Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita

La langue de chez nous

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Il y a deux semaines de cela, j’avais posté une photo sur instagram avec ce texte en dessous : « je vois que vous avez des questions à propos de ma dernière vidéo avec Valentina et les langues que l’on parle à la maison. Je vous invite à poser vos questions sous cette publication pour que je puisse y répondre (sûrement) la semaine prochaine sur le blog. Merci ». Bon, ça m’a pris quinze jours mais comme je n’aime pas faire les choses à moitié, j’ai eu besoin de tout ce temps pour écrire la totalité de ce que je voulais vous dire parce que c’est bien beau de vous parler des langues que l’on parle à la maison, mais il faudrait quand même que je vous explique pourquoi nous en sommes arrivés là non?

Alors déjà, mes études et mon parcours. Je pense que ça peut être intéressant de commencer par ça. En primaire, j’étais dans les premières de ma classe (attendez, ne partez pas, je ne me vante pas! C’est utile de le savoir pour la suite) et en CM2 mon institutrice a proposé à mes parents que j’apprenne directement deux langues vivantes comme il était possible de le faire dans le collège où j’allais aller, et ce, dès la sixième. C’était l’anglais et l’allemand. C’était tentant alors j’ai commencé le collège avec deux LV1. Si je me souviens bien, on avait autant d’heures d’anglais que d’allemand (ça remonte à pas mal de temps quand même, vous voyez, alors je ne suis plus sûre de tout ça!). L’apprentissage de l’anglais se passait très bien alors que pour l’allemand, c’était une catastrophe : j’étais dans les dernières de mon groupe (nous étions des élèves de deux classes qui se retrouvaient dans un groupe). Je n’arrivais pas à assimiler l’allemand, c’était bizarre, dur et les mots à rallonge, quelle horreur! Je pleurais quand je voyais mes notes même si j’essayais d’apprendre mes leçons. Et puis en quatrième, il y a eu le déclic après mon premier voyage en Allemagne en allant une semaine chez ma correspondante (je suis encore en contact avec elle et ses parents). Je n’arrivais toutefois pas à vraiment parler là-bas mais j’ai tellement aimé mon séjour à Villingen que d’une certaine façon, l’apprentissage de l’allemand est devenu plus facile et mes notes sont énormément remontées. Je suis passée à des notes en dessous de dix à des notes surpassant les quinze. Comme j’étais fière! L’année suivante, je suis retournée en Allemagne, dans la même ville, mais chez une autre correspondante (nous nous écrivons de temps en temps sur facebook. Dire qu’avant on s’envoyait des lettres… Bonjour le coup de vieux!). C’était en décembre et nous sommes allés visiter Stuttgart et son marché de Noël (croyez-moi, ce détail a son importance pour la suite). J’étais émerveillée! Le style de vie allemande me fascinait, j’aimais cette liberté que les jeunes avaient l’après-midi pour leurs activités extra-scolaires, les magasins que l’on trouvait à chaque coin de rue et pas forcément dans des zones commerciales… Bref, je voulais continuer à en savoir plus sur l’Allemagne.

Je suis rentrée au lycée avec toujours deux LV1 et mes notes ne baissaient pas. En terminale, il a fallu que je choisisse quelle langue j’allais maintenir en LV1 pour le bac, j’ai choisi l’allemand comme vous pouvez vous en douter. Notre groupe était restreint, j’aimais ça, j’avais l’impression de faire partie d’une élite, de faire quelque chose de spécial. Quand j’ai dû choisir ce que je voulais faire à l’université, je me suis tout naturellement tournée vers les langues, mon point fort (les sciences ne m’intéressaient pas du tout et il m’arrive encore de compte sur mes doigts pour être sûre que le compte est bon… Aheum, no comment). J’avais à ce moment-là déjà sept ans d’allemand et d’anglais derrière moi. Je suis partie à l’UCO d’Angers pour rentrer dans une filière quadrilingue allemand. Il a fallu que je choisisse une troisième langue vivante et mon choix s’est porté vers l’espagnol, comme ça, je pourrais faire le tour du monde avec ces trois langues et le français (qu’est-ce que l’on peut être rêveur quand on est jeune!). Bref, je me disais que ça allait être sympa au final. Mais le niveau que j’avais en allemand n’était pas suffisant pour suivre le reste du groupe, je me sentais sur la touche. Avec chance, mes notes en français, espagnol et anglais contrebalançaient mes mauvaises notes en allemand. Il m’arrivait de passer des cours entiers sans arriver à comprendre quoi que ce soit à part bonjour et à demain (le début et la fin quoi…). Ca me déprimait sérieusement cette affaire. Et puis en troisième année, en 2006, nous avions l’obligation d’aller passer un semestre à l’étranger, et ce, pour ma part, en Allemagne. Nous avions une liste d’universités recevant des étudiants étrangers et sur cette liste, il y avait Stuttgart. Je l’ai mis en premier dans mes choix car je me disais que si j’avais des soucis, je pourrais me retourner vers mes correspondantes et leurs familles et la ville m’avait énormément plu (vous voyez que ce détail plus haut avait de l’importance maintenant?).

J’ai été acceptée dans cette université et j’ai passé le premier semestre de ma troisième année à l’université de Stuttgart. Au début, c’était laborieux car j’avais des cours comme thème et version (traduction en fait, de l’anglais vers l’allemand et inversement) et puis aussi des cours d’espagnol en allemand. Ma tête fonctionnait comme une cocotte minute! C’était juste une habitude à prendre et après le switch (ou commutateur comme vous voulez) entre les langues se faisait easy peasy, je n’avais plus mal au crâne après les cours.

C’est durant ce semestre à Stuttgart que j’ai connu Daniel, the Husband. Il m’aidait pour mes devoirs en espagnol mais nous nous parlions en allemand à ce moment là. Un Chilien et une Française qui discutaient en allemand, le tout, en Allemagne, voilà ce que nous étions à ce moment là. Après nous être séparés en mars 2007 pour retourner dans nos pays respectifs, nous nous sommes retrouvés au Chili en juillet de la même année. Je n’étais pas bilingue espagnol, loin de là, mais j’allais me débrouiller pour me faire comprendre par ma belle-famille. Le père de the Husband et ses grands-parents paternels parlaient allemand vu qu’ils sont de descendance de colons allemands, donc au début, je parlais allemand avec eux. Et puis le temps aidant, en regardant pas mal la télévision (là-bas, la majorité des films et séries du câble sont en langue originale sous-titrés en espagnol donc je lisais beaucoup d’une certaine façon) et l’espagnol se rapprochant du français je me suis mise à parler espagnol tout le temps. Comme je suis restée vivre avec the Husband au Chili jusqu’en décembre 2009, j’ai cherché du travail. J’ai été remplaçante dans un collège français où j’ai enseigné le français à des sixièmes, cinquième et quatrièmes (ça peut paraître étonnant je sais, mais ils avaient besoin de quelqu’un rapidement. J’ai passé un entretien un vendredi, j’ai été embauchée le lundi et lundi suivant je commençais!). J’ai aussi donné des cours d’anglais en espagnol dans un centre de langues (une des meilleures expériences de ma vie!). Et pus j’ai donné de cours particuliers de français à l’université de the Husband. Finalement, j’ai même travaillé dans une bijouterie sélect’ à côté de la mer à Viña del Mar parce que ça les intéressaient énormément que je parle quatre langues. Bref, j’étais confrontée à quatre langues par jour lorsque je vivais au Chili.

Ah, détail important, après mon semestre à Stuttgart, j’ai eu une mononucléose infectieuse et je n’ai pas validé mon sixième semestre pour avoir une licence quadrilingue. C’est à ce moment-là que j’ai mis mes études de côté. Je n’ai donc pas de diplôme si vous voulez tout savoir.

Après notre mariage en 2009, nous sommes revenus en Allemagne, à Dresden plus précisément, pour que the Husband fasse son doctorat. De mon côté, j’ai essayé de reprendre mes études où je les avais arrêtées en faisant des études par correspondance mais cela n’a pas porté ses fruits. En plus, en deux ans et demi en Amérique Latine, j’avais énormément perdu en allemand. En même temps, si on ne le parle pas tous les jours, on perd facilement parce que c’est une langue difficile et totalement différente du français ou de l’espagnol. Bref, j’étais un peu perdue à notre retour en Europe. Mais si on se donne du mal, c’est comme le vélo, ça revient au bout d’un moment.

The Husband et moi parlons espagnol ensemble depuis fin 2007 environ. J’ai attrapé les tics de langage chilien, le « dialecte » même de là-bas si bien que certaines personnes étaient surprises en apprenant que j’étais française. Elles pensaient que je venais d’un autre pays d’Amérique Latine mais pas de France.

J’ai été confrontée très rapidement aux termes médicaux en Allemagne (on m’a posé la question sur instagram) car je devais avoir des contrôles réguliers pour ma thyroïde et j’ai fait une grossesse extra-utérine, ce qui m’a amené à être opérée et rester à l’hôpital quatre jours. Il fallait bien que j’arrive à exprimer ce dont j’avais besoin, ma douleur pour avoir des médicaments ou bien tout simplement comprendre ce que l’on me disait. De plus, avec trois grossesses, les mots se répètent et je n’avais plus besoin de mes petites notes pour me rassurer.

Qui dit grossesse, dit accouchement. Qui dit accouchement, dit enfant. Mais alors, en quelle(s) langue(s) allait-on leur parler à nos chères têtes blondes? Alexander étant le premier, nous avions décidé de lui parler en espagnol (the Husband) et en français (moi) et il apprendrait l’allemand sur le tas avec la vie à l’extérieur. Sauf que, nous avons été confrontés à un problème de taille : Alexander était en retard pour parler, il n’arrivait pas à se faire comprendre ce qui le frustrait énormément ce qui engendrait de grosses crises de larmes. A ce jour, ce problème n’est pas totalement réglé d’ailleurs. Il était difficile pour lui de comprendre que maman parlait à papa en espagnol, maman lui parlait en français, il devait parler espagnol avec son papa mais français avec sa maman. Il n’y avait pas d’unité de langue/langage à la maison. Et puis au jardin d’enfants, ce n’était pas drôle pour lui petit chat, il parlait avec des onomatopées ou bien des mots qu’il avait entendu à la maison. Donc, ses éducatrices ne le comprenaient pas ou peu. Ca me brisait le coeur de le voir dans cette situation.

C’est pourquoi d’un commun accord avec the Husband, nous avons décidé de mettre le français de côté pour le moment. Ce serait espagnol à la maison et allemand au jardin d’enfants et à l’extérieur. Je suis bilingue espagnol (chilien)/français donc cela ne me gênait pas d’abandonner ma langue maternelle pendant quelques années, pour le bien de mon petit garçon et de mes autres enfants par la suite. De plus, comme ça, the Husband n’était plus jamais mis de côté lors d’une conversation à la maison car il n’est pas bilingue français/espagnol (je dirais qu’il a juste les bases orales et c’est tout). Depuis cette décision, nous pouvons discuter plus facilement en famille. Alexander va au jardin d’enfants depuis bientôt deux ans (en août cette année). Pour avoir voulu lui apporter tout de suite trois langues au quotidien, il a pris du retard pour faire des phrases. Il commence à peine à en faire depuis quelques mois.

De son côté, Valentina ne fait toujours pas de phrases mais elle se fait très bien comprendre en espagnol à la maison et elle comprend des mots en allemand et en français. Nous pensons qu’elle a des prédispositions pour apprendre trois langues en même temps et rapidement mais nous préférons que les enfants grandissent de la même façon, avec les mêmes langues. On m’a demandé aussi sur instagram en quelle(s) langue(s) communiquent les enfants entre eux. Eh bien en espagnol et en allemand. Le côté allemand, c’est surtout Alexander qui l’utilise mais Valentina comprend très bien ce que veut lui dire son frère. Elle va faire son entrée au jardin d’enfants début août, nous verrons bien l’évolution de son vocabulaire et son élocution dans les deux langues auxquelles elle sera confrontée au quotidien.  La question « en quelle langue te répondent tes enfants? » m’a aussi été posée et ils me répondent en allemand et en espagnol. Plus en espagnol évidemment mais Alexander est fier de me dire des choses qu’il a appris avec ses camarades ou ses éducatrices donc il lui arrive de me parler en allemand.

Pour essayer de terminer mon article avant que vous ne partiez en courant (« elle n’a pas mis d’images », « elle écrit trop », « ça part dans tous les sens », « on s’en fout »…), voici des réponses en vrac aux dernières questions qui m’ont été posées :

  • Naturellement, les enfants apprendront le français avec moi et/ou à l’école dans quelques années, il est hors de question qu’ils passent à côté de cette langue que ce soit pour communiquer avec ma famille ou bien pour l’enrichissement culturel que cela pourra leur apporter.
  • Le français que je parlerais à mes enfants sera sûrement un français un peu vieillot. Je m’explique : je sors d’une filière littéraire et j’ai toujours aimé lire. Mais, étant expat’ depuis dix ans, je ne fais plus aucun update de la langue française, je ne suis plus directement confrontée au français moderne. Du coup, il m’arrive d’aller sur google pour comprendre les nouvelles expressions que je peux lire sur instagram ou sur les blogs que je suis. Cela fait bizarre quelquefois de participer à une discussion et de ne pas comprendre tous les termes que les autres emploient.
  • Cela ne me dérange pas du tout de ne pas parler français chez moi, j’ai pris l’habitude de le faire depuis 2007 et je ne me verrais pas vivre autrement maintenant. Et je trouve l’espagnol moins dur à l’oreille que le français, du coup, j’aime bien que ça soit comme ça.
  • Je sensibilise tout de même les enfants au français avec de la musique, des livres et des films comme les Disney par exemple. Ils les regardent d’abord en espagnol et/ou en allemand et après, ils les regardent en français pour entendre la langue de leur maman tout en connaissant déjà les histoires.
  • Comment cela va se passer avec l’écriture quand le moment sera venu? Eh bien, on verra quand cela se présentera mais je suis une maniaque de l’orthographe à la base en français (je corrigeais les devoirs à la maison de ma meilleure amie dans le bus qui nous emmenait au collège. Mes devoirs préférés? Les rédactions! je suis sûre que je fais des fautes d’orthographe en français aussi… On ne peut pas être parfaits!) donc je le suis aussi dans les autres langues. Au Chili, je corrigeais même les mails de mes beaux-parents et c’est moi qui avais la plupart du temps raison donc je pense pouvoir me débrouiller avec mes enfants. Et pour l’allemand, je lis le journal, je fais souvent des mails en allemand, j’écris à mes amies allemandes en allemand sur whatsapp ou par sms et je n’ai pas souvent de mots soulignés en rouge, donc ça devrait le faire aussi!
  • Ma mère parle aux enfants en français et ils lui répondent en espagnol, je suis toujours pas loin pour faire la traduction et ma mère a pris des cours d’espagnol pour pouvoir parler avec the Husband et ma belle-famille. Je ne parle plus à mon père depuis un moment donc pour lui, on s’en fiche un peu!
  • Je ne sais pas du tout si l’ambassade de France en Allemagne offre des cours de français. Je devrais sans doute me renseigner.
  • Nous ne mettons pas de côté l’idée de tout plaquer et retourner vivre au Chili, mais pas en France d’où l’importance de leur apprendre en priorité l’allemand et l’espagnol avant le français. Aller vivre en France n’est pas une possibilité que nous pourrions envisager.
  • Comme je le disais plus tôt, du côté paternel, the Husband est un descendant de colons allemands. Sa mère est chilienne et il est le premier mélange chilien/allemand dans la famille de son père (je ne sais pas si je suis claire). Toute son enfance, il est allé dans une école et un collège allemand et il parlait avec ses grands-parents paternels en allemand mais en espagnol chez ses parents.
  • Dans quelles situations je parle français aux enfants? Durant les premiers mois de vie des enfants, j’ai tendance à leur parler en français. Je me trouve trop nounouille à leur dire des mots doux et d’amour en espagnol quand ils sont tous petits, je ne sais pas pourquoi. Sinon, s’ils ont fait une grosse bêtise, le français revient au galop quand je suis énervée et vois les dégâts qu’ils ont pu faire ou bien je leur parle en français si je suis vraiment très fatiguée.

Nous voilà enfin à la fin de cet article bien trop long. Si vous l’avez lu en entier, je vous remercie du fond du coeur et n’hésitez pas à me dire en commentaire si des choses ne sont pas claires, si vous avez des remarques ou si tout simplement vous voulez partager avec moi votre histoire similaire ou bien totalement différente à la mienne. Bon vendredi à tous!

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Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita

Quelques heures à Valparaíso au Chili

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Bonjour à vous! Je prévois un article sur les langues que parlent nos enfants et même nous, the Husband et moi mais il me prend plus de temps que prévu (sûrement parce que j’ai encore trop de choses à dire!). Du coup, pour changer, je vous emmène au Chili avec moi lors d’une balade que nous avions fait avec Alexander et quand j’étais juste enceinte de Valentina. Cela remonte je sais, mais Valparaíso est une si belle ville que ce serait dommage de ne pas partager ces photos avec vous! Etant avec un tout petit Alexander (il est encore petit à mes yeux hein, donc bon, là, il était tout petit!), nous ne pouvions pas y passer toute la journée, et en plus il faisait chaud! Alors nous avons choisi de passer par le port, de monter dans un funiculaire, le Concepción pour cette fois-ci (ce n’est pas simple avec une poussette… Il a fallu qu’on la passe au dessus du tourniquet!) et finalement descendre la rue à pied pour rejoindre le métro. Vous êtes prêts pour la visite? C’est parti!

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Etes-vous déjà allés au Chili? Et à Valparaíso plus précisément? J’espère que la visite vous aura plu et/ou vous aura donné l’envie d’aller au Chili!

La vida de Lindanita·Viva la musica

Ma playlist estivale 2017

playlist estivale 2017

Le temps fait un peu ce qu’il veut avec le soleil : soit c’est la canicule, soit il pleut des cordes. Nous n’avons plus de saisons ma bonne dame! Ca commence à être usant de jongler entre le combo ciré / converses et le combo poom poom short / sandales. Alors qu’importe le temps, je me suis fait une petite playlist de vingt titres sur spotify pour qu’il y ait le temps idéal pour moi, c’est à dire l’été chaud, mais pas trop! Cliquez sur le lien ci-dessous pour l’écouter et sur les titres des chansons pour voir les clips si le coeur vous en dit.

Oui, je sais, Daddy Yankee revient beaucoup dans cette playlist, mais que voulez-vous, il a le don de me donner envie de danser. Il n’a pas fait que la chanson « gasolina » hein, et je trouve le clip de sa chanson « limbo » très beau, pas vous? Vous vous souvenez de Chayanne aussi, qui chantait « Salomé » ou « boom boom »? Regardez ce qu’il est devenu (et il a réussi à mettre le mot instagram dans une chanson le foufou!). La chanson de Dallas Frasca est l’opening de l’émission de télévision « Bondi Ink ». C’est sur un salon de tatouages en Australie, du même style que l’émission avec Kat von D. J’ai enfin pu voir le film « Lion » avec Dev Patel (c’est moi ou il est craquant avec ses cheveux longs et sa barbe?) et j’adore la chanson que Sia a fait pour le film, je l’aime encore plus depuis que j’ai été subjuguée par le film.

Allez, je vous laisse découvrir le reste et bon mercredi à vous!

Ma playlist estivale 2017

 

♫ Little mix – Black magic

♫ Carlos Vives et Shakira – La bicicleta

♫ Ed Sheeran – Shape of you

♫ Clean bandit, Anne-Marie et Sean Paul – Rockabye

♫ Daddy Yankee – Limbo

♫ Lady gaga – The cure

♫ Vianney – Moi aimer toi

♫ Jax Jones et Raye – You don’t know me

♫ Luis Fonsi et Daddy Yankee – Despacito

♫ Chayanne et Wisin – Qué me has hecho

♫ Dallas Frasca – Success is the best revenge

♫ Rag’n’bone man – Skin

♫ Enrique Iglesias, Descemer Bruno, Zion et Lennox – Subeme la radio

♫ Sia – Never give up

♫ Daddy Yankee – Sigueme y te sigo

♫ Meghan Trainor – Me too

♫ Katy Perry et Skip Marley – Chained to the rythm

♫ Alice Merton – No roots

♫ The chainsmokers et Coldplay – Something just like this

♫ Julien Doré – Coco câline

La vida de Lindanita·Lindanita en cuisine

Une envie de carrot cake?

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Depuis que nous sommes dans notre maison, j’adore passer en cuisine, surtout pour des mets sucrés. Ce ne sont pas les enfants ni the Husband qui s’en plaignent, vous pensez bien. Avec trois enfants, il est difficile de m’évader au starbucks pour déguster une part de carrot cake accompagnée d’un café. Je pensais que plus un gâteau me faisait envie, plus il était difficile à faire (je suis d’une logique, aheum…!). Mais bon, je me défends pas mal avec ma tarte au citron meringuée (cliquez ici pour voir la recette), alors pourquoi ne pas essayer un carrot cake? J’ai commencé à faire des recherches sur le net, j’ai trouvé une recette qui me semblait facile. J’ai fait mon premier carrot cake en prenant des notes afin de l’améliorer et le second essai était le bon, mon carrot cake était encore meilleur que je ne pouvais l’imaginer.

Vous avez été quelques-unes à me réclamer la recette sur instagram après avoir vu des photos sur mon compte, alors la voici, pour votre plus grand plaisir (coucou la fille qui se lance des fleurs!).

Pour un carrot cake pour six à huit personnes, vous aurez besoin de :

♣ Pour la pâte :

  • 220 grammes de carottes rappées grossièrement
  • 160 grammes de noix hachées grossièrement (ça ne doit pas être de la poudre et ça ne doit pas être non plus de trop gros morceaux sinon elles ne se mélangeront pas homogènement dans la pâte)
  • 175 grammes de farine
  • 320 grammes de sucre dont trois sachets de sucré vanillé
  • 3 oeufs
  • 10 centilitres d’huile de tournesol
  • 2 cuillères à soupe d’eau chaude
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 demie cuillère de sel
  • 2 cuillères à soupe de cannelle moulue
  • 1 cuillère à café de noix de muscade

♣ Pour le glaçage :

  • 2 boîtes de fromage frais type philadelphia ou saint Moret
  • 6 cuillères à soupe de sucre glace

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  1. Préchauffez votre four à 180°
  2. Fouettez les oeufs avec le sucre dans un grand saladier.
  3. Ajoutez les cuillères d’eau chaude et l’huile, mélangez.
  4. Ajoutez la farine, mélangez.
  5. Ajoutez le sachet de levure chimique et le sel, mélangez.
  6. Ajoutez les épices, mélangez. Je vous conseille de mettre la moitié des doses que je vous ai donné plus haut pour commencer. Goûter votre pâte avec la moitié des doses pour voir si vous voulez que votre carrot cake ait un goût plus prononcé en épices ou non.
  7. Ajoutez les carottes rappées et les noix hachées à votre pâte, mélangez vigoureusement.
  8. Versez votre mélange dans un moule rond et beurré.
  9. Enfournez le tout dans votre four à 180°, chaleur tournante pendant 45 minutes. Le gâteau doit être bien cuit et sec. Ne vous inquiétez pas si en le sortant du four il a une sale tête, j’ai été moi-même surprise de l’aspect!
  10. Démoulez-le, placez-le dans une assiette.
  11. Laissez-le refroidir et ensuite, enveloppez-le de film transparent avec l’assiette. Mettez-le au frigo jusqu’au lendemain pour qu’il soit bien froid (oui, il ne faut pas être trop gourmand pour suivre ma recette huhu!).
  12. Le lendemain, une heure environ avant de le servir, battez votre fromage frais avec le sucre glace.
  13. Etalez votre mélange sur le gâteau avec une cuillère, de manière grossière.
  14. Vous avez presque fini! Personnellement, j’adore faire des motifs sur mes gâteaux. Je prends un pic à brochette et je fais des vaguelettes dans le glaçage jusqu’à ce que le résultat me plaise.
  15. Coupez enfin votre gâteau et dégustez!

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J’espère que vous essayerez ma recette et que surtout, vous viendrez me dire ici si elle vous a plu!

La vida de Lindanita

« Etre heureux malgré la maladie, est-ce possible? » ou le bilan d’un an avec une sclérose en plaques

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La semaine dernière, je suis allée faire un contrôle chez le neurologue pour ma sclérose en plaques afin de voir si tout allait bien après mon accouchement. Avec chance, je n’ai pas dû attendre trop longtemps. J’ai eu des petits tests pour faire état de tous mes réflexes et après nous avons discuté (pas plus de cinq minutes, donc je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça une discussion, bref…) : « alors, comment vous sentez-vous ». Moi, toute sourire, je lui réponds que tout va bien à part la fatigue à cause des nuits hachées avec un nouveau né. Le voilà qui insiste : « non mais vraiment, comment allez-vous? ». Je répète à peu près la même réponse que je lui ai donné auparavant. Ma réponse ne lui plait apparemment pas car il continue : « allez, avouez que ça ne va pas bien. Vous venez d’accoucher, vous dormez mal et vous avez une sep (sclérose en plaques pour les personnes qui ne sont pas familières avec cette abréviation) tout de même! ». Oui, et alors? Ma vie ne se résume pas à ça non plus!

C’est suite à cette discussion que j’ai eu envie d’écrire cet article et d’inclure un bilan de cette première année avec une sclérose en plaques. Je parlerais en mon nom, de ma situation et je ne ferais pas de généralités pour ne pas m’attirer les foudres des bien-pensants.

Oui, j’ai une sclérose en plaques (et une hypothyroïdie aussi, quitte à tout vous dire), et alors? J’arrive à être heureuse comme vous. Ce n’est pas parce que j’ai une maladie auto-immune que je devrais arrêter d’être heureuse pour autant. Je ne suis pas qu’une maladie, je ne pense pas que maladie.

C’est sûr qu’en passant un bouquet d’examens à l’hôpital sur plusieurs jours, être éloignée de ma famille, la fatigue et enfin le diagnostic n’a pas été facile à accepter. Suite à tout ça, j’aurais pu tomber dans la déprime, facilement, trop facilement même, défaitiste comme j’étais. Mais ça a été un électrochoc qui m’a drôlement secouée au final! Je me suis rendue compte qu’avant de savoir que j’étais atteinte d’une sep, je broyais trop facilement et trop souvent du noir. Pourquoi? Il n’y avait plus de lait dans le frigo pour mon envie de céréales. Pourquoi? Il n’y avait rien de bien à la télé alors que les enfants dormaient. Pourquoi? The Husband rentrait tard du travail. Pourquoi? J’avais un bouton qui avait poussé sur le menton pendant la nuit. Pourquoi? Alexander et Valentina s’étaient chamaillés et ils boudaient chacun dans leur coin. Quand j’y repense, c’était des choses insignifiantes qui s’arrangeaient d’une façon ou d’une autre.

Et puis j’ai failli perdre la vue de mon oeil gauche. Pas juste un peu, pas une vue qui s’arrange avec une paire de lunettes. Devenir aveugle de l’oeil gauche. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à envisager la vie autrement quand je l’ai retrouvée, cette fichue vue (après une cure de perfusions de cortisone que j’ai eu à l’hôpital). Avoir un bouton sur le menton, qu’est-ce que c’est à côté de perdre la vue? Mes enfants qui se chamaillent, c’est la vie, ils s’en remettront mais j’aurais mes deux yeux pour les voir se rabibocher, se faire un bisou et regarder un dessin animé main dans la main sur le canapé. Envisager de continuer de vivre en ne voyant seulement que d’un oeil m’a vraiment changée. Mon nouveau mantra est devenu : « ce n’est pas grave, il y a bien pire. La vie continue, sois heureuse et va de l’avant! ». J’essaie toujours de voir le bon côté des choses maintenant. Si cela arrive, c’est pour une raison et puis je trouverais sûrement une façon d’arranger le problème.

J’ai pris un traitement pendant six mois, le plegridy (une stylo prérempli d’une solution injectable sous-cutanée à faire soi-même) et après, je suis tombée enceinte de Tobias. Le moment de l’injection et les effets secondaires étaient les seuls points noirs de ma vie pendant ces six mois. C’était un rappel que j’avais une maladie et qu’il fallait la soigner. Sinon, il m’arrivait un peu de l’oublier. Dès que j’ai su que j’étais enceinte, j’ai arrêté le traitement (il n’est pas compatible avec une grossesse) et j’ai pu profiter de cette grossesse surprise. Juste dans les moments de grosse fatigue, je sentais que mon oeil gauche me tirait un peu, devenait plus sec donc je me forçais à prendre du repos, lever le pied pour éviter une poussée. Maintenant que j’ai accouché, j’allaite et apparemment (les chercheurs n’en sont pas sûrs à 100%) cela me protégerait d’une poussée tout comme ma grossesse donc je n’ai toujours pas repris le plegridy (je compte allaiter le plus longtemps possible du coup!). Un an après le diagnostic, je crois reconnaître les « symptômes » qui pourraient entraîner une poussée donc je fais attention et je le vis bien.

Et sinon, les gens et leurs réflexions, je vous en parle? Il y a ceux qui, comme mon neurologue, savent que j’ai une sep et pour qui ce n’est pas normal d’être heureux. Je m’explique : ils ont toujours des réflexions négatives, ramènent toujours leur avis sur tout àgrand renfort de « tu es malade, tu ne devrais pas faire ça », « moi à ta place, je serais dévasté par la nouvelle », « ça fait mal tes piqûres là? », « avoue que c’est une façade ce sourire là, en fait tu vas pas bien du tout! », « on t’a dit si tu vas mourir? » (oui oui, la dernière réflexion, on me l’a bien faite…). Et puis, il y a ceux qui apprennent au moment de la discussion que j’ai une sep et essaient de me remonter le moral, d’être gentils mais au final, je ne sais pas comment prendre ces phrases : « tu es tellement forte! », « je ne sais pas comment tu fais pour être si positive face à cette maladie » ou bien encore « tu es un modèle pour moi avec cette tragédie qui s’est abattue sur toi ». Je sais bien que ça part d’un bon sentiment à la base, mais c’est me renvoyer à la figure que j’ai quelque chose qui ne fonctionne pas bien chez moi. Dites, vous pouvez me laisser gérer ma vie et mes sentiments toute seule? Si j’ai envie de profiter de la vie, d’être heureuse et même faire des choses que je n’aurais pas osé faire auparavant par peur ou à cause d’un moral dans les chaussettes, c’est mon choix, mes décisions, ma vie! Depuis que l’on m’a diagnostiqué une sep, je n’ai jamais autant profité de la vie, je suis sereine pour ce qui est de mon avenir, je n’ai pas peur (ou alors très peu, vraiment juste un petit peu), je n’ai qu’une vie alors pourquoi me la gâcher avec des idées noires?

Bref, un an après, je vais bien (physiquement et moralement) et j’espère de tout coeur que cela reste ainsi! Merci de m’avoir lue, encore une fois ♥

La vida de Lindanita

Et ce fut un accouchement merveilleux

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Bonjour à vous! Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas écrit d’article que j’ai presque perdu toutes les habitudes que j’avais, c’est fou tout de même… En même temps, j’ai été tellement occupée depuis la naissance de notre dernier petit garçon (et en plus, mon laptop a décidé de me lâcher en chemin, le fourbe) que vous ne pouvez pas m’en vouloir n’est-ce pas? Et quoi de mieux que le récit de la naissance de notre fils pour revenir hein (hein hein)?

Bébé surprise devait pointer son petit nez le 23 mars mais le jour fatidique arrivant, rien n’annonçait sa venue. Il a donc fallu que je prenne mon mal en patience, comme pour Valentina sa grande soeur avec un accouchement qu’on avait dû déclencher. Ici en Allemagne (je ne sais pas comment cela se passe en France) mais si l’on dépasse la date du terme, il faut aller faire un contrôle tous les deux jours (ce n’est pas du tout invasif n’est-ce pas?) : monitoring d’une demie-heure (ou une heure s’il est mal fait, si bébé bouge trop…) et échographie. Au bout d’une troisième grossesse, je peux vous dire que l’on est rodé niveau contrôle! Nous voilà fin mars, toujours rien… Bon, bébé surprise sera un bébé d’avril, un bébé du printemps, un petit oisillon dans son nid. Ca, je ne m’y étais pas vraiment préparée, je ne connaissais que les bébés d’hiver moi!

Durant ces deux semaines d’attente, j’ai continué de vivre normalement, notre famille vivait comme à son habitude. J’étais tout de même fatiguée vu que je dormais très mal (les siestes n’étaient pas d’actualité avec déjà deux enfants à la maison). J’ai tout essayé pour le faire arriver plus vite : manger épicé, marcher le plus possible (il m’arrivait même parfois de courir derrière les enfants ou de jouer au foot avec eux), du thé qui devait supposément déclencher des contractions, la méthode italienne (cherchez sur google si vous ne comprenez pas), de l’acupuncture (au moins ça a eu le mérite de me faire dormir durant la séance, c’est déjà ça!), des bains chauds (je n’ai pas pu rester dedans longtemps, je m’ennuie rapidement et je me sens inutile). Rien de rien! Tout de même, dès que the Husband partait de la maison, je m’assurais qu’il avait son portable avec lui, de la batterie et la sonnerie au maximum.

Le deux avril à neuf heures, si bébé n’était toujours pas arrivé, j’allais être déclenchée. Cette fois-ci, ça ne sera pas du gel mais un médicament. Ok, comme vous voulez mais j’espère que le travail sera rapide. « Oh beh, en un ou deux jours ça devrait aller ma petite dame! ». Keuwaaa? Vous croyez vraiment que j’ai envie d’être en travail autant de temps?

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Ce qui me tracassait énormément avec cet accouchement, ce n’était pas la douleur en elle-même, je la connaissais (chaque accouchement est différent je sais, je sais!), mais c’était surtout, où allaient être mes enfants pendant que j’accouchais, qui allait les garder? Je pensais que bébé surprise pouvait arriver à tout moment mais n’ayant pas de famille dans les environs, c’était difficile d’avoir les idées claires et de ne pas me faire de souci. Parce qu’évidemment, j’avais besoin de the Husband à côté de moi durant l’accouchement, c’était quelque chose d’essentiel. Mais si les enfants devaient rester avec lui en cas de force majeure et que je devais accoucher seule, so will be it. Nous avions bien la troisième grand-mère des enfants mais elle était partie en vacances en Californie, le couple d’amis qui s’était proposé devait aller passer le week-end de mon accouchement (à j+10) chez de la famille et ça me gênait, je l’avoue, de devoir leur imposer en plus Alexander et Valentina. J’avais tout de même préparé un sac de voyage pour eux avec des vêtements de rechange, des pyjamas, des couches, des jouets, des tototes, des bavoirs et des petites choses en plus. J’avais même défait le sac la veille pour vérifier que j’avais bien tout mis et j’en avais profité pour faire des mini vidéos à envoyer sur whatsapp pour expliquer tout ce que j’avais préparé pour eux afin de passer une nuit sereine avant d’accoucher. La chambre d’amis, elle aussi, était prête depuis des lustres si bébé surprise devait arriver dans la nuit pour que la personne qui viendrait garder Alexander et Valentina soit à l’aise et ne doive pas dormir sur le canapé.

Le premier avril, the Husband est parti avec Alexander acheter des sacs de terre pour notre jardin et à son  habitude, il est revenu avec plus de choses. Cette fois-ci, c’était des petits sapins à planter à la limite de notre terrain : « non mais tu comprends, ils étaient en promo. En plus ils sont super beaux et si je ne les avais pas pris, je suis sûr qu’il n’y en aurait plus la prochaine fois que j’irais là-bas! ». Et naturellement il n’a pas pu attendre pour les planter ce foufou. Voilà qu’à 18h15 il était en train de faire des trous dans le jardin pour planter pas un, pas deux, pas cinq mais dix sapins! J’ai tout de même un peu halluciné surtout que nous devions donner le bain aux enfants avant de les coucher et ils devaient encore manger. Sa réponse comme toujours : « ne t’inquiète pas, j’en ai pour une demie-heure grand max! ». « Mais oui bien sûr chéri, moi je dis plutôt une heure et demie voire deux heures mais fais-toi plaisir ». Et comme il ne sait vraiment pas juger le temps dont il a besoin pour faire les travaux à la maison ou bien jardiner (moi si…), j’ai pris de l’avance et j’ai baigné les enfants toute seule, avec mon gros ventre de j+9, je les ai porté enveloppés dans leurs serviettes de bain pour les sécher et les habiller sur notre lit (pour info, Alexander pèse 22 kilos et Valentina 15 kilos) et je me sentais plus que bien (enfin un peu à bout de souffle quand même). The Husband est rentré à la maison alors que les enfants étaient à table en train de terminer leur dîner, il était 20h10 (ce n’est pas comme si je l’avais prévenu hein!) et il est allé les coucher seul le temps que je me repose un peu sur le canapé.

Une fois les enfants couchés, the Husband m’a proposé d’aller me doucher au cas ou le temps serait contre nous demain (on devait aller à l’autre bout de la ville à 9h avec deux enfants tout de même!). Je ne me suis pas faite prier et j’ai pris mon temps pour rester un moment sous l’eau brûlante. Ensuite, nous avons nous aussi dîné, un plateau repas devant un épisode de la série « misfits » sur netflix (nous l’avions déjà vu dans son intégralité mais quand on aime une série, on n’hésite pas à la regarder à nouveau!). J’avais très faim et je me suis laissée dorloter par un mari aux petits soins. Il m’a lui-même préparé ce que je voulais manger et me l’a apporté sur le canapé. Je commençais à avoir mal dans le bas du dos mais c’était fréquent lors de cette grossesse. Après un massage avec une balle exprès, tout allait mieux… normalement.

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La douleur a commencé à être plus lancinante que d’habitude mais je me disais que j’étais à j+9, j’avais pas mal forcé dans la soirée et de toute façon, on me déclenchait le lendemain, donc c’était normal. La douleur est devenue encore plus aiguë me coupant l’appétit, alors que j’avais faim comme je vous l’ai écrit un peu plus haut. La balle de massage n’avait aucun effet, j’ai essayé de m’allonger, cela n’a rien changé. Tiens, une envie de faire pipi donc direction les toilettes (wow, je suis trop une fofolle moi!). La douleur part un peu pour revenir et je n’arrive plus à me relever… Tiens, tiens, tiens, coucou le flashback! Pour mon premier accouchement, j’avais eu les mêmes symptômes. Je dis à the Husband d’aller voir les enfants dans leurs chambres pour être sûrs qu’ils dorment profondément et ensuite, il pourra appeler notre couple d’amis, je crois que bébé a décidé d’arriver finalement de lui-même, le premier avril en plus (mouhahaha, c’est un petit plaisantin cet enfant!).

Les enfants sont au pays des rêves, nos amis sont au courant et monsieur est déjà sur le chemin de la maison le temps que the Husband charge la voiture. De mon côté, je me retiens de hurler pour ne pas réveiller les enfants mais je grogne de magnifiques put**ns et je serre les dents. Notre ami arrive, the Husband lui indique la chambre d’invités (enfin c’est flou, moi j’avais un peu mal à ce moment-là!), la cuisine, il la connaissait déjà et le sac pour les enfants était dans l’entrée à côté des petites chaussures et des vestes s’il devait partir dans sa famille avec eux.

Nous sommes dans la voiture direction la clinique. Au pire, si c’est un faux travail, je me dis et me répète que je dois être déclenchée dans quelques heures donc je serais déjà sur place. Mais pourquoi y a-t’il autant de feux rouges sur le chemin qu’a choisi le gps crotte de flutain de merde de p*te! Oui, la douleur était bien présente maintenant, pas de doute, elle part et revient, toujours dans le dos. J’ai l’impression de revenir un peu plus de quatre ans en arrière, quand j’étais sur le point d’accoucher d’Alexander. Je me mets à compter les minutes  entre deux contractions (ça doit être des contractions, ce n’est pas possible autrement) et j’en suis à sept minutes. Ah oui, quand même! Nous arrivons à la clinique aux alentours de 23h30. The Husband se stationne sur une place handicapée devant la clinique pour que je n’ai pas trop à marcher. Nous nous présentons à la maternité en disant tout simplement : « bonjour, je crois que je viens accoucher » (euuuh, lolilol!). Une des sages-femmes de garde se présente, me prend sous son aile et m’installe dans une salle d’accouchement. Elle va alors contrôler si le travail a bien commencé. « Ah mais oui madame, vous êtes déjà à 4 centimètres, vous avez bien fait de venir! Et aux vues de la force des contractions, vous n’en avez pas pour longtemps ».

Mince alors, on y est. Bébé surprise a décidé de venir de lui-même m’évitant ainsi un deuxième déclenchement. Une demie-heure plus tard, je suis déjà à six centimètres. Entre-temps, the Husband m’a abandonné pendant cinq longues minutes et cela m’a semblé un temps interminable. Vous comprenez, il devait aller chercher ma valise et changer la voiture de place pour ne pas avoir de pv (c’est sûr que la police fait des rondes à minuit autour de la clinique pour mettre des pv! Rhalala, les hommes n’ont pas les mêmes priorités que nous durant un accouchement!). Lors des contractions, je lui  broyais la main et je lui aboyais littéralement dessus pour qu’il m’aide à me concentrer sur ma respiration et non sur la douleur (je me suis excusée après, mais il est difficile de rester courtois quand on a mal, c’est bien connu!).

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A une heure du matin, dernier contrôle après une énorme contraction (et le cri qui va avec). La tête arrive, dilatation complète (que c’est glam’ de dire ça!), bébé surprise sera là d’un instant à l’autre.

J’ai oublié de vous préciser que pour accoucher, je n’ai pas dû mettre la fameuse blouse d’hôpital (on vient avec ses propres vêtements), j’avais la tête relevée et j’étais allongée sur le côté. A chaque contrôle, on m’a toujours dit ce que l’on allait me faire et comme ce n’était pas vraiment agréable, la sage-femme me demandait de l’excuser. Cette même sage-femme, celle qui nous a reçus, qui a été à mon écoute tout le temps et qui a été une des deux personnes que j’ai vu durant mon accouchement (le gynécologue de garde pour la pose de la perf’ à mon arrivée et après l’accouchement pour voir si j’avais besoin de points) a été formidable.

Lors des dernières contractions, ma sage-femme me tenait la jambe droite, un peu pliée et la secouait doucement pour m’aider à supporter la douleur. Je n’ai plus pu m’empêcher de pousser et elle a lâché ma jambe pour recevoir bébé surprise. Première contraction, explosion de liquide amniotique d’une couleur un peu verdâtre (bébé avait décidé de faire sa première commission in utero, allez, free style monsieur!) et la tête est tout de suite sortie. Bébé surprise est taquin parce que normalement, quand la tête sort, le bébé se tourne à 90° pour faciliter la sortie des épaules, eh bien chez nous, ça a été 180°. Il s’est donc retrouvé à regarder le ciel en attendant la deuxième contraction. Et c’est cette deuxième contraction qui l’a fait naître.

Tobias (lire To-bille-asse) est né à 1h17, le 2 avril, en moins de dix minutes en seulement deux contractions. Ce fut un accouchement rapide, animal, sans péridurale. Ce fut un accouchement merveilleux. Quand on me l’a mis sur moi pour le premier peau à peau, je n’ai même pas pleuré, je n’ai pas eu le réflexe de compter ses doigts de pieds et de mains (je l’avais fait pour son frère et sa soeur), j’ai seulement profité du moment présent, je ne pouvais pas détacher mon regard de ce petit être, encore éberluée par l’arrivée si soudaine de notre petit garçon.

The Husband est rentré à la maison vers 4h du matin, lorsque l’on m’a emmenée dans ma chambre. Ce fut un accouchement merveilleux aussi pour ça. J’étais sereine parce qu’Alexander et Valentina dormaient paisiblement chez nous, dans leurs lits, ils ne nous ont même pas vu ou entendu partir et revenir de la clinique. Je ne pouvais rêver mieux pour accoucher en toute tranquillité.

Depuis notre retour à la maison, tout se passe au mieux. The Husband a pu rester un mois à la maison (il a pris presque toutes ses vacances de l’année), Valentina est amoureuse de son petit frère (elle ne fait que de l’embrasser) et Alexander est aux petits soins avec lui. L’allaitement est bien en place, Tobias est facile à vivre et c’est le bébé le plus souriant que je connaisse. Depuis le 2 avril 2017, mon coeur s’est de nouveau agrandit pour aimer Tobias qui est venu compléter notre famille ♥

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Baby Alexander·Baby Valentina·La vida de Lindanita·Lindanita's pregnancy

Ma bucket list de fin de grossesse

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La semaine dernière, je suis rentrée dans mon dernier mois de grossesse. Eh oui, déjà, et même mois je n’en reviens pas! Plus de fois on a été enceinte et plus on trouve que cela passe vite. C’est passé si rapidement, j’ai encore l’impression que j’apprenais que j’étais enceinte hier. Comme pour mes deux grossesses précédentes, j’ai très envie de faire des choses qui me sembleront impossibles après la naissance de bébé (je ne suis pas Shiva, je n’ai pas quatre bras, le peu de neurones que j’avais ont disparu à cause de la fatigue, bref…). Comme la vitesse à laquelle passe une deuxième, voire une troisième grossesse, les choses que l’on veut pouvoir faire avant d’accoucher font parfois penser à un rêve lointain, une utopie même mais j’ai quand même fait une liste, une bucket liste de fin de grossesse pour être sûre de ne rien oublier et essayer d’en faire un maximum (mais sans trop me fatiguer non plus!).

♣ J’aimerais pouvoir profiter de the Husband et d’Alexander et Valentina un maximum pour ne pas me sentir coupable de les délaisser un peu après la naissance.

♣ J’aimerais essayer de mieux dormir la nuit ou bien faire des siestes en journée pour ne pas être trop fatiguée les jours avant et après l’accouchement.

♣ J’aimerais aller une dernière fois en ville faire les magasins.

♣ J’aimerais avancer dans la lecture du premier tome de « outlander » que j’ai mis de côté depuis des semaines déjà.

♣ J’aimerais changer l’agencement des chambres des enfants pour leurs installer les jeux et jouets qui étaient dans le salon parce que bientôt, on va installer le parc pour bébé surprise et on sera vite à l’étroit.

♣ J’aimerais jouer un peu plus d’orgue électronique pour que bébé surprise s’habitue à entendre cet instrument.

♣ J’aimerais pouvoir me faire de belles manucures pour me sentir féminine et trouver le temps pour me maquiller un peu plus souvent afin de retrouver forme humaine. Enfin pas trop non plus, parce si je suis maquillée au moment de l’accouchement, ça sera panda style sur les premières photos avec bébé surprise (bah oui, la transpiration, la fatigue, les pleurs, tout ça quoi!).

♣ J’aimerais prendre des bains bouillants plus souvent, surtout que j’ai tout à disposition pour les rentre relaxants et agréables à souhait.

♣ J’aimerais profiter d’un massage en institut pour pouvoir me détendre.

♣ J’aimerais que nous terminions, the Husband et moi, la série « breaking bad » avant d’accoucher, sinon je risque de devoir la mettre de côté pendant un moment. Cette série peut être un facteur de déclenchement d’accouchement tellement elle est stressante franchement!

♣ J’aimerais pouvoir continuer à faire un minimum de ménage à la maison pour m’y sentir bien. Mais quand je range d’un côté, ça prend la poussière de l’autre ou bien les enfants m’ont déjà retourné le salon en cinq minutes, montre en main.

♣ J’aimerais essayer de repasser les chemises qui traînent depuis un moment et ranger mon placard pour me préparer de jolies tenues post accouchement. Bah oui, comme ça, si j’ai mauvaise mine, les gens regarderont ma tenue et pas mes cernes!

♣ J’aimerais écrire quelques articles pour le blog car je risque d’en poster encore moins après mon retour de la maternité.

♣ J’aimerais cuisiner et manger chaud ce que je prépare. La parade, c’est de faire manger les enfants avant, les mettre à la sieste et réchauffer ce que j’ai fait quand ils dorment. Il m’arrive de piquer dans leurs assiettes quelquefois ou bien je bois un thé en attendant, comme ça, mon estomac ne crie pas famine à 14h.

♣ J’aimerais me faire des playlists de musique pour le jour de l’accouchement (c’est en cours, mais elles sont sur spotify donc il faudrait que je les passe sur mon ipod touch), pour pouvoir me calmer en cas de grosses contractions et puis pour les écouter lors des tétées nocturnes quand bébé surprise sera né (bon, j’ai les épisodes d’outlander qui sont déjà sur mon ipod, mais ce n’est pas pareil. Je ne vais pas dire à the Husband de me tenir l’ipod devant les yeux pendant que je pousse hein!)..

♣ J’aimerais sortir marcher dans le quartier pour prendre l’air, mais toute seule. Parce que quand les enfants ne veulent pas marcher, impossible de les soulever (15 et 22 kilos au compteur donc bon, vous comprendrez que ce n’est pas possible!).

♣ J’aimerais que the Husband fasse enfin son sac pour la maternité, sinon c’est moi qui vais le faire et tant pis s’il lui manque des choses (je suis habituée à préparer ce genre de sac maintenant avec deux enfants).

♣ J’aimerais me remettre un peu au dessin pour préparer une illustration à mettre dans les chambres des enfants (oh utopie, quand tu nous tiens! Alexander et Valentina ont au moins leurs couronnes d’anniversaire, c’est déjà ça!).

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Et vous les futures mamans, qu’aimeriez-vous faire un mois avant d’accoucher?