou et regarder un dessin animé main dans la main sur le canapé. Envisager de continuer de vivre en ne voyant seulement que d’un oeil m’a vraiment changée. Mon nouveau mantra est devenu : « ce n’est pas grave, il y a bien pire. La vie continue, sois heureuse et va de l’avant! ». J’essaie toujours de voir le bon côté des choses maintenant. Si cela arrive, c’est pour une raison et puis je trouverais sûrement une façon d’arranger le problème.

J’ai pris un traitement pendant six mois, le plegridy (une stylo prérempli d’une solution injectable sous-cutanée à faire soi-même) et après, je suis tombée enceinte de Tobias. Le moment de l’injection et les effets secondaires étaient les seuls points noirs de ma vie pendant ces six mois. C’était un rappel que j’avais une maladie et qu’il fallait la soigner. Sinon, il m’arrivait un peu de l’oublier. Dès que j’ai su que j’étais enceinte, j’ai arrêté le traitement (il n’est pas compatible avec une grossesse) et j’ai pu profiter de cette grossesse surprise. Juste dans les moments de grosse fatigue, je sentais que mon oeil gauche me tirait un peu, devenait plus sec donc je me forçais à prendre du repos, lever le pied pour éviter une poussée. Maintenant que j’ai accouché, j’allaite et apparemment (les chercheurs n’en sont pas sûrs à 100%) cela me protégerait d’une poussée tout comme ma grossesse donc je n’ai toujours pas repris le plegridy (je compte allaiter le plus longtemps possible du coup!). Un an après le diagnostic, je crois reconnaître les « symptômes » qui pourraient entraîner une poussée donc je fais attention et je le vis bien.

Et sinon, les gens et leurs réflexions, je vous en parle? Il y a ceux qui, comme mon neurologue, savent que j’ai une sep et pour qui ce n’est pas normal d’être heureux. Je m’explique : ils ont toujours des réflexions négatives, ramènent toujours leur avis sur tout àgrand renfort de « tu es malade, tu ne devrais pas faire ça », « moi à ta place, je serais dévasté par la nouvelle », « ça fait mal tes piqûres là? », « avoue que c’est une façade ce sourire là, en fait tu vas pas bien du tout! », « on t’a dit si tu vas mourir? » (oui oui, la dernière réflexion, on me l’a bien faite…). Et puis, il y a ceux qui apprennent au moment de la discussion que j’ai une sep et essaient de me remonter le moral, d’être gentils mais au final, je ne sais pas comment prendre ces phrases : « tu es tellement forte! », « je ne sais pas comment tu fais pour être si positive face à cette maladie » ou bien encore « tu es un modèle pour moi avec cette tragédie qui s’est abattue sur toi ». Je sais bien que ça part d’un bon sentiment à la base, mais c’est me renvoyer à la figure que j’ai quelque chose qui ne fonctionne pas bien chez moi. Dites, vous pouvez me laisser gérer ma vie et mes sentiments toute seule? Si j’ai envie de profiter de la vie, d’être heureuse et même faire des choses que je n’aurais pas osé faire auparavant par peur ou à cause d’un moral dans les chaussettes, c’est mon choix, mes décisions, ma vie! Depuis que l’on m’a diagnostiqué une sep, je n’ai jamais autant profité de la vie, je suis sereine pour ce qui est de mon avenir, je n’ai pas peur (ou alors très peu, vraiment juste un petit peu), je n’ai qu’une vie alors pourquoi me la gâcher avec des idées noires?

Bref, un an après, je vais bien (physiquement et moralement) et j’espère de tout coeur que cela reste ainsi! Merci de m’avoir lue, encore une fois ♥

La vida de Lindanita

Et ce fut un accouchement merveilleux

17493406_438118713199699_5383708734935531520_n

Bonjour à vous! Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas écrit d’article que j’ai presque perdu toutes les habitudes que j’avais, c’est fou tout de même… En même temps, j’ai été tellement occupée depuis la naissance de notre dernier petit garçon (et en plus, mon laptop a décidé de me lâcher en chemin, le fourbe) que vous ne pouvez pas m’en vouloir n’est-ce pas? Et quoi de mieux que le récit de la naissance de notre fils pour revenir hein (hein hein)?

Bébé surprise devait pointer son petit nez le 23 mars mais le jour fatidique arrivant, rien n’annonçait sa venue. Il a donc fallu que je prenne mon mal en patience, comme pour Valentina sa grande soeur avec un accouchement qu’on avait dû déclencher. Ici en Allemagne (je ne sais pas comment cela se passe en France) mais si l’on dépasse la date du terme, il faut aller faire un contrôle tous les deux jours (ce n’est pas du tout invasif n’est-ce pas?) : monitoring d’une demie-heure (ou une heure s’il est mal fait, si bébé bouge trop…) et échographie. Au bout d’une troisième grossesse, je peux vous dire que l’on est rodé niveau contrôle! Nous voilà fin mars, toujours rien… Bon, bébé surprise sera un bébé d’avril, un bébé du printemps, un petit oisillon dans son nid. Ca, je ne m’y étais pas vraiment préparée, je ne connaissais que les bébés d’hiver moi!

Durant ces deux semaines d’attente, j’ai continué de vivre normalement, notre famille vivait comme à son habitude. J’étais tout de même fatiguée vu que je dormais très mal (les siestes n’étaient pas d’actualité avec déjà deux enfants à la maison). J’ai tout essayé pour le faire arriver plus vite : manger épicé, marcher le plus possible (il m’arrivait même parfois de courir derrière les enfants ou de jouer au foot avec eux), du thé qui devait supposément déclencher des contractions, la méthode italienne (cherchez sur google si vous ne comprenez pas), de l’acupuncture (au moins ça a eu le mérite de me faire dormir durant la séance, c’est déjà ça!), des bains chauds (je n’ai pas pu rester dedans longtemps, je m’ennuie rapidement et je me sens inutile). Rien de rien! Tout de même, dès que the Husband partait de la maison, je m’assurais qu’il avait son portable avec lui, de la batterie et la sonnerie au maximum.

Le deux avril à neuf heures, si bébé n’était toujours pas arrivé, j’allais être déclenchée. Cette fois-ci, ça ne sera pas du gel mais un médicament. Ok, comme vous voulez mais j’espère que le travail sera rapide. « Oh beh, en un ou deux jours ça devrait aller ma petite dame! ». Keuwaaa? Vous croyez vraiment que j’ai envie d’être en travail autant de temps?

17587187_294796787615619_774722146403352576_n

Ce qui me tracassait énormément avec cet accouchement, ce n’était pas la douleur en elle-même, je la connaissais (chaque accouchement est différent je sais, je sais!), mais c’était surtout, où allaient être mes enfants pendant que j’accouchais, qui allait les garder? Je pensais que bébé surprise pouvait arriver à tout moment mais n’ayant pas de famille dans les environs, c’était difficile d’avoir les idées claires et de ne pas me faire de souci. Parce qu’évidemment, j’avais besoin de the Husband à côté de moi durant l’accouchement, c’était quelque chose d’essentiel. Mais si les enfants devaient rester avec lui en cas de force majeure et que je devais accoucher seule, so will be it. Nous avions bien la troisième grand-mère des enfants mais elle était partie en vacances en Californie, le couple d’amis qui s’était proposé devait aller passer le week-end de mon accouchement (à j+10) chez de la famille et ça me gênait, je l’avoue, de devoir leur imposer en plus Alexander et Valentina. J’avais tout de même préparé un sac de voyage pour eux avec des vêtements de rechange, des pyjamas, des couches, des jouets, des tototes, des bavoirs et des petites choses en plus. J’avais même défait le sac la veille pour vérifier que j’avais bien tout mis et j’en avais profité pour faire des mini vidéos à envoyer sur whatsapp pour expliquer tout ce que j’avais préparé pour eux afin de passer une nuit sereine avant d’accoucher. La chambre d’amis, elle aussi, était prête depuis des lustres si bébé surprise devait arriver dans la nuit pour que la personne qui viendrait garder Alexander et Valentina soit à l’aise et ne doive pas dormir sur le canapé.

Le premier avril, the Husband est parti avec Alexander acheter des sacs de terre pour notre jardin et à son  habitude, il est revenu avec plus de choses. Cette fois-ci, c’était des petits sapins à planter à la limite de notre terrain : « non mais tu comprends, ils étaient en promo. En plus ils sont super beaux et si je ne les avais pas pris, je suis sûr qu’il n’y en aurait plus la prochaine fois que j’irais là-bas! ». Et naturellement il n’a pas pu attendre pour les planter ce foufou. Voilà qu’à 18h15 il était en train de faire des trous dans le jardin pour planter pas un, pas deux, pas cinq mais dix sapins! J’ai tout de même un peu halluciné surtout que nous devions donner le bain aux enfants avant de les coucher et ils devaient encore manger. Sa réponse comme toujours : « ne t’inquiète pas, j’en ai pour une demie-heure grand max! ». « Mais oui bien sûr chéri, moi je dis plutôt une heure et demie voire deux heures mais fais-toi plaisir ». Et comme il ne sait vraiment pas juger le temps dont il a besoin pour faire les travaux à la maison ou bien jardiner (moi si…), j’ai pris de l’avance et j’ai baigné les enfants toute seule, avec mon gros ventre de j+9, je les ai porté enveloppés dans leurs serviettes de bain pour les sécher et les habiller sur notre lit (pour info, Alexander pèse 22 kilos et Valentina 15 kilos) et je me sentais plus que bien (enfin un peu à bout de souffle quand même). The Husband est rentré à la maison alors que les enfants étaient à table en train de terminer leur dîner, il était 20h10 (ce n’est pas comme si je l’avais prévenu hein!) et il est allé les coucher seul le temps que je me repose un peu sur le canapé.

Une fois les enfants couchés, the Husband m’a proposé d’aller me doucher au cas ou le temps serait contre nous demain (on devait aller à l’autre bout de la ville à 9h avec deux enfants tout de même!). Je ne me suis pas faite prier et j’ai pris mon temps pour rester un moment sous l’eau brûlante. Ensuite, nous avons nous aussi dîné, un plateau repas devant un épisode de la série « misfits » sur netflix (nous l’avions déjà vu dans son intégralité mais quand on aime une série, on n’hésite pas à la regarder à nouveau!). J’avais très faim et je me suis laissée dorloter par un mari aux petits soins. Il m’a lui-même préparé ce que je voulais manger et me l’a apporté sur le canapé. Je commençais à avoir mal dans le bas du dos mais c’était fréquent lors de cette grossesse. Après un massage avec une balle exprès, tout allait mieux… normalement.

17596579_1398262826893034_3569595650972581

La douleur a commencé à être plus lancinante que d’habitude mais je me disais que j’étais à j+9, j’avais pas mal forcé dans la soirée et de toute façon, on me déclenchait le lendemain, donc c’était normal. La douleur est devenue encore plus aiguë me coupant l’appétit, alors que j’avais faim comme je vous l’ai écrit un peu plus haut. La balle de massage n’avait aucun effet, j’ai essayé de m’allonger, cela n’a rien changé. Tiens, une envie de faire pipi donc direction les toilettes (wow, je suis trop une fofolle moi!). La douleur part un peu pour revenir et je n’arrive plus à me relever… Tiens, tiens, tiens, coucou le flashback! Pour mon premier accouchement, j’avais eu les mêmes symptômes. Je dis à the Husband d’aller voir les enfants dans leurs chambres pour être sûrs qu’ils dorment profondément et ensuite, il pourra appeler notre couple d’amis, je crois que bébé a décidé d’arriver finalement de lui-même, le premier avril en plus (mouhahaha, c’est un petit plaisantin cet enfant!).

Les enfants sont au pays des rêves, nos amis sont au courant et monsieur est déjà sur le chemin de la maison le temps que the Husband charge la voiture. De mon côté, je me retiens de hurler pour ne pas réveiller les enfants mais je grogne de magnifiques put**ns et je serre les dents. Notre ami arrive, the Husband lui indique la chambre d’invités (enfin c’est flou, moi j’avais un peu mal à ce moment-là!), la cuisine, il la connaissait déjà et le sac pour les enfants était dans l’entrée à côté des petites chaussures et des vestes s’il devait partir dans sa famille avec eux.

Nous sommes dans la voiture direction la clinique. Au pire, si c’est un faux travail, je me dis et me répète que je dois être déclenchée dans quelques heures donc je serais déjà sur place. Mais pourquoi y a-t’il autant de feux rouges sur le chemin qu’a choisi le gps crotte de flutain de merde de p*te! Oui, la douleur était bien présente maintenant, pas de doute, elle part et revient, toujours dans le dos. J’ai l’impression de revenir un peu plus de quatre ans en arrière, quand j’étais sur le point d’accoucher d’Alexander. Je me mets à compter les minutes  entre deux contractions (ça doit être des contractions, ce n’est pas possible autrement) et j’en suis à sept minutes. Ah oui, quand même! Nous arrivons à la clinique aux alentours de 23h30. The Husband se stationne sur une place handicapée devant la clinique pour que je n’ai pas trop à marcher. Nous nous présentons à la maternité en disant tout simplement : « bonjour, je crois que je viens accoucher » (euuuh, lolilol!). Une des sages-femmes de garde se présente, me prend sous son aile et m’installe dans une salle d’accouchement. Elle va alors contrôler si le travail a bien commencé. « Ah mais oui madame, vous êtes déjà à 4 centimètres, vous avez bien fait de venir! Et aux vues de la force des contractions, vous n’en avez pas pour longtemps ».

Mince alors, on y est. Bébé surprise a décidé de venir de lui-même m’évitant ainsi un deuxième déclenchement. Une demie-heure plus tard, je suis déjà à six centimètres. Entre-temps, the Husband m’a abandonné pendant cinq longues minutes et cela m’a semblé un temps interminable. Vous comprenez, il devait aller chercher ma valise et changer la voiture de place pour ne pas avoir de pv (c’est sûr que la police fait des rondes à minuit autour de la clinique pour mettre des pv! Rhalala, les hommes n’ont pas les mêmes priorités que nous durant un accouchement!). Lors des contractions, je lui  broyais la main et je lui aboyais littéralement dessus pour qu’il m’aide à me concentrer sur ma respiration et non sur la douleur (je me suis excusée après, mais il est difficile de rester courtois quand on a mal, c’est bien connu!).

17596772_643073765876368_2220212889023676416_n

A une heure du matin, dernier contrôle après une énorme contraction (et le cri qui va avec). La tête arrive, dilatation complète (que c’est glam’ de dire ça!), bébé surprise sera là d’un instant à l’autre.

J’ai oublié de vous préciser que pour accoucher, je n’ai pas dû mettre la fameuse blouse d’hôpital (on vient avec ses propres vêtements), j’avais la tête relevée et j’étais allongée sur le côté. A chaque contrôle, on m’a toujours dit ce que l’on allait me faire et comme ce n’était pas vraiment agréable, la sage-femme me demandait de l’excuser. Cette même sage-femme, celle qui nous a reçus, qui a été à mon écoute tout le temps et qui a été une des deux personnes que j’ai vu durant mon accouchement (le gynécologue de garde pour la pose de la perf’ à mon arrivée et après l’accouchement pour voir si j’avais besoin de points) a été formidable.

Lors des dernières contractions, ma sage-femme me tenait la jambe droite, un peu pliée et la secouait doucement pour m’aider à supporter la douleur. Je n’ai plus pu m’empêcher de pousser et elle a lâché ma jambe pour recevoir bébé surprise. Première contraction, explosion de liquide amniotique d’une couleur un peu verdâtre (bébé avait décidé de faire sa première commission in utero, allez, free style monsieur!) et la tête est tout de suite sortie. Bébé surprise est taquin parce que normalement, quand la tête sort, le bébé se tourne à 90° pour faciliter la sortie des épaules, eh bien chez nous, ça a été 180°. Il s’est donc retrouvé à regarder le ciel en attendant la deuxième contraction. Et c’est cette deuxième contraction qui l’a fait naître.

Tobias (lire To-bille-asse) est né à 1h17, le 2 avril, en moins de dix minutes en seulement deux contractions. Ce fut un accouchement rapide, animal, sans péridurale. Ce fut un accouchement merveilleux. Quand on me l’a mis sur moi pour le premier peau à peau, je n’ai même pas pleuré, je n’ai pas eu le réflexe de compter ses doigts de pieds et de mains (je l’avais fait pour son frère et sa soeur), j’ai seulement profité du moment présent, je ne pouvais pas détacher mon regard de ce petit être, encore éberluée par l’arrivée si soudaine de notre petit garçon.

The Husband est rentré à la maison vers 4h du matin, lorsque l’on m’a emmenée dans ma chambre. Ce fut un accouchement merveilleux aussi pour ça. J’étais sereine parce qu’Alexander et Valentina dormaient paisiblement chez nous, dans leurs lits, ils ne nous ont même pas vu ou entendu partir et revenir de la clinique. Je ne pouvais rêver mieux pour accoucher en toute tranquillité.

Depuis notre retour à la maison, tout se passe au mieux. The Husband a pu rester un mois à la maison (il a pris presque toutes ses vacances de l’année), Valentina est amoureuse de son petit frère (elle ne fait que de l’embrasser) et Alexander est aux petits soins avec lui. L’allaitement est bien en place, Tobias est facile à vivre et c’est le bébé le plus souriant que je connaisse. Depuis le 2 avril 2017, mon coeur s’est de nouveau agrandit pour aimer Tobias qui est venu compléter notre famille ♥

17818871_255744214896397_7045542898720309248_n

18253288_816675401814148_6705602254491090944_n.jpg

18252832_220081278483384_77307945412712202.jpg

18161453_995281093939776_4003716844874629120_n.jpg

18380721_448394612170717_3152237534038196224_n.jpg

17934477_662629750614269_851598049502298112_n.jpg

18443413_1325624677551397_2300361157770215424_n.jpg

18514228_226447591176218_5550552782567636992_n

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Ma bucket list de fin de grossesse

large (4).jpg

La semaine dernière, je suis rentrée dans mon dernier mois de grossesse. Eh oui, déjà, et même mois je n’en reviens pas! Plus de fois on a été enceinte et plus on trouve que cela passe vite. C’est passé si rapidement, j’ai encore l’impression que j’apprenais que j’étais enceinte hier. Comme pour mes deux grossesses précédentes, j’ai très envie de faire des choses qui me sembleront impossibles après la naissance de bébé (je ne suis pas Shiva, je n’ai pas quatre bras, le peu de neurones que j’avais ont disparu à cause de la fatigue, bref…). Comme la vitesse à laquelle passe une deuxième, voire une troisième grossesse, les choses que l’on veut pouvoir faire avant d’accoucher font parfois penser à un rêve lointain, une utopie même mais j’ai quand même fait une liste, une bucket liste de fin de grossesse pour être sûre de ne rien oublier et essayer d’en faire un maximum (mais sans trop me fatiguer non plus!).

♣ J’aimerais pouvoir profiter de the Husband et d’Alexander et Valentina un maximum pour ne pas me sentir coupable de les délaisser un peu après la naissance.

♣ J’aimerais essayer de mieux dormir la nuit ou bien faire des siestes en journée pour ne pas être trop fatiguée les jours avant et après l’accouchement.

♣ J’aimerais aller une dernière fois en ville faire les magasins.

♣ J’aimerais avancer dans la lecture du premier tome de « outlander » que j’ai mis de côté depuis des semaines déjà.

♣ J’aimerais changer l’agencement des chambres des enfants pour leurs installer les jeux et jouets qui étaient dans le salon parce que bientôt, on va installer le parc pour bébé surprise et on sera vite à l’étroit.

♣ J’aimerais jouer un peu plus d’orgue électronique pour que bébé surprise s’habitue à entendre cet instrument.

♣ J’aimerais pouvoir me faire de belles manucures pour me sentir féminine et trouver le temps pour me maquiller un peu plus souvent afin de retrouver forme humaine. Enfin pas trop non plus, parce si je suis maquillée au moment de l’accouchement, ça sera panda style sur les premières photos avec bébé surprise (bah oui, la transpiration, la fatigue, les pleurs, tout ça quoi!).

♣ J’aimerais prendre des bains bouillants plus souvent, surtout que j’ai tout à disposition pour les rentre relaxants et agréables à souhait.

♣ J’aimerais profiter d’un massage en institut pour pouvoir me détendre.

♣ J’aimerais que nous terminions, the Husband et moi, la série « breaking bad » avant d’accoucher, sinon je risque de devoir la mettre de côté pendant un moment. Cette série peut être un facteur de déclenchement d’accouchement tellement elle est stressante franchement!

♣ J’aimerais pouvoir continuer à faire un minimum de ménage à la maison pour m’y sentir bien. Mais quand je range d’un côté, ça prend la poussière de l’autre ou bien les enfants m’ont déjà retourné le salon en cinq minutes, montre en main.

♣ J’aimerais essayer de repasser les chemises qui traînent depuis un moment et ranger mon placard pour me préparer de jolies tenues post accouchement. Bah oui, comme ça, si j’ai mauvaise mine, les gens regarderont ma tenue et pas mes cernes!

♣ J’aimerais écrire quelques articles pour le blog car je risque d’en poster encore moins après mon retour de la maternité.

♣ J’aimerais cuisiner et manger chaud ce que je prépare. La parade, c’est de faire manger les enfants avant, les mettre à la sieste et réchauffer ce que j’ai fait quand ils dorment. Il m’arrive de piquer dans leurs assiettes quelquefois ou bien je bois un thé en attendant, comme ça, mon estomac ne crie pas famine à 14h.

♣ J’aimerais me faire des playlists de musique pour le jour de l’accouchement (c’est en cours, mais elles sont sur spotify donc il faudrait que je les passe sur mon ipod touch), pour pouvoir me calmer en cas de grosses contractions et puis pour les écouter lors des tétées nocturnes quand bébé surprise sera né (bon, j’ai les épisodes d’outlander qui sont déjà sur mon ipod, mais ce n’est pas pareil. Je ne vais pas dire à the Husband de me tenir l’ipod devant les yeux pendant que je pousse hein!)..

♣ J’aimerais sortir marcher dans le quartier pour prendre l’air, mais toute seule. Parce que quand les enfants ne veulent pas marcher, impossible de les soulever (15 et 22 kilos au compteur donc bon, vous comprendrez que ce n’est pas possible!).

♣ J’aimerais que the Husband fasse enfin son sac pour la maternité, sinon c’est moi qui vais le faire et tant pis s’il lui manque des choses (je suis habituée à préparer ce genre de sac maintenant avec deux enfants).

♣ J’aimerais me remettre un peu au dessin pour préparer une illustration à mettre dans les chambres des enfants (oh utopie, quand tu nous tiens! Alexander et Valentina ont au moins leurs couronnes d’anniversaire, c’est déjà ça!).

bucket list,grossesse,accouchement,harry potter

Et vous les futures mamans, qu’aimeriez-vous faire un mois avant d’accoucher?

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy·My lovely series

Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #16

large.jpg

Tant que je peux encore m’asseoir sans avoir mal partout, j’en profite pour vous écrire un nouvel article rempli de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

♣ Un bain bouillant, qui sent bon le chewing-gum et qui dure plus d’un quart d’heure (il me fallait bien ça l’autre jour pour avoir moins mal au dos!).

♣ Pouvoir encore me plier en deux pour me faire une dernière pédicure avant l’accouchement (j’avais du mal à respirer, certes, mais je l’ai fait!).

♣ Faire une nuit complète (bon, je tombais de fatigue en même temps après six nuits blanches d’affilées…).

♣ Une bougie qui brûle sur la table du salon et qui diffuse son odeur partout dans la maison pendant qu’il pleut dehors (un moment cocooning par excellence n’est-ce pas?).

large (5).jpg

♣ Entrer dans le neuvième mois de grossesse et me dire que la rencontre avec bébé surprise approche à grands pas (mais ça fait peur aussi! Hashtag merci les hormones).

♣ Le poids pris pendant ma grossesse qui ne dépasse pas, pour le moment, les dix kilos (en même temps, courir après deux enfants à longueur de journée, ça aide pas mal!).

♣ Ma valise pour la maternité est prête (moi, un peu moins!) et dans mon ipod touch, il y a toute la première saison de la série « outlander » pour me tenir compagnie pendant les tétées nocturnes à la maternité (bon, et regarder le corps d’Apollon de Jamie Fraser ne pourra que me faire du bien au moral et au coeur n’est-ce pas?).

♣ Mes orchidées qui refleurissent enfin, les trois en même temps en plus (elles sont tellement belles!).

large-6

♣ Les câlins du dimanche matin dans notre lit avec les enfants avec un Disney à la télé (et voilà que je connais déjà les chansons du film Vaiana… Oups!).

♣ Voir the Husband rentrer du travail avec mon plat thaï préféré, comme ça, parce qu’il avait envie de me faire plaisir (le mélange coco/curry, c’est une envie de grossesse que voulez-vous! Et le plat est tellement important qu’il me fait deux repas!).

♣ Danser, jusqu’à être à bout de souffle, avec les enfants et the Husband dans le salon sur les chansons que j’ai mis dans ma playlist de fin de grossesse sur spotify (ça vous intéresse de savoir quels titres apparaissent dans cette playlist?).

♣ Avoir converti the Husband à la série par excellence, j’ai nommé « friends », l’entendre me dire « how you’re doin’? » avec un sourire de lover pour me tirer un sourire, me reparler de telle ou telle scène en riant aux éclats ou bien encore l’entendre me dire que c’est vraiment la meilleure série ever (on est d’accord qu’aucune autre série ne lui arrive à la cheville?).

street-promo-front.jpg

♣ La joie sur le visage d’Alexander quand il s’est vu dans le miroir avec son costume de cow-boy pour le carnaval du jardin d’enfants (en plus, sans le savoir, son éducatrice était en cow-girl et ils ont posé ensemble pour une photo, c’était adorable).

♣ Nos poissons ont fait des bébés et ils grandissent bien comme il faut (il va falloir qu’on leur trouve des petits noms, si vous avez des idées, déjà qu’on a eu du mal à choisir le deuxième prénom de bébé surprise!).

♣ Les couleurs du ciel quand le soleil se lève ou se couche et qu’il fait froid, c’est tout en dégradé de rose, c’est tellement beau (et j’adore le prendre en photo à ce moment-là, pas vous?).

♣ Retomber sur des photos de mes deux premiers bébés dans mon iphone et fondre d’amour (on les reconnaît bien avec leurs petits mimiques, leurs nez retroussés ou leurs grands sourires avec leurs dents du bonheur ♥).

Partagez avec moi vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure!

Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Etre enceinte de mon troisième enfant, ça a changé quoi pour moi?

IMG_3486.JPG

Etre enceinte d’un troisième enfant, cela ne veut pas dire cette grossesse sera identiques aux deux premières, que l’on sait déjà tout ce qui va se passer, ouh la non, non, non!

♣ Ma réaction face au test positif :

Lorsque the Husband et moi avons voulu commencer à fonder une famille, on espérait que ça allait vite arriver. La toute première fois que je suis tombée enceinte, c’était une grossesse extra-utérine et je l’ai su quelques heures avant d’être opérée en urgence. Alors quand je suis tombée enceinte d’Alexander, j’ai versé toutes les larmes de mon corps en priant que tout soit bien comme il faut, là, sous mon nombril. Pour ma deuxième grossesse, je ne voulais pas reprendre la pilule (je l’avais arrêté trois ans plus tôt) et on s’était dit que de toute façon, je ne tomberais pas enceinte tout de suite. Eh bien si, premier essai et hop, j’étais enceinte! Je l’ai su la veille de notre départ au Chili en famille  donc on savait seulement que j’étais enceinte, mais on ne savait pas où Valentina s’était placée. Tant pis, on fera avec et on avisera sur place si nécessaire. Pour cette troisième grossesse, elle n’était pas du tout prévue, ça a été la surprise totale! En plus, j’étais sous stérilet hormonal donc notre réaction a plutôt été « oups! ». Oui, on voulait trois enfants, mais on voulait se laisser un peu plus de temps pour avoir le petit troisième.

♣ L’annonce de ma grossesse :

Pour Alexander, on a « respecté » les trois mois d’attente avant de le dire à qui que ce soit (superstitieuse un jour, supertsitieuse toujours!). Pour Valentina, certaines personnes « privilégiées » l’on su avant, au tout début même. Finalement pour bébé surprise, je l’ai dit aux personnes à qui j’avais envie de le dire avant les trois premiers mois (bon, pas au jardin d’enfants quand même, juste à une éducatrice d’Alexander), certaines ont même vu une photo de mon test (c’est d’un glam, j’avoue!) et je l’ai ensuite dit au reste du monde quand les trois premiers mois ont été passés. Pour ces trois grossesses, l’annonce a été faite sur les réseaux sociaux et sur mon blog après ces trois premiers mois.

♣ Les réactions face à ma grossesse :

Pour ma première grossesse, tout le monde était content, on recevait des félicitations à tout va. Pour Valentina, les gens nous félicitaient aussi, nous demandaient si on voulait faire la petite soeur (oh my god, c’est quoi cette expression « faire la petite soeur »? Faire la vaisselle oui, la petite soeur non! Allo, calmez-vous un peu les gens!). Pour cette troisième grossesse, je vous avais déjà fait un article ici et franchement, ça vaut son pesant de cacahuètes. La majorité des commentaires que l’on a pu recevoir étaient irritants, décevants ou bien tristes. Ca va hein, on est assez grands pour savoir ce que l’on fait et quand on le fait!

♣ Les commentaires au quotidien :

Pour Alexander, tout le monde était bienveillant : « rholala, ça te va tellement bien, tu es rayonnante! Tu le portes bien! ». Pour Valentina : « tu as l’air fatiguée, ça va? ». Pour bébé surprise : « non mais moi à ta place je… »… Je coupe ces personnes tout de suite parce qu’elles ne sont pas à ma place déjà et si c’est pour entendre « je ne porterais pas autant Alexander et Valentina », « je n’en ferais pas autant que toi », « je ne ferais plus le ménage » et j’en passe et des meilleures, qui le ferais? Sérieusement, je ne vais pas vivre dans un endroit dégoûtant et si je ne le fais pas, the Husband serait encore plus crevé qu’il ne l’est déjà. Et naturellement, ce sont ces personnes aux conseils foireux qui ouvrent bien grand leurs bouches mais qui ne font rien pour m’aider!

♣ Les nausées :

Lors de ma première grossesse, j’étais au bord du gouffre quand les nausées ont pointé le bout de leur nez. C’était abominable, je ne voulais pas vomir, donc réaction super intelligente de ma part, je ne mangeais et ne buvais presque plus rien. Bah oui, on ne mange pas, on ne boit pas, on ne vomit pas, c’est bien connu non? Au final, j’ai dû aller passer quelques jours à l’hôpital parce que j’étais complètement déshydratée et j’ai eu une perf pour m’aider à aller mieux. Pour Valentina, c’était différent. Je savais que si je vomissais, j’allais me sentir tout de suite mieux après donc pourquoi me retenir hein? Si je devais sortir, j’avais toujours dans mes poches des petits sachets en plastique, un paquet de mouchoirs et des chewing-gums. Ca m’a changé la vie de voir les nausées de cette façon, je ne restais pas cloîtrée à la maison, j’osais sortir. Par contre, je savais que si je mangeais telle ou telle chose, j’allais accentuer les nausées donc je faisais quand même attention. Finalement, pour bébé surprise, pareil que pour Valentina. Je savais que j’allais être mieux après donc aucun souci là-dessus. Par contre, elles ont bien duré un mois et demi en plus… Alors si j’avais envie de manger quelque chose qui allait accentuer les nausées, tant pis, je le mangeais quand même parce que zut, quatre mois et demi à faire attention, j’en avais plus que marre! Déjà qu’on ne peut pas manger de sushis ou de saucisson, crotte!

♣ Les envies alimentaires :

Pour Alexander, j’avais surtout des envies de choses salées : viande, frites, pâtes, pain, fromage… et puis des légumes crus, surtout de la salade verte en fait, comme ça, comme un snack, deux ou trois feuilles sans rien. Pour Valentina, c’était plus orienté vers le sucré avec ds gâteaux à la cannelle, du chocolat, des yaourts, des céréales avec du lait. Alors dès que j’ai su que j’étais enceinte une troisième fois et que mes envies étaient plus salées que sucrées, j’en ai vite déduit que j’étais enceinte d’un petit garçon, une nouvelle fois. On commence à connaître son corps quand même au bout d’un certain temps! Aux alentours des fêtes de fin d’année, que ce soit pour mes trois grossesses, je pouvais manger jusqu’à un kilo d’oranges par jour, il faut croire que mon corps me disait qu’il avait besoin de vitamines. A un mois et une semaine du terme pour bébé surprise, je raffole de carottes crues et croquantes, de bâtonnets apéritif au sésame (comme les petits bretzels mais sans tout le sel) et d’eau gazeuse.

♣ Mon physique :

Avec ma première grossesse, j’ai appris ce que c’était que d’être enceinte. Je m’explique : le ventre qui prend de plus en plus de place, la démarche de pingouin, la peau qui tire, la prise de poids. J’ai été essoufflée de temps en temps mais rien d’anormal. J’ai même couru plus d’une fois avec mon énorme ventre pour ne pas louper le tram ou un train lors de nos voyages en amoureux. J’avais le teint frais et reposé, j’avais bonne mine (tu m’étonnes avec les heures de sommeil que je m’enfilais!). Elle était simple cette grossesse finalement! Avec Valentina, ça a été tout de suite plus corsé. La prise de poids a changé deux fois de dizaine (oh my god!), le teint était déjà un peu mois frais parce qu’il fallait que je m’occupe d’Alexander en journée donc ça devenait rapidement sportif, j’ai fait de la rétention d’eau (mes jambes ne ressemblaient plus à rien, des vrais piliers de rugby que je ne pouvais plus plier), j’étais affublée d’un triple menton le dernier mois et mon ventre était beaucoup plus gros qu’avec Alexander. Pour Alex, mon ventre était plutôt « pointu », tout sur le devant, de dos, on ne voyait rien (plus d’une fois des gens qui ne me connaissaient pas se sont étonnés de voir mon ventre de femme enceinte quand je me retournais, c’était drôle!) et pour Valentina, l’envergure de mon ventre dépassait de chaque côté, personne ne pouvait louper que j’étais enceinte. Finalement, pour bébé surprise, le ventre a pris la même forme que pour Alexander, la prise de poids n’a pas encore atteint les dix kilos a presque un mois du terme (tant mieux, parce que durant mon temps libre après l’accouchement, mon sport préféré sera… la sieste!) et mon teint est catastrophique : cernes de trois kilomètres de long, teint gris, joues presque creuses… Elle est loin la première grossesse avec son aura qui te rend belle en toute circonstance!

 ♣ La fièvre acheteuse :

Quand on est enceinte de son premier bébé, on doit tout acheter : lit, armoire, table à langer, petits vêtements, doudou, couches… Et on achète des conneries aussi! « Dani (the Husband s’appelle Daniel), regarde, c’est trop mignon, on est o-bli-gés (oui, enceinte, tu parles comme une dinde dans un sketch de Florence Foresti) de l’acheter! ». Est-ce que c’est la bonne taille? Est-ce que ça va vraiment servir à quelque chose? Nope, mais je m’en fichais royalement, du moment que c’était mignon. Du coup, on a eu des vêtements taille naissance qui n’ont jamais servi parce que c’était trop petit, à la naissance justement. Alexander a eu des jouets avant de naître qui ne l’ont pas du tout intéressé une fois à la maison. Pour Valentina, on a dû acheter un autre lit à barreaux parce qu’Alexander dormait toujours dans le sien (et moins de deux ans entre les enfants, il fallait bien). A un mois près, elle naissait avec presque la même date de naissance que son frère donc on était déjà bien équipé en bodies et pyjamas mais ça ne m’a pas empêché d’acheter des pyjamas et autres petits vêtements mignons en vide dressing ou dans des bourses aux vêtements. Je ne connaissais pas ça durant ma première grossesse, on avait tout acheté plein pot ou bien c’était des cadeaux que l’on avait reçu et ils étaient… taille naissance, donc importables. Pour bébé surprise, on est équipés! Nous ne devons rien acheter (bon, j’ai acheté un doudou quand même, il ne faut pas abuser! Et puis une paire de chaussons pingouin… Mais soldée à 50 cents la paire, comment résister aussi?). On a eu de la chance que nos trois bébés ne naissent pas à toutes les saisons, sinon, ça aurait été compliqué!

♣ Mon temps libre : 

Lors de ma première grossesse, j’avais beaucoup, beaucoup (la répétition est volontaire!) de temps libre quand j’y repense! J’avais le temps de faire des siestes, de faire les magasins à mon rythme, de lire tous les livres possibles et inimaginables sur la grossesse et comment éduquer son enfant. Je me faisais les ongles aussi, je prenais de longs bains, mon ancien blog était plus à jour. J’avais mal dormi la nuit précédente à cause de la lune, un rêve bizarre? Ce n’est pas grave, je faisais une sieste de quatre heures juste après le déjeuner! Durant la deuxième grossesse, je profitais encore des siestes d’Alexander pour en faire moi-même avec le réveil à côté de moi pour ne pas le laisser trop longtemps dans son lit. Les livres sur l’éducation? Oubliés! Je consultais des blogs de mamans, c’était bien mieux. Je lisais quand même de temps en temps un livre lors de mes insomnies. J’avais du temps libre, mais à deux : j’allais faire les magasins avec Alexander vu qu’il était avec moi à la maison. Oubliés aussi les bains, je prenais des douches, plus rapides mais plus souvent. J’ai regardé plein de séries aussi. Et avec cette troisième grossesse? Oublié le temps libre! Non, j’en ai encore un peu mais c’est rare. Alexander fait de moins en moins la sieste donc je dois lui proposer des activités quand il n’est pas au jardin d’enfants. Est-ce que j’arrive encore à lire? Oui, les publicités qui arrivent dans la boîte aux lettres ou bien les sous-titres des séries netflix que l’on regarde le soir, ça ne va pas plus loin. Et puis, si je passe une mauvaise nuit (cauchemars, contractions, insomnies, enfants malades), ma sieste du lendemain, je peux me la carrer où je pense.

♣ Le choix du prénom : 

Pour Alexander, ça a été assez vite. Nous avons fait le tour des prénoms déjà donnés dans la famille et ensuite, on prenait des notes lorsque nous regardions des séries avec les prénoms des personnages mais aussi des acteurs. La signification nous plaisait bien aussi. Pour Valentina, il fallait que ça aille avec Alexander. Nous avons fait attention à la signification du prénom parce qu’avec Alex, c’était comme décrire sa personnalité (après, si c’est son prénom, son éducation, le pays dans lequel il vit qui a joué dans la balance, on ne sait pas). Finalement, pour bébé surprise, ça a été difficile de nous mettre d’accord mais après avoir lu la signification d’un prénom d’acteur d’une série que j’adore, on s’est dit que ça ne pouvait pas être un autre prénom que celui-ci. Il va bien avec les prénoms de son grand frère et de sa grande soeur aussi. C’est moi, à chaque fois, qui ai choisi/trouvé (rayez la mention inutile) le premier prénom, the Husband s’est plus penché sur le deuxième. Nos enfants ne portent que deux prénoms, comme cela se fait au Chili (moi j’en ai quatre et c’est fatiguant de les répéter à chaque fois qu’on me les demande ou bien voir les gens souffler quand je donne le quatrième. Coucou je suis fille unique, j’ai reçu tous les prénoms qui plaisaient à mes parents!).

♣ La nostalgie : 

Pour ce qui est de la première grossesse, après l’accouchement, j’ai été nostalgique de ce ventre rond qui abritait Alexander, de la facilité de la vie qui avait disparu (bah oui, on ne naît pas mère, on le devient, donc bon, ça faisait pas mal de changements en ayant un bébé dans les bras!). Pour la grossesse de Valentina, j’étais plus nostalgique du temps seulement avec Alexander. J’aurais voulu passer plus de temps avec lui, seulement avec lui. Et puis en triant les petits vêtements, je me rendais compte qu’il avait déjà bien grandi et que bientôt, sa petite soeur allait porter, elle aussi, ces mêmes bodies ou bien encore ces pyjamas. Finalement, durant la grossesse de bébé surprise, j’ai surtout été nostalgique de ma vie de couple sans enfants, cette vie où on se retrouvait seulement tous les deux, qu’on profitait de la présence de l’un et de l’autre sans être interrompus par un enfant qui veut un bonbon, un câlin, être changé, qui est malade… Heureusement que nous avons pu partir quelques jours à Dresden au mois de décembre! Et naturellement, penser que c’est le dernier bébé que l’on va avoir, ça fout un coup au moral (coucou, je suis bipolaire!) : nous n’aurons plus de bébé fille et ce petit garçon qui va bientôt agrandir notre famille va porter presque toute la garde-robe d’Alexander, celle qu’il portant quatre ans plus tôt.

♣ La préparation pour la maternité :

Ma valise pour la maternité pour Alexander a été faite au dernier moment, à la va-vite. Il manquait la moitié des choses, the Husband a fait plusieurs allers-retours entre la maternité et la maison avec les listes des choses qui manquait sur des petits bouts de papier. Je n’avais pas internet sur mon portable,  à peine de quoi m’occuper dans la journée, je n’avais pas non plus de veilleuse pour les tétées nocturnes. Le pire, nous n’avions pas préparé l’appareil photo donc les premières photos d’Alexander ont été fait avec un iphone (un iphone 3 en plus, quelle horreur!). Pour Valentina, ma valise était prête au moins un mois avant et comme cette demoiselle n’est arrivée qu’après déclenchement, j’ai eu le temps de contrôler plus d’une fois que tout était bien rangé et surtout, dans la valise. De toute façon, nous vivions à côté de l’hôpital où Valentina est née (le jour du déclenchement, on y est allés à pieds, donc bon…) alors s’il me manquait quelque chose, je l’avais dans la demie-heure qui suivait. Un couple d’amis est venu chercher Alexander à la maison et s’est occupé de lui lors de l’accouchement. De ce côté, être déclenchée, c’est top, on a le temps de prévoir où les autres enfants vont aller. Pour bébé surprise, la valise est déjà prête depuis deux semaines maintenant et j’ai même eu le temps de mettre toute la première saison de « outlander » dans mon ipod touch pour les tétées nocturnes et les journées à la maternité vu que je ne pense pas recevoir beaucoup de visites, de plus, the Husband et les enfants ne viendront pas longtemps me tenir compagnie (Alexander et Valentina n’étant pas du genre à rester en place bien longtemps). Il est fort possible que the Husband reste avec les enfants pendant l’accouchement (tiens, ça me fait penser que je n’ai pas préparer leurs petites affaires au cas ou) si ce bébé décide d’arriver rapidement vu que je veux accoucher de l’autre côté de la ville. Suspens!

IMG_3534.JPG

Et vous alors, les mamans multipares ou futures multipares, vos grossesses ont été aussi différentes les unes des autres que les miennes?

Baby Alexander·Baby Valentina·Home sweet home·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Trente-et-un ans et une semaine et demie

IMGP0271.JPG

L’année dernière, juste avant de passer le cap des trente as, j’avais écrit un article sur qui j’étais, de la petite fille à la femme que je suis devenue (wow, femme, ça fait bizarre de dire ça de moi). Certaines d’entre vous avaient été étonnées de mon parcours, de ce que j’avais fait mais la plupart avaient aimé ce journal ouvert. Et depuis cet article, qu’est-ce qui s’est passé?

J’ai commencé mon traitement contre la sclérose en plaques qui s’est déclarée chez moi en 2016. Il y a eu pas mal de bas, peu de hauts au début. J’étais empotée avec mes mains, j’avais peur de mal faire, de me faire mal aussi. Mais après, les automatismes sont venus, tout était plus facile. J’essayais de ne pas trop forcer les jours où je devais me piquer pour ne pas me fatigue outre mesure. Mes cheveux ont pas mal souffert du traitement, jonglant entre « on est gras, ranafoutre, tu peux pas lutter » et « on a bien envie de ressembler à de la paille aujourd’hui, tu kiffes avoues! » et ma peau, ça a été un désastre. Elle n’est jamais revenue comme elle était avant mon traitement : beaucoup de boutons, grasse ou sèche et des tâches qui ne partent plus alors que j’en prenais soin. Bref, ce n’était pas très reluisant tout ça (enfin si, si on regardait ma zone T).

Et puis l’été est arrivé. Avec la canicule. Avec la fatigue. Avec un passage par la case hôpital pour Valentina à cause d’une convulsion fébrile pendant deux jours et une nuit. Il y a eu ce test de grossesse acheté sur le chemin du retour de l’hôpital. Les deux traits sur le test. Une grossesse? Mais comment est-ce possible avec un stérilet? Eh oui, un petit être avait décidé envers et contre tout de s’installer au creux de mois pour arriver en mars 2017. Je le sentais bien que quelque chose était différent et puis la fatigue n’expliquait pas un mois de retard de règles (pas chez moi du moins). Il y a eu ces doutes, cette envie de l’avoir, cette envie de tout arrêter de peur de ne pas y arriver, faire une batterie de tests pour être sûre que cette grossesse vaudra le coup. Voir ce deuxième petit garçon lors d’une échographie et se dire que oui, malgré tous les désagréments qu’apportent une grossesse (surtout avec deux autres enfants en bas âge à la maison), on allait le garder parce que s’il avait été mis sur notre chemin, c’était bien pour une raison.

Ces deux enfants, Alexander et Valentina, qu’est-ce que j’ai aimé les voir grandir et évoluer cette année! Ils sont encore plus inséparables qu’avant, ça se voit qu’ils s’aiment et qu’ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. Ils ont leur propre langage pour jouer ensemble, surtout pour faire des bêtises!

imgp0199

Alexander est épanoui au jardin d’enfants. Là-bas, il s’est fait plein de copains et de copines dont certains sont déjà venus à la maison. Il ne parle pas encore couramment une langue mais il se fait bien comprendre en allemand ainsi qu’en espagnol et naturellement, il comprend bien ces deux langues. Je suis tellement fière de lui, c’est un grand frère modèle qui protège sa petite soeur, partage toujours avec elle les gourmandises qu’il peut recevoir et adore jouer à la dînette avec elle (elle en a de la chance cette petite quand même!). Valentina, elle, a marché sur le tard mais depuis, on ne l’arrête plus! Elle marche et court sans arrêt. Elle s’est pris plus d’une gamelle mais ça la fait marrer. Tant mieux! Cette petite fille entrera au jardin d’enfants en août. Je ne sais pas si cela lui plaira au début de devoir être avec des gens qu’elle ne connaît pas mais elle apprécie déjà d’aller chercher son frère là-bas (on dirait une petite miss France sur le chemin : elle dit bonjour à tout le monde avec sa petite voix et sa petite main!). Elle a souvent le dessus sur son frère et en abuse parfois mais ils finissent toujours (ou presque) leurs bagarres par un câlin. Je vais être nostalgique de ces moments de complicité à deux mais j’ai tellement hâte de les voir rencontrer leur petit frère et former ensuite un trio d’enfer!

Bien que la vie soit belle avec mes enfants, j’ai découvert il y a quelques mois que j’avais un cheveu blanc, puis deux, puis trois (un enfant, un cheveu blanc, ça c’est du slogan!)! Cela a été un choc sur le coup, mais bon, l’entrée dans la trentaine ne se fait pas comme ça, sans tambour ni trompette! Avec la fatigue se sont aussi installées des ridules au coin de mes yeux qui se voient seulement si je souris (encore heureux, je n’ai pas demandé le full pack vieillesse d’un coup!) et quand je souris justement (si si, ça m’arrive vous savez!) ma peau n’est plus aussi souple qu’avant. Je vois bien que je ne suis plus toute jeune car des petites ridules arrivent au creux de mes joues (mais selon the Husband, c’est super sexy donc bon, c’est acceptable!). Je me maquille moins mais mieux. J’essaie de prendre soin de ma peau (comme je l’ai dit plus haut, avec le traitement contre la SEP, elle a bien changé et il a fallu que je trouve une nouvelle routine), j’ai toujours un rouge à lèvres ou un labello à porté de main (ça détourne le regard des gens sur ma bouche et non mes cernes de trois kilomètres). Depuis cette année, j’ai décidé de me maquiller les sourcils et j’aime beaucoup l’effet rendu (merci benefit de nous rendre la vie facile avec ton maquillage!).

Avec the Husband, nous avons fêté nos sept ans de mariage cette année et nous avons aussi célébré nos dix ans ensemble. Cela passe tellement vite! Nous nous sommes replongé dans nos premières photos et cela se voit que dix ans ont passé, mais quelles dix années : des voyages, des déménagements, un mariage, le Chili, l’Allemagne, des enfants, une maison… Nous n’avons pas chaumé!

imgp3252

En décembre, the Husband et moi avons réussi à nous échapper (il n’y a pas d’autre mot) de la maison pendant trois jours et deux nuits afin de profiter d’un doux moment en amoureux à Dresden, sans enfants (ils sont restés à la maison avec leurs grands-parents paternels qui étaient venus pour les fêtes de fin d’année). C’était important de trouver un moment rien qu’à nous, pour nous retrouver en tant que couple avant l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille. Nous n’avions pas fait ça depuis la naissance d’Alexander… Ce voyage a été mémorable car notre ancienne propriétaire nous a proposé de loger gratuitement dans l’appartement que nous avions avant de déménager. On aurait presque dit un retour aux sources. Nous avons retrouvé nos habitudes, revu des amis de longue date, nous nous sommes promenés dans les rues que nous connaissions par coeur en nous donnant la main, sans devoir regarder derrière si Alexander suit ou courir après Valentina parce qu’elle a vu un pigeon. Bref, un moment hors du temps que nous chérirons pendant des années encore.

2016 a été une année bercée par les travaux en tous genres. Toutes les chambres à coucher sont terminées, le salon aussi, sans oublier la salle de bain du premier étage et nous sommes en train de nous attaquer au bureau au rez-de-chaussée (on croise les doigts pour réussir à le terminer avant l’arrivée de bébé surprise). Notre maison, c’est une maison qui nous ressemble, qui a été fait avec amour et attention pour notre famille.

Et finalement, en vrac :

  • j’ai repris contact avec ma meilleure amie à l’université et c’est comme si nous ne nous étions jamais quitté (comme quoi, quand les amitiés sont fortes et sincères, elles sont plus fortes que le temps et la distance).
  • nous sommes allés passer quelques jours en France cet été avec les enfants pour rendre visite à ma famille.
  • avoir une SEP m’a fait ouvrir les yeux sur pas mal de choses dont essayer de voir la vie du bon côté, profiter du moment présent au lieu de me plaindre (je me plains quand même hein, je ne suis pas devenue une droguée du bonheur non plus!) car tant qu’on a la santé, tout est possible.
  • j’ai essayé d’être présente sur snapchat mais maintenant, à part regarder la story des autres… Il faut croire que je suis plus à l’aise à l’écrit!
  • j’ai essayé de lire plus mais avec les enfants et la fatigue, j’avais tendance à piquer du nez donc j’ai mis tout ça un peu de côté (alors que j’adore lire et je sors d’une filière littéraire)… Mais je continue d’acheter des livres car je sais que je les lirais un jour (coucou le positivisme!).
  • j’ai un groupe d’amies bombasses sans lequel je ne pourrais plus vivre, elles ont été là quand j’avais besoin d’elles, elles font parties de ma vie maintenant et je les aime fort ♥ (ouais, ça fait un peu groupe secret, ou toi-même tu sais mais je ne pouvais pas ne pas parler d’elles ici tellement elles sont toutes importantes pour moi).
  • je suis toujours une potterhead (je porte en ce moment même un haut de pyjama gryffindor de chez primark) et j’espère pouvoir emmener un jour mes enfants aux studios Harry Potter à Londres.
  • euuuh… Nous avons installé un aquarium dans le salon pour les enfants, mais au final, c’est moi qui en profite le plus, le regarder me détend (et les poissons nous ont fait des bébés il y a peu!).
  • je suis toujours aussi stricte et maniaque dans le ménage et le rangement alors que je devrais lever un peu le pied avant l’arrivée de bébé (mais je ne peux paaas, c’est plus fort que moi! Je n’arrive pas à m’allonger sur le canapé si des jouets traînent sur le tapis du salon).
  • ne prenez pas un abonnement à netflix, netflix, c’est le mal! Je dis ça mais je suis sûre que je serais ravie de l’avoir lors des tétées nocturnes…
  • tenir ce blog n’est pas une contrainte, c’est mon petit univers à moi et je vous remercie énormément de me suivre ♥

IMGP0322.JPG