La vida de Lindanita·Lindanita en cuisine

Crumble à la crème de pavot sur lit de génoise

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Bonjour bonjour! Comme j’ai eu plein de rendez-vous médicaux pour toute la famille, j’ai pris du retard sur le blog. Et puis le changement d’heure ne m’a pas aidé à avoir un sommeil réparateur (celles et ceux qui sont parents me comprendront, j’en suis certaine).

Avec le temps qui se rafraîchit, les envies de goûters, de gâteaux accompagnés d’un chocolat chaud, d’un café ou d’un thé sont de plus en plus présentes. C’est the Husband qui m’a dit en rentrant des courses il y a deux semaines : « regaaarde, j’ai acheté du pavooot! », avec des yeux de chat potté qui en disaient long (oui, cet homme arrive souvent avec ses gros sabots quand il veut quelque chose haha!). Le message était très clair, mon cher et tendre voulait un gâteau. Le premier a été dévoré en moins de temps qu’il en faut pour faire un trajet Francfort/Santiago du Chili (rho quoi, c’est pour voir si vous lisez mes autres articles) alors j’en ai fait un deuxième en notant les doses car vous étiez plusieurs à vouloir la recette.

Alors c’est bon, vous avez un carnet et un crayon pour prendre des notes?

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Pour la génoise, vous aurez besoin de :

  • 60 grammes de beurre
  • 1 tasse de farine
  • 1 demie tasse de sucre dont trois sachets de sucre vanillé (pas une tasse à espresso, la taille au dessus)
  • 3 oeufs
  • 1 cuillère à café bombée de levure chimique
  • 5 cuillères à soupe de lait

Pour la crème de pavot, vous aurez besoin de :

  • un demi litre de lait à température ambiante
  • un sachet en poudre de flan entremets vanille (type alsa)
  • 30 grammes de raisins secs
  • 110 grammes de graines de pavot

Pour la pâte à crumble, vous aurez besoin de :

  • 150 grammes de farine
  • 75 grammes de beurre
  • 110 grammes de sucre dont deux sachets de sucre vanillé

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Pour préparer la génoise, vous devrez :

  1. Battre le beurre avec le sucre.
  2. Ajoutez ensuite les 3 jaunes d’oeuf, mélangez. Mettez vos blancs de côté.
  3. Ajoutez le lait et mélangez.
  4. Ajoutez la farine et la levure. Mélangez.
  5. Battez vos blancs en neige et ajoutez les à votre mélange. Mélangez délicatement pour ne pas trop casser vos blancs.
  6. Préchauffez votre four à 180° chaleur tournante.
  7. Versez votre pâte dans un moule à manqué dans lequel vous aurez placé du papier sulfurisé au préalable.
  8. Enfournez votre pâte et laissez la cuire jusqu’à ce qu’elle prenne des reflets dorés.
  9. Sortez votre pâte du four et mettez la de côté pendant la préparation du crumble et du flan.

Pour préparer la pâte à crumble, vous devrez (il est préférable de la préparer avant le flan car il a tendance à prendre au fond de la casserole avec le pavot. Il nécessite donc d’être surveillé lors de la cuisson) :

  1. Versez votre beurre (juste sorti du frigo) et votre sucre dans un saladier et mélangez le tout à la main.
  2. Quand le tout forme une pâte homogène, ajoutez la farine.
  3. Mélangez jusqu’à ce que la farine soit bien incorporée.
  4. Réservez au frigo pendant la cuisson de la crème de pavot.

Pour préparer votre crème de pavot, vous devrez :

  1. Suivre les indications écrites sur votre sachet en poudre de flan (logique hein huhu!).
  2. Quand le mélange commence à épaissir, rajoutez le pavot tout en continuant de mélanger (sinon vous pourriez brûler votre pavot).
  3. Quand le flan est devenu encore plus épais, rajoutez les raisins secs.
  4. Le flanc est prêt? Versez le sur votre génoise et enfournez le tout à 160° chaleur tournante le temps que le flan prenne un peu de couleur (il y aura aussi une « peau » qui apparaîtra sur le flanc).
  5. Pendant ce temps, sortez votre pâte à crumble du frigo.
  6. Sortez alors le gâteau du four et étalez le crumble sur votre flan.
  7. Mettez le gâteau de nouveau au four à 180° chaleur tournante. Quand le crumble a pris des couleurs, c’est prêt.

Attendez minimum une heure avant de démouler votre gâteau. Servez le de préférence en petites parts (losanges, carrés ou triangles, voyez où vos envies vous emmènent) et je vous conseille de déguster ce gâteau à température ambiante pour pouvoir goûter toutes les saveurs que propose ce gâteau. Il peut se conserver trois jours au frigo.

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Je vous souhaite une excellente semaine et je compte sur vous (comme d’habitude), si vous faites ce gâteau, je veux des retours et des photos! A très vite.

La vida de Lindanita·Positive attitude

Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #24

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Si nous faisions une pause dans notre voyage au Chili? Je n’ai pas trop le temps en ce moment pour rester plus d’une demie heure devant mon ordinateur alors je me suis dit qu’une nouvelle fournée de petits bonheurs qui rendent la vie meilleure serait une bonne idée pour ne pas que la pause jusqu’au prochain article ne soit pas trop longue. Comme je n’en ai pas écrit depuis le mois de mai, j’ai le droit de vous parler de mes petits bonheurs qui sont arrivés depuis cet été non? Allez, c’est parti!

♣ Aller à la piscine avec les enfants et voir Tobias aimer l’eau à nouveau (avant c’était presque un calvaire de lui donner un bain!).

♣ Retrouver un petit dessin sur mon oreiller avant d’aller me coucher. C’était Alexander qui voulait me faire une surprise : il réussissait enfin à faire de jolis coeurs (j’ai naturellement plastifié ce dessin pour qu’il reste éternel ♥).

♣ Manger une pizza en ville avec les enfants et les regarder s’entraider les uns les autres pour couper une part ou bien encore maintenir un morceau de salami au bout d’une fourchette pour qu’il soit dévoré au plus vite (avant, je commandais une pizza pour quatre et c’était suffisant. La dernière fois que nous y sommes allés, j’ai à peine pu goûter la croûte. C’est qu’ils sont voraces ces enfants, attention!).

♣ Sortir dans notre jardin pour aller cueillir des fraises, des cerises, des framboises, du cassis, des tomates, des concombres et des herbes aromatiques. Les enfants sont tellement fiers de dire à leurs amis qu’ils ont fait pousser des fruits et des légumes en prenant soin d’eux tous les jours (nous avons encore des framboises dans notre jardin et des tomates cerises dans notre serre!).

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♣ Le concert d’Ed Sheeran auquel j’ai finalement pu assister au mois de juin après moult péripéties. Et puis cela m’a donné des idées pour écrire un article qui a été dans la dernière sélection humeurs du site hellocoton (quel dommage que ce site ait fermé) et puis cherry on the cupcake, il a aussi été repris par le Huffington Post (cela fait déjà le quatrième article. Oui, je me lance des fleurs. J’ai bien le droit quand même? Parce que ça fait drôlement du bien à l’ego tout ça! ;)).

♣ Le tennis fait parti de notre quotidien désormais. The Husband peut aller y jouer trois à quatre fois par semaine, Alexander un peu moins car la saison en extérieur est terminée. Valentina y est allée deux fois et elle reprendra au printemps. Finalement, Tobias adore aller ramasser les balles au sol pour les mettre dans un panier. Moi aussi j’y ai joué un peu en ayant the Husband comme professeur ♥ (j’avais mal partout après mais bon, c’est le jeu ma pauvre Lucette!).

♣ La transition entre le jardin d’enfants et l’école s’est bien passée pour Alexander. Il a pris de nouvelles habitudes, il fait ses devoirs avec entrain (la plupart du temps, il rechigne encore à lire, mais bon, pour tout le reste, ça va!) et il s’affirme (c’est beau de le voir grandir mais c’est aussi un crève coeur. Il en va de même pour sa soeur et son frère).

♣ Retourner à Dresden en vacances une fois de plus, pour quatre petits jours. Nous n’avions rien planifié et c’était des vacances encore plus exquises de cette façon : nous laisser être surpris par ce qui se présentait sur notre chemin était la meilleure façon de lâcher prise et de profiter de chaque moment plus intensément (j’espère que nous pourrons y retourner un peu avant Noël).

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♣ Hallo Berlin! La dernière fois que nous sommes allés dans la capitale allemande, nous avions un petit garçon de moins d’un an avec nous. Il était temps d’y retourner n’est-ce pas? Nous avons profité de la visite de mes beaux-parents pour y passer quelques jours (car ce n’est pas négligeable d’avoir de l’aide quand on est en vadrouille avec trois jeunes enfants). J’y suis allée en train avec Valentina car nous n’entrions pas tous dans la voiture (et le train est gratuit pour les enfants jusqu’à six ans). C’était bizarre de nous retrouver toutes les deux pendant une journée. Nous en avons profité pour discuter, visiter et puis surtout, faire les magasins car cette petite demoiselle adore essayer de nouvelles tenues! Le lendemain, nous avons laissé Alexander et Valentina avec leurs grands-parents pour qu’ils puissent aller visiter l’aquarium pendant que the Husband, Tobias et moi avons flâné autour. J’ai été heureuse de trouver un photomaton à l’ancienne pour immortaliser ces quelques heures en amoureux (ou presque). Dites, on y retourne quand?

♣ Tobias marche enfin! Les dix séances de physiothérapie qui avaient commencé en avril ont porté leurs fruits. Du jour au lendemain, il s’est lâché et maintenant, il gambade partout (et ouvre tous les placards pour sortir tout ce qu’il trouve!).

♣ Nous avons profité de l’ouverture d’un nouveau magasin de meubles dans notre ville pour renouveler notre canapé. Il a fallu que nous repensions à l’agencement de notre salon pour optimiser au mieux l’espace. Le rendu est beaucoup plus cocooning, j’ai hâte de pouvoir en profiter pleinement lors des soirées d’hiver (et timing de fou, nous avons réussi à vendre notre ancien canapé trois jours avant de recevoir le nouveau!).

♣ Faire des muffins à huit mains (oui, rien que ça!) avec les enfants. Et vous savez quoi, c’était les meilleurs muffins du monde (ils étaient plein d’amour aussi, c’est normal!).

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♣ Suivre Margot de « you make fashion » pour un blogtrip dans le Sud du Chili. Elle logeait à Puerto Varas, la ville natale de the Husband, donc je la connais bien cette ville. J’avais l’impression d’être avec elle lorsqu’elle partageait des vidéos et des photos sur instagram. Les images de son vlog sont tellement belles que j’en ai pleuré. Elle a réussi à partager avec sa communauté la beauté de la région des lacs, l’amabilité des Chiliens, et elle m’a donné envie d’y retourner vite. Il faudra cependant que nous attendions Noël 2020 mais avec son article (et celui du petit Français), j’ai de quoi préparer encore mieux notre futur séjour (surtout les restaurants haha!).

♣ Moi qui pensait avoir du mal à « survivre » aux vacances des enfants (oh ça va hein, je les aime mes enfants, c’est de l’i-ro-nie!), eh bien je suis triste depuis qu’ils sont repartis à l’école et au jardin d’enfants. Cette slow life que nous avons eu pendant ces deux semaines était un petit paradis. Aucune obligation, se lever plus tard ou bien flâner au lit pour lire, c’était vraiment agréable (il faudra que je vous parle du livre que j’ai fini pendant ces vacances d’ailleurs).

♣ Refaire du vélo! La dernière fois, c’était avant de tomber enceinte d’Alexander (une éternité quoi). J’ai même pu installer un porte-bébé derrière et Tobias était plus que surpris de me voir le promener comme ça dans le quartier (et là, rebelote, j’ai encore eu mal partout après).

« Il était une fois… la vie » est arrivé sur netflix. Ce n’est pas la nouvelle que tout le monde attendait? « La vie, la vie, la vie, la vie! ». En tout cas, moi, ça me réjouit. Je vais regarder tous les épisodes avec les enfants en leur disant : « vous voyez ça les enfants? Ca, c’est un bon dessin animé. Et il est aussi vieux que maman! » (hashtag c’était mieux avant).

Alors, quels ont été vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure ces dernières semaines? Je vous embrasse.

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Journal de bord d’un voyage au Chili #2

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Vous pouvez retrouver la première partie de mon journal de bord ici :

Journal de bord d’un voyage au Chili #1

Après une longue pause je continue enfin ma série d’articles sur notre voyage au Chili. J’espère que cela vous donnera envie d’aller un jour découvrir ce magnifique pays encore assez méconnu des Européens.

Nous sommes toujours dans le deuxième avion de la compagnie Air France. J’ai dû somnoler une ou deux heures, parce que la plupart du temps, j’ouvrais un oeil pour être sûre que les enfants dorment à peu près correctement, soient couverts mais pas trop et puis pas tordus dans tous les sens sur leurs sièges. J’ai même été jusqu’à remonter la couverture sur the Husband (les habitudes ont la vie dure!). Entre sept et huit heures (heure locale. Dans nos têtes, il était déjà onze heures / midi), les lumières ont commencé à s’allumer. Le petit-déjeuner n’allait pas tarder à être servi. J’étais encore dans le pâté avec les yeux qui collaient (je vous vends du rêve, je sais je sais) mais il fallait essayer de réveiller les enfants pour pouvoir leur installer les plateaux repas sur leurs tablettes sans les brusquer (et sans qu’ils ne donnent un coup de pied dedans sans le vouloir) : « regarde Valentina, il y a Raiponce à la télé! », « Alexander, tu veux aller aux toilettes? », « Tobias, tout va bien, ne pleure pas. Je vais te faire un câlin ♥ ». Les enfants ont encore sommeil et touchent à peine à leurs petits-déjeuners. Ce n’est pas grave. Nous allons bientôt arriver à Santiago pour faire une pause avant de prendre notre dernier avion.

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Les enfants ont mis leurs pulls et leurs tours de cou, tous leurs jouets et « petits trésors » reçus dans l’avion (comprendre par là, les choses offertes aux enfants par Air France pour les occuper pendant le vol) sont dans leurs sacs à dos ou dans nos bagages à main. Avec the Husband, nous vérifions plusieurs fois que nos billets et nos passeports sont à portée de main pour ne pas avoir un coup de stress au dernier moment à l’aéroport de Santiago lors de notre dernier check-in avant d’embarquer pour Puerto Montt dans le Sud du Chili.

Je sais, notre comportement va en déranger plus d’un mais après l’atterrissage de l’avion, nous étions presque les premiers debout pour récupérer nos bagages à main dans les compartiments au dessus de nos têtes : Alexander et Valentina devaient avoir chacun un petit sac à dos, the Husband avait un grand sac à dos et deux valises cabine (Alexander n’avait plus envie de tirer la sienne) et moi, j’avais Tobias en porte bébé, un sac à dos avec mon sac à main à l’intérieur et un petit sac à langer en bandoulière le temps de retrouver notre poussette canne. Nous avons eu besoin d’une demie-heure pour sortir de l’avion (effet sauna inclus en prime) et c’est avec une joie immense (surtout mon dos vu qu’il portait un tiers de mon poids) que nous avons retrouvé la poussette à côté du carrousel à bagages où allaient arriver nos valises. Nous avons décidé de passer au plus vite au check-in pour nous débarrasser de nos valises et déjeuner tranquillement.

Deux pays, deux ambiances! Le personnel de l’aéroport est adorable avec nous, surtout avec les enfants. Même si cela est difficile de voyager avec des enfants en bas âge, il y a des choses qui nous ont facilité la vie : nous avions un accès prioritaire pour enregistrer nos bagages, faire notre check-in, remplir les papiers de la douane afin de pouvoir entrer sur le territoire chilien (car il faut déclarer les produits agricoles que nous pouvons avoir dans nos bagages parce que le Chili protège son écosystème de toute contamination) et passer le SAG (service agricole et d’élevage) qui vérifie notre déclaration remplie auparavant. The Husband était tellement content de retrouver son pays, « su gente » (lire sou rainté, « ses gens » en traduction littérale, les habitants du Chili. C’est un concept un peu difficile à expliquer. Il y a un effet d’unité nationale, d’appartenance à un pays, à un peuple. Ce n’est pas du tout du chauvinisme, loin de là. C’est la fierté. De la fierté bien placée. De la joie d’être chilien. Même en en discutant avec the Husband, c’est vraiment difficile à expliquer… Arf, un jour, j’y reviendrais) qu’il n’arrêtait pas de sourire et il engageait la discussion avec tout le monde, comme s’il n’était jamais parti.

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Pour faire plaisir aux enfants, nous nous sommes installés dans un restaurant pour déguster des churascos (lire tchourasco, des sandwichs avec des steaks de boeuf grillés et émincés, de la tomate, de l’avocat en purée et de la mayonnaise), des completos (lire commepléto, le hot-dog chilien avec une saucisse, de la tomate coupée en dés, et l’avocat en purée, de la mayonnaise, du ketchup et quelquefois de la moutarde. Oui, rien que ça messieurs dames!), des frites (elles ne pouvaient pas manquer) et des empanadas de fromage (lire aimpanadasse, des petits chaussons fourrés). Ils se sont régalés (bah oui, ils avaient sauté le petit-déjeuner).

Une dernière pause pipi, je change une couche et nous nous dirigeons vers notre dernier avion. Nous sommes les premiers à embarquer! Tout de suite, les hôtesses de l’air viennent nous demander si tout va bien, si les enfants veulent boire quelque chose alors que les autres passagers commencent à peine à s’installer. The Husband sera d’un côté de l’allée avec Alexander et Valentina, et moi de l’autre, avec Tobias sur les genoux. La dame à côté de nous et son fils du même âge que Valentina sont charmants. Durant le vol, Tobias était exténué et a commencé à pleurer (chose rare si vous me suivez sur instagram. Cet enfant sourit tout le temps!) car nous sommes à plus de vingt-quatre heures de voyage. Une hôtesse de l’air lui propose des crayons et un petit carnet de coloriage, de l’eau… Mais rien n’y fait. La dame dont je vous ai parlé juste au dessus lui propose les jouets de son fils, des gâteaux secs, lui chante des chansons avec une marionnette qu’elle agite sous son nez. Je crois bien qu’elle a sauvé le voyage de tout le monde!

Après ce dernier vol qui a duré un peu moins de deux heures, nous voilà à Puerto Montt.  Nous nous séparons de notre voisine de vol en nous donnant une accolade et elle me retiendra les mains quelques secondes encore pour me dire de prendre soin de moi et de ma famille et de profiter au maximum de notre séjour (c’est tellement bon de vivre ce genre d’échange loin de la morosité française que nous avons pu connaître lors de notre escale à Paris. Je suis désolée que certain(e)s puissent être choqué(e)s par mes dires mais c’est comme ça, les Chiliens sont accueillants et adorables, cela se voit et se sent au premier regard). L’aéroport de cette ville est bien plus petit que celui de Santiago et en un rien de temps, nous apercevons les parents de the Husband derrière une vitre. Les enfants hurlent à plein poumons (alors qu’ils sont crevés) que papy et mamie sont là et ils n’ont qu’une hâte, retrouver leurs grands-parents. Plus aucune vitre ne nous sépare de notre famille chilienne et les câlins ne s’arrêtent plus, les yeux sont humides et les cœurs battent fort.

Mes beaux-parents sont venus avec leurs deux voitures et ont réussi à se procurer deux sièges auto pour Tobias et Valentina et Alexander devra utiliser le rehausseur que nous avons emmené avec nous (oui, les Chiliens sont moins à cheval que nous sur la sécurité routière… mais c’est tolérance zéro pour l’alcool et les contrôles sont très fréquents, n’importe où et n’importe quand). Ma belle-mère était tellement émue de notre arrivée qu’elle a préféré passer le volant à the Husband de peur d’avoir un accident. A mon grand étonnement, il ne s’est pas fait prier (personnellement, je n’aurais pas pu à cause de la fatigue emmagasinée pendant le voyage).

Allez, dans le prochain article, direction Puerto Varas. Bon vendredi à vous toutes et tous!

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La vida de Lindanita·Viva la musica

Cinq bonnes raisons d’aller seul(e) à un concert

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La semaine dernière, je vous disais que j’avais rendez-vous pour la deuxième fois avec Ed Sheeran pour le plus grand concert de sa carrière dans la ville de Hockenheim en Allemagne. Nous étions 100.000 personnes! Ca y est, le concert est donc (déjà) passé depuis presque une semaine et sur le chemin du retour, j’ai pensé et repensé à ce moment mémorable. J’étais sur un nuage (bon j’avoue, je le suis encore!) et, comme pour la dernière fois, j’ai failli ne pas pouvoir y aller. Je suis passée par tous les états possibles et imaginables jusqu’à ce que la bonne étoile qui veille sur moi arrive avec une solution au dernier moment.

Quand je parle de ce concert (et c’est la même chose pour le premier d’ailleurs), on me dit toujours : « oh c’est bien que tu aies pu y aller! Mais tu y étais avec qui? ». Quand je réponds que j’y étais toute seule, comme une grande, mes interlocuteurs sont étonnés : « mais… Mais pourquoi toute seule? ». Eh bien, voici cinq bonnes raisons d’aller seul(e) à un concert!

♣ Ne pas renoncer à un concert parce que personne ne peut nous accompagner

Quand j’ai su qu’Ed Sheeran venait faire plusieurs concerts en Allemagne, j’ai tout de suite voulu y aller. Ed Sheeran est le chanteur que je pourrais écouter pendant des heures et des heures sans me lasser. Il y a ce petit quelque chose de plus que les autres, vous voyez ce que je veux dire? Quand j’ai entendu parler de sa tournée mondiale en 2018, toutes les entrées pour ses dates en Allemagne étaient déjà vendues. Etant une fille têtue et obstinée, j’avais décidé que j’allais voir Edichou en concert, un point c’est tout! J’ai épluché les petites annonces et les sites de reventes de billets. Au début, je cherchais deux places en gradin car je supposais que la fosse ne serait pas un moment de plaisir pour moi (comme diraient les personnes qui ne veulent plus donner un chiffre quand on leur demande leur âge : « on n’est plus tout jeune! ») et puis surtout, c’était l’alternative la moins chère. J’avais trouvé quelques offres intéressantes mais avec the Husband, nous nous sommes vite rendu compte que nous ne pourrions pas y aller tous les deux car il nous était impossible de faire garder nos trois enfants pendant une journée (trop de contraintes). Il m’a alors proposé d’y aller seule pour ne pas louper l’occasion de voir mon chanteur préféré en concert. « Hein? Toute seule? Tu es sûr? » Je n’étais pas très fan du concept à la base. Mais il fallait que je me rende à l’évidence, c’était soit y aller toute seule, soit ne pas y aller du tout. Alors, après avoir pesé le pour et le contre, j’ai enfin cliqué sur le bouton « achat immédiat » de la meilleure offre que j’avais trouvé sur ebay et j’étais sur un petit nuage.

Pour la deuxième date, je n’ai pas hésité une seconde : je m’étais inscrite au mail de rappel de la vente sur le site du revendeur officiel des tickets en Allemagne, j’avais une alarme sur mon portable quinze minutes avant que la vente ne débute, c’était écrit sur le calendrier familial sur le frigo et ma carte de crédit était à côté de moi quand j’ai allumé l’ordinateur. J’étais ready les gars! Même joueur, joue encore : une place en gradin s’il vous plaît. Je n’avais plus qu’à attendre presque dix mois avant de revoir Ed.

♣ Cela permet de connaître de nouvelles personnes

Quoi il faut que je m’explique là? Tu vas seule à un concert pour connaître des gens? Effectivement, cela peut paraître bizarre mais c’est vrai! La première fois, j’ai rejoint la ville du concert en train. J’avais tout bien organisé (je vous rappelle que je suis une control freak) : la chambre d’hôtel pas chère mais bien notée sur internet et le stade desservi par un tram à cinq minutes de ce même hôtel. Sauf qu’il y a toujours des choses qui arrivent sans prévenir : des travaux dans la gare dans laquelle je devais trouver un autre train en moins de vingt minutes. Bien sûr, rien n’est indiqué. J’ai tendu l’oreille et j’ai entendu deux couples d’une cinquantaine d’années parler du même train et puis surtout, du concert. Je n’ai pas hésité et je leur ai demandé de l’aide et me voilà à me retrouver bras dessus, bras dessous avec une des dames et le mari de l’autre qui voulait absolument porter ma valise. Nous sommes montés tous ensemble dans le même wagon pour discuter de tout et de rien jusqu’à arriver à l’autre gare. Et puis dans le premier train, j’étais assise dans un carré. J’avais mon ipod branché sur les oreilles (non, je n’écoutais même pas Ed d’abord!) et j’étais absorbée par le livre que j’avais pris avec moi pour m’occuper sans utiliser mon portable et internet. Tout d’un coup, je sens des petits coups de pied contre ma jambe. La dame en face me regardait et m’a fait comprendre qu’elle voulait me parler. Elle voulait savoir plein de choses! D’où je venais de France (bah oui, la couverture de mon livre était en français), ce que je faisais dans la vie, pourquoi j’étais dans ce train et si je voulais des bonbons. Elle était charmante et nous avons bien ri jusqu’à arriver en gare.

Dimanche dernier, je me suis rendue sur place en voiture. Mais? Tu ne nous avais pas dit que conduire ne te plaisait pas plus que ça? Attendez, je vous explique! J’avais trouvé sur internet une compagnie de bus qui devait passer prendre des passagers dans une vingtaine de villes dont la mienne avant de rejoindre Hockenheim. C’était parfait car cela me permettait ensuite de rentrer juste après le concert chez moi. J’aurais pu y aller aussi en train, c’est sûr, mais c’était plus compliqué que je ne le pensais : il n’y avait aucun logement à un prix correct pour passer la nuit sur place et puis surtout, aucun transport public ne m’emmenait au stade. Moins d’une semaine avant le concert, je reçois un mail de la compagnie de bus me disant qu’ils annulaient tout parce qu’ils n’avaient pas vendu assez de billets. Ils allaient me rembourser (ah beh j’espère bien les gars!) et ils espéraient que j’allais comprendre. Franchement, pas vraiment… non en fait. Ce mail a été une vraie douche froide. J’étais sur le point de pleurer (oui, rien que ça) alors j’ai tenté le tout pour le tout : les petites annonces pour un covoiturage. En premier sur la page facebook des Français de ma ville, puis sur un site d’entraide entre voisins et même sur la story instagram de ma tatoueuse (elle a plus de 20.000 followers) en échange de snickerdoodles si je trouvais un chauffeur. Une fille m’a envoyé un message privé pour me proposer d’y aller avec elle et sa meilleure amie mais elles voulaient dormir sur place et n’avaient pas encore trouvé de logement. Je lui ai répondu que j’étais intéressée (bien évidemment) et que si elles trouvaient un logement pour trois personnes, ça serait encore mieux. Et puis il y a eu ce message de Petra sur le site des voisins. Elle me disait qu’elle allait au concert avec sa fille et qu’elle serait ravie de m’emmener moi aussi. Elles allaient dormir dans un hôtel à plus de soixante-dix kilomètres du stade et elle avait regardé avant de m’écrire, il restait des chambres de libres. C’était vraiment une chance inespérée! Toute cette aventure m’a permis de connaître quelqu’un de ma ville, nous nous sommes très bien entendues et nous allons nous revoir bientôt autour d’une tarte au citron meringuée pour la remercier (parce qu’elle n’a rien accepté de ma part!).

♣ Mettre le quotidien de côté, ne serait-ce que pour quelques heures

Je ne vous le cache pas, être mère au foyer, c’est parfois éreintant. Attention, j’aime être là pour mes enfants et ne rien rater de leurs vies mais cela n’aide pas mon cerveau à prendre du repos. Je pense toujours à ce qu’il faut qu’ils emmènent le lendemain au jardin d’enfants, les sacs à dos sont dans l’entrée la veille au soir, je consulte la météo sur mon portable au moins cinq fois par jour pour savoir comment les habiller le lendemain, j’appelle le pédiatre pour renouveler une ordonnance ou parce qu’ils sont malades, je range régulièrement leurs chambres et leurs placards pour être sûre qu’ils aient tout ce dont ils ont besoin… Et puis il y a aussi la cuisine, la lessive, le repassage, le ménage, les courses, tiens c’est quelle poubelle qui passe aujourd’hui? Je vais deux à trois fois par an chez la coiffeuse, ma manucure n’est pas toujours parfaite et je ne me maquille plus la plupart du temps. Alors aller à un concert seule, cela me permet de prendre du temps rien que pour moi : ne pas courir après les enfants dans un supermarché ou tendre un bras derrière moi dans l’attente qu’une petite main se glisse dans la mienne, mettre une tenue « un peu spéciale » (comprendre une tenue que je ne mettrais pas au quotidien avec trois enfants), me pomponner et me sentir plus femme que maman (on dirait presque que je parle de Cendrillon haha!). Je sais que ma tribu sera entre de bonnes mains, tous les tracas du quotidien pourront bien attendre une journée de plus et moi, je reviendrais avec ce surplus d’énergie dont j’avais besoin.

♣ Lire un livre

Eh oui, pour moi, aller seule à un concert me permet aussi de lire! Que ce soit dans le train, dans la voiture, à l’hôtel ou bien même dans le stade en attendant que le concert commence. En temps normal, je n’arrive pas à engloutir autant de pages d’un livre que je ne le voudrait alors là, j’en profite!

♣ Vivre le concert encore plus intensément

Je suis sûre que certaines personnes vont venir me dire que ce n’est pas possible, que pour profiter d’un concert, il faut être accompagné(e). La performance d’Ed Sheeran en live m’a pris aux tripes. J’étais souvent le souffle coupé et j’ai pleuré plus d’une fois pendant le concert. C’est difficile d’expliquer pourquoi. C’était comme une sensation de flottement, comme si toutes les autres personnes autour de moi disparaissaient et qu’il ne chantait que pour moi (je  ne suis pas folle vous savez!). J’ai laissé parler mes émotions sans me sentir jugée par qui que ce soit et qu’est-ce que ça fait du bien! C’était libérateur, comme si on me retirait le poids que j’avais sur les épaules depuis des semaines, voire des mois. Et puis j’ai aimé observer de temps à autre le reste du public pour voir des inconnus profiter du concert autant que moi. Quelquefois, mon regard croisait celui de quelqu’un d’autre et un sourire se dessinait sur nos visages : un entendement éclair et furtif mais qui en disait long, nous étions simplement heureux.

A votre tour à présent! Etes-vous déjà allé(e) seul(e) à un concert? Comment avez-vous vécu cette expérience? Je vous souhaite un excellent weekend ♥

 

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Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Journal de bord d’un voyage au Chili #1

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Bien le bonjour! J’espère que vous allez bien. Je me décide enfin à commencer ma série d’articles pour vous parler de notre voyage au Chili en février dernier. il serait temps quand même, sinon je risque d’oublier des détails et ça serait tellement dommage (car je sais que vous aimez les détails et mes récits à rallonge!). Vous êtes prêt(e)s?

Avant tout, je tiens à préciser quelques petits détails. Au moment de notre voyage, comme Alexander et Valentina allaient au jardin d’enfants, il n’y avait aucune journée de présence obligatoire dans leur établissement. Nous pouvions donc choisir n’importe quelles dates pour aller au Chili. De plus, nous souhaitions voyager avant les deux ans de Tobias car cela nous permettait de payer seulement un pourcentage du prix d’un billet d’avion « normal ». Je dois quand même avouer que ce voyage était un sacré investissement. Nous avons acheté nos billets d’avion en septembre pour partir en février et nous avions commencé nos recherches en mai. Nous nous sommes finalement tournés vers Air France qui nous faisait voler de Francfort à Paris puis de Paris à Santiago (quand je vivais encore en France, je passais toujours par Air France car ce n’est pas négligeable d’avoir un vol direct entre la France et le Chili non?). Etant donné que nous allions voyager avec trois enfants en bas âge, nous n’allions pas pouvoir emmener cinq valises de vingt-trois kilos (plus les bagages à main, le sac à langer et la poussette cane), nous avons décidé de prendre cinq billets sans valise vu que nous pouvions les rajouter plus tard dans notre dossier de vol (les prix sont dégressifs : la première valise nous a coûté cinquante euros, la deuxième quarante. Je ne sais pas du tout si les prix continuent à baisser si on rajoute une troisième valise par contre). Pourquoi ne pas les prendre au moment de l’achat de nos billets? Eh bien, nous ne pouvions pas prendre seulement deux valises : soit c’était cinq valises, soit c’était aucune valise. En cas d’urgence, nous pouvions payer plus cher et les rajouter in extremis au moment du check-in à l’aéroport. Et puis pour continuer dans les avions, nous sommes allés sur le site de Latam (fusion de la compagnie aérienne chilienne LAN airlines et de la compagnie aérienne brésilienne TAM linhas aéreas) car en arrivant à Santiago, nous devions prendre un troisième avion pour descendre à Puerto Montt (mes beaux-parents habitent dans le Sud du Chili). Quand on aime, on ne compte pas!

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Pendant deux semaines, j’ai fait des listes de toutes les choses que nous devions faire entrer façon « tetris » dans nos deux valises (et on oublie pas, vingt-trois kilos par valise, sinon ce n’est pas drôle!) : des shorts et des robes mais aussi deux pantalons par personne, un certain nombre de sous-vêtements, des couches (parce qu’elles coûtent bien trop cher au Chili), des tee-shirts et des tops manches longues, des sweats et des gilets, penser à rajouter les sandales de notre tribu vu que nous allions arriver au Chili en été, de la crème solaire, une trousse de médicaments bien fournie, même chose pour la trousse de toilette (je bénis les shampoings solides, ça ne pèse rien et ça rend énormément pour une famille de cinq personnes!) et un rehausseur de siège auto. Passons aux bagages à main : encore des couches, des petits pots, de quoi hydrater Tobias comme il faut (quand on voyage avec un bébé, on a le droit d’emporter une plus grande quantité de liquide en cabine), des biscuits et des sticks de maïs soufflé, deux tenues de rechange pour Alexander et Valentina, trois pour Tobias et une pour the Husband et moi, une petite trousse de médicaments, nos brosses à dents et des dentifrices de voyage, des mouchoirs en papier, deux petites bouteilles de gel désinfectant pour les mains, des bonbons pour la gorge (et pas pour la gorge aussi, nous voyagions avec des enfants hein!), un porte-bébé manduca (very important quand on doit donner la poussette cane à l’embarquement et qu’on ne peut pas la récupérer lors d’une escale!), un ipad avec des dessins animés et une batterie externe. Les enfants ont pris aussi avec eux un petit sac à dos chacun pour emmener leurs appareils photos Vtech kidizoom avec des écouteurs, un autre jouet (pas plus), leurs lunettes de soleil (cela peut être utile quand la lumière dans l’avion gène vos enfants pour dormir. C’était un jour, une astuce!), un petit sandwich et de quoi boire.

Et comment allions-nous arriver jusqu’à l’aéroport avec toutes nos valises et notre marmaille (ils étaient tellement énervés avec leurs petits sacs à dos prêts trois jours avant le départ!)? Le train n’était pas vraiment une option car nous aurions dû prendre un bus et un tram avant d’être à la gare de notre ville. Alors, nous avons choisi notre voiture que nous allions laisser sur un parking « spécial aéroport » aux alentours de Francfort (nous avons rejoint l’aéroport grâce à une navette). Cela a ainsi permis aux enfants de dormir un peu dans la voiture avant de veiller jusqu’à bien trop tard le soir même. Vous comprenez un peu ma boule au ventre avant de partir maintenant non? Il y avait tellement de choses auxquelles nous devions penser!

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Les enfants m’ont surpris tellement ils ont été endurants jusqu’à être dans le deuxième avion, parce qu’avant d’en arriver jusque là, nous en avons vu des vertes et des pas mûres. Lors du premier check-in, nous avons dû sortir tous les petits pots et le liquide qui étaient dans nos bagages à main (en plus du nécessaire de toilette). Tout a été passé dans des machines à part pour voir si ce n’était pas des explosifs ou du liquide radioactif. On nous a jugé sur le fait que Tobias ne pouvait pas marcher tout seul sous le portique du détecteur de métaux (« faudrait penser à faire quelque chose pour lui ma petite dame! ». Mon poing dans ton visage est une option tu sais ducon! De quel droit cet homme, car oui, c’était un homme, s’est permis de me faire une telle réflexion en essayant de me faire porter ce poids sur les épaules, hashtag charge mentale…) et puis, le premier avion a eu du retard, beaucoup de retard, trop de retard.

Nous sommes arrivés un peu après 22h à Paris Charles de Gaulle. Nous devions prendre une navette pour changer de terminal et rejoindre notre correspondance. Seulement le hic, c’est qu’à partir de 22h, cette navette n’était plus intra aéroport : il fallait sortir du terminal (cela entraînait un nouveau passage par le check-in alors que si nous étions arrivés à l’heure, ce n’était pas nécessaire), rien n’était indiqué dans l’aéroport et en plus, il n’y avait aucun personnel au sol pour nous aider à trouver cette fichue navette! Sachant que l’embarquement de notre deuxième avion était à 22h45, les portes fermaient à 23h20, nous étions en pls. Quand nous avons enfin trouvé par nos propres moyens l’arrêt de bus où devait arriver la navette, nous nous sommes mis à courir comme si notre vie en dépendait. Et puis Valentina est tombée à cause d’une plaque de neige glacée que nous n’avions pas vu. Ses pleurs m’ont fait comme un électrochoc et je me suis dit qu’il fallait que je me reprenne pour le bien de tous. Vu que nous étions en France, c’était à moi de parler au personnel ou bien de chercher à arriver le plus rapidement possible à notre avion vu que tous les panneaux étaient écrits en français. En y repensant maintenant, je suis fière de moi car en temps normal, je suis la première à paniquer dans ces situations!

Nous avons rejoint le terminal de notre avion à 22h40 et nous nous sommes mis à courir comme des dératés jusqu’à arriver au check-in en hurlant au personnel au sol de bien vouloir nous laisser passer car ce n’était pas notre faute si nous arrivons à cette heure-ci. On nous a dit de nous calmer, on nous a aidé à passer tous nos bagages à main (en évitant de sortir tous les petits pots un par un, yeah!) car l’avion n’avait pas encore ouvert ses portes. Nous avions le temps de souffler, passer aux toilettes et acheter des bouteilles d’eau étant donné que nous étions presque tous déshydratés. Comme nous étions avec Tobias et qu’il était encore considéré comme un bébé (il sera toujours un bébé dans mon coeur de maman), nous avons pu rentrer les premiers dans l’avion (presque dix minutes avant tout le monde!), installer comme il se doit nos bagages à main dans les malles au dessus de nos têtes et pas dix rangées derrière nous, recevoir des kits de bienvenue pour les enfants et mettre en place la nacelle devant moi pour que Tobias passe la nuit. Le personnel à bord a été adorable avec nous, aux petits soins à nous apporter le nécessaire pour les enfants et aussi pour nous. Qui dit nacelle dit plus de place pour nos jambes aussi car il n’y a personne devant nous. C’est tellement agréable de savoir qu’aucun siège ne va se baisser devant nous pour nous donner cette impression d’oppression. Nous avons décidé de séparer nos deux grands dans la rangée de quatre dans laquelle  nous étions installés pour qu’ils ne se chamaillent pas en pleine nuit.

Dans cet avion, les enfants ont pas mal grignoté, car les hôtesses de l’air leur ont donné des yaourts à boire, du fromage avec du pain, des fruits et aussi des chocolats. Ils ont réussi à s’endormir tant bien que mal après le dîner qui est arrivé une heure environ après le décollage, Valentina toute tordue et accrochée à the Husband. De mon côté, j’avais réussi à mettre Tobias dans la nacelle et Alexander voulait regarder le film « Bohemian Rhapsody » avec moi alors qu’il était déjà plus de deux heures du matin. Je n’arrivais pas à m’endormir ni à me relaxer car je devais faire attention au sommeil de Tobias.

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Je pense que cet article est assez long pour un début de carnet de bord de voyage non? Je reviens vite pour la suite! Je vous souhaite un excellent week-end, moi, j’ai Ed Sheeran qui m’attend dimanche soir ♥

La vida de Lindanita·Lindanita en cuisine

Tarte à la rhubarbe et aux amandes

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J’ai profité du beau temps que nous avions mercredi pour refaire une tarte à la rhubarbe vu qu’une amie nous en avait offert de son jardin. La première tarte que j’avais pu faire nous avait énormément plu mais vous me connaissez, j’ai fait quelques petits changements pour qu’elle nous plaise encore plus! Je pense que la base de cette tarte (pâte et crème d’amande) sera parfaite pour tous les fruits d’été ayant une pointe d’acidité.

Pour la pâte, vous aurez besoin de :

  • 120 grammes de beurre salé mou
  • 75 grammes de sucre glace
  • 2 grammes de sel
  • 1 oeuf
  • 25 grammes d’amandes
  • 250 grammes de farine

Pour la crème d’amande, vous aurez besoin de :

  • 50 grammes de beurre salé mou
  • 60 grammes de sucre dont trois sachets de sucre vanillé
  • 60 grammes d’amandes
  • 1 oeuf
  • 10 grammes de farine

Pour finaliser votre tarte, vous aurez besoin de :

  • 5 tiges de rhubarbe environ
  • 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
  • 2 cuillères à soupe de gelée ou de confiture de votre choix (personnellement, j’ai essayé avec de la cerise noire et de la mûre et c’est meilleur avec de la mûre!)

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Pour préparer la pâte, vous devrez :

  1. Dans un saladier, battre le beurre, le sucre et le sel jusqu’à obtenir une pommade.
  2. Broyer vos amandes pour avoir un mélange de poudre d’amandes et d’amandes concassées (je préfère ça à la poudre d’amande toute faite).
  3. Rajouter ce mélange et l’oeuf à votre pommade et mélanger le tout jusqu’à obtenir une préparation crémeuse.
  4. Ajouter la farine et mélanger jusqu’à obtenir une boule de pâte homogène.
  5. Filmer votre pâte et la laisser au moins une heure au réfrigérateur.

Pour préparer la crème d’amande, vous devrez :

  1. Travailler à la main le beurre en pommade avec le sucre dans un deuxième saladier.
  2. Broyer vos amandes pour avoir un mélange de poudre d’amandes et d’amandes concassées et rajouter le tout au beurre et au sucre.
  3. Incorporer l’oeuf et mélanger.
  4. Ajouter la farine et mélanger jusqu’à obtenir une crème.
  5. Réserver au réfrigérateur.

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Montage de la tarte :

  1. Foncez la pâte dans un moule à tarte, piquez-la avec une fourchette et mettez le moule de côté.
  2. Coupez les extrémités de vos tiges de rhubarbe, épluchez-les et découpez-les en petits morceaux d’environ quatre centimètres de longueur.
  3. Préchauffez votre four à 180°.
  4. A l’aide d’une spatule (ou d’un pinceau de cuisine), étalez la crème d’amande sur votre pâte et disposez ensuite sur le dessus vos morceaux de rhubarbe.
  5. Saupoudrez d’un peu de sucre en poudre le dessus de votre tarte.
  6. Enfournez votre tarte pendant une trentaine de minutes à 180°.
  7. Sortez la tarte du four et démoulez-la presque aussitôt, c’est plus facile.
  8. Attendez un peu qu’elle refroidisse et badigeonnez-la avec un peu de confiture (pensez à la rendre un peu plus liquide en la passant au micro-ondes!).

Et voilà, votre tarte est prête à être dégustée avec une boule de vanille sur le dessus ou bien tout simplement avec un bon cappuccino. Bon appétit et bon week-end!

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J'ai lu·La vida de Lindanita

« Le dernier des nôtres » d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre ou la position de la femme dans la société

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Hey, coucou tout le monde! Une fois n’est pas coutume, je reviens aujourd’hui sur le blog pour vous parler d’un livre qui m’a marqué, touché, transporté et fait énormément réfléchir (oui oui, rien que ça!). Ce livre, c’est « le dernier des nôtres » d’Adelaïde de Clermont-Tonnerre.

Ce livre, je l’avais dans ma pal depuis longtemps vu que je l’avais acheté en 2017. Il m’avait tenté avec sa quatrième de couverture qui parlait de Dresden et de New York, deux villes que j’affectionne énormément, l’une pour avoir vécu là-bas un peu plus de trois ans et l’autre pour l’avoir visitée en 2011 avec ma meilleure amie. Mais cette quatrième de couverture, elle dit quoi au juste?

« Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon.
Avec puissance et émotion, l’auteure nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de cette fresque flamboyante »

Le livre présente deux narrations : une descriptive durant laquelle nous suivons la vie d’après-guerre de Luisa, Marthe, bébé Zilch et Johann entre autres et une autre à la première personne où bébé Zilch est devenu un adulte aux commandes de sa vie. Enfin aux commandes de sa vie jusqu’à ce que Rebecca, une jeune héritière, croise sa route. Les deux récits s’entremêlent parfaitement et c’est très agréable de passer d’une période à l’autre pour instaurer un dynamisme dans la lecture. Certes, les passages sur de la vie de Werner Zilch à New York sont plus importants que la période d’après-guerre, ce qui est parfois dommage car on voudrait suivre encore plus la vie de Marthe, femme forte qui a enduré tellement de choses. On peut aussi penser que Werner est un « gros macho de base » (ouais, je parle comme une djeunz’ t’as vu?) quand on comprend au fil des pages sa vision très basique des femmes : tu es là pour me donner du plaisir charnel, être belle et te taire puisque que je t’achète des bijoux, je te sors au restaurant et j’en passe. Il y a des gifles qui se perdent, croyez-moi! Mais, car il y a (toujours) un mais, cette facette de sa personnalité commence à se craqueler et s’effriter pour nous présenter un homme plus sensible et torturé quand sa chère et tendre Rebecca revient à lui après avoir disparu bien trop longtemps (oh ça va, ce n’est pas vraiment un spoil si je vous dis ça quand même?). Je ne me suis pas ennuyée durant ma lecture car la plume d’Adelaïde de Clermont-Tonnerre est fluide, elle présente des détails quand ceux-ci sont nécessaires et elle évite des périphrases trop longues pour aller droit au but tout en évitant les répétitions.

Je vous disais plus haut que l’histoire m’avait fait réfléchir. Je discutais hier avec une amie qui travaille dans une bibliothèque de ma ville et je lui ai fait part de ma dernière lecture. De fil en aiguille, je me suis rendue compte qu’Adelaïde de Clermont-Tonnerre a insufflé quelques éléments féministes en instaurant un récit à double narration. On peut constamment comparer le statut de la femme dans la société en suivant les vies de Marthe et de Rebecca pour ne nommer que ces deux personnages féminins. Je vais partager quelques éléments clés de l’histoire à partir de maintenant donc si vous ne voulez pas être spoilé(e)s, je vous invite à passer au prochain paragraphe. Par exemple, Marthe est enfermée dans un mariage nocif dans lequel son mari se transforme régulièrement en bourreau en abusant d’elle physiquement et moralement. Par contre, Rebecca est ce que l’on peut appeler un électron libre. Elle profite de la vie, elle sait ce qu’elle veut, elle le prend, elle le jette et ne se gène pas pour donner son avis. Sexuellement parlant, elle est épanouie et cela se ressent dans la description que nous donne Adélaïde de Clermont-Tonnerre à travers la voix de Werner. Un autre point est évoqué dans le livre : la maternité. Werner souhaite avoir un enfant avec Rebecca et celle-ci refuse car elle n’en a pas envie, ce n’est pas en faisant un enfant que les problèmes de son conjoint seront résolus. Au début, celui-ci est vexé mais il finit par comprendre le point de vue de la femme de sa vie. Quand on retourne en 1948 (mais dans le New Jersey), on suit sur quelques pages les parents adoptifs de Werner. Ce que l’on peut lire est horrifiant. A l’époque (et encore aujourd’hui pour certains), avoir un enfant était l’accomplissement ultime dans la vie d’une femme (après le mariage bien sûûûr, il ne faudrait pas mettre la charrue avant les boeufs n’est-ce pas?). Les mots de Clermont-Tonnerre sont durs et tranchants : « Il n’y aurait plus les moqueries. Il n’y aurait plus les murmures, ce mot qu’ils redoutaient, ce mot qui longeait les murs, qui les suivait, qui se propageait sur les lèvres de leurs connaissances, ce mot qui empoisonnait leur existence : « Stériles. Les Goodman sont stériles vous savez… Bien sûr que c’est elle, forcément! Il n’aurait pas dû épouser une Française. Personne ne la connaissait. Dieu sait comment elle vivait avant la guerre… Un avortement? Qui te l’a dit? Personne? Ah! C’est une supposition? Mais tu as certainement raison. Elle est catholique pourtant… Et pourquoi serait-on catholique si on n’a pas quelque chose de grave à se faire pardonner? Et ce pauvre homme qui ne se doute de rien… J’ai tout de suite pensé que cette fille n’était pas nette ». Rien qu’en relisant ces mots et en les écrivant ici, je suis révoltée. Quelle horreur! Comment les gens pouvaient (et peuvent) se permettre de porter de tels jugements sur une femme sans la connaître personnellement? Finalement de Clermont-Tonnerre évoque l’homosexualité féminine. Durant les quatre-cents premières pages, elle est présente en sous-jacent, de manière furtive. Et puis, les mots sont posés  : « Abigail passa la main sur le front de Marthe. J’étais frappé par l’harmonie qui régnait entre ces deux femmes, par l’évidente tendresse qu’elles éprouvaient l’une pour l’autre », « Nous avons fini par nous entendre, et à force de nous entendre, nous nous sommes aimées. Nous avons dû être prudentes, habiles. J’ai réussi à la faire sortir, mais lorsque l’équipe, je ne sais comment, a compris quelques mois plus tard que nous vivions ensemble, j’ai été licenciée. Certains anciens collègues ont tenté de faire interner Marthe à nouveau sous prétexte que j’avais été séduite et que j’avais perdu mon objectivité professionnelle. Nous avons quitté El Paso du jour au lendemain pour venir ici, en Louisiane, nous mettre à l’abris d’éventuelles poursuites au Texas ». C’est beau, c’est doux et c’est permis malgré les embûches mis sur le chemin de ces deux femmes. L’auteure présente ici seulement des constatations et en aucun cas un jugement de l’amour au féminin.

Pour terminer cet article (c’est bon, les spoils sont finis, vous pouvez reprendre votre lecture), je me suis rapidement rendue compte en lisant ce livre qu’il y avait une lecture à deux niveaux : mais quel est le grand secret de Werner Zilch? Et en sous-marin, la position de la femme dans la société et l’évolution de cette position au fil des années. Bravo madame Adelaïde de Clermont-Tonnerre pour cet ouvrage, il est à remettre dans les mains de toutes les femmes possibles.

L’avez-vous lu vous aussi? Si oui, aviez-vous remarqué tous ces messages de l’auteure? Je vous souhaite une belle journée et aussi, de belles lectures.