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Sois belle et tais-toi

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Ma fille, Valentina, a fêté son anniversaire en début de mois. Son père l’a emmené chez la pédiatre pour un contrôle pour ses trois ans, comme il est coutume de le faire ici. Je n’ai pas pu m’y rendre personnellement vu que les salles d’attente des médecins en cette période de l’année sont pleines de virus. Je ne peux pas me permettre de tomber malade vu que j’allaite encore et mes nuits sont entrecoupées par des réveils de Tobias depuis sa naissance (j’accumule la fatigue en somme).

Quand ils sont rentrés de ce rendez-vous, j’ai demandé à the Husband de me faire un compte-rendu de ce qui avait été dit et ce qui s’était passé. Je m’attendais à des phrases comme : « elle s’est butée, elle n’a pas voulu faire les exercices », « elle est en retard sur le langage mais c’est normal, c’est comme ça pour tous les enfants bilingues voire trilingues ». Mais quand il m’a dit : « la pédiatre a dit qu’elle était grosse et qu’il faudrait penser à lui faire faire un régime », mon sang n’a fait qu’un tour. Non, je n’ai pas bien entendu, ce n’est pas possible, pas cette pédiatre que je respectais tant, pas un régime, pas à trois ans, pas ma fille! Vous avez pu voir des photos de ma fille dans mon article de la semaine dernière (cliquez ici pour aller le lire), elle n’est pas grosse enfin! Et puis quand bien même elle serait « grosse » (que ce mot est moche!), ce n’est pas une façon de le dire. Et le coup du régime… A trois ans quoi. Trois ans! A cet âge, un enfant est en pleine transition. Son corps passe du grand bébé au petit enfant. Le petit bidon mignon est toujours là, les bonnes joues aussi. Il découvre le monde et les saveurs, son corps et ses envies. En plus avec trois enfants, je crois que je sais m’occuper comme il faut de ce qu’ils mangent. Finalement, j’ai moi-même été en surpoids (j’en parlais dans cet article) et j’en ai assez souffert pour essayer au mieux que mes enfants ne passent pas par là.

Après ce coup de sang et avoir enragé tout le reste de la journée à cause d’un membre du corps médical qui croyait avoir la science infuse (quoi je suis encore énervée?), j’ai pris le carnet de santé de mon aîné pour voir ses courbes taille/poids au même âge que sa soeur. Oh beh tiens, à 500 grammes près, c’était la même chose et la taille, c’était kiff-kiff. Je ne me souviens pas par contre avoir entendu que mon fils était gros, non! Lui, il était bien portant, c’était un beau grand bébé qui allait devenir un petit garçon grand et fort. Sur le moment, je n’avais pas relevé cette remarque, j’étais une maman de deux enfants, Alexander était mon premier enfant, il grandissait et Valentina était encore un bébé. J’étais presque fière qu’on me dise que mon fils était beau, grand et fort vous voyez. Je suis remontée comme un coucou suisse à présent. De quel droit le corps médical se permet de juger de la corpulence d’une petite fille de cette manière? Pourquoi autant de sexisme dès la petite enfance, et de la part des médecins qui plus est? Pourquoi permettre aux petits garçons d’être rondouillets et l’interdire aux petites filles? C’est pour qu’elles rentrent dans les pantalons slim qui sont au rayon fille des magasins? C’est pour qu’elles soient dans la norme? C’est parce que les hommes sont le sexe fort et « visuellement » parlant, les femmes doivent leur plaire?

Avant de rentrer au collège, notre médecin de famille a conseillé à ma mère de me faire faire un régime parce que j’étais, moi aussi, grosse. Bien sûr, ma mère a accepté et… ce fut une grave erreur! C’était un régime avec les mêmes menus toutes les semaines, des protéines en veux-tu, en voilà (je devais manger dix à douze blancs d’oeuf par semaine!), une salade verte avec du thon le mercredi midi… Au goûter, j’avais le droit à une pomme et un verre de lait coupé avec de l’eau (mais quelle horreur!). Bien sûr, c’était bien (pour le médecin et pour ma mère), je perdais du poids, j’allais être dans la norme avant de faire mon entrée en sixième. Le médecin n’a jamais eu l’idée de proposer un rééquilibrage alimentaire pour commencer. Non, directement le régime, c’est ce qu’il y a de mieux madame! Et puis, je l’ai faite cette rentée au collège. Ma mère avait eu la charmante idée de choisir de me faire porter un fuseau (l’ancien petit nom du legging) fleuri. J’étais encore un peu enrobée et en ce jour de rentrée, en dix minutes, j’avais été étiquetée pour toute ma scolarité au collège : la rondelette qui s’habillait mal. Et puis j’allais manger à la cantine, plus à la maison avec ce régime protéiné. En bonus, ma meilleure amie à l’école et qui allait être dans le même collège que moi avait décidé de m’abandonner, faire comme si je n’existais plus pour elle. Vous pensez bien, elle n’allait pas s’afficher avec la grosse en legging! La rechute après ce régime a été difficile : moqueries et acharnement au collège plus la cantine (qui était un self-service), cela a été le combo parfait pour reprendre tout le poids que j’avais perdu et voir disparaître le peu de confiance en moi qui me restait. Avec mon passé, je sais que faire un régime n’est pas bon, surtout pour un enfant en pleine croissance. Plus de quinze ans après, j’en garde des séquelles, moralement parlant. Ce régime m’avait été imposé du jour au lendemain, et au final, il avait été inutile.

Et puis, en devenant « grosse » à nouveau, j’ai dû subir les quolibets des garçons de ma classe et de la cour de récréation : « oh la grosse, tu ne veux pas faire mes devoirs? », un pincement de fesses (on peut tout se permettre avec une grosse enfin, elle devrait être flattée qu’on la touche!) et une phrase que j’ai souvent entendu « bouge de là la grosse, tu prends toute la place! », « de toute façon, personne ne l’aime la grosse. Elle est moche et personne ne voudra d’elle » (entendu dans les couloirs du collège) et j’en passe et des meilleurs. Tout ce dont on a besoin pour grandir dans la joie et la bonne humeur. Du coup, j’ai commencé à manger plus, à grossir un peu plus chaque jour et à me sentir définitivement mal dans ma peau. Je vous passe le reste de ma scolarité où c’est pratiquement resté la même chose (sinon, vous ne lirez pas l’article jusqu’au bout).

En tout cas, je sais que je n’accepterais pas que ma fille (ou mes fils, car oui, les filles n’ont pas le monopole du mal-être) passe par là. Alors si elle se sent mal dans sa peau à cause de remarques de médecins, de camarades de classe ou tout simplement parce ce que l’image que lui renvoie le miroir ne lui plaît pas, je serais là pour l’aider à aller de l’avant et lui expliquer qu’un régime (ou se faire vomir, ou ne plus manger) n’est pas le plus adapté pour elle. Premièrement, il faut comprendre la cause de cet embonpoint et trouver les solutions pour y remédier, dans cet ordre, pas l’inverse.

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Et maintenant que je suis lancée dans cet article, on en parle de la sexualisation des petites filles qui commence bien trop tôt? En grande fan de la série « stranger things », dès que je tombais sur un article qui parlait de la série sur les réseaux sociaux, je m’empressais de le lire, avide de détails que je n’aurais pas su voir lors du visionnage de la saison deux. Je suis tombée sur un article du « w magazine » (cliquez ici pour le lire) qui faisait entrer Millie Bobby Brown (Eleven) dans la liste des personnalités qui prouvent que la télé n’a jamais été aussi sexy. De façon la plus normale qui soit, le magazine inclut une petite fille qui rentre dans l’adolescence parmi des adultes, le tout en les décrivant de sexy. How sick is that seriously? Non mais on n’utilise pas le terme sexy pour une fille de 13 ans! C’est malsain, dégoûtant, répugnant! Apparemment c’est la « grande mode » à Hollywood en ce moment d’hypersexualiser les jeunes actrices. Mais pourquoi? Il ne faut pas être sain(e) d’esprit pour trouver une actrice de dix/douze ans sexy parce qu’un photographe lui dit de prendre une pose lascive durant une séance photo afin de faire le buzz avec la couverture du dernier magazine à la mode ou encore parce que le (ou la) maquilleur(se) s’est un peu trop lâché(e) sur le maquillage la faisant paraître bien plus vieille qu’elle ne l’est. Je dois dire que plus j’en lis sur le sujet et plus je suis révoltée.

Ca me rappelle des commentaires que j’avais reçus et qui m’avaient marquée quand j’étais plus petite, plus jeune et qui aujourd’hui font écho à ce que je viens d’écrire. Une amie de mes parents m’avait dit le plus naturellement du monde : « Linda, avec ton jeans là, on voit la marque de ta culotte. Tu devrais mettre un string, c’est plus beau! ». J’avais 12 ans. Encore dans le cercle d’amis de mes parents, un été, il faisait chaud, j’étais en débardeur mais en jeans car je n’assumais pas d’être en jupe, un homme : « ça te va drôlement bien ce petit débardeur là! Tu fais plus femme, j’aime bien. Tu devrais penser aux jupes aussi, ça serait bien » avec une main qui caresse mon épaule, un sourire entendu et un clin d’oeil en prime. J’avais 14 ans et j’ai eu l’impression d’être « sale » pendant des jours.

Pour finir cet article (plus féministe que je ne l’avais pensé en le commençant), la charge mentale et le harcèlement de rue, cela vous dit quelque chose?

Je suis mère au foyer, de trois enfants en bas âge qui plus est. Donc bon, l’ordre à la maison et l’éducation des enfants dans la journée jusqu’au retour de the Husband, c’est sur moi que ça tombe. Bah oui, c’est comme ça vu que nous vivons en Allemagne et que nous n’avons aucune famille autour de nous. Pas de vacances ou d’après-midis chez papy et mamie. Non, je ne me plains pas, j’ai choisi d’être mère au foyer avec tous les avantages et tous les inconvénients que ce choix entraîne. C’est juste un coup de main à prendre, des habitudes à trouver et tout roule sur des roulettes. Il y a des jours avec. Il y a des jours sans, surtout quand la fatigue s’invite à cause de plusieurs nuits blanches à la suite. Note de rappel, je suis mariée à un Chilien donc à la maison nous parlons espagnol et  vivant en Allemagne, nous parlons allemand à l’extérieur. Au début, c’est une sacrée gymnastique mentale! Par exemple, l’éducatrice de ma fille me dit, en allemand, qu’il y a une réunion tel jour sur tel sujet, à telle heure. Je dois être sûre d’avoir bien compris tout ce qui m’a été dit, l’assimiler dans ma tête en français pour en discuter ensuite en espagnol avec the Husband. Je prépare les manteaux, les chaussures, les sacs à dos et la table du petit-déjeuner la veille pour gagner du temps le matin avant de partir au jardin d’enfants. J’aime que mon évier soit vide et propre avant d’aller me coucher, que les coussins du canapé soient rangés aussi. La nuit, Tobias se réveille pour une tétée nocturne, j’en profite pour aller voir mes deux aînés dans leurs chambres pour m’assurer qu’ils soient bien au chaud dans leurs lits. Et j’aurais encore plein d’autres exemples à vous donner, mais je crois que vous avez compris comment ça fonctionne chez nous. Non, je ne critique pas du tout the Husband, il en fait énormément à la maison. Il va faire les courses avec un ou deux enfants pour me laisser souffler, il fait tous les travaux à la maison, il nous cuisine régulièrement de bons petits plats, il s’occupe du coucher des aînés pendant que j’allaite Tobias, il fait même du repassage et les vitres! Pourquoi je vous dis tout ça? Eh bien parce que j’ai reçu un commentaire l’autre jour sous une de mes photos instagram qui m’a fait bouillir : « Whaaahhh le stress !!!!! Heureusement que tu ne travailles pas! Ca ferait beaucoup trop ». Cet homme (parce que c’était un homme, il est important de le signaler) disait clairement que parce que j’étais sans emploi (être mère au foyer n’est pas considéré comme tel pour lui apparemment), je ne pouvais pas être stressée sous-entendant sûrement que je n’en foutais pas une vu que je restais chez moi. Are you serious? Bien sûr que si voyons! Je suis toujours sur le qui-vive afin d’éviter un grain de sable ne vienne enrayer notre quotidien réglé comme du papier à musique. Il y a encore du chemin à parcourir pour que l’on arrive à une égalité des sexes pour certains.

Pour terminer cet article, je vous parlerais de mon expérience face au harcèlement de rue. Ici en Allemagne, la parité homme/femme est plus perceptible. Depuis mon arrivée en Allemagne, je n’ai jamais reçu de commentaires salaces de la part d’hommes dans la rue, que je sois seule, avec une amie ou bien accompagnée de mes enfants. Pas de « hey mademoiselle, t’es charmante. Ca te dirait une glace à la menthe? » (pour rester dans la sobriété). Beaucoup de femmes se considèrent comme le sexe fort ici. Ca se voit, ça se sent. J’ai même pu observer plus d’une fois des groupes de filles/femmes donner explicitement leur point de vue sur le fessier d’un homme qu’elles venaient de croiser dans la rue sans s’en cacher ou baisser le ton. Moi-même, je ne le ferais pas car « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse » est une règle d’or à mes yeux. Je me trouve chanceuse de vivre ici pour ne pas avoir à apporter mon tweet à l’édifice du hashtag « balance ton porc », hashtag que je vois apparaître bien trop souvent sur les réseaux sociaux en ce moment.

Et vous, dites-moi un peu, les médecins vous ont déjà fait des remarques déplacées sur vos filles? Pensez-vous que j’ai raison d’être énervée? Vous étiez au courant de l’hypersexualistation qui sévit à Hollywood? Qu’en est-il de la charge mentale dans votre foyer? Le harcèlement de rue, y avez-vous été confronté(e)s?

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Les bienfaits du bicarbonate de soude

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Vous avez sûrement toutes et tous entendu parler du bicarbonate de soude. Mais si, attendez! Le bicarbonate de soude se présente sous forme de poudre blanche. C’est un régulateur de potentiel hydrogène (pH). Parfois dénommé hydrogénocarbonate de sodium, carbonate acide de sodium ou bicarbonate de soude, il est utilisé en pâtisserie industrielle, dans le domaine de l’hygiène domestique ou bien encore pour limiter la dureté de l’eau. On prête au bicarbonate de sodium de nombreuses qualités . Eh bien moi, depuis quelques années déjà, j’en utilise à toutes sauces ou presque!

♣ En cuisine

J’ai commencé à en avoir à la maison pour faire des snickerdoodles, des biscuits à la cannelle (retrouvez ma recette ici). Ne pouvant pas faire de biscuits tous les jours pour liquider mon stock, je me suis renseignée sur ces autres propriétés. Et quelle surprise! Le bicarbonate de soude ne s’utilise pas seulement dans cette recette que j’aime tant faire!

♣ Hygiène

Vous buvez beaucoup de thé et/ou de café et vos dents en souffre car elles sont tâchées? Mettez un peu de bicarbonate de soude sur votre brosse à dents après l’avoir passée sous l’eau au préalable. Lavez-vous les dents de la même façon dont vous les brosser habituellement. Mais comment c’est possible? Le bicarbonate de soude est un abrasif doux. Personnellement, je préfère mettre du dentifrice et ensuite un peu de bicarbonate dessus parce que, un, le goût du bicarbonate de soude n’est pas très bon, et deux, si comme moi vous avez les gencives sensibles, ça risquerait de vous les faire saigner.

Le bicarbonate de soude rafraîchit aussi l’haleine. Alors bye-bye les odeurs de poisson ou d’oignon qui restent en bouche bien trop longtemps! Mélangez une cuillère à café dans un verre d’eau et faites vous un bain de bouche avec. Pour moi, ça marche bien!

Mais c’est quoi cette odeur? Mon dieu, mais c’est tes chaussures (non, ce ne sont pas les miennes, une princesse ne sent pas mauvais des pieds!). Mettez un peu de bicarbonate de soude dans vos chaussures et cela devrait neutraliser ces odeurs dérangeantes.

♣ Santé et beauté

Vous avez des remontées acides, des brûlures d’estomac ou des nausées? Le bicarbonate de soude sera là pour vous aider. Diluez une cuillère à café de bicarbonate de soude dans un verre d’eau et buvez-le. Il rééquilibrera le pH en neutralisant l’acide chlorique présent dans l’estomac.

J’aime manger du brocoli mais je le digère mal (ouh la la, quelle révélation!). Que faire? Eh bien rajouter un peu de bicarbonate de soude dans l’eau de cuisson et ça ira tout de suite mieux. Ca marche pour les autres légumes aussi!

On peut se préparer une pâte à partir d’eau et et de bicarbonate de soude pour se faire un masque exfoliant. Mélangez trois doses de bicarbonate de soude pour une d’eau. Appliquez ce mélange sur l’endroit que vous voulez exfolier et massez de manière circulaire. Ca retirera les peaux mortes et rendra votre peau toute douce. Pensez à bien rincer bien sûr. Ca marche pour tous les endroits du corps : le visage, le cou, les mains, les coudes, les pieds, les genoux… A ne pas faire plus d’une fois par semaine cependant car vous pourriez vous irriter la peau.

Je ne sais pas trop dans quelle catégorie mettre ça mais je me suis rendue compte qu’en faisant cette petite pâte eau/bicarbonate de soude, mon vernis partait! Après, je n’ai jamais retiré mon vernis seulement avec ça mais quand je me suis fait un masque des pieds l’autre jour, j’ai bien vu que ça m’avait dézingué la moitié de ma pédicure. Alors à voir pour une prochaine fois!

♣ Nettoyage

Si le bicarbonate de soude retire les tâches de café et/ou de thé sur nos dents, pourquoi pas sur nos tasses et autres mugs? Eh bien si messieurs dames, c’est le mi-mi, c’est le ra-ra, c’est le miracle (les plus jeunes d’entres vous ne comprendront pas cette citation, les autres, beh… vous m’avez compris hein! ^^)! On met un peu de bicarbonate de soude dans la tasse ou le mug en question, on passe son éponge sous l’eau et on récure le tout. Ca part en dix secondes et votre vaisselle paraîtra neuve!

De la même façon, vous pouvez récurer vos éviers et vos lavabos, il en tombe sous le sens.

Bien sûr, on peut aussi polir l’argenterie de cette façon et nettoyer nos bijoux en argent qui perdent de leur éclat. Veuillez tout de même à bien rincer et à sécher aussitôt votre argenterie et vos bijoux.

J’ai lu aussi sur le net une technique de nettoyage de tapis mais je ne l’ai pas encore fait (mais ça ne va pas tarder, croyez-moi!). Pour nettoyer un tapis par manque de place et/ou de temps : saupoudrez du bicarbonate de soude l’ensemble de votre tapis pendant une nuit et le lendemain matin, il faudra seulement passer un petit coup d’aspirateur dessus.

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Connaissez-vous d’autres bienfaits du bicarbonate de soude? Sinon, avouez que vous ne le regarderez plus de la même manière hein!

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Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #10

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Déjà la dixième édition de mes petits bonheurs qui rendent la vie meilleure. Je suis contente d’en être arrivée là et de pas avoir mis de côté ce style d’article comme je l’ai fait pour bien d’autres. En même temps, c’est une manière pour moi de garder un souvenir des petits bonheurs qui ont égayé mon quotidien depuis plus d’un an déjà. Voici les derniers, tous chauds, tous beaux!

♣ Aller voir Marion, ma copine française, qui a accouché il y a quelques jours et rencontrer sa princesse ♥ (je suis tellement contente que l’on se soit rencontrées!).

♣ Dormir tous les jours jusqu’à 9h pendant les vacances de Noël (merci les enfants d’avoir compris ce que signifie le mot vacances!).

♣ Regarder la neige tomber depuis une fenêtre du salon et se réjouir du spectacle (surtout quand on ne doit pas sortir avec deux enfants, les deux étant bien enrhumés. Thank god, ils vont beaucoup mieux).

♣ Le café du petit-déjeuner, celui qui est bien chaud, avec cette mousse de lait qui laisse une moustache et qui a ce goût si yummy de caramel au beurre salé (merci monin d’avoir fait un sirop aussi bon!).

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♣ Essayer une nouvelle recette et la réussi du premier coup (du coup, j’ai quelques ventres gourmands qui me la demandent souvent à la maison!).

♣ Prendre enfin mon courage à deux mains et migrer mon ancien blog sur wordpress (c’est un travail de longue haleine parce que je fais tout toute seule, mais un jour, tout sera en place!).

♣ Avoir un nouveau look qui me plaît plus en changeant de paire de lunettes et avoir l’air beaucoup moins sévère (bon je la garde quand même, on ne sait jamais, les RayBan c’est toujours à la mode).

♣ Mes orchidées refleurissent, les nouvelles plantes arrivées à la maison ont l’air de se plaire en faisant de nouvelles feuilles, ça y est, j’ai la main verte (et même si j’ai la phobie des araignées, je me suis surprise à aimer changer la terre de certaines plantes et me salir les mains en le faisant)!

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♣ Regarder la superbe série « outlander » en amoureux après l’avoir regardé une fois en solo (j’ai un mug, cadeau de Victoria de Mango and Salt, qui dit « my other husband is Jamie Fraser » et the Husband veut que je lui en fasse une qui dit « I want Claire Beauchamp as second wife », huhu!).

Partir en vacances en famille et en profiter encore plus que je ne le pensais (les enfants ont été des amours en se portant bien, même au restaurant, ce que je ne croyais pas du tout possible!).

♣ Avoir un anniversaire de princesse, rendant le cap des 30 ans beaucoup plus facile à passer (the Husband a fait des folies en me surprenant toute la journée ♥).

♣ Faire des plans sur la comète, parler d’un voyage en amoureux pour la fin de l’année, un voyage sans enfants, un voyage qui pourrait être cette lune de miel que nous n’avons jamais fait (croisez les doigts pour que ça soit New York s’il vous plaît!).

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♣ Aller faire les soldes pour me trouver un nouveau pantalon et me rendre compte que j’ai perdu un tour de taille (je rentre dans du 38, chose qui ne m’étais pas arrivée depuis… je ne sais même plus!).

♣ Habiller les enfants avec la même chemise et les prendre en photos sous toutes les coutures (ils étaient tellement adorables ensemble en train de poser pour nous. Quoi, je suis une maman gaga que voulez-vous!).

♣ Plus d’un an après notre emménagement, notre salle de bain est terminée et les meubles sont enfin installés (ça y est, on a enfin des meubles avec des miroirs dans lesquels je peux ranger mon maquillage et mon parfum).

♣ Rire aux éclats, pleurer de rire même, en évoquant de vieux souvenirs avec the Husband (ce qui est drôle aussi, bien qu’Alexander ne comprenne pas de quoi on parle, eh bien il rit aussi!).

Allez, à votre tour maintenant, partagez avec moi vos petits bonheurs qui rendent la vie meilleure. Bon week-end!

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Ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure #9

large (4).jpgVoilà une nouvelle fois un condensé de mes petits bonheurs qui rendent la vie meilleure. Avec le froid qui s’installe, les fêtes de fin d’année qui arrivent accompagnées des vacances de Noël, pas une journée ne passe sans qu’elle soit illuminée par un petit bonheur qui rend la vie meilleure.

♣ Ma fille Valentina qui me sourit de sa petite bouche en coeur après avoir fait du quatre pattes dans toute la maison (quand son père rentre à la maison, elle met le turbo pour aller à sa rencontre, c’est adorable!).

♣ Alexander, mon grand petit garçon, qui lui aussi me sourit en essayant d’expliquer quelles chansons il a chanté à l’école, avec qui il a joué ou bien en marchant tout fier de lui en rentrant à la maison avec un dessin qu’il a fait (j’ai commencé à lui faire une pochette de toutes ses « oeuvres d’art » pour qu’il puisse les regarder une fois qu’il sera plus grand).

♣ The Husband qui me fait la surprise de rentrer plus tôt du travail avec un bouquet de fleurs ou alors pour se mettre aux fourneaux (quand il cuisine, Alexander est toujours avec lui pour l’aider, c’est trop mignon!).

♣ Cette complicité entre Alexander et Valentina qui grandit tous les jours un peu plus (ils sont devenus inséparables. Alexander est toujours aux petits soins avec sa soeur et Valentina n’a d’yeux que pour son frère. Et moi, ça me fait fondre tout ça ♥).

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♣ Même s’il fait froid, profiter des rayons du soleil quand nous sortons nous promener en famille (la journée du 19 octobre a été une magnifique journée, une journée mêlant rayons du soleil et neige. Oui oui, vous avez bien lu, de la neige en octobre!).

♣ Changer enfin de lunettes après quatre ans avec la même paire (mais je la garderais dans ma boîte à souvenirs parce que je les portais durant mes deux accouchements).

♣ Avoir une heure pour moi pendant la sieste des enfants pour prendre un goûter gourmand devant une série (c’est très important pour une maman d’avoir du temps juste pour elle pendant la journée!).

♣ Les travaux de la maison qui avancent grâce à the Husband qui fait tout de ses blanches mains et en profiter pour me lâcher niveau déco (il m’impressionne quand même the Husband parce que quelques jours par semaine, il rentre du travail et se met tout de suite à faire de la peinture, du carrelage, du parquet, des joints… et les autres jours, il passe ses soirées avec ses enfants et moi par la même occasion! ♥).

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♣ Faire une grasse matinée jusqu’à 9h (oui, avec deux enfants en bas âge, 9h, c’est une grasse matinée!).

♣ Ecouter de la musique de Noël en boucle depuis le premier décembre grâce au site christmas.fm (le choix de stations est énorme, allez y faire un tour!).

♣ Aller en ville et voir les yeux des enfants pétiller devant les vitrines qui se sont habillées aux couleurs de Noël (il y a même des vitrines avec des peluches animées! *__*).

♣ Faire le premier sapin dans notre maison, accompagnée de deux petits lutins (et me dire qu’Alexander va avoir déjà trois ans le 25 décembre. How time flies!).

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♣ L’odeur d’une bougie qui embaume dans toute la maison (merci yankee candle de faire des parfums si enivrants!).

♣ Partager énormément avec ma « famille virtuelle » sur instagram et me sentir soutenue, écoutée et aimée (merci aux membres de cette famille qui passeront par ici ♥).

♣ Avoir rencontré Marion, l’amie qui me manquait depuis notre arrivée à Kassel. Pas une journée ne passe sans que nous nous envoyons un message ou une photo sur whatsapp et on passe toujours d’excellents moments lorsque que nous nous voyons (elle a un blog aussi, même qu’il est super chouette!).

♣ Me regarder dans le miroir et sourire parce que la vie est belle, parce que je suis heureuse (je sais, je me répète, mais comme j’ai pris du temps à m’en rendre compte, ça ne coûte rien de le dire et le redire).

Et vous alors, dites moi quels sont ces petits bonheurs qui rendent la vie meilleure?

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Le tourbillon de la vie

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J’ai mis de côté ce blog depuis bien trop longtemps. J’ai souvent eu envie de revenir, d’écrire et puis finalement non. Pas parce que je ne voulais pas partager des moments, des envies, des idées avec vous, loin de là. J’ai juste été prise dans un engouement, happée dans une chose toute simple, le tourbillon de la vie.

Le tourbillon de la vie, c’est entendre le réveil sonner. Regarder l’heure qu’il est même si le réveil vient de sonner. Si la nuit a été trop courte ou bien difficile, appuyer sur la touche snooze du réveil pour profiter encore de cette couette si douce qui nous tenu chaud pendant toute la nuit. Ecouter le souffle de Valentina qui dort encore dans son lit à côté du nôtre. Se dire qu’il faudrait quand même songer à se lever pour emmener Alexander à l’école. Allumer la lampe de chevet. Entendre Valentina qui se réveille en douceur (comme tous les jours précédents) en me cherchant du regard. Elle me voit enfin, sourit, me pointe de son petit index interrogateur et sort un petit « nana ». Sa façon bien à elle de dire bonjour. Allumer ensuite la radio, selon les envies, selon les jours. M’habiller. La lever et l’habiller. Rentrer dans la chambre d’Alexander. Ouvrir les rideaux et le laisser se réveiller, lui aussi, en douceur. Le voir se lever dans son lit. Le voir me tendre les bras pour un câlin et pour le préparer pour aller à l’« écowl ». L’aider à s’habiller, l’habiller, ça dépend aussi des jours et des envies. Descendre dans le salon et ouvrir les rideaux. Regarder le temps qu’il fait. Préparer le chocolat chaud à prendre avant de sortir pour le chemin de l’école. Regarder Alexander boire comme un grand devant les dessins animés. Observer Valentina faire du quatre pattes dans le salon. Se préparer pour aller à l’école. Choisir la veste ou le manteau adapté pour sortir. Installer Valentina dans le porte bébé. Donner son sac à dos à Alexander. Aller à l’école. Parler à la maîtresse.

Revenir à la maison. Installer Valentina dans sa chaise haute. Préparer son biberon. La voir applaudir quand le biberon apparaît dans son champ de vision. Avoir à peine le temps de préparer un café et l’entendre réclamer sa cracotte du jour. Prendre enfin le temps de me poser devant mon petit-déjeuner et une série. Le petit-déjeuner terminé, faire un tour sur les réseaux sociaux et ensuite, c’est parti pour la vaisselle et le ménage avec des pauses pour jouer, chanter, danser, consoler, changer ma petite fille qui grandit bien trop vite. La matinée passe trop vite. Préparer le déjeuner. Aller chercher Alexander à l’école. Revenir de l’école. Manger tous ensemble. Remplir le lave-vaisselle pendant qu’Alexander et Valentina retournent le salon en jouant ensemble, comme toujours. Mettre Alexander dans son lit pour une sieste. Ranger le salon de tous les jeux qui traînent pour ne pas marcher sur un playmobil, un lego ou une poupée. Faire dormir Valentina en porte bébé. Aller la mettre elle aussi dans son lit une fois endormie. Préparer un thé et un dessert pour avoir au moins cinq minutes à moi. Terminer l’épisode de la série commencée le matin ou bien en commencer un autre. Lever les enfants. Etre heureuse de voir the Husband rentrer à la maison. Parler de nos journées respectives. Donner le bain aux enfants. Préparer les tenues du lendemain pour que ça aille plus vite le lendemain, justement. Dîner. Mettre les chansons préférées d’Alexander et danser comme des fous, tous les quatre, les rideaux fermés, pour un moment en famille en toute intimité. Coucher Alexander. Coucher Valentina, avec plus de facilité certains jours. Regarder une série ou film, en amoureux. Se coucher. Recommencer comme la veille.

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Et parfois, il y a des journées qui sont différentes, moins ordinaires, spéciales parmi celles du quotidien que j’affectionne tant. Celle où Alexander a de la fièvre et passe sa nuit dans notre lit. Celle où Valentina fait son premier coucou. Celle où Valentina fait son premier quatre pattes, s’assoit et s’applaudit avec un sourire jusqu’aux oreilles. Celle où Alexander revient de l’école et se met à compter jusqu’à cinq en allemand. Celle où the Husband termine enfin les travaux dans les toilettes du rez-de-chaussée, la première pièce terminée de la maison. Celle qui nous permet de célébrer six ans de mariage. Celle où j’ai pu terminer un livre. Celle où j’ai dormi jusqu’à neuf heure, une vraie grasse matinée quand on a des enfants en bas âge. Celle où j’ai connu Marion, une Française vivant elle aussi dans la même ville que moi et nous découvrir tout un tas de points communs, tellement de points communs qu’on pourrait être soeurs. Celle où je suis allée la retrouver en ville pour aller faire du shopping et discuter autour d’un café au starbucks. Celle qui m’a emmené à la clinique pour savoir pourquoi je ne voyais presque plus de l’oeil gauche. Cette même journée où l’on m’a dit que je devais rester plusieurs jours à la clinique. Voir mon monde s’effondrer, moi la casanière. Faire des pieds et des mains pour expliquer en allemand que j’allaite toujours, que j’ai besoin d’un tire lait pour ne pas avoir de souci et ne pas vouloir que mon allaitement tombe à l’eau. Avoir mieux que ça. Pouvoir rester dans une chambre seule, avec ma fille. Pouvoir continuer à l’allaiter. Recevoir des perfusions de cortisone toutes les six heures pendant trois jours. Passer une nuit chez moi, entourée de ma famille. Changer de chambre à la clinique. Changer de station aussi. Passer d’ophtalmologie à neurologie. Avoir une ponction lombaire. Pleurer de fatigue. Pleurer de ras-le-bol. Rentrer pour de bon à la maison. Reprendre les habitudes de tous les jours. Enchaîner les rendez-vous médicaux. Passer trois scanners en un mois. Faire beaucoup de prises de sang. Chercher un neurologue. Après deux mois, avoir une réponse à tous ces examens. Une sclérose en plaques. Ce n’est pas une fin en soi, ce n’est pas joyeux non plus, mais c’est enfin un nom sur ce que j’ai. Ne plus rester dans le flou, au sens propre comme au figuré. Reprendre un rendez-vous chez le neurologue. Parler traitement. Devoir penser lentement mais sûrement à arrêter d’allaiter, le traitement n’étant pas compatible avec un allaitement. Avoir les larmes aux yeux. Ne pas vouloir terminer du jour au lendemain cet allaitement pour lequel je me suis battue. Décider de m’écouter et savoir ce qui est le mieux pour moi, pour elle, pour nous. Finalement accepter la nouvelle. Parce que ce n’est pas en ruminant à cause de la hausse du prix de l’essence, d’un verre cassé, d’un bouton sur le nez ou tout simplement parce qu’il pleut dehors que je vais profiter des miens. Etre émue par le soutien de personnes que je ne connais pas irl lors de l’annonce de la nouvelle. Alors après tout ça, j’ai choisi de profiter de chaque instant et de me laisser happer par le tourbillon de la vie.

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