Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita·You are so beautiful

Sois belle et tais-toi

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Ma fille, Valentina, a fêté son anniversaire en début de mois. Son père l’a emmené chez la pédiatre pour un contrôle pour ses trois ans, comme il est coutume de le faire ici. Je n’ai pas pu m’y rendre personnellement vu que les salles d’attente des médecins en cette période de l’année sont pleines de virus. Je ne peux pas me permettre de tomber malade vu que j’allaite encore et mes nuits sont entrecoupées par des réveils de Tobias depuis sa naissance (j’accumule la fatigue en somme).

Quand ils sont rentrés de ce rendez-vous, j’ai demandé à the Husband de me faire un compte-rendu de ce qui avait été dit et ce qui s’était passé. Je m’attendais à des phrases comme : « elle s’est butée, elle n’a pas voulu faire les exercices », « elle est en retard sur le langage mais c’est normal, c’est comme ça pour tous les enfants bilingues voire trilingues ». Mais quand il m’a dit : « la pédiatre a dit qu’elle était grosse et qu’il faudrait penser à lui faire faire un régime », mon sang n’a fait qu’un tour. Non, je n’ai pas bien entendu, ce n’est pas possible, pas cette pédiatre que je respectais tant, pas un régime, pas à trois ans, pas ma fille! Vous avez pu voir des photos de ma fille dans mon article de la semaine dernière (cliquez ici pour aller le lire), elle n’est pas grosse enfin! Et puis quand bien même elle serait « grosse » (que ce mot est moche!), ce n’est pas une façon de le dire. Et le coup du régime… A trois ans quoi. Trois ans! A cet âge, un enfant est en pleine transition. Son corps passe du grand bébé au petit enfant. Le petit bidon mignon est toujours là, les bonnes joues aussi. Il découvre le monde et les saveurs, son corps et ses envies. En plus avec trois enfants, je crois que je sais m’occuper comme il faut de ce qu’ils mangent. Finalement, j’ai moi-même été en surpoids (j’en parlais dans cet article) et j’en ai assez souffert pour essayer au mieux que mes enfants ne passent pas par là.

Après ce coup de sang et avoir enragé tout le reste de la journée à cause d’un membre du corps médical qui croyait avoir la science infuse (quoi je suis encore énervée?), j’ai pris le carnet de santé de mon aîné pour voir ses courbes taille/poids au même âge que sa soeur. Oh beh tiens, à 500 grammes près, c’était la même chose et la taille, c’était kiff-kiff. Je ne me souviens pas par contre avoir entendu que mon fils était gros, non! Lui, il était bien portant, c’était un beau grand bébé qui allait devenir un petit garçon grand et fort. Sur le moment, je n’avais pas relevé cette remarque, j’étais une maman de deux enfants, Alexander était mon premier enfant, il grandissait et Valentina était encore un bébé. J’étais presque fière qu’on me dise que mon fils était beau, grand et fort vous voyez. Je suis remontée comme un coucou suisse à présent. De quel droit le corps médical se permet de juger de la corpulence d’une petite fille de cette manière? Pourquoi autant de sexisme dès la petite enfance, et de la part des médecins qui plus est? Pourquoi permettre aux petits garçons d’être rondouillets et l’interdire aux petites filles? C’est pour qu’elles rentrent dans les pantalons slim qui sont au rayon fille des magasins? C’est pour qu’elles soient dans la norme? C’est parce que les hommes sont le sexe fort et « visuellement » parlant, les femmes doivent leur plaire?

Avant de rentrer au collège, notre médecin de famille a conseillé à ma mère de me faire faire un régime parce que j’étais, moi aussi, grosse. Bien sûr, ma mère a accepté et… ce fut une grave erreur! C’était un régime avec les mêmes menus toutes les semaines, des protéines en veux-tu, en voilà (je devais manger dix à douze blancs d’oeuf par semaine!), une salade verte avec du thon le mercredi midi… Au goûter, j’avais le droit à une pomme et un verre de lait coupé avec de l’eau (mais quelle horreur!). Bien sûr, c’était bien (pour le médecin et pour ma mère), je perdais du poids, j’allais être dans la norme avant de faire mon entrée en sixième. Le médecin n’a jamais eu l’idée de proposer un rééquilibrage alimentaire pour commencer. Non, directement le régime, c’est ce qu’il y a de mieux madame! Et puis, je l’ai faite cette rentée au collège. Ma mère avait eu la charmante idée de choisir de me faire porter un fuseau (l’ancien petit nom du legging) fleuri. J’étais encore un peu enrobée et en ce jour de rentrée, en dix minutes, j’avais été étiquetée pour toute ma scolarité au collège : la rondelette qui s’habillait mal. Et puis j’allais manger à la cantine, plus à la maison avec ce régime protéiné. En bonus, ma meilleure amie à l’école et qui allait être dans le même collège que moi avait décidé de m’abandonner, faire comme si je n’existais plus pour elle. Vous pensez bien, elle n’allait pas s’afficher avec la grosse en legging! La rechute après ce régime a été difficile : moqueries et acharnement au collège plus la cantine (qui était un self-service), cela a été le combo parfait pour reprendre tout le poids que j’avais perdu et voir disparaître le peu de confiance en moi qui me restait. Avec mon passé, je sais que faire un régime n’est pas bon, surtout pour un enfant en pleine croissance. Plus de quinze ans après, j’en garde des séquelles, moralement parlant. Ce régime m’avait été imposé du jour au lendemain, et au final, il avait été inutile.

Et puis, en devenant « grosse » à nouveau, j’ai dû subir les quolibets des garçons de ma classe et de la cour de récréation : « oh la grosse, tu ne veux pas faire mes devoirs? », un pincement de fesses (on peut tout se permettre avec une grosse enfin, elle devrait être flattée qu’on la touche!) et une phrase que j’ai souvent entendu « bouge de là la grosse, tu prends toute la place! », « de toute façon, personne ne l’aime la grosse. Elle est moche et personne ne voudra d’elle » (entendu dans les couloirs du collège) et j’en passe et des meilleurs. Tout ce dont on a besoin pour grandir dans la joie et la bonne humeur. Du coup, j’ai commencé à manger plus, à grossir un peu plus chaque jour et à me sentir définitivement mal dans ma peau. Je vous passe le reste de ma scolarité où c’est pratiquement resté la même chose (sinon, vous ne lirez pas l’article jusqu’au bout).

En tout cas, je sais que je n’accepterais pas que ma fille (ou mes fils, car oui, les filles n’ont pas le monopole du mal-être) passe par là. Alors si elle se sent mal dans sa peau à cause de remarques de médecins, de camarades de classe ou tout simplement parce ce que l’image que lui renvoie le miroir ne lui plaît pas, je serais là pour l’aider à aller de l’avant et lui expliquer qu’un régime (ou se faire vomir, ou ne plus manger) n’est pas le plus adapté pour elle. Premièrement, il faut comprendre la cause de cet embonpoint et trouver les solutions pour y remédier, dans cet ordre, pas l’inverse.

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Et maintenant que je suis lancée dans cet article, on en parle de la sexualisation des petites filles qui commence bien trop tôt? En grande fan de la série « stranger things », dès que je tombais sur un article qui parlait de la série sur les réseaux sociaux, je m’empressais de le lire, avide de détails que je n’aurais pas su voir lors du visionnage de la saison deux. Je suis tombée sur un article du « w magazine » (cliquez ici pour le lire) qui faisait entrer Millie Bobby Brown (Eleven) dans la liste des personnalités qui prouvent que la télé n’a jamais été aussi sexy. De façon la plus normale qui soit, le magazine inclut une petite fille qui rentre dans l’adolescence parmi des adultes, le tout en les décrivant de sexy. How sick is that seriously? Non mais on n’utilise pas le terme sexy pour une fille de 13 ans! C’est malsain, dégoûtant, répugnant! Apparemment c’est la « grande mode » à Hollywood en ce moment d’hypersexualiser les jeunes actrices. Mais pourquoi? Il ne faut pas être sain(e) d’esprit pour trouver une actrice de dix/douze ans sexy parce qu’un photographe lui dit de prendre une pose lascive durant une séance photo afin de faire le buzz avec la couverture du dernier magazine à la mode ou encore parce que le (ou la) maquilleur(se) s’est un peu trop lâché(e) sur le maquillage la faisant paraître bien plus vieille qu’elle ne l’est. Je dois dire que plus j’en lis sur le sujet et plus je suis révoltée.

Ca me rappelle des commentaires que j’avais reçus et qui m’avaient marquée quand j’étais plus petite, plus jeune et qui aujourd’hui font écho à ce que je viens d’écrire. Une amie de mes parents m’avait dit le plus naturellement du monde : « Linda, avec ton jeans là, on voit la marque de ta culotte. Tu devrais mettre un string, c’est plus beau! ». J’avais 12 ans. Encore dans le cercle d’amis de mes parents, un été, il faisait chaud, j’étais en débardeur mais en jeans car je n’assumais pas d’être en jupe, un homme : « ça te va drôlement bien ce petit débardeur là! Tu fais plus femme, j’aime bien. Tu devrais penser aux jupes aussi, ça serait bien » avec une main qui caresse mon épaule, un sourire entendu et un clin d’oeil en prime. J’avais 14 ans et j’ai eu l’impression d’être « sale » pendant des jours.

Pour finir cet article (plus féministe que je ne l’avais pensé en le commençant), la charge mentale et le harcèlement de rue, cela vous dit quelque chose?

Je suis mère au foyer, de trois enfants en bas âge qui plus est. Donc bon, l’ordre à la maison et l’éducation des enfants dans la journée jusqu’au retour de the Husband, c’est sur moi que ça tombe. Bah oui, c’est comme ça vu que nous vivons en Allemagne et que nous n’avons aucune famille autour de nous. Pas de vacances ou d’après-midis chez papy et mamie. Non, je ne me plains pas, j’ai choisi d’être mère au foyer avec tous les avantages et tous les inconvénients que ce choix entraîne. C’est juste un coup de main à prendre, des habitudes à trouver et tout roule sur des roulettes. Il y a des jours avec. Il y a des jours sans, surtout quand la fatigue s’invite à cause de plusieurs nuits blanches à la suite. Note de rappel, je suis mariée à un Chilien donc à la maison nous parlons espagnol et  vivant en Allemagne, nous parlons allemand à l’extérieur. Au début, c’est une sacrée gymnastique mentale! Par exemple, l’éducatrice de ma fille me dit, en allemand, qu’il y a une réunion tel jour sur tel sujet, à telle heure. Je dois être sûre d’avoir bien compris tout ce qui m’a été dit, l’assimiler dans ma tête en français pour en discuter ensuite en espagnol avec the Husband. Je prépare les manteaux, les chaussures, les sacs à dos et la table du petit-déjeuner la veille pour gagner du temps le matin avant de partir au jardin d’enfants. J’aime que mon évier soit vide et propre avant d’aller me coucher, que les coussins du canapé soient rangés aussi. La nuit, Tobias se réveille pour une tétée nocturne, j’en profite pour aller voir mes deux aînés dans leurs chambres pour m’assurer qu’ils soient bien au chaud dans leurs lits. Et j’aurais encore plein d’autres exemples à vous donner, mais je crois que vous avez compris comment ça fonctionne chez nous. Non, je ne critique pas du tout the Husband, il en fait énormément à la maison. Il va faire les courses avec un ou deux enfants pour me laisser souffler, il fait tous les travaux à la maison, il nous cuisine régulièrement de bons petits plats, il s’occupe du coucher des aînés pendant que j’allaite Tobias, il fait même du repassage et les vitres! Pourquoi je vous dis tout ça? Eh bien parce que j’ai reçu un commentaire l’autre jour sous une de mes photos instagram qui m’a fait bouillir : « Whaaahhh le stress !!!!! Heureusement que tu ne travailles pas! Ca ferait beaucoup trop ». Cet homme (parce que c’était un homme, il est important de le signaler) disait clairement que parce que j’étais sans emploi (être mère au foyer n’est pas considéré comme tel pour lui apparemment), je ne pouvais pas être stressée sous-entendant sûrement que je n’en foutais pas une vu que je restais chez moi. Are you serious? Bien sûr que si voyons! Je suis toujours sur le qui-vive afin d’éviter un grain de sable ne vienne enrayer notre quotidien réglé comme du papier à musique. Il y a encore du chemin à parcourir pour que l’on arrive à une égalité des sexes pour certains.

Pour terminer cet article, je vous parlerais de mon expérience face au harcèlement de rue. Ici en Allemagne, la parité homme/femme est plus perceptible. Depuis mon arrivée en Allemagne, je n’ai jamais reçu de commentaires salaces de la part d’hommes dans la rue, que je sois seule, avec une amie ou bien accompagnée de mes enfants. Pas de « hey mademoiselle, t’es charmante. Ca te dirait une glace à la menthe? » (pour rester dans la sobriété). Beaucoup de femmes se considèrent comme le sexe fort ici. Ca se voit, ça se sent. J’ai même pu observer plus d’une fois des groupes de filles/femmes donner explicitement leur point de vue sur le fessier d’un homme qu’elles venaient de croiser dans la rue sans s’en cacher ou baisser le ton. Moi-même, je ne le ferais pas car « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse » est une règle d’or à mes yeux. Je me trouve chanceuse de vivre ici pour ne pas avoir à apporter mon tweet à l’édifice du hashtag « balance ton porc », hashtag que je vois apparaître bien trop souvent sur les réseaux sociaux en ce moment.

Et vous, dites-moi un peu, les médecins vous ont déjà fait des remarques déplacées sur vos filles? Pensez-vous que j’ai raison d’être énervée? Vous étiez au courant de l’hypersexualistation qui sévit à Hollywood? Qu’en est-il de la charge mentale dans votre foyer? Le harcèlement de rue, y avez-vous été confronté(e)s?

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Sur les traces de Martin Luther à Wittemberg

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Aujourd’hui en Allemagne, c’est férié. Hein? Quoi? Pourquoi? Comment? Eh bien parce qu’il y a 500 ans, Martin Luther publiait ses 95 thèses dans lesquelles il dénonçait le trafic et les absurdités de l’Eglise catholique. Avec ses textes, Luther ne s’attendait pas à changer autant le monde.

En 2012, alors que j’étais encore enceinte d’Alexander, nous sommes allés the Husband et moi visiter la ville de Wittemberg (en allemand, Wittenberg, Lutherstadt ou Wittenberg-Lutherstadt), la ville dans laquelle est né le luthéranisme, nom qui lui vient de son fondateur, Martin Luther.

Pourquoi avons-nous visité cette ville? Principalement parce que c’est la religion de the Husband et il avait vraiment envie de parcourir les chemins qu’avait connu Luther à son époque. Pour ma part, je ne connaissais pas grand chose à Luther ni au luthéranisme donc c’était l’occasion pour moi de me coucher moins inculte ce jour là.

Comme je crois que beaucoup d’entre nous ne connaissent pas ou peu la ville de Wittemberg et le luthéranisme, j’ai pensé qu’il pourrait être intéressant (enrichissant même, un peu de culture ne fait jamais de mal) de vous emmener avec nous durant cette journée.

Wittemberg est une ville de Saxe-Anhalt en Allemagne et elle se situe au bord de l’Elbe.

La ville de Wittemberg est célèbre de par les origines de la réforme protestante et à cause du moine augustin Martin Luther : plusieurs bâtiments et édifices de la ville sont associés aux événements de ce temps. Une partie du cloître augustin (maison de Luther) dans laquelle Luther a demeuré (d’abord en tant que moine puis comme propriétaire avec son épouse Katharina von Bora et leurs six enfants) est préservée et a été transformée en musée en l’honneur de Luther. Dans ce musée, on retrouve de nombreuses reliques de Luther, ainsi que des portraits et d’autres peintures par Lucas Cranach l’Ancien et Lucas Cranach le Jeune (père et fils).

♣ Promenade dans la ville

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Il était évident que nous allions trouver la bière de Luther!

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Place du marché, mairie et église Sainte-Marie

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Statue de Martin Luther au centre de la place du marché

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Mais qui était réellement Martin Luther?

Martin Luther est né le 10 novembre 1483 à Eisleben (lire aisslébeun) et est mort le 18 février 1546 dans la même ville. C’était un moine augustin allemand, théologien, professeur d’université, père du protestantisme et réformateur de l’Eglise. Ses idées ont exercé une grande influence sur la réforme protestante, réforme qui changea le cours de la civilisation occidentale et dont nous fêtons les 500 ans cette année.

Lors d’une prise de conscience, Luther a défié l’autorité papale en disant que la Bible était la seule source légitime d’autorité religieuse. Selon le moine, le salut de l’âme était un libre don de Dieu, reçu par la repentance sincère et la foi authentique en Jésus-Christ comme le Messie, sans aucune intervention possible de l’Eglise.

On connaît aussi Martin Luther pour avoir effectué une traduction de la Bible en allemand. Cette traduction a eu un impact culturel primordial sur le monde car elle a donné accès au peuple aux textes qui étaient jusqu’alors réservés à l’Eglise. L’Eglise usait et abusait de ces textes pour profiter de la naïveté des plus pauvres en leur soutirant de l’argent à outrance sous de faux prétextes par exemple.

Il y a un film très intéressant sur sa vie avec comme acteur principal Joseph Fiennes (le frère de Ralph Fiennes, l’interprète de Voldemort), je vous le conseille vivement car il explique parfaitement ce qu’a pu faire Martin Luther tout au long de sa vie. En tout cas, je vous laisse ici un lien ici pour voir le film en streaming et en anglais.

♣ Eglise de la Toussaint de Wittemberg

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Plaque commémorative

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La tombe de Martin Luther, simple selon le souhait de Luther

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La tombe et la plaque commémorative

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Porte en bronze des 95 thèses de Luther

♣ Eglise Sainte-Marie de Wittemberg

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C’est ici qu’a eu lieu la première messe en allemand

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♣ La maison de Luther, musée de Luther (la première photo de l’article est l’extérieur du bâtiment)

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Ecrits de Luther ayant survécu à l’incendie provoqué par Rome en juin 1520

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Un des vêtements symboliques de Luther

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Luther a introduit les chants pour le peuple dans ses églises

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Portraits de Martin Luther et sa femme Katharina von Bora par Cranach

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La première traduction de la Bible par Luther

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Copie du fauteil qu’utilisait Luther

J’espère que cet article un peu plus culturel que ceux que je vous présente d’habitude vous aura intéressé. Je vous souhaite une bonne semaine!

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Nos premières vacances à cinq

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Début août, avant que Valentina ne fasse sa première rentrée au jardin d’enfants, nous sommes partis quelques jours pour nos premières vacances à cinq.

Nous sommes partis à Dresden en voiture, soit un peu plus de 350 kilomètres. Le voyage s’est présenté à nous sur un coup de tête suite à quelques facteurs qui favorisaient ce voyage : the Husband avait pris une semaine de vacances à ce moment là pour m’aider avec les jours d’acclimatation de Valentina au jardin d’enfants (je devais rester dans un coin de sa classe pour quelques heures durant quelques jours pour qu’elle ne se sente pas abandonnée et aussi pour la voir évoluer avec ses camarades. Du coup, the Husband devait rester avec Tobias à la maison pour me faciliter la tâche), le parrain et une des marraines d’Alexander venaient nous rendre visite (ils arrivaient tout droit du Chili!), on a voulu jouer les guides touristiques pour eux en leur montrant Dresden et finalement, avec les jardins d’enfants en Allemagne, on peut prendre nos vacances un peu quand on veut, même du jour au lendemain.

Pour le logement, rien de plus facile : nos anciens propriétaires nous recevaient gratuitement dans notre ancien appartement, appartement qu’ils gardaient pour leurs filles et leurs familles ainsi que les personnes qui leur sont chères (je suis émue en écrivant ça. Je suis touchée du geste de ce couple qui nous a vu passer de jeunes mariés sans enfants à parents. Et puis les gens comme ça, on n’en croise plus beaucoup dans notre monde actuel, hashtag c’était mieux avant). Cela nous enlevait aussi une épine du pied niveau budget vacances organisées un peu au dernier moment.

Il a ensuite fallu penser aux valises. Ne pas emporter trop de choses pour encombrer le coffre, le juste nécessaire avec un peu de « au cas ou » et au pire, connaissant Dresden presque comme notre poche, on savait où aller pour acheter telle ou telle chose (ouh la belle excuse pour acheter quelque chose, huhu!). Si les vêtements se salissaient, on avait acheté une miniature de lessive chez DM pour faire de la lessive à la main. Pour quatre jours et trois nuits, j’ai réussi à faire tenir des serviettes de bain, des draps, des vêtements pour moi et mes trois enfants, deux paquets de couches, du maquillage, notre shampoing et bain moussant (astuce : prendre du bain moussant qui convient à tous types de peaux et tous types d’âges, on gagne de la place dans nos valises!) notre pochette de médicaments et premiers soins dans une grande valise!

Et dans cette trousse de médicaments et premiers soins, qu’est-ce qu’il y avait?

  • Un spray d’eau de mer pour adulte
  • Du sérum phy
  • Du paracétamol pour adulte
  • De l’ibuprofène pour adulte
  • Du collyre en cas de conjonctivite (ça arrive souvent avec un rhume et / ou un courant d’air chez nous alors avec la clim dans la voiture… Il valait mieux prévenir!)
  • De la crème bepanthen
  • Des pansements à couper plus facile que la ribambelle de pansements de tailles différentes
  • Un spray désinfectant
  • De la crème Weleda pour les petites fesses en couche
  • Une autre crème en cas d’érythème fessier
  • Des suppositoires d’ibuprofène pour les enfants, de deux dosages différents
  • De l’arnica en homéopathie (si les enfants se cognent au visage, c’est plus simple d’utilisation)
  • De l’arnica en crème
  • De l’homéopathie pour contrer de petits symptômes grippaux
  • Quelque chose à administrer à Valentina en cas de nouvelle convulsion fébrile
  • Une crème hydratante pour l’eczéma du nourrisson pour Tobias
  • Un thermomètre auriculaire
  • Un thermomètre digital électronique à pointe souple
  • De la crème solaire
  • De l’eau thermale pour apaiser les coups de soleil (on leur a mis de la crème solaire mais on ne sait jamais hein!)
  • Les carnets de santé des enfants avec leurs cartes vitales
  • Un couteau suisse (ça sert toujours et comme ça, on ne le perd pas s’il est dans une pochette)

Après avoir organisé les valises, il fallait s’occuper de la préparation du trajet en voiture. J’avoue que la première chose que j’ai checké, c’est l’ipad, les films déjà présents dessus pour voir s’il fallait en rajouter et le pourcentage de charge de la batterie (hashtag bad mother inside, oups!). Alexander et Valentina ont eu le droit de choisir un jouet chacun pour les emmener avec eux. Pourquoi seulement un? Parce que s’ils en avaient trop à disposition, ils allaient les éparpiller n’importe où au risque d’en perdre un (ou plusieurs), de pleurer s’ils ne le(s) retrouvaient pas et c’était aussi un moyen de leur en acheter de nouveaux pendant les vacances. Qui dit nouveau dit « oh il est trop cool ce jouet, je vais jouer avec tout le temps et dormir avec tellement je l’aime! » (astuce : ça marche aussi pour les occuper dans la voiture au retour. Merci l’attrait de la nouveauté!). Moment mignon de leur part : ils ont choisi tous les deux leurs Woody de « toy story ». On avait aussi mis dans une portière un water wow (un carnet de dessins qui se dévoilent en leur passant dessus un pinceau d’eau fourni avec le carnet. Quand ça sèche, les dessins disparaissent et on peut recommencer à les peindre à l’infini). Pour Tobias, un hochet, une Sophie la girafe, un cube à accrocher à la poussette et qui fait du bruit et c’était bon (il adore me tirer les cheveux, attraper mes lunettes ou bien encore faire tourner les breloques de mon bracelet pandora entre ses petits doigts. C’est pratique ça, je l’ai tout le temps avec moi!). J’ai aussi préparé dans un sac isotherme de quoi manger et / ou  grignoter : des petits sandwichs avec du fromage frais ou du fromage à pâte dure (ça salit moins la voiture), des petits gâteaux salés au sésame de chez DM (je vous l’avais dit dans mon dernier article que DM c’est top!), et surtout, beaucoup de fruits et légumes crus prêts à être consommés (des raisins sans pépins, des sticks de carotte, des rondelles de concombre, des pommes en quartiers…). Ce sac était à ma disposition à l’arrière de la voiture depuis mon siège. Finalement, ils avaient chacun une gourde d’eau fraîche (mais pas trop. C’était de l’eau du robinet, pas de l’eau réfrigérée) à côté d’eux.

Nous avons pris la route vers 16h30 en ayant occupé auparavant les deux plus grands enfants avec des jeux et de la danse pour les fatiguer et ils ont sauté l’heure de la sieste (ils étaient trop énervés de toute façon en voyant leur père remplir le coffre de la voiture!). Ils sont restés éveillés une bonne heure à jouer ensemble pendant que Tobias dormait et ensuite, ils ont sombré dans un sommeil paisible. Nous avons dû les réveiller pour faire une pause sur une aire d’autoroute, manger quelque chose de chaud, allaiter, changer les couches, passer aux toilettes, profiter de l’aire de jeux et reprendre ensuite la route pour arriver à destination aux alentours de 21h, l’ipad aidant à rendre le reste du trajet plus amusant. Nous avons à notre arrivée retrouvé le parrain et la marraine d’Alexander qui eux arrivaient de Berlin. Ils logeaient dans une chambre de nos anciens propriétaires car ils font aussi chambres d’hôtes.

Après une douche, je peux vous dire que personne n’a traîné pour aller au lit! Nous dormions tous les cinq dans la même chambre : Tobias avec moi dans un lit deux places pour faciliter les tétées nocturnes et les changements de couches, the Husband dans un lit une place, Valentina dans un lit parapluie (la connaissant, c’était nécessaire parce que sinon, elle allait vadrouiller la nuit et personne n’aurait dormi!) et finalement Alexander sur un matelas gonflable à rebords eux aussi gonflables pour qu’il ne tombe pas durant son sommeil.

Le lendemain, nous nous sommes levés assez tôt afin d’aérer et de faire entrer de l’air frais dans le logement que nous occupions parce que nous avions un temps caniculaire et nous étions sous les toits, sans volets aux fenêtres (et je le rappelle, cinq dans la même chambre, coucou la fournaise!). Nous avions aussi pensé à emporter avec nous de quoi prendre notre premier petit-déjeuner sans courir aux aurores au premier supermarché around the corner. Nous sommes ensuite partis avec le parrain (Juan Carlos, aka JC) et la marraine (Jeanette) direction le centre-ville de Dresden. Nous n’avions pas d’idées fixes, de choses à faire absolument, nous nous sommes laissés porter par nos envies au cour de la journée.

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Nous leur avons montré les monuments principaux de la ville, nous nous sommes arrêtés manger une glace et profiter de la clim des galeries marchandes dans lesquelles les enfants ont fait du petit train, des constructions en lego (et moi, ça m’a permis d’aller faire un premier tour chez primark avec Jeanette et Tobias sans avoir peur de perdre Alexander ou Valentina dans les rayons). Vers 16h, nous sommes repartis vers notre logement car JC et Jeanette devaient récupérer leurs valises parce qu’ils prenaient un train à 17h30 direction Frankfurt pour décoller vers l’Islande. Après des aurevoirs assez tristes, the Husband est resté avec Valentina et Tobias (après une tétée) à l’appartement pendant que j’emmenais Alexander à sa première séance de cinéma (tchi tchaaa, les jeunes ne comprendront pas, tant pis!) : moi, moche et méchant 3, en 3D en plus et même qu’on avait acheté des m&m’s qui croustillent. La totale quoi! Il était tellement content, il riait à gorge déployée à chaque blague ou scène drôle et il lui arrivait de me prendre la main pour me l’embrasser. C’était une des seules choses que j’avais planifiée pour ce voyage, l’emmener au cinéma, cinéma dans lequel je suis allée voir mon dernier film au cinéma en décembre 2012, quelques jours avant qu’il ne vienne au monde. En rentrant, nous sommes allés acheter de quoi dîner, Tobias en manduca, Valentina et Alexander donnant la main à leur papa. Ils étaient tellement heureux d’être en vacances et faire des choses qui sortaient de l’ordinaire!

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Le lendemain, même chose que la veille, réveil assez tôt pour ventiler le four dans lequel nous logions. Nous sommes allés acheter du pain frais, des gâteaux et des viennoiseries pour nous faire un super petit-déjeuner avant de partir faire un tour à la brocante qui a lieu tous les samedis (même l’hiver, mais il y a moins d’exposants) au bord de l’Elbe, fleuve qui traverse la ville. La veille, nous avions pris le Strassenbahn (le tram en Allemagne) pour aller en ville. Cette fois-ci, nous y sommes allés en voiture en prévision de possibles achats à la brocante. Cette brocante était la même que dans mes souvenirs, terriblement bien! Nous nous sommes arrêtés devant le stand de deux soeurs adorables qui vendaient de l’artisanat russe pour une bouchée de pain. The Husband a beaucoup aimé un service datant des années 60 avec des petites assiettes à dessert, des tasses, un petit pot à lait et un sucrier qu’elles vendaient pour presque rien. Malheureusement pour elles, quelqu’un avait eu la mauvaise idée de voler une des tasses. The Husband les a remercié pour leur gentillesse car elles avaient été adorables avec les enfants et nous avaient fait un prix pour de l’artisanat russe que nous avions choisi mais il ne voulait pas acheter un service incomplet, nous avons donc continué notre chemin. Une des soeurs nous a alors couru après pour notre proposer d’emporter tout le service avec nous, elles nous en faisaient cadeau! C’était tellement, mais tellement incroyable, wow quoi! En plus, elles nous emballé tout le tout dans de beaux napperons de Pâques. Plus loin, j’ai trouvé un petit fauteuil et une petite table en osier pour les poupées de Valentina, elle était ravie. Alexander n’était pas en reste, quelqu’un lui a offert un petit camion. Finalement, nous avons craqué pour une pièce de porcelaine de Meissen et j’ai même trouvé un cache pot tête que je cherchais depuis longtemps. Le prix en dessous était en deutschmarkt, ça m’a fait rire. Les enfants ont eu le droit à une glace et nous sommes rentrés déjeuner à l’appartement.

Comme je vous l’avais dit plus haut, les enfants étaient aux anges avec leurs nouveaux jouets. Après une petite sieste, nous sommes allés faire un tour en bateau à vapeur sur l’Elbe pour rejoindre le centre-ville faire de derniers achats. Les enfants étaient fascinés d’être sur un bateau, voyager sur l’eau, c’était nouveau pour eux. Vers 20h, nous étions totalement HS mais il fallait prendre le Strassenbahn pour rentrer et il pleuvait. Tobias est passé de la poussette au porte-bébé et Valentina s’est installée dans la poussette. Tout était bien programmé vous voyez!

Nous sommes partis le lendemain matin après avoir vu un défilé de plus de 200 Harley dans le quartier dans lequel nous logions. Alexander était émerveillé, il faisait coucou à tout le monde et sa soeur l’imitait bien évidemment!

Pour nos premières vacances à cinq, deux adultes et trois enfants (et avec l’aide de JC et Jeanette le premier jour), je n’en garderais que de bons souvenirs. Tout s’est déroulé encore mieux que ce que je ne l’aurais souhaité. On va dire que c’était des vacances d’essai, je n’en attendais rien de spécial mais c’était encore mieux que ce dont j’avais rêvé. Maintenant, nous avons envie de tenter un voyage un peu plus « sport », à l’étranger pourquoi pas? L’Ecosse nous tente énormément mais on va attendre que les enfants soient un peu plus grands.

Et vous alors, comment se sont passés vos vacances en famille ou bien comment les imaginez-vous? Racontez-moi tout, je suis curieuse!

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Tu deviendrais presque allemande quand…

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En tant qu’expat’ depuis un moment déjà, je me suis rendue compte que j’avais adopté de nombreuses habitudes du pays qui m’a accueilli depuis décembre 2009, j’ai nommé l’Allemagne. Du coup, j’avoue que je suis perdue quand je rentre en France. J’ai pensé que cela serait drôle de partager avec vous des choses les plus fragrantes et lire vos réactions. La liste n’est sûrement pas complète donc il est fort possible que je vous propose une suite dans quelque temps!

Tu deviendrais presque allemande quand :

♣ Tu as au moins quatre poubelles différentes dans ta cuisine pour faire le recyclage des déchets (ça prend une place pas possible!).

♣ Tu fais les courses, tu repars toujours avec un produit bio et/ou vegan dans ton chariot (il y en a dans tous les magasins, c’est fou).

♣ Tu n’achètes plus ton déodorant, ni ton essuie-tout ou encore les couches de tes enfants ailleurs que chez DM ou Rossmann (c’est moins cher en plus).

♣ Le magasin Müller est ton QG dès que tu vas en ville (c’est là que j’y trouve mes yankee candles en même temps et puis c’est comme un supermarché mélangé avec un DM, je suis obligée d’y passer!).

♣ Tu traverses toujours quand le petit bonhomme est vert sinon les autres piétons te font une réflexion (c’est pire encore s’ils sont accompagnés de jeunes enfants : « la dame elle est folle, elle traverse au rouge. Si tu fais pareil, tu seras privé de dessert! »).

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♣ C’est le début des soldes et tu n’as pas besoin de te lever aux aurores ou de te battre avec quelqu’un pour faire de bonnes affaires (je n’ai jamais vu de rush pendant cette période, et tant mieux!).

♣ Tu n’as pas mangé de pain blanc depuis presque deux semaines et tu t’en fous royalement, parce que le pain noir ou complet, c’est juste trop bon (je suis presque en train d’oublier le goût d’une bonne baguette).

♣ Tu ne sais pas quoi manger? Tu envisages de faire un barbec’ avec de grosses saucisses et des petits pains, les fameuses « Wurst » (vourst) dans des « Brötchen » (breutcheune) (ça c’est surtout l’été et parce qu’on a un jardin hein!).

♣ Sur ta table au petit-déjeuner, tu retrouves du fromage Käse (keizeu) et de la charcuterie (salami, jambon, pâté…) (oui oui… Je ne vous parle même pas des parents qui envoient des sandwichs de salami à leurs enfants pour le goûter de dix heures le matin).

♣ Dans beaucoup de villes où tu vas, tu peux aller chez Starbucks et/ou Burger King, tu peux y rester autant de temps que tu veux et il n’y a pas beaucoup d’attente en caisse  (Starbucks, mon autre QG quand je sors en ville ici).

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♣ Tu as déjà envisagé de te faire poser des faux ongles parce qu’ici, toutes les femmes en ont (de toutes couleurs et de toutes les formes).

♣ Tu n’as jamais eu de problèmes de « pertes » ou de « je vérifie ce qu’il y a dans ton paquet » avec la poste : le facteur sonne à la porte et attend et / ou monte même les escaliers (j’ai même reçu un collier Tiffany’s en envoi simple sans souci).

♣ Tu commences ta journée à partir de six heures trente et tu la finis vers quatorze ou quinze heures. Tes enfants commenceront les cours au collège à sept heures trente, et ça, c’est tout à fait normal (mais ça pique sévère quand même!).

♣ Tu as dans ta salle de bain une brosse à dents électrique parce que l’hygiène bucco-dentaire, c’est vachement important quand même (ça fait une semaine que je l’ai, j’en suis amoureuse).

♣ Tu peux sortir dans la rue sans te maquiller et sans avoir peur que l’on te dévisage (il y a tellement de styles bizarres en Allemagne qu’une fille pas maquillée ne sera pas choquant à côté d’une fille brune aux racines blondes, maquillée comme un camion volé et habillée d’un pum pum short. Et puis les Allemands sont super relax là-dessus : vive les femmes naturelles!).

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♣ L’option chaussettes associée sandales ne te choque plus, tu l’utilises même avec tes enfants des fois (bah quoi, il fait trop frais pour lui mettre seulement des sandales mais il fait trop chaud pour leur mettre des chaussures fermées!).

♣ La « Schlagermusik » (chlagueurmousik) deviendrait presque agréable à tes oreilles (j’ai bien dit presque et jee rappelle que le Schlager, c’est ça quand même!).

♣ Tu regardes au moins deux reportages pour ta culture personnelle par semaine à la télévision (mais je ne lis pas le journal, faut pas pousser non plus).

♣ Tu as toujours chez toi des bouteilles de bionade ou de bière (vides ou pleines, bah oui, c’est pour la consigne!).

♣ Tu connais tous les parfums du chocolat Ritter Sport et tu sais quelles seront les éditions limitées à goûter (mes hanches disent merci à ce chocolat… Aheum!).

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Et vous, si vous vivez en Allemagne ou si vous y avez vécus, cette liste vous parle? Qu’est-ce que vous auriez à rajouter?

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Noces de laine

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Cette année, nous fêtons déjà nos noces de laine, déjà sept ans que nous nous sommes mariés! Et vendredi, ça sera l’anniversaire de nos dix ans ensemble. Le temps file à une de ces vitesses!

Je me souviendrais toujours de la première fois où je l’ai vu, lorsque nous étions en erasmus à Stuttgart en Allemagne. Il était intriguant et attirant avec ses airs de faux timide. Moi qui ne voyais que par les grands blonds aux yeux bleus, on peut dire qu’il était à l’opposé de tout ça avec ses yeux noirs de latino et ses quelques centimètres en plus que moi. Mais le charme a quand même opéré à cause d’une dose de gentillesse, de douceur, de malice et un sourire en coin qui me faisait (et me fait) totalement craquer.

Il a été mon professeur particulier d’espagnol, il l’est toujours même si maintenant il m’arrive parfois de le corriger. Non, je n’ai pas appris l’espagnol à cause / pour lui, c’était dans mon cursus universitaire, ma troisième langue vivante. Durant la première année où nous étions ensemble, nous avons parlé essentiellement allemand, vu que c’était cette langue et son pays qui nous avaient réunis. Après six mois d’erasmus, il a fallu nous séparer et commencer une relation à distance de six mois à base de conversations skype et des mails remplis de photos et de déclarations d’amour.

Nous nous sommes retrouvés au Chili et c’est là que j’ai décidé de tout plaquer pour rester avec lui : ma famille, mes ami(e)s, mes études, la France. Je ne pouvais pas faire autrement, c’était écrit (quoi ça se sent qu’il est en déplacement jusqu’à mercredi soir?). Il a continué ses études, j’ai enchaîné les petits boulots dont un mois de remplacement d’un professeur de français dans un collège bilingue (chose folle car j’ai été embauchée du jour au lendemain sans connaître les programmes des sixièmes, cinquièmes et quatrièmes que j’allais rencontrer) et puis j’ai même enseigné l’anglais dans un centre de langues. Ces années vécues au Chili ont fait la personne que je suis aujourd’hui.

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Nous avons abandonné l’allemand pour l’espagnol latino, langue que nous parlons toujours maintenant, même avec nos enfants. Le français viendra après, nous avons encore le temps.

En 2009, avant de revenir vivre en Allemagne, nous avons décidé ensemble de nous marier. Pas de demande romantique, juste une discussion qui a entraîné la préparation de ce grand jour pour nous. Il a été fait en petit comité, surtout avec de la famille de the Husand étant donné que nous devions nous marier à l’église en France (ça n’a finalement pas été fait mais ça, c’est une autre histoire).

Il a fait son doctorat pendant quatre ans en Allemagne. Durant ces quatre années, je suis tombée une fois enceinte mais ça s’est mal terminé. Nous ne nous sommes pas avoué vaincus puisqu’Alexander est arrivé peu de temps après pour notre plus grand bonheur. Sa soeur Valentina a pointé le bout de son nez moins de deux ans après et leur petit frère a décidé qu’un peu plus de deux ans après, c’était bien pour débarquer.

Nous nous sommes installés en Allemagne après ces quatre années de doctorat car the Husband avait trouvé du travail. Et notre dernier coup de folie? Faire construire une maison pour avoir enfin ce petit nid d’amour que nous avions si souvent imaginé.

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Bref, le temps passe vite, mais ça en vaut vraiment le coup ♥!

Crédit dernière photo : Margaux Graphy

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Son jardin d’enfants en Allemagne

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[Edit : suite à quelques remarques, je tiens à apporter des corrections et explications. Alexander va dans un Kindergarten, un jardin d’enfants. Il n’a pas d’enseignants fixes mais des éducateurs. Cependant, à partir de quatre ans, il aura des heures avec un ou des enseignants de l’école primaire à côté du jardin d’enfants où il va. Pourquoi? Parce que son Kindergarten travaille en association avec l’école primaire et ils ont décidé de proposer cette option, cette posibilité. Il aura un cahier à remplir avec des fiches. J’aurais sûrement un rendez-vous avec les éducateurs d’Alexander quand il aura quatre ans et j’en saurais plus à ce moment là. Nous payons aussi les éducateurs selon le « forfait » d’heures que nous avons choisi.]

En postant des photos sur instagram avec de très longues légendes pour vous parler, vous expliquer même, comment était l’école maternelle d’Alexander, je me suis dit qu’il serait encore mieux de vous faire un article car plus ça va et plus le système scolaire allemand se différencie de ce que j’ai connu lorsque j’étais petite. Mais avant de commencer, je ne peux pas vous dire si tout ce que je vais écrire est une généralité pour toutes les maternelles en Allemagne car si mes souvenirs sont bons, les écoles s’organisent de manière régionale et non nationale.

Je voulais qu’Alexander rentre à l’école à trois ans mais je voyais bien que je n’arrivais pas à lui offrir tout ce dont il avait besoin en restant à la maison avec moi et sa soeur. Et puis ce n’est pas en restant avec nous toute la journée qu’il allait pouvoir commencer à apprendre l’allemand, lui qui entendait déjà deux langues à la maison. Alors, nous avons décidé d’un commun accord avec the Husband d’emmener Alexander à l’école en août dernier. Oui oui, vous avez bien lu, il a fait sa rentrée en août. Mais pas fin août, début août! Dans l’école où il va, il n’y a pas de grandes vacances. Juste des petites vacances pour Noël et les jours fériés. C’est incroyable n’est-ce pas? Les éducateurs tournent et se relaient pendant les vacances des autres. Du coup, on peut un peu prendre des vacances quand on veut avec les enfants.

Il y a deux ou trois éducateurs par classe et tous les éducateurs connaissent tous, mais vraiment tous les prénoms des élèves. En même temps, vu qu’ils tournent dans les classes, c’est normal!

Il n’y a pas que ça qui est incroyable, attendez! Il n’y a pas d’horaires fixes selon lesquels les enfants doivent aller à l’école. En inscrivant son enfant, on choisit les plages horaires nécessaires durant lesquelles notre (nos) enfant(s) vont rester à l’école et c’est bon. Par exemple, Alexander est inscrit de de 8h à 12h mais si nous en avions besoin, on pourrait l’envoyer de 8h à 15h ou bien encore de 10h30 à 17h30 et ainsi de suite. Tous les choix sont possibles!

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Le matin en arrivant, Alexander s’installe sur un petit banc sous son prénom et son symbole (comme vous pouvez le voir sur la première photo) et il accroche son sac et son manteau au porte-manteau sous son prénom. Il met ensuite ses chaussons et file rejoindre ses autres camarades dans la classe. Oui, vous avez bien lu, les enfants sont en classe en chaussons. N’est-ce pas fabuleux? Quand il va jouer dehors, il récupère donc ses petites affaires et file dans la cour de récréation. S’il mouillasse un peu, il doit mettre ses bottes et son pantalon en caoutchouc pour ne pas se salir. Je suis vraiment ravie, sinon sa tenue filerait automatiquement à la machine à laver tellement il se salit quand il joue dehors!

Entre 9h et 10h, les enfants sont la plupart du temps dans la classe pour prendre leur petit-déjeuner. C’est chouette n’est-ce pas? Combien de parents ont vu leurs enfants partir le ventre vide à l’école parce qu’ils n’avaient pas encore faim juste après s’être réveillés? Avant de partir de la maison, je lui donne une petite tasse de chocolat chaud et zou, une lunch box avec du pain, du fromage, des rondelles de concombre ou bien encore de carotte, une part de gâteau fait maison, un pain au lait… dans son petit sac à dos et nous voilà partis (à pieds) à l’école. L’école fournit le thé, le chocolat, les jus de fruits ou bien encore un simple verre d’eau pour deux euros par mois. Et à la fin de mois, il y a toujours un Gemeinsamesfrühstück (un petit-déjeuner en commun) durant lequel l’école propose un petit-déjeuner complet. Ils ont même parfois des Bretzels frais!

Alexander ne déjeune pas à l’école mais s’il le faisait, il mangerait dans sa classe. La cuisine de l’école est dans le même établissement que les salles de classe (pour Alexander en l’occurrence, la cuisine est en face de sa classe). Quand midi est arrivé, un des éducateurs va chercher un chariot repas et le ramène pour le partager avec les élèves.

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Souvent le mercredi, il va faire de le gym avec toute sa classe. Il doit alors soit se mettre des collants ou bien des chaussettes antidérapantes (on les laisse dans une boîte en face des portes manteaux à l’extérieur de la classe. Sur cette boîte, il y a son nom et sa photo. Cette même boîte sert aussi à ranger les vêtements de rechange des enfants). Ces jours-là, il rentre crevé et il est très content d’aller au lit faire une sieste. Il essaie de nous expliquer qu’il a fait des roulades, de l’escalade sur des matelas en mousse… Il adore la gym!

Le vendredi, Alexander a le droit d’emmener avec lui un jouet de la maison. Non, ce n’est pas pour savoir qui a les parents les plus cool de la terre et / ou qui est l’enfant le plus gâté de la classe. C’est un moyen de développer le vocabulaire et l’éloquence des enfants en les faisant parler de leurs jouets lors d’une table ronde. Comme ils sont heureux d’emmener quelque chose qu’ils adorent de chez eux, cela les pousse à parler plus.

Et maintenant, je vous donne quelques infos en vrac :

  • Il n’y a pas de petite, moyenne ou grande section. Les classes ont des noms comme trolls magiques, mulots des bois par exemple.
  • Il y a une classe pour les élèves de moins de trois ans et ensuite les enfants sont dispatchés dans trois autres classes sans se préoccuper de l’âge. Du coup, dans une même classe, on peut retrouver des enfants de trois à six ans.
  • L’école est toujours très bien décorée selon les saisons ou les fêtes qui arrivent. Les éducateurs utilisent beaucoup les travaux manuels des enfants pour y arriver. Pour Pâques, ils avaient fait des petits moutons et des lapins qui pendaient au plafond dans le couloir. Dans l’entrée, il y a toujours des fleurs, c’est très joli.
  • Les enfants reçoivent souvent des petits cadeaux lors des fêtes : un cadeau pour une case du calendrier de l’avent, des chocolats pour Noël et pour Pâques (ceux de Pâques, ils ont dû les chercher dans l’école! ^^), un cadeau pour l’anniversaire… Ils sont bien gâtés!
  • Il n’y a pas d’horaires de récréation, c’est selon l’envie des enfants et des éducateurs et bien souvent selon le temps.
  • Durant toute l’année, il y a des semaines à thème. Par exemple, la dernière qui a eu lieu était la semaine « manger sain » avec un atelier pour bien se laver les dents, un bar à jus de fruits frais… C’était vraiment intéressant!
  • Les éducateurs sont à fond quand il faut se déguiser pour le carnaval! Une éducatrice d’Alexander était déguisée en cigogne géante!
  • Pendant la canicule l’année dernière, les éducateurs avaient installé deux petites piscines à l’ombre dans la cour pour pouvoir rafraîchir les enfants.
  • Dans la cour de récréation, il y des tricycles, un bac à sable, des toboggans, des ballons… Alexander se croit au parc dans la cour!
  • Pour l’anniversaire des enfants, il faut amener un gâteau fait maison ou non ou des petits pains avec du fromage, du jambon et des légumes, et ce que l’on veut (bonbons, pochettes surprises…). L’enfant qui fête son anniversaire reçoit une couronne faite par l’école. Alexander la remet de temps en temps à la maison, il l’adore! Ce que l’on amènera sera le petit-déjeuner des enfants ce jour-là.
  • Il y a une salle de bain / toilettes adjacent(s) à chaque classe. Chaque élève a sa petite serviette pour se sécher les mains sous son symbole.

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Le petit mouton d’Alexander

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Dans le couloir de l’école

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L’entrée décorée pour Pâques

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Alexander et sa couronne d’anniversaire

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« Chers parents, demain nous fêtons l’anniversaire d’Alexander. Il nous apporte le petit-déjeuner! »

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Durant la canicule, il allait se baigner après la photo

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Ce qu’Alexander a reçu pour Pâques

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Son cadeau du calendrier de l’avent

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Combien il y a t’il de sucre dans… Sensibilisation autour du sucre durant la semaine « manger sain »

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Un coin documentation sur le brossage des dents durant la semaine « manger sain »

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Le bar de jus de fruits frais durant la semaine « manger sain »

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Découvrez l'Allemagne avec moi·Lindanita en cuisine

Le Stollen, gâteau de Noël allemand par excellence

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Avant d’aller à Dresden, nous avions fait deux listes : une avec les endroits que nous voulions revoir et une autre avec les choses que nous voulions ramener avec nous. Sur la deuxième liste apparaissait le Stollen (lire stolleun). Mais le Stollen, qu’est-ce que c’est?

Le Stollen est un gâteau traditionnel de fin d’année, issu d’une tradition vieille de plus de 500 ans. Il est préparé de fin septembre à fin décembre. C’est un pain aux fruits et aux épices qui peut être farci de massepain, d’un mélange de fruits secs (amandes, noix, fruits confits…) ou bien encore d’une préparation au pavot. On peut le déguster chaud ou froid, cela dépend des envies. Au XV siècle, on donne au gâteau allongé qu’est le Stollen une signification symbolique : celle de l’enfant Jésus emmailloté dans ses langes. Le gâteau, d’abord étalé, voit ensuite ses côtés rabattus, représentant alors les langes protectrices et chaudes repliées de la même manière sur un bébé.

Le Stollen que nous avons ramené de Dresden était un Mandelstollen (lire mandeulstolleun), un Stollen aux amandes. Il était tellement bon qu’au bout d’une semaine à peine, il n’y en avait déjà plus (il faisait tout de même un kilo!)! C’est alors que nous est venue l’idée folle (non, pas l’idée folle, un jour d’inventer l’école… Ne me remerciez pas pour la chanson que je vous ai mis en tête pour la journée! ^^) de faire un Stollen maison, notre propre Stollen. Mais ça doit être difficile non? Pas vraiment en fait et c’est pourquoi j’ai décidé de partager la recette que j’ai utilisé avec vous!

Pour quatre Stollen de taille moyenne, vous aurez besoin de :

– 1 kilo de farine

– 300 grammes de sucre

– 120 grammes de levure de boulanger fraîche

– 200 grammes d’amandes hachées

– 300 grammes de poudre d’amande

– 200 grammes d’oranges confites en dés

– 1/4 de litre de lait tiède

– 4 oeufs

– 360 grammes de beurre mou

– 4 cuillères à café de cannelle

–  160 grammes de beurre liquide

– 200 grammes de sucre glace

♣ Dans un grand plat creux, mélangez tout d’abord le beurre (les 360 grammes) et le sucre.

♣ Battez vos oeufs et ajoutez-les au mélange beurre / sucre.

♣ Vient ensuite le tour du lait que vous verserez sur le mélange tout en remuant.

♣ Rajoutez la farine.

♣ Après avoir mélangé le tout, faites un puits pour mettre la levure de boulanger fraîche que vous aurez dissoute auparavant dans un peu d’eau tiède et une cuillère à café de sucre.

♣ Allez, on mélange encore une fois (mettez-y les mains, c’est plus facile)!

♣ Maintenant, ajoutez les amandes hachées, la poudre d’amande, les oranges confites en dés et la cannelle.

♣ Mélangez jusqu’à avoir une pâte homogène.

♣ Ca y est, vous êtes satisfaits du résultat? Recouvrez votre plat d’un linge et laisser lever la pâte au moins une heure.

♣ Cela fait bientôt une heure que la pâte lève? Préparez deux plaques de cuisson avec du papier sulfurisé et préchauffez votre four à 160 degrés, chaleur tournante.

♣ Mettez un peu de farine sur votre plan de travail (pour que la pâte ne colle pas au plan de travail ou à vos mains) et séparez votre pâte en quatre boules égales.

♣ Etirez vos boules avec les mains et comme il est écrit plus haut dans mon article, rabattez les deux côtés comme des langes.

♣ Placez deux Stollen sur chaque plaque et enfournez les deux plaques pendant 50 minutes environ.

♣ 5 minutes avant de sortir les Stollen du four, faites fondre vos 160 grammes de beurre restants au micro-ondes et préparez une petite passoire pour saupoudrer votre sucre glace. Armez-vous aussi d’un pinceau de cuisine!

♣ Après ces 50 minutes, sortez les Stollen du four (assurez-vous qu’ils soient cuits avec la technique du couteau, on ne sait jamais).

♣ A la sortie du four, badigeonnez vos Stollen du beurre fondu et saupoudrez votre sucre glace aussitôt pour qu’il adhère aux Stollen grâce au beurre.

♣ Laissez-les finalement refroidir au moins une heure pour pouvoir les déguster, il vous sera plus facile de les couper.

Un conseil? Consommez-les le lendemain avec un bon chocolat chaud ou un café avec un nuage de lait, ça sera parfait! Si vous faites des Stollen, prévenez-moi, je serais heureuse de savoir comment cela s’est passé durant la préparation et surtout si vous trouvez ça bon autant que moi. Je vous souhaite par avance un merveilleux Noël!

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