Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Journal de bord d’un voyage au Chili #2

IMG_6382.jpg

Vous pouvez retrouver la première partie de mon journal de bord ici :

Journal de bord d’un voyage au Chili #1

Après une longue pause je continue enfin ma série d’articles sur notre voyage au Chili. J’espère que cela vous donnera envie d’aller un jour découvrir ce magnifique pays encore assez méconnu des Européens.

Nous sommes toujours dans le deuxième avion de la compagnie Air France. J’ai dû somnoler une ou deux heures, parce que la plupart du temps, j’ouvrais un oeil pour être sûre que les enfants dorment à peu près correctement, soient couverts mais pas trop et puis pas tordus dans tous les sens sur leurs sièges. J’ai même été jusqu’à remonter la couverture sur the Husband (les habitudes ont la vie dure!). Entre sept et huit heures (heure locale. Dans nos têtes, il était déjà onze heures / midi), les lumières ont commencé à s’allumer. Le petit-déjeuner n’allait pas tarder à être servi. J’étais encore dans le pâté avec les yeux qui collaient (je vous vends du rêve, je sais je sais) mais il fallait essayer de réveiller les enfants pour pouvoir leur installer les plateaux repas sur leurs tablettes sans les brusquer (et sans qu’ils ne donnent un coup de pied dedans sans le vouloir) : « regarde Valentina, il y a Raiponce à la télé! », « Alexander, tu veux aller aux toilettes? », « Tobias, tout va bien, ne pleure pas. Je vais te faire un câlin ♥ ». Les enfants ont encore sommeil et touchent à peine à leurs petits-déjeuners. Ce n’est pas grave. Nous allons bientôt arriver à Santiago pour faire une pause avant de prendre notre dernier avion.

50584874_396436147827844_1788129280437886617_n.jpg

Les enfants ont mis leurs pulls et leurs tours de cou, tous leurs jouets et « petits trésors » reçus dans l’avion (comprendre par là, les choses offertes aux enfants par Air France pour les occuper pendant le vol) sont dans leurs sacs à dos ou dans nos bagages à main. Avec the Husband, nous vérifions plusieurs fois que nos billets et nos passeports sont à portée de main pour ne pas avoir un coup de stress au dernier moment à l’aéroport de Santiago lors de notre dernier check-in avant d’embarquer pour Puerto Montt dans le Sud du Chili.

Je sais, notre comportement va en déranger plus d’un mais après l’atterrissage de l’avion, nous étions presque les premiers debout pour récupérer nos bagages à main dans les compartiments au dessus de nos têtes : Alexander et Valentina devaient avoir chacun un petit sac à dos, the Husband avait un grand sac à dos et deux valises cabine (Alexander n’avait plus envie de tirer la sienne) et moi, j’avais Tobias en porte bébé, un sac à dos avec mon sac à main à l’intérieur et un petit sac à langer en bandoulière le temps de retrouver notre poussette canne. Nous avons eu besoin d’une demie-heure pour sortir de l’avion (effet sauna inclus en prime) et c’est avec une joie immense (surtout mon dos vu qu’il portait un tiers de mon poids) que nous avons retrouvé la poussette à côté du carrousel à bagages où allaient arriver nos valises. Nous avons décidé de passer au plus vite au check-in pour nous débarrasser de nos valises et déjeuner tranquillement.

Deux pays, deux ambiances! Le personnel de l’aéroport est adorable avec nous, surtout avec les enfants. Même si cela est difficile de voyager avec des enfants en bas âge, il y a des choses qui nous ont facilité la vie : nous avions un accès prioritaire pour enregistrer nos bagages, faire notre check-in, remplir les papiers de la douane afin de pouvoir entrer sur le territoire chilien (car il faut déclarer les produits agricoles que nous pouvons avoir dans nos bagages parce que le Chili protège son écosystème de toute contamination) et passer le SAG (service agricole et d’élevage) qui vérifie notre déclaration remplie auparavant. The Husband était tellement content de retrouver son pays, « su gente » (lire sou rainté, « ses gens » en traduction littérale, les habitants du Chili. C’est un concept un peu difficile à expliquer. Il y a un effet d’unité nationale, d’appartenance à un pays, à un peuple. Ce n’est pas du tout du chauvinisme, loin de là. C’est la fierté. De la fierté bien placée. De la joie d’être chilien. Même en en discutant avec the Husband, c’est vraiment difficile à expliquer… Arf, un jour, j’y reviendrais) qu’il n’arrêtait pas de sourire et il engageait la discussion avec tout le monde, comme s’il n’était jamais parti.

B6E47724-2643-488B-A2D4-F6E331F04389

Pour faire plaisir aux enfants, nous nous sommes installés dans un restaurant pour déguster des churascos (lire tchourasco, des sandwichs avec des steaks de boeuf grillés et émincés, de la tomate, de l’avocat en purée et de la mayonnaise), des completos (lire commepléto, le hot-dog chilien avec une saucisse, de la tomate coupée en dés, et l’avocat en purée, de la mayonnaise, du ketchup et quelquefois de la moutarde. Oui, rien que ça messieurs dames!), des frites (elles ne pouvaient pas manquer) et des empanadas de fromage (lire aimpanadasse, des petits chaussons fourrés). Ils se sont régalés (bah oui, ils avaient sauté le petit-déjeuner).

Une dernière pause pipi, je change une couche et nous nous dirigeons vers notre dernier avion. Nous sommes les premiers à embarquer! Tout de suite, les hôtesses de l’air viennent nous demander si tout va bien, si les enfants veulent boire quelque chose alors que les autres passagers commencent à peine à s’installer. The Husband sera d’un côté de l’allée avec Alexander et Valentina, et moi de l’autre, avec Tobias sur les genoux. La dame à côté de nous et son fils du même âge que Valentina sont charmants. Durant le vol, Tobias était exténué et a commencé à pleurer (chose rare si vous me suivez sur instagram. Cet enfant sourit tout le temps!) car nous sommes à plus de vingt-quatre heures de voyage. Une hôtesse de l’air lui propose des crayons et un petit carnet de coloriage, de l’eau… Mais rien n’y fait. La dame dont je vous ai parlé juste au dessus lui propose les jouets de son fils, des gâteaux secs, lui chante des chansons avec une marionnette qu’elle agite sous son nez. Je crois bien qu’elle a sauvé le voyage de tout le monde!

Après ce dernier vol qui a duré un peu moins de deux heures, nous voilà à Puerto Montt.  Nous nous séparons de notre voisine de vol en nous donnant une accolade et elle me retiendra les mains quelques secondes encore pour me dire de prendre soin de moi et de ma famille et de profiter au maximum de notre séjour (c’est tellement bon de vivre ce genre d’échange loin de la morosité française que nous avons pu connaître lors de notre escale à Paris. Je suis désolée que certain(e)s puissent être choqué(e)s par mes dires mais c’est comme ça, les Chiliens sont accueillants et adorables, cela se voit et se sent au premier regard). L’aéroport de cette ville est bien plus petit que celui de Santiago et en un rien de temps, nous apercevons les parents de the Husband derrière une vitre. Les enfants hurlent à plein poumons (alors qu’ils sont crevés) que papy et mamie sont là et ils n’ont qu’une hâte, retrouver leurs grands-parents. Plus aucune vitre ne nous sépare de notre famille chilienne et les câlins ne s’arrêtent plus, les yeux sont humides et les cœurs battent fort.

Mes beaux-parents sont venus avec leurs deux voitures et ont réussi à se procurer deux sièges auto pour Tobias et Valentina et Alexander devra utiliser le rehausseur que nous avons emmené avec nous (oui, les Chiliens sont moins à cheval que nous sur la sécurité routière… mais c’est tolérance zéro pour l’alcool et les contrôles sont très fréquents, n’importe où et n’importe quand). Ma belle-mère était tellement émue de notre arrivée qu’elle a préféré passer le volant à the Husband de peur d’avoir un accident. A mon grand étonnement, il ne s’est pas fait prier (personnellement, je n’aurais pas pu à cause de la fatigue emmagasinée pendant le voyage).

Allez, dans le prochain article, direction Puerto Varas. Bon vendredi à vous toutes et tous!

IMG_4212.JPG

 

Publicité
Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Journal de bord d’un voyage au Chili #1

43330167_330915037673251_4046656134330432386_n.jpg

Bien le bonjour! J’espère que vous allez bien. Je me décide enfin à commencer ma série d’articles pour vous parler de notre voyage au Chili en février dernier. il serait temps quand même, sinon je risque d’oublier des détails et ça serait tellement dommage (car je sais que vous aimez les détails et mes récits à rallonge!). Vous êtes prêt(e)s?

Avant tout, je tiens à préciser quelques petits détails. Au moment de notre voyage, comme Alexander et Valentina allaient au jardin d’enfants, il n’y avait aucune journée de présence obligatoire dans leur établissement. Nous pouvions donc choisir n’importe quelles dates pour aller au Chili. De plus, nous souhaitions voyager avant les deux ans de Tobias car cela nous permettait de payer seulement un pourcentage du prix d’un billet d’avion « normal ». Je dois quand même avouer que ce voyage était un sacré investissement. Nous avons acheté nos billets d’avion en septembre pour partir en février et nous avions commencé nos recherches en mai. Nous nous sommes finalement tournés vers Air France qui nous faisait voler de Francfort à Paris puis de Paris à Santiago (quand je vivais encore en France, je passais toujours par Air France car ce n’est pas négligeable d’avoir un vol direct entre la France et le Chili non?). Etant donné que nous allions voyager avec trois enfants en bas âge, nous n’allions pas pouvoir emmener cinq valises de vingt-trois kilos (plus les bagages à main, le sac à langer et la poussette cane), nous avons décidé de prendre cinq billets sans valise vu que nous pouvions les rajouter plus tard dans notre dossier de vol (les prix sont dégressifs : la première valise nous a coûté cinquante euros, la deuxième quarante. Je ne sais pas du tout si les prix continuent à baisser si on rajoute une troisième valise par contre). Pourquoi ne pas les prendre au moment de l’achat de nos billets? Eh bien, nous ne pouvions pas prendre seulement deux valises : soit c’était cinq valises, soit c’était aucune valise. En cas d’urgence, nous pouvions payer plus cher et les rajouter in extremis au moment du check-in à l’aéroport. Et puis pour continuer dans les avions, nous sommes allés sur le site de Latam (fusion de la compagnie aérienne chilienne LAN airlines et de la compagnie aérienne brésilienne TAM linhas aéreas) car en arrivant à Santiago, nous devions prendre un troisième avion pour descendre à Puerto Montt (mes beaux-parents habitent dans le Sud du Chili). Quand on aime, on ne compte pas!

50603807_2189561174438953_4858458904557786657_n

Pendant deux semaines, j’ai fait des listes de toutes les choses que nous devions faire entrer façon « tetris » dans nos deux valises (et on oublie pas, vingt-trois kilos par valise, sinon ce n’est pas drôle!) : des shorts et des robes mais aussi deux pantalons par personne, un certain nombre de sous-vêtements, des couches (parce qu’elles coûtent bien trop cher au Chili), des tee-shirts et des tops manches longues, des sweats et des gilets, penser à rajouter les sandales de notre tribu vu que nous allions arriver au Chili en été, de la crème solaire, une trousse de médicaments bien fournie, même chose pour la trousse de toilette (je bénis les shampoings solides, ça ne pèse rien et ça rend énormément pour une famille de cinq personnes!) et un rehausseur de siège auto. Passons aux bagages à main : encore des couches, des petits pots, de quoi hydrater Tobias comme il faut (quand on voyage avec un bébé, on a le droit d’emporter une plus grande quantité de liquide en cabine), des biscuits et des sticks de maïs soufflé, deux tenues de rechange pour Alexander et Valentina, trois pour Tobias et une pour the Husband et moi, une petite trousse de médicaments, nos brosses à dents et des dentifrices de voyage, des mouchoirs en papier, deux petites bouteilles de gel désinfectant pour les mains, des bonbons pour la gorge (et pas pour la gorge aussi, nous voyagions avec des enfants hein!), un porte-bébé manduca (very important quand on doit donner la poussette cane à l’embarquement et qu’on ne peut pas la récupérer lors d’une escale!), un ipad avec des dessins animés et une batterie externe. Les enfants ont pris aussi avec eux un petit sac à dos chacun pour emmener leurs appareils photos Vtech kidizoom avec des écouteurs, un autre jouet (pas plus), leurs lunettes de soleil (cela peut être utile quand la lumière dans l’avion gène vos enfants pour dormir. C’était un jour, une astuce!), un petit sandwich et de quoi boire.

Et comment allions-nous arriver jusqu’à l’aéroport avec toutes nos valises et notre marmaille (ils étaient tellement énervés avec leurs petits sacs à dos prêts trois jours avant le départ!)? Le train n’était pas vraiment une option car nous aurions dû prendre un bus et un tram avant d’être à la gare de notre ville. Alors, nous avons choisi notre voiture que nous allions laisser sur un parking « spécial aéroport » aux alentours de Francfort (nous avons rejoint l’aéroport grâce à une navette). Cela a ainsi permis aux enfants de dormir un peu dans la voiture avant de veiller jusqu’à bien trop tard le soir même. Vous comprenez un peu ma boule au ventre avant de partir maintenant non? Il y avait tellement de choses auxquelles nous devions penser!

IMG_5957.jpg

Les enfants m’ont surpris tellement ils ont été endurants jusqu’à être dans le deuxième avion, parce qu’avant d’en arriver jusque là, nous en avons vu des vertes et des pas mûres. Lors du premier check-in, nous avons dû sortir tous les petits pots et le liquide qui étaient dans nos bagages à main (en plus du nécessaire de toilette). Tout a été passé dans des machines à part pour voir si ce n’était pas des explosifs ou du liquide radioactif. On nous a jugé sur le fait que Tobias ne pouvait pas marcher tout seul sous le portique du détecteur de métaux (« faudrait penser à faire quelque chose pour lui ma petite dame! ». Mon poing dans ton visage est une option tu sais ducon! De quel droit cet homme, car oui, c’était un homme, s’est permis de me faire une telle réflexion en essayant de me faire porter ce poids sur les épaules, hashtag charge mentale…) et puis, le premier avion a eu du retard, beaucoup de retard, trop de retard.

Nous sommes arrivés un peu après 22h à Paris Charles de Gaulle. Nous devions prendre une navette pour changer de terminal et rejoindre notre correspondance. Seulement le hic, c’est qu’à partir de 22h, cette navette n’était plus intra aéroport : il fallait sortir du terminal (cela entraînait un nouveau passage par le check-in alors que si nous étions arrivés à l’heure, ce n’était pas nécessaire), rien n’était indiqué dans l’aéroport et en plus, il n’y avait aucun personnel au sol pour nous aider à trouver cette fichue navette! Sachant que l’embarquement de notre deuxième avion était à 22h45, les portes fermaient à 23h20, nous étions en pls. Quand nous avons enfin trouvé par nos propres moyens l’arrêt de bus où devait arriver la navette, nous nous sommes mis à courir comme si notre vie en dépendait. Et puis Valentina est tombée à cause d’une plaque de neige glacée que nous n’avions pas vu. Ses pleurs m’ont fait comme un électrochoc et je me suis dit qu’il fallait que je me reprenne pour le bien de tous. Vu que nous étions en France, c’était à moi de parler au personnel ou bien de chercher à arriver le plus rapidement possible à notre avion vu que tous les panneaux étaient écrits en français. En y repensant maintenant, je suis fière de moi car en temps normal, je suis la première à paniquer dans ces situations!

Nous avons rejoint le terminal de notre avion à 22h40 et nous nous sommes mis à courir comme des dératés jusqu’à arriver au check-in en hurlant au personnel au sol de bien vouloir nous laisser passer car ce n’était pas notre faute si nous arrivons à cette heure-ci. On nous a dit de nous calmer, on nous a aidé à passer tous nos bagages à main (en évitant de sortir tous les petits pots un par un, yeah!) car l’avion n’avait pas encore ouvert ses portes. Nous avions le temps de souffler, passer aux toilettes et acheter des bouteilles d’eau étant donné que nous étions presque tous déshydratés. Comme nous étions avec Tobias et qu’il était encore considéré comme un bébé (il sera toujours un bébé dans mon coeur de maman), nous avons pu rentrer les premiers dans l’avion (presque dix minutes avant tout le monde!), installer comme il se doit nos bagages à main dans les malles au dessus de nos têtes et pas dix rangées derrière nous, recevoir des kits de bienvenue pour les enfants et mettre en place la nacelle devant moi pour que Tobias passe la nuit. Le personnel à bord a été adorable avec nous, aux petits soins à nous apporter le nécessaire pour les enfants et aussi pour nous. Qui dit nacelle dit plus de place pour nos jambes aussi car il n’y a personne devant nous. C’est tellement agréable de savoir qu’aucun siège ne va se baisser devant nous pour nous donner cette impression d’oppression. Nous avons décidé de séparer nos deux grands dans la rangée de quatre dans laquelle  nous étions installés pour qu’ils ne se chamaillent pas en pleine nuit.

Dans cet avion, les enfants ont pas mal grignoté, car les hôtesses de l’air leur ont donné des yaourts à boire, du fromage avec du pain, des fruits et aussi des chocolats. Ils ont réussi à s’endormir tant bien que mal après le dîner qui est arrivé une heure environ après le décollage, Valentina toute tordue et accrochée à the Husband. De mon côté, j’avais réussi à mettre Tobias dans la nacelle et Alexander voulait regarder le film « Bohemian Rhapsody » avec moi alors qu’il était déjà plus de deux heures du matin. Je n’arrivais pas à m’endormir ni à me relaxer car je devais faire attention au sommeil de Tobias.

IMG_5968.jpg

Je pense que cet article est assez long pour un début de carnet de bord de voyage non? Je reviens vite pour la suite! Je vous souhaite un excellent week-end, moi, j’ai Ed Sheeran qui m’attend dimanche soir ♥

Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita

Notre esprit de Noël

Santa-with-reindeer-watches-kids-through-window-tosecretly-place-gifts-cartoon-image.jpg

Ca y est, dans moins d’un mois, c’est Noël! Selon ce que j’ai lu ici et là sur les réseaux sociaux, vous êtes plus d’un(e) à avoir commencé vos achats de cadeaux et d’autres ont déjà tout trouvé, tout emballé et tout caché dans un endroit top secret chez eux, encore mieux que les petits elfes du père Noël. Les sapins ont aussi fait leur grande entrée dans les chaumières, pour le plus grand bonheur des petits (et grands) enfants.

En parlant du père Noël, il y a une question qui me trotte dans la tête (et que j’ai posée la semaine dernière sur instagram) : est-ce que vos enfants croient au père Noël?

Chez nous, c’est un peu compliqué. Notre petit garçon, Alexander est né un 25 décembre. Oui, un petit Jésus dans la crèche (à force d’entendre cette réflexion, je préfère en rire)! Il a le droit au maxi best of Noël / anniversaire (en vrai, c’est un cadeau en plus, tout simplement). Qui dit donc anniversaire d’un enfant un 25 décembre, dit le Noël de toute la famille teinté de bougies sur un gâteau et un « happy birthday to you » à entonner. Alexander ne nous a jamais questionné sur le père Noël, Valentina non plus. Nous ne les avons jamais entendu parler du « papa Noël » entre eux d’ailleurs. Ils savent, par contre, que Saint Nicolas viendra les voir au jardin d’enfants début décembre et remplira leurs chaussettes de gourmandises. C’est quelque chose qui se répète pour la troisième fois cette année pour Alexander et il en parle souvent à sa soeur en ce moment vu que, cette année, elle a aussi accroché une chaussette dans sa classe. Quand, le dimanche matin, nous épluchons en famille les publicités que nous avons reçu dans notre boîte aux lettres durant toute la semaine, les enfants ne nous disent pas qu’ils veulent rajouter tel ou tel jouet (ou gadget) sur leurs listes au barbu. Pourquoi? Parce qu’ils ne font pas de listes justement. Non non, nous ne leur interdisons pas d’en faire, pas du tout, c’est juste qu’ils n’en éprouvent pas le besoin, et en plus, si quelque chose leur plaît, ils font les yeux doux à leur père pour l’avoir (les coquins!). Alors on garde en mémoire toutes leurs remarques (et oeillades) dans un coin de notre tête et c’est nous qui faisons cette liste de cadeaux qu’ils trouveront sous le sapin le 25 décembre au matin.

0_c8fed_ae35084d_orig

Sur cette liste, nous notons aussi le pour et le contre des choses qui leur ont fait envie ces derniers mois. Une poupée dont Valentina est tombée sous le charme dans un magasin, une figurine star wars qu’Alexander a vu dans les mains d’un de ses camarades du jardin d’enfants un vendredi lors du « jour du jouet » (j’en parlais ici si cela vous intéresse). Est-ce qu’ils nous ont reparlé plus de trois fois de cette envie? Non? On laisse tout de même l’option sur la liste mais avec une croix rouge à côté (au cas ou elle reviendrait sans crier gare).

Et puis, il y a aussi ces cadeaux que nous faisons, un peu plus gros, un peu plus grands mais qui seront des cadeaux pour tous les enfants de la maisonnée. L’année dernière, Valentina a commencé à recevoir des accessoires de dînette, Alexander aussi. Avant, ils aimaient déjà y jouer en utilisant de vraies assiettes et de vrais couverts qu’ils allaient chiper dans la cuisine. Cela a été le meilleur cadeau qu’ils ont reçu en 2016 selon nous car ils ne passent pas une semaine sans se créer des histoires autour de leur machine à café ou bien en essayant de faire des sandwichs de toutes sortes. C’est pourquoi cette année, nous avons investi dans la cuisine avec le four, les plaques chauffantes et le lavabo. J’ai hâte de voir leur réaction! Et puis il y aura aussi le vélo « de grand » pour Alexander, le bleu, celui qu’il veut depuis cet été et qui a été acheté bien en avance pour avoir le plus beau. Pour ce qui est de Tobias, je pense que nous nous tournerons vers des vêtements car il joue déjà avec tous les jouets que son frère et sa soeur avaient à son âge. Ce serait vraiment consommer pour consommer. L’amour que nous portons à nos enfants ne se compte pas au nombre de cadeaux qu’ils auront pour Noël mais au temps et à l’attention que nous leur donnons tout au long de l’année.

C’est la même chose entre the Husband et moi. Les mois avant Noël, nous nous disons mutuellement ce qui pourrait nous manquer ou ce qui pourrait nous faire plaisir comme cadeau. The Husband s’amuse à me dire : « ça, ça serait un cadeau que le père Noël pourrait m’apporter! ». Quelquefois, une surprise arrive avant Noël, juste parce que nous avons envie!

af832d370a9ef5c529525e0928f2fca1--christmas-pictures-christmas-art

Je ne veux pas insister auprès de mes enfants pour qu’ils croient dur comme fer que le père Noël existe. Parce que je ne veux pas qu’ils souffrent ou se sentent trahis lorsqu’ils apprendront que ce n’est pas vrai, ce qui influencera certainement sur la relation de confiance qui existe entre nous.

Et puis je me souviendrais toujours de la façon dont moi, je l’ai appris : mes parents avaient décidé que la coutume était que mon père place les cadeaux sous le sapin pendant que ma mère et moi étions à la messe de minuit. A notre retour à la maison, cri de joie et émerveillement : le père Noël était passé! L’année de mes six ans, quand nous sommes rentrées à la maison, il y avait au pied du sapin, trois sacs plastiques avec les cadeaux à l’intérieur, avec nos prénoms inscrits dessus et mon père ronflait sur le canapé. Déjà, trouver les cadeaux comme ça a été déstabilisant pour moi, mais surtout, ce qui m’a choquée, c’est que les prénoms étaient écrits de la main de ma mère. Tout était clair, le père Noël n’existe pas, ce n’était qu’un mensonge de mes parents qui utilisaient quelquefois le chantage « sois gentille où le père Noël ne t’apportera pas de cadeaux » pour avoir une petite fille obéissante. Je me suis sentie tellement triste à ce moment-là. J’ai encore les images de cette scène bien en tête, 25 ans après.

L’esprit de Noël, ce n’est pas ça, ce n’est pas une avalanche de cadeaux, ce n’est pas le père Noël qui arrive sur son traîneau guidé par le nez rouge de Rudolphe dans la nuit étoilée.

L’esprit de Noël que nous aimerions inculquer à nos enfants, c’est surtout le fait de se retrouver en famille pendant les vacances, passer du temps ensemble sans se prendre la tête. Pourquoi ne resterions-nous pas toute la journée en pyjama à inventer des histoires avec des playmobils? Pourquoi ne pas faire des petits biscuits le matin, les dévorer avant midi et faire un gâteau l’après-midi? Allumer les bougies de la couronne de l’avent, préparer du pop-corn et mettre un dessin animé que nous connaissons par coeur à la télé. Et puis aussi, aller voir les vitrines de Noël en ville, sillonner les allées du marché de Noël, faire un tour de manège… Plutôt que d’accumuler des choses, nous essayons d’accumuler le plus de moments heureux ensemble.

Et puis leur apprendre à aimer donner comme ils aiment recevoir. Lorsque nous vivions encore au Chili et sans enfants, the Husband m’a montré ce qui se faisait dans sa ville au moment de Noël. La poste interceptait le courrier que des familles avaient envoyé au père Noël. Dans ces lettres, le plus souvent, il y avait des messages d’enfants qui demandaient que le père Noël leur offre un joli Noël en leur amenant un sapin plein de guirlandes lumineuses, un cadeau pour le petit frère qui attendait avec impatience l’arrivée du barbu ou même encore des parents qui demandaient de l’aide pour avoir de quoi manger pour les fêtes. Ca m’a brisé le coeur. Ma belle-mère avait choisi une lettre qui avait une adresse au dos. Nous leur avons préparé plein de petits gâteaux, une belle dinde a été mise au four aussi, avec des pommes de terre vapeur et une sauce pour les accompagner. Mon beau-père leur avait préparé une bouteille de cola de mono (une boisson à base de lait, du cognac et d’épices de Noël qui se consomme pendant les fêtes de fin d’année). Ils ont mis tout ça dans un grand panier, ont rajouté des cotillons et des ballons et nous l’avons emmené personnellement à l’adresse qui était sur l’enveloppe. Ce fut un tel moment d’émotion tant pour eux que pour nous! Cette famille nous a ouvert la porte de leur maison pour que l’on puisse partager avec eux un verre de cola de mono et des petits biscuits. Les enfants étaient tellement heureux qu’ils venaient s’asseoir sur nos genoux, nous faisaient des câlins et des bisous. Quel moment, vraiment!

C’est pour cela que cette année, j’ai envie de faire un calendrier de l’avent inversé avec les enfants (ils auront tout de même un calendrier de l’avent avec des chocolats!). Le concept est de prendre une boîte et de rajouter, à partir du premier décembre, un produit de première nécessité par jour. Cela peut être de la nourriture, des vêtements, des produits d’hygiène, mais aussi des livres ou des jouets. Le 25 décembre, il faut donner la boîte à une association et elle sera remise à une personne dans le besoin. Qui en fera un aussi cette année?

85731c282e5b50f61f89f49b917f4836--lisi-martin-christmas-christmas-print

Nous espérons que grâce à tout ça, nos enfants découvriront ce qu’est la magie de Noël : partager de beaux moments avec les personnes qui nous sont chères, se faire des surprises, plus ou moins grandes et puis surtout, être heureux.

Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Quelques heures à Valparaíso au Chili

IMGP7954.JPG

Bonjour à vous! Je prévois un article sur les langues que parlent nos enfants et même nous, the Husband et moi mais il me prend plus de temps que prévu (sûrement parce que j’ai encore trop de choses à dire!). Du coup, pour changer, je vous emmène au Chili avec moi lors d’une balade que nous avions fait avec Alexander et quand j’étais juste enceinte de Valentina. Cela remonte je sais, mais Valparaíso est une si belle ville que ce serait dommage de ne pas partager ces photos avec vous! Etant avec un tout petit Alexander (il est encore petit à mes yeux hein, donc bon, là, il était tout petit!), nous ne pouvions pas y passer toute la journée, et en plus il faisait chaud! Alors nous avons choisi de passer par le port, de monter dans un funiculaire, le Concepción pour cette fois-ci (ce n’est pas simple avec une poussette… Il a fallu qu’on la passe au dessus du tourniquet!) et finalement descendre la rue à pied pour rejoindre le métro. Vous êtes prêts pour la visite? C’est parti!

IMGP7955.JPG

IMGP7956.JPG

IMGP7957.JPG

IMGP7961.JPG

IMGP7963.JPG

IMGP7964.JPG

IMGP7965.JPG

IMGP7967.JPG

IMGP7968.JPG

IMGP7971.JPG

IMGP7972.JPG

IMGP7973.JPG

IMGP7974.JPG

IMGP7975.JPG

IMGP7976.JPG

IMGP7977.JPG

IMGP7978.JPG

IMGP7979.JPG

IMGP7984.JPG

IMGP7986.JPG

IMGP7987.JPG

IMGP7991.JPG

IMGP7998.JPG

IMGP8000.JPG

IMGP8001.JPG

IMGP8003.JPG

IMGP8004.JPG

IMGP8006.JPG

IMGP8007.JPG

IMGP8011.JPG

IMGP8012.JPG

IMGP8014.JPG

IMGP8015.JPG

IMGP8016.JPG

IMGP8017.JPG

IMGP8021.JPG

IMGP8031.JPG

IMGP8034.JPG

IMGP8035.JPG

IMGP8036.JPG

IMGP8037.JPG

IMGP8038.JPG

IMGP8040.JPG

IMGP8042.JPG

IMGP8043.JPG

IMGP8046.JPG

Etes-vous déjà allés au Chili? Et à Valparaíso plus précisément? J’espère que la visite vous aura plu et/ou vous aura donné l’envie d’aller au Chili!

Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita

Noces de laine

78596+.jpg

Cette année, nous fêtons déjà nos noces de laine, déjà sept ans que nous nous sommes mariés! Et vendredi, ça sera l’anniversaire de nos dix ans ensemble. Le temps file à une de ces vitesses!

Je me souviendrais toujours de la première fois où je l’ai vu, lorsque nous étions en erasmus à Stuttgart en Allemagne. Il était intriguant et attirant avec ses airs de faux timide. Moi qui ne voyais que par les grands blonds aux yeux bleus, on peut dire qu’il était à l’opposé de tout ça avec ses yeux noirs de latino et ses quelques centimètres en plus que moi. Mais le charme a quand même opéré à cause d’une dose de gentillesse, de douceur, de malice et un sourire en coin qui me faisait (et me fait) totalement craquer.

Il a été mon professeur particulier d’espagnol, il l’est toujours même si maintenant il m’arrive parfois de le corriger. Non, je n’ai pas appris l’espagnol à cause / pour lui, c’était dans mon cursus universitaire, ma troisième langue vivante. Durant la première année où nous étions ensemble, nous avons parlé essentiellement allemand, vu que c’était cette langue et son pays qui nous avaient réunis. Après six mois d’erasmus, il a fallu nous séparer et commencer une relation à distance de six mois à base de conversations skype et des mails remplis de photos et de déclarations d’amour.

Nous nous sommes retrouvés au Chili et c’est là que j’ai décidé de tout plaquer pour rester avec lui : ma famille, mes ami(e)s, mes études, la France. Je ne pouvais pas faire autrement, c’était écrit (quoi ça se sent qu’il est en déplacement jusqu’à mercredi soir?). Il a continué ses études, j’ai enchaîné les petits boulots dont un mois de remplacement d’un professeur de français dans un collège bilingue (chose folle car j’ai été embauchée du jour au lendemain sans connaître les programmes des sixièmes, cinquièmes et quatrièmes que j’allais rencontrer) et puis j’ai même enseigné l’anglais dans un centre de langues. Ces années vécues au Chili ont fait la personne que je suis aujourd’hui.

dani-et-moi-26-11-06-3

Dani et moi 17-11-08 (2).JPG

Nous avons abandonné l’allemand pour l’espagnol latino, langue que nous parlons toujours maintenant, même avec nos enfants. Le français viendra après, nous avons encore le temps.

En 2009, avant de revenir vivre en Allemagne, nous avons décidé ensemble de nous marier. Pas de demande romantique, juste une discussion qui a entraîné la préparation de ce grand jour pour nous. Il a été fait en petit comité, surtout avec de la famille de the Husand étant donné que nous devions nous marier à l’église en France (ça n’a finalement pas été fait mais ça, c’est une autre histoire).

Il a fait son doctorat pendant quatre ans en Allemagne. Durant ces quatre années, je suis tombée une fois enceinte mais ça s’est mal terminé. Nous ne nous sommes pas avoué vaincus puisqu’Alexander est arrivé peu de temps après pour notre plus grand bonheur. Sa soeur Valentina a pointé le bout de son nez moins de deux ans après et leur petit frère a décidé qu’un peu plus de deux ans après, c’était bien pour débarquer.

Nous nous sommes installés en Allemagne après ces quatre années de doctorat car the Husband avait trouvé du travail. Et notre dernier coup de folie? Faire construire une maison pour avoir enfin ce petit nid d’amour que nous avions si souvent imaginé.

Au lac de Leipzig 22-09-10 (7).JPG

AMS_4599.jpg

Bref, le temps passe vite, mais ça en vaut vraiment le coup ♥!

Crédit dernière photo : Margaux Graphy

Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Ce qui me manque du Chili

IMGP8025[Valparaíso]

Avec cet hiver qui n’en finit pas, notre envie de prendre le premier vol pour le Chili se fait de plus en plus présente. Nous n’y sommes pas retournés depuis le baptême d’Alexander et le mariage de mon beau-frère, c’est à dire mars 2014. Une éternité en somme! Après avoir vécu de juillet 2007 à décembre 2009 dans ce magnifique pays d’Amérique latine, j’ai quelquefois le coeur lourd en pensant à ce que nous avons laissé là-bas.

Avant de vous en parler, je tiens à souligner que je parlerais principalement des villes, des régions que le connais, c’est à dire la quinta región (la cinquième région) avec Viña del Mar et Valparaíso et la región de los lagos (la région des lacs) avec Puerto Varas et Puerto Montt.

IMGP7933.JPG[Viña del Mar]

IMGP7978.JPG[Valparaíso]

Les gens pour commencer. Là-bas, la mentalité est tellement différente! Je ne me suis jamais sentie jugée pour ce que je suis, physiquement ou moralement parlant. Les gens ont presque la totalité du temps le sourire visé au visage ce qui donne irrémédiablement envie de sourire en retour. J’ai souvent été accostée dans la rue, mais cela ne s’apparentait aucunement à du harcèlement de rue : une promo pour un magasin, le menu d’un restaurant, me demander l’heure… On ne sent pas la morosité dans la foule, il y a toujours quelque chose ou quelqu’un pour nous aider à nous sentir mieux après une journée de travail ou bien encore pour commencer gaiement la journée. Il n’est pas difficile de se lier d’amitié avec quelqu’un au Chili, je vous assure! Les Chiliens sont aussi très généreux et sont les premiers à vouloir vous aider.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA[Puerto Varas]

OLYMPUS DIGITAL CAMERA[Puerto Varas]

La musique, que ce soit à la radio, à la télévision ou bien encore dans la rue. Qui dit Chili, dit musique en espagnol la plupart du temps. Des chansons romantiques, de la cumbia, du reggaeton, de la popdu merengue, de la bachata… Vous n’avez que l’embarras du choix! J’ai toujours l’impression d’être en vacances quand j’écoute la radio là-bas. Ca doit être l’effet musique de l’été en espagnol qui ressort (bah oui, on entend peu de chansons en espagnol à part durant l’été en France non?). Dans la rue, il y a toujours de la musique en fond sonore qui sort d’un magasin ou bien encore un groupe qui joue dans la rue (ils vendent même parfois leurs cd!). Je vous invite à cliquer sur les types de musiques que j’ai cité précédemment, ils vous renverront vers des clips qui vont donneront envie de danser, j’en suis sûre (et puis en cliquant ici, vous verrez une petite vidéo personnelle faite lors de notre dernier voyage qui vous montre un groupe jouant dans les rues de Viña del Mar)!

IMGP7938.JPG[Viña del Mar]

IMGP8046.JPG[Valparaíso]

Le cinéma et la télévision. Là-bas, peu de choses sont doublées (bon les dessins animés quand même pour les enfants, faut pas pousser!), presque tout est avec des sous-titres. C’est tellement agréable! Combien de fois nous avons dû chercher en Allemagne des séances de films en version originale, et au Chili, nous n’avions que l’embarras du choix. En plus, selon mes souvenirs, je n’ai pas payé plus de six euros une entrée au cinéma. A la télévision, comme nous avions le satellite, nous avions des chaînes telles que hbo, fox, warner bros… avec toutes les dernières saisons des séries que nous suivons actuellement en Europe! Et naturellement, tout en version originale sous-titrée.

IMGP7893.JPG[Viña del Mar]

IMGP8036[Valparaíso]

Les rues colorées de Valparaíso. Même si ma ville favorite est et restera toujours Viña del Mar, c’est toujours un émerveillement pour moi d’aller me promener à Valparaíso. Les murs des maisons de Valparaíso sont un musée à ciel ouvert. Soit les murs sont d’une couleur ou bien l’on peut voir des fresques magnifiques. De plus, le centre historique de la ville a été déclaré patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco en 2003. Ca veut tout dire de la beauté de Valpo non? Le groupe espagnol « la oreja de Van Gogh » (l’oreille de Van Gogh) a même filmé un clip au coeur de la ville aux multiples couleurs. Vous voulez le voir? C’est par ici!

IMG_1835.JPG[Castro]

IMG_1475.JPG[Angelmó]

Le fait main de qualité et à bas prix. Au Chili, vous ne payerez pas des milles et des cents (ouh l’expression de vieille!) pour des choses faites main. Comme vous pouvez le voir sur la photo des poupées en tissu, elles coûtent 3000 pesos soit environ 4€. En France (ou en Allemagne, ou en Europe), je suis sûre que les prix seraient plus proches des 15 à 20€ par poupée non? On peut trouver de magnifiques écharpes en alpaga pour une somme dérisoire et de superbes gilets faits avec de la laine brute pour une bouchée de pain. Il existe même une ville, la Ligua, qui a son économie basée sur l’industrie et la vente de textiles faits dans cette même ville, très souvent à la main et à base de laine naturelle (sans fibres artificielles quoi). J’ai un gilet que j’ai acheté là-bas pour une quinzaine d’euros, il n’a pas bougé et surtout, il n’a pas du tout bouloché! Il y a aussi les bijoux qui sont à base d’argent ou de cuivre qui valent le détour. Ah et n’oublions surtout pas les choses en bois comme des jouets pour les enfants!

IMG_2784.JPG[los saltos de Petrohué]

IMG_1910[le copihue, symbole du Chili, Puerto Varas]

La beauté de la nature. Les paysages que l’on peut voir au Chili sont un régal pour les yeux. Il y a la mer ou des lacs partout. Les fleurs sont toutes plus belles les unes que les autres. Que dire des couchers de soleil qui sont la plupart du temps roses et violets? Depuis la cuisine de mes beaux-parents, on peut voir au loin le volcan Osorno  les pieds dans le lac Llanquihue quand les jours ne sont pas nuageux.

IMG_1425.JPG[Angelmó]

IMGP8072.JPG[Colegual]

Les fruits et les légumes. Pas ces fruits et légumes qu’on retrouve dans les supermarchés en Europe, ceux qui n’ont goût de rien, pas ceux qui n’ont qu’un goût d’eau. Au Chili, j’ai redécouvert le goût des fruits et des légumes. Et puis j’en ai connu de plus exotiques : le cherimoya, le mankaki, la papaye chilienne pour ne citer qu’eux (cliquez sur leurs noms pour voir à quoi ils ressemblent). Et puis l’avocat que les Chiliens mangent à toutes les sauces (c’est une expression, ça veut dire qu’ils en mangent presque tout le temps mais pas à toutes les sauces, vous m’avez comprise!) : la palta Hass ou la palta fuerte pour ne citer que ces deux variétés. Ils ne coûtent pas aussi cher qu’en Europe, on les achète souvent au kilo et non à la pièce et il est rare d’en manger un mauvais. Depuis mon séjour au Chili, si on me propose du chocolat ou un bon avocat, je choisis l’avocat sans hésiter!

IMG_1767.JPG[empanadas fritas, Puerto Varas]

IMG_1443.JPG[alfajores et cuchuflis, Angelmó]

♣ Et finalement, il ne faut pas se leurrer, la nourriture, bien évidemment! Selon moi, tout est meilleur là-bas. En même temps, si les fruits et les légumes sont meilleurs qu’en Europe, c’est déjà une bonne base non? Il y a les empanadas (beignets de viande) qui sont soit frits, soit cuits au four, le manjar (la confiture de lait), les alfajores (deux biscuits moelleux qui forment un espèce de sandwich avec au milieu de la confiture de lait, de la confiture de lait avec de la noix de coco, de la figue, des prunes au rhum…), les poissons et fruits de mer, le mote con huesillo (des pêches au sirop avec du blé), les barbecues de fous, les glaces aux goûts délirants comme « cheescake de manjar chip » (cheesecake de confiture de lait avec des copeaux de chocolat), les completos (comme un hot-dog sauf que là, il y a de la purée d’avocat et des dés de tomate), le pastel de choclo (pour faire simple, un hachi-parmentier élaboré où la purée pomme de terre est remplacée par de la purée de maïs), le chupe de jaiva (un gratin à base de crabe)… Et la liste pourrait être encore très longue!

Ce n’est pas tout mais avec cette liste que je viens de terminer, j’ai le passeport qui me démange et n’ai qu’une envie, m’envoler au plus vite vers le Chili!

Découvrez l'Allemagne avec moi·Découvrez le Chili avec moi·Home sweet home·Lindanita en cuisine

Bienvenus dans ma cuisine!

IMGP1724.JPG

Il y a de ça un mois, j’ai été contactée par Katia pour discuter avec elle de ma cuisine en tant qu’expatriée. J’ai donc fait plein de photos, elle m’a ensuite posé beaucoup de questions et de tout ça est né un article pour le site deco.fr!

J’ai décidé de partager cet article avec vous aujourd’hui en même temps que le nouveau blog qui subira sûrement des changements dans les semaines, voire mois à venir. J’ai choisi comme beaucoup de passer sur wordpress avec un design qui me ressemble. Il faut que je m’occupe encore de l’importation de mes anciens articles (ça me permettra de faire le tri dans mes anciens articles tiens!) que je fais manuellement, même chose pour les commentaires. C’est là que je me dis que ce n’est pas si mal d’avoir « peu » d’articles sur mon blog! ^^

Je vous souhaite une bonne lecture!

Française expatriée à Kassel en Allemagne, Linda A. est mariée à un Chilien. Sur son blog, La Vida de Lindanita, elle partage avec ses lecteurs ses recettes favorites mais aussi ses voyages entre les trois pays et les différentes spécialités culinaires qu’elle en a rapportées. Le cœur de la famille balance entre le Chili et la France, et bien sûr, leur nouveau lieu de résidence. Pour Deco.fr, cette maman de deux enfants nous ouvre les portes de sa cuisine !

Une cuisine sur-mesure pour préparer de bons petits plats

IMGP1727.JPG

En tant que grande amatrice de gastronomie, Linda a fait construire sa cuisine ouverte sur-mesure dans son habitation allemande. Généralement, en France, la cuisine et la salle à manger sont deux pièces distinctes, et c’est d’ailleurs ce qui était le cas dans cette maison. Pour avoir plus de place et notamment stocker la vaisselle de leurs deux enfants, le couple a décidé de retirer la porte qui séparait les deux espaces pour en faire une cuisine ouverte.

Des influences chiliennes

IMGP1666.JPG

Linda cuisine souvent des recettes tout droit venues du Chili, dont est originaire son mari. Qui dit Chili dit automatiquement épices! Et dans la cuisine de Linda, ce n’est pas ce qui manque! Elles lui servent à préparer des spécialités chiliennes comme des empanadas (des beignets de viande que l’on trouve aussi en Espagne), des tortillas de papa, un chupe de jaiva ou encore un pastel de choclo. De quoi mettre un peu de soleil dans l’assiette, surtout lorsque l’hiver allemand est rude.

Un coin repas a été aménagé dans la cuisine pour pouvoir dîner ou « tomar once » comme on dit au Chili, c’est-à-dire grignoter des tartines de pain grillé (avec de l’avocat, du fromage ou des confitures par exemple) avec du thé ou du chocolat chaud.

Les spécialités culinaires allemandes

IMGP1728.JPG

Sur une table allemande, on trouve généralement du pain complet ou aux céréales, une bouteille de bionade ou de bière, de la charcuterie (salami, jambon, pâté…) mais aussi du fromage même au petit-déjeuner! Oubliez la bonne baguette française! Contrairement au Chili et en France, où on mange beaucoup de pain blanc, en Allemagne on trouve principalement des petits pains pour manger avec des saucisses (les Bratwurst) ou du pain noir, humide ou non. Il faut donc faire attention à bien le conserver et le mettre au frigo dans du papier sulfurisé car il peut moisir rapidement. Linda a opté pour une boîte hermétique conçue pour garder le pain frais plus longtemps car elle fait souvent du pain maison.

Parmi les pâtisseries typiques, il y a le biscuit snickerdoodle, dont Linda a revisité la recette sur son blog, ou bien l’Apfelstrudel, un gâteau autrichien très populaire en Allemagne, à base de pâte feuilletée fourrée avec des morceaux de pommes et des raisins secs qu’on sert avec de la crème fraîche ou de la glace à la vanille.

Fêter Noël en Allemagne

IMGP1685.JPG

Au moment des Fêtes, les marchés de Noël envahissent les villes d’Allemagne. On y déguste de grosses saucisses dans des petits pains, des amandes enrobées de sucre ou des brochettes de fruits baignés dans du chocolat de toutes les couleurs. Dans tous les supermarchés et bonnes boulangeries, on trouve du Stollen (servi chaud ou froid), un gâteau aux fruits farci au massepain, ou avec du pavot ou des amandes selon les recettes. Le joli thé rose, que l’on peut voir sur la photo ci-dessous, est composé d’amandes caramélisées (des chouchous), de pomme et d’hibiscus. Le goût est semblable au Kinderpunsch (qui signifie « punch pour les enfants »), servi sur les marchés de Noël. Cette boisson est une version sans alcool du Glühwein, le vin chaud français.

Faire un barbecue dans le jardin

IMGP1695.JPG

La cuisine de Linda donne accès à un jardin. La petite famille ayant emménagé il y a moins d’un an, elle n’a pas encore terminé d’aménager la partie extérieure. Mais, dans le futur, la bloggeuse aimerait planter des herbes aromatiques et/ou des arbres fruitiers. En Allemagne comme au Chili, les barbecues sont une institution! Qu’ils se fassent avec des saucisses et des petits pains (les fameuses Wurst) ou bien avec de la viande et des épis de maïs, c’est toujours une bonne occasion d’inviter des amis !

IMGP1659.JPG

IMGP1683.JPG

IMGP1712.JPG

IMGP1688.JPG

IMGP1715.JPG

IMGP1716.JPG

IMGP1718.JPG