Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Journal de bord d’un voyage au Chili #2

IMG_6382.jpg

Vous pouvez retrouver la première partie de mon journal de bord ici :

Journal de bord d’un voyage au Chili #1

Après une longue pause je continue enfin ma série d’articles sur notre voyage au Chili. J’espère que cela vous donnera envie d’aller un jour découvrir ce magnifique pays encore assez méconnu des Européens.

Nous sommes toujours dans le deuxième avion de la compagnie Air France. J’ai dû somnoler une ou deux heures, parce que la plupart du temps, j’ouvrais un oeil pour être sûre que les enfants dorment à peu près correctement, soient couverts mais pas trop et puis pas tordus dans tous les sens sur leurs sièges. J’ai même été jusqu’à remonter la couverture sur the Husband (les habitudes ont la vie dure!). Entre sept et huit heures (heure locale. Dans nos têtes, il était déjà onze heures / midi), les lumières ont commencé à s’allumer. Le petit-déjeuner n’allait pas tarder à être servi. J’étais encore dans le pâté avec les yeux qui collaient (je vous vends du rêve, je sais je sais) mais il fallait essayer de réveiller les enfants pour pouvoir leur installer les plateaux repas sur leurs tablettes sans les brusquer (et sans qu’ils ne donnent un coup de pied dedans sans le vouloir) : « regarde Valentina, il y a Raiponce à la télé! », « Alexander, tu veux aller aux toilettes? », « Tobias, tout va bien, ne pleure pas. Je vais te faire un câlin ♥ ». Les enfants ont encore sommeil et touchent à peine à leurs petits-déjeuners. Ce n’est pas grave. Nous allons bientôt arriver à Santiago pour faire une pause avant de prendre notre dernier avion.

50584874_396436147827844_1788129280437886617_n.jpg

Les enfants ont mis leurs pulls et leurs tours de cou, tous leurs jouets et « petits trésors » reçus dans l’avion (comprendre par là, les choses offertes aux enfants par Air France pour les occuper pendant le vol) sont dans leurs sacs à dos ou dans nos bagages à main. Avec the Husband, nous vérifions plusieurs fois que nos billets et nos passeports sont à portée de main pour ne pas avoir un coup de stress au dernier moment à l’aéroport de Santiago lors de notre dernier check-in avant d’embarquer pour Puerto Montt dans le Sud du Chili.

Je sais, notre comportement va en déranger plus d’un mais après l’atterrissage de l’avion, nous étions presque les premiers debout pour récupérer nos bagages à main dans les compartiments au dessus de nos têtes : Alexander et Valentina devaient avoir chacun un petit sac à dos, the Husband avait un grand sac à dos et deux valises cabine (Alexander n’avait plus envie de tirer la sienne) et moi, j’avais Tobias en porte bébé, un sac à dos avec mon sac à main à l’intérieur et un petit sac à langer en bandoulière le temps de retrouver notre poussette canne. Nous avons eu besoin d’une demie-heure pour sortir de l’avion (effet sauna inclus en prime) et c’est avec une joie immense (surtout mon dos vu qu’il portait un tiers de mon poids) que nous avons retrouvé la poussette à côté du carrousel à bagages où allaient arriver nos valises. Nous avons décidé de passer au plus vite au check-in pour nous débarrasser de nos valises et déjeuner tranquillement.

Deux pays, deux ambiances! Le personnel de l’aéroport est adorable avec nous, surtout avec les enfants. Même si cela est difficile de voyager avec des enfants en bas âge, il y a des choses qui nous ont facilité la vie : nous avions un accès prioritaire pour enregistrer nos bagages, faire notre check-in, remplir les papiers de la douane afin de pouvoir entrer sur le territoire chilien (car il faut déclarer les produits agricoles que nous pouvons avoir dans nos bagages parce que le Chili protège son écosystème de toute contamination) et passer le SAG (service agricole et d’élevage) qui vérifie notre déclaration remplie auparavant. The Husband était tellement content de retrouver son pays, « su gente » (lire sou rainté, « ses gens » en traduction littérale, les habitants du Chili. C’est un concept un peu difficile à expliquer. Il y a un effet d’unité nationale, d’appartenance à un pays, à un peuple. Ce n’est pas du tout du chauvinisme, loin de là. C’est la fierté. De la fierté bien placée. De la joie d’être chilien. Même en en discutant avec the Husband, c’est vraiment difficile à expliquer… Arf, un jour, j’y reviendrais) qu’il n’arrêtait pas de sourire et il engageait la discussion avec tout le monde, comme s’il n’était jamais parti.

B6E47724-2643-488B-A2D4-F6E331F04389

Pour faire plaisir aux enfants, nous nous sommes installés dans un restaurant pour déguster des churascos (lire tchourasco, des sandwichs avec des steaks de boeuf grillés et émincés, de la tomate, de l’avocat en purée et de la mayonnaise), des completos (lire commepléto, le hot-dog chilien avec une saucisse, de la tomate coupée en dés, et l’avocat en purée, de la mayonnaise, du ketchup et quelquefois de la moutarde. Oui, rien que ça messieurs dames!), des frites (elles ne pouvaient pas manquer) et des empanadas de fromage (lire aimpanadasse, des petits chaussons fourrés). Ils se sont régalés (bah oui, ils avaient sauté le petit-déjeuner).

Une dernière pause pipi, je change une couche et nous nous dirigeons vers notre dernier avion. Nous sommes les premiers à embarquer! Tout de suite, les hôtesses de l’air viennent nous demander si tout va bien, si les enfants veulent boire quelque chose alors que les autres passagers commencent à peine à s’installer. The Husband sera d’un côté de l’allée avec Alexander et Valentina, et moi de l’autre, avec Tobias sur les genoux. La dame à côté de nous et son fils du même âge que Valentina sont charmants. Durant le vol, Tobias était exténué et a commencé à pleurer (chose rare si vous me suivez sur instagram. Cet enfant sourit tout le temps!) car nous sommes à plus de vingt-quatre heures de voyage. Une hôtesse de l’air lui propose des crayons et un petit carnet de coloriage, de l’eau… Mais rien n’y fait. La dame dont je vous ai parlé juste au dessus lui propose les jouets de son fils, des gâteaux secs, lui chante des chansons avec une marionnette qu’elle agite sous son nez. Je crois bien qu’elle a sauvé le voyage de tout le monde!

Après ce dernier vol qui a duré un peu moins de deux heures, nous voilà à Puerto Montt.  Nous nous séparons de notre voisine de vol en nous donnant une accolade et elle me retiendra les mains quelques secondes encore pour me dire de prendre soin de moi et de ma famille et de profiter au maximum de notre séjour (c’est tellement bon de vivre ce genre d’échange loin de la morosité française que nous avons pu connaître lors de notre escale à Paris. Je suis désolée que certain(e)s puissent être choqué(e)s par mes dires mais c’est comme ça, les Chiliens sont accueillants et adorables, cela se voit et se sent au premier regard). L’aéroport de cette ville est bien plus petit que celui de Santiago et en un rien de temps, nous apercevons les parents de the Husband derrière une vitre. Les enfants hurlent à plein poumons (alors qu’ils sont crevés) que papy et mamie sont là et ils n’ont qu’une hâte, retrouver leurs grands-parents. Plus aucune vitre ne nous sépare de notre famille chilienne et les câlins ne s’arrêtent plus, les yeux sont humides et les cœurs battent fort.

Mes beaux-parents sont venus avec leurs deux voitures et ont réussi à se procurer deux sièges auto pour Tobias et Valentina et Alexander devra utiliser le rehausseur que nous avons emmené avec nous (oui, les Chiliens sont moins à cheval que nous sur la sécurité routière… mais c’est tolérance zéro pour l’alcool et les contrôles sont très fréquents, n’importe où et n’importe quand). Ma belle-mère était tellement émue de notre arrivée qu’elle a préféré passer le volant à the Husband de peur d’avoir un accident. A mon grand étonnement, il ne s’est pas fait prier (personnellement, je n’aurais pas pu à cause de la fatigue emmagasinée pendant le voyage).

Allez, dans le prochain article, direction Puerto Varas. Bon vendredi à vous toutes et tous!

IMG_4212.JPG

 

Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Journal de bord d’un voyage au Chili #1

43330167_330915037673251_4046656134330432386_n.jpg

Bien le bonjour! J’espère que vous allez bien. Je me décide enfin à commencer ma série d’articles pour vous parler de notre voyage au Chili en février dernier. il serait temps quand même, sinon je risque d’oublier des détails et ça serait tellement dommage (car je sais que vous aimez les détails et mes récits à rallonge!). Vous êtes prêt(e)s?

Avant tout, je tiens à préciser quelques petits détails. Au moment de notre voyage, comme Alexander et Valentina allaient au jardin d’enfants, il n’y avait aucune journée de présence obligatoire dans leur établissement. Nous pouvions donc choisir n’importe quelles dates pour aller au Chili. De plus, nous souhaitions voyager avant les deux ans de Tobias car cela nous permettait de payer seulement un pourcentage du prix d’un billet d’avion « normal ». Je dois quand même avouer que ce voyage était un sacré investissement. Nous avons acheté nos billets d’avion en septembre pour partir en février et nous avions commencé nos recherches en mai. Nous nous sommes finalement tournés vers Air France qui nous faisait voler de Francfort à Paris puis de Paris à Santiago (quand je vivais encore en France, je passais toujours par Air France car ce n’est pas négligeable d’avoir un vol direct entre la France et le Chili non?). Etant donné que nous allions voyager avec trois enfants en bas âge, nous n’allions pas pouvoir emmener cinq valises de vingt-trois kilos (plus les bagages à main, le sac à langer et la poussette cane), nous avons décidé de prendre cinq billets sans valise vu que nous pouvions les rajouter plus tard dans notre dossier de vol (les prix sont dégressifs : la première valise nous a coûté cinquante euros, la deuxième quarante. Je ne sais pas du tout si les prix continuent à baisser si on rajoute une troisième valise par contre). Pourquoi ne pas les prendre au moment de l’achat de nos billets? Eh bien, nous ne pouvions pas prendre seulement deux valises : soit c’était cinq valises, soit c’était aucune valise. En cas d’urgence, nous pouvions payer plus cher et les rajouter in extremis au moment du check-in à l’aéroport. Et puis pour continuer dans les avions, nous sommes allés sur le site de Latam (fusion de la compagnie aérienne chilienne LAN airlines et de la compagnie aérienne brésilienne TAM linhas aéreas) car en arrivant à Santiago, nous devions prendre un troisième avion pour descendre à Puerto Montt (mes beaux-parents habitent dans le Sud du Chili). Quand on aime, on ne compte pas!

50603807_2189561174438953_4858458904557786657_n

Pendant deux semaines, j’ai fait des listes de toutes les choses que nous devions faire entrer façon « tetris » dans nos deux valises (et on oublie pas, vingt-trois kilos par valise, sinon ce n’est pas drôle!) : des shorts et des robes mais aussi deux pantalons par personne, un certain nombre de sous-vêtements, des couches (parce qu’elles coûtent bien trop cher au Chili), des tee-shirts et des tops manches longues, des sweats et des gilets, penser à rajouter les sandales de notre tribu vu que nous allions arriver au Chili en été, de la crème solaire, une trousse de médicaments bien fournie, même chose pour la trousse de toilette (je bénis les shampoings solides, ça ne pèse rien et ça rend énormément pour une famille de cinq personnes!) et un rehausseur de siège auto. Passons aux bagages à main : encore des couches, des petits pots, de quoi hydrater Tobias comme il faut (quand on voyage avec un bébé, on a le droit d’emporter une plus grande quantité de liquide en cabine), des biscuits et des sticks de maïs soufflé, deux tenues de rechange pour Alexander et Valentina, trois pour Tobias et une pour the Husband et moi, une petite trousse de médicaments, nos brosses à dents et des dentifrices de voyage, des mouchoirs en papier, deux petites bouteilles de gel désinfectant pour les mains, des bonbons pour la gorge (et pas pour la gorge aussi, nous voyagions avec des enfants hein!), un porte-bébé manduca (very important quand on doit donner la poussette cane à l’embarquement et qu’on ne peut pas la récupérer lors d’une escale!), un ipad avec des dessins animés et une batterie externe. Les enfants ont pris aussi avec eux un petit sac à dos chacun pour emmener leurs appareils photos Vtech kidizoom avec des écouteurs, un autre jouet (pas plus), leurs lunettes de soleil (cela peut être utile quand la lumière dans l’avion gène vos enfants pour dormir. C’était un jour, une astuce!), un petit sandwich et de quoi boire.

Et comment allions-nous arriver jusqu’à l’aéroport avec toutes nos valises et notre marmaille (ils étaient tellement énervés avec leurs petits sacs à dos prêts trois jours avant le départ!)? Le train n’était pas vraiment une option car nous aurions dû prendre un bus et un tram avant d’être à la gare de notre ville. Alors, nous avons choisi notre voiture que nous allions laisser sur un parking « spécial aéroport » aux alentours de Francfort (nous avons rejoint l’aéroport grâce à une navette). Cela a ainsi permis aux enfants de dormir un peu dans la voiture avant de veiller jusqu’à bien trop tard le soir même. Vous comprenez un peu ma boule au ventre avant de partir maintenant non? Il y avait tellement de choses auxquelles nous devions penser!

IMG_5957.jpg

Les enfants m’ont surpris tellement ils ont été endurants jusqu’à être dans le deuxième avion, parce qu’avant d’en arriver jusque là, nous en avons vu des vertes et des pas mûres. Lors du premier check-in, nous avons dû sortir tous les petits pots et le liquide qui étaient dans nos bagages à main (en plus du nécessaire de toilette). Tout a été passé dans des machines à part pour voir si ce n’était pas des explosifs ou du liquide radioactif. On nous a jugé sur le fait que Tobias ne pouvait pas marcher tout seul sous le portique du détecteur de métaux (« faudrait penser à faire quelque chose pour lui ma petite dame! ». Mon poing dans ton visage est une option tu sais ducon! De quel droit cet homme, car oui, c’était un homme, s’est permis de me faire une telle réflexion en essayant de me faire porter ce poids sur les épaules, hashtag charge mentale…) et puis, le premier avion a eu du retard, beaucoup de retard, trop de retard.

Nous sommes arrivés un peu après 22h à Paris Charles de Gaulle. Nous devions prendre une navette pour changer de terminal et rejoindre notre correspondance. Seulement le hic, c’est qu’à partir de 22h, cette navette n’était plus intra aéroport : il fallait sortir du terminal (cela entraînait un nouveau passage par le check-in alors que si nous étions arrivés à l’heure, ce n’était pas nécessaire), rien n’était indiqué dans l’aéroport et en plus, il n’y avait aucun personnel au sol pour nous aider à trouver cette fichue navette! Sachant que l’embarquement de notre deuxième avion était à 22h45, les portes fermaient à 23h20, nous étions en pls. Quand nous avons enfin trouvé par nos propres moyens l’arrêt de bus où devait arriver la navette, nous nous sommes mis à courir comme si notre vie en dépendait. Et puis Valentina est tombée à cause d’une plaque de neige glacée que nous n’avions pas vu. Ses pleurs m’ont fait comme un électrochoc et je me suis dit qu’il fallait que je me reprenne pour le bien de tous. Vu que nous étions en France, c’était à moi de parler au personnel ou bien de chercher à arriver le plus rapidement possible à notre avion vu que tous les panneaux étaient écrits en français. En y repensant maintenant, je suis fière de moi car en temps normal, je suis la première à paniquer dans ces situations!

Nous avons rejoint le terminal de notre avion à 22h40 et nous nous sommes mis à courir comme des dératés jusqu’à arriver au check-in en hurlant au personnel au sol de bien vouloir nous laisser passer car ce n’était pas notre faute si nous arrivons à cette heure-ci. On nous a dit de nous calmer, on nous a aidé à passer tous nos bagages à main (en évitant de sortir tous les petits pots un par un, yeah!) car l’avion n’avait pas encore ouvert ses portes. Nous avions le temps de souffler, passer aux toilettes et acheter des bouteilles d’eau étant donné que nous étions presque tous déshydratés. Comme nous étions avec Tobias et qu’il était encore considéré comme un bébé (il sera toujours un bébé dans mon coeur de maman), nous avons pu rentrer les premiers dans l’avion (presque dix minutes avant tout le monde!), installer comme il se doit nos bagages à main dans les malles au dessus de nos têtes et pas dix rangées derrière nous, recevoir des kits de bienvenue pour les enfants et mettre en place la nacelle devant moi pour que Tobias passe la nuit. Le personnel à bord a été adorable avec nous, aux petits soins à nous apporter le nécessaire pour les enfants et aussi pour nous. Qui dit nacelle dit plus de place pour nos jambes aussi car il n’y a personne devant nous. C’est tellement agréable de savoir qu’aucun siège ne va se baisser devant nous pour nous donner cette impression d’oppression. Nous avons décidé de séparer nos deux grands dans la rangée de quatre dans laquelle  nous étions installés pour qu’ils ne se chamaillent pas en pleine nuit.

Dans cet avion, les enfants ont pas mal grignoté, car les hôtesses de l’air leur ont donné des yaourts à boire, du fromage avec du pain, des fruits et aussi des chocolats. Ils ont réussi à s’endormir tant bien que mal après le dîner qui est arrivé une heure environ après le décollage, Valentina toute tordue et accrochée à the Husband. De mon côté, j’avais réussi à mettre Tobias dans la nacelle et Alexander voulait regarder le film « Bohemian Rhapsody » avec moi alors qu’il était déjà plus de deux heures du matin. Je n’arrivais pas à m’endormir ni à me relaxer car je devais faire attention au sommeil de Tobias.

IMG_5968.jpg

Je pense que cet article est assez long pour un début de carnet de bord de voyage non? Je reviens vite pour la suite! Je vous souhaite un excellent week-end, moi, j’ai Ed Sheeran qui m’attend dimanche soir ♥

Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Sur les traces de Martin Luther à Wittemberg

IMGP1333

Aujourd’hui en Allemagne, c’est férié. Hein? Quoi? Pourquoi? Comment? Eh bien parce qu’il y a 500 ans, Martin Luther publiait ses 95 thèses dans lesquelles il dénonçait le trafic et les absurdités de l’Eglise catholique. Avec ses textes, Luther ne s’attendait pas à changer autant le monde.

En 2012, alors que j’étais encore enceinte d’Alexander, nous sommes allés the Husband et moi visiter la ville de Wittemberg (en allemand, Wittenberg, Lutherstadt ou Wittenberg-Lutherstadt), la ville dans laquelle est né le luthéranisme, nom qui lui vient de son fondateur, Martin Luther.

Pourquoi avons-nous visité cette ville? Principalement parce que c’est la religion de the Husband et il avait vraiment envie de parcourir les chemins qu’avait connu Luther à son époque. Pour ma part, je ne connaissais pas grand chose à Luther ni au luthéranisme donc c’était l’occasion pour moi de me coucher moins inculte ce jour là.

Comme je crois que beaucoup d’entre nous ne connaissent pas ou peu la ville de Wittemberg et le luthéranisme, j’ai pensé qu’il pourrait être intéressant (enrichissant même, un peu de culture ne fait jamais de mal) de vous emmener avec nous durant cette journée.

Wittemberg est une ville de Saxe-Anhalt en Allemagne et elle se situe au bord de l’Elbe.

La ville de Wittemberg est célèbre de par les origines de la réforme protestante et à cause du moine augustin Martin Luther : plusieurs bâtiments et édifices de la ville sont associés aux événements de ce temps. Une partie du cloître augustin (maison de Luther) dans laquelle Luther a demeuré (d’abord en tant que moine puis comme propriétaire avec son épouse Katharina von Bora et leurs six enfants) est préservée et a été transformée en musée en l’honneur de Luther. Dans ce musée, on retrouve de nombreuses reliques de Luther, ainsi que des portraits et d’autres peintures par Lucas Cranach l’Ancien et Lucas Cranach le Jeune (père et fils).

♣ Promenade dans la ville

IMGP1264.JPG

IMGP1265.JPG

IMGP1268.JPG

IMGP1269.JPG
Il était évident que nous allions trouver la bière de Luther!

IMGP1297.JPG

IMGP1300.JPG

IMGP1302.JPG
Place du marché, mairie et église Sainte-Marie

IMGP1303

IMGP1305.JPG

IMGP1308.JPG
Statue de Martin Luther au centre de la place du marché

IMGP1309.JPG

IMGP1311.JPG

IMGP1313.JPG

IMGP1316.JPG

IMGP1317.JPG

Mais qui était réellement Martin Luther?

Martin Luther est né le 10 novembre 1483 à Eisleben (lire aisslébeun) et est mort le 18 février 1546 dans la même ville. C’était un moine augustin allemand, théologien, professeur d’université, père du protestantisme et réformateur de l’Eglise. Ses idées ont exercé une grande influence sur la réforme protestante, réforme qui changea le cours de la civilisation occidentale et dont nous fêtons les 500 ans cette année.

Lors d’une prise de conscience, Luther a défié l’autorité papale en disant que la Bible était la seule source légitime d’autorité religieuse. Selon le moine, le salut de l’âme était un libre don de Dieu, reçu par la repentance sincère et la foi authentique en Jésus-Christ comme le Messie, sans aucune intervention possible de l’Eglise.

On connaît aussi Martin Luther pour avoir effectué une traduction de la Bible en allemand. Cette traduction a eu un impact culturel primordial sur le monde car elle a donné accès au peuple aux textes qui étaient jusqu’alors réservés à l’Eglise. L’Eglise usait et abusait de ces textes pour profiter de la naïveté des plus pauvres en leur soutirant de l’argent à outrance sous de faux prétextes par exemple.

Il y a un film très intéressant sur sa vie avec comme acteur principal Joseph Fiennes (le frère de Ralph Fiennes, l’interprète de Voldemort), je vous le conseille vivement car il explique parfaitement ce qu’a pu faire Martin Luther tout au long de sa vie. En tout cas, je vous laisse ici un lien ici pour voir le film en streaming et en anglais.

♣ Eglise de la Toussaint de Wittemberg

IMGP1271.JPG

IMGP1273.JPG

IMGP1275.JPG

IMGP1276.JPG
Plaque commémorative

IMGP1277.JPG
La tombe de Martin Luther, simple selon le souhait de Luther

IMGP1284

IMGP1285.JPG

IMGP1286.JPG
La tombe et la plaque commémorative

IMGP1291.JPG
Porte en bronze des 95 thèses de Luther

♣ Eglise Sainte-Marie de Wittemberg

IMGP1319.JPG
C’est ici qu’a eu lieu la première messe en allemand

IMGP1322.JPG

IMGP1326.JPG

IMGP1328.JPG

♣ La maison de Luther, musée de Luther (la première photo de l’article est l’extérieur du bâtiment)

IMGP1339.JPG
Ecrits de Luther ayant survécu à l’incendie provoqué par Rome en juin 1520

IMGP1344.JPG
Un des vêtements symboliques de Luther

IMGP1345.JPG

IMGP1348.JPG

IMGP1349.JPG
Luther a introduit les chants pour le peuple dans ses églises

IMGP1352.JPG

IMGP1356.JPG
Portraits de Martin Luther et sa femme Katharina von Bora par Cranach

IMGP1365.JPG

IMGP1368.JPG

IMGP1370.JPG

IMGP1372.JPG

IMGP1373.JPG
La première traduction de la Bible par Luther

IMGP1375.JPG

IMGP1377.JPG
Copie du fauteil qu’utilisait Luther

J’espère que cet article un peu plus culturel que ceux que je vous présente d’habitude vous aura intéressé. Je vous souhaite une bonne semaine!

Baby Alexander·Baby Valentina·Découvrez l'Allemagne avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Nos premières vacances à cinq

IMGP1584

Début août, avant que Valentina ne fasse sa première rentrée au jardin d’enfants, nous sommes partis quelques jours pour nos premières vacances à cinq.

Nous sommes partis à Dresden en voiture, soit un peu plus de 350 kilomètres. Le voyage s’est présenté à nous sur un coup de tête suite à quelques facteurs qui favorisaient ce voyage : the Husband avait pris une semaine de vacances à ce moment là pour m’aider avec les jours d’acclimatation de Valentina au jardin d’enfants (je devais rester dans un coin de sa classe pour quelques heures durant quelques jours pour qu’elle ne se sente pas abandonnée et aussi pour la voir évoluer avec ses camarades. Du coup, the Husband devait rester avec Tobias à la maison pour me faciliter la tâche), le parrain et une des marraines d’Alexander venaient nous rendre visite (ils arrivaient tout droit du Chili!), on a voulu jouer les guides touristiques pour eux en leur montrant Dresden et finalement, avec les jardins d’enfants en Allemagne, on peut prendre nos vacances un peu quand on veut, même du jour au lendemain.

Pour le logement, rien de plus facile : nos anciens propriétaires nous recevaient gratuitement dans notre ancien appartement, appartement qu’ils gardaient pour leurs filles et leurs familles ainsi que les personnes qui leur sont chères (je suis émue en écrivant ça. Je suis touchée du geste de ce couple qui nous a vu passer de jeunes mariés sans enfants à parents. Et puis les gens comme ça, on n’en croise plus beaucoup dans notre monde actuel, hashtag c’était mieux avant). Cela nous enlevait aussi une épine du pied niveau budget vacances organisées un peu au dernier moment.

Il a ensuite fallu penser aux valises. Ne pas emporter trop de choses pour encombrer le coffre, le juste nécessaire avec un peu de « au cas ou » et au pire, connaissant Dresden presque comme notre poche, on savait où aller pour acheter telle ou telle chose (ouh la belle excuse pour acheter quelque chose, huhu!). Si les vêtements se salissaient, on avait acheté une miniature de lessive chez DM pour faire de la lessive à la main. Pour quatre jours et trois nuits, j’ai réussi à faire tenir des serviettes de bain, des draps, des vêtements pour moi et mes trois enfants, deux paquets de couches, du maquillage, notre shampoing et bain moussant (astuce : prendre du bain moussant qui convient à tous types de peaux et tous types d’âges, on gagne de la place dans nos valises!) notre pochette de médicaments et premiers soins dans une grande valise!

Et dans cette trousse de médicaments et premiers soins, qu’est-ce qu’il y avait?

  • Un spray d’eau de mer pour adulte
  • Du sérum phy
  • Du paracétamol pour adulte
  • De l’ibuprofène pour adulte
  • Du collyre en cas de conjonctivite (ça arrive souvent avec un rhume et / ou un courant d’air chez nous alors avec la clim dans la voiture… Il valait mieux prévenir!)
  • De la crème bepanthen
  • Des pansements à couper plus facile que la ribambelle de pansements de tailles différentes
  • Un spray désinfectant
  • De la crème Weleda pour les petites fesses en couche
  • Une autre crème en cas d’érythème fessier
  • Des suppositoires d’ibuprofène pour les enfants, de deux dosages différents
  • De l’arnica en homéopathie (si les enfants se cognent au visage, c’est plus simple d’utilisation)
  • De l’arnica en crème
  • De l’homéopathie pour contrer de petits symptômes grippaux
  • Quelque chose à administrer à Valentina en cas de nouvelle convulsion fébrile
  • Une crème hydratante pour l’eczéma du nourrisson pour Tobias
  • Un thermomètre auriculaire
  • Un thermomètre digital électronique à pointe souple
  • De la crème solaire
  • De l’eau thermale pour apaiser les coups de soleil (on leur a mis de la crème solaire mais on ne sait jamais hein!)
  • Les carnets de santé des enfants avec leurs cartes vitales
  • Un couteau suisse (ça sert toujours et comme ça, on ne le perd pas s’il est dans une pochette)

Après avoir organisé les valises, il fallait s’occuper de la préparation du trajet en voiture. J’avoue que la première chose que j’ai checké, c’est l’ipad, les films déjà présents dessus pour voir s’il fallait en rajouter et le pourcentage de charge de la batterie (hashtag bad mother inside, oups!). Alexander et Valentina ont eu le droit de choisir un jouet chacun pour les emmener avec eux. Pourquoi seulement un? Parce que s’ils en avaient trop à disposition, ils allaient les éparpiller n’importe où au risque d’en perdre un (ou plusieurs), de pleurer s’ils ne le(s) retrouvaient pas et c’était aussi un moyen de leur en acheter de nouveaux pendant les vacances. Qui dit nouveau dit « oh il est trop cool ce jouet, je vais jouer avec tout le temps et dormir avec tellement je l’aime! » (astuce : ça marche aussi pour les occuper dans la voiture au retour. Merci l’attrait de la nouveauté!). Moment mignon de leur part : ils ont choisi tous les deux leurs Woody de « toy story ». On avait aussi mis dans une portière un water wow (un carnet de dessins qui se dévoilent en leur passant dessus un pinceau d’eau fourni avec le carnet. Quand ça sèche, les dessins disparaissent et on peut recommencer à les peindre à l’infini). Pour Tobias, un hochet, une Sophie la girafe, un cube à accrocher à la poussette et qui fait du bruit et c’était bon (il adore me tirer les cheveux, attraper mes lunettes ou bien encore faire tourner les breloques de mon bracelet pandora entre ses petits doigts. C’est pratique ça, je l’ai tout le temps avec moi!). J’ai aussi préparé dans un sac isotherme de quoi manger et / ou  grignoter : des petits sandwichs avec du fromage frais ou du fromage à pâte dure (ça salit moins la voiture), des petits gâteaux salés au sésame de chez DM (je vous l’avais dit dans mon dernier article que DM c’est top!), et surtout, beaucoup de fruits et légumes crus prêts à être consommés (des raisins sans pépins, des sticks de carotte, des rondelles de concombre, des pommes en quartiers…). Ce sac était à ma disposition à l’arrière de la voiture depuis mon siège. Finalement, ils avaient chacun une gourde d’eau fraîche (mais pas trop. C’était de l’eau du robinet, pas de l’eau réfrigérée) à côté d’eux.

Nous avons pris la route vers 16h30 en ayant occupé auparavant les deux plus grands enfants avec des jeux et de la danse pour les fatiguer et ils ont sauté l’heure de la sieste (ils étaient trop énervés de toute façon en voyant leur père remplir le coffre de la voiture!). Ils sont restés éveillés une bonne heure à jouer ensemble pendant que Tobias dormait et ensuite, ils ont sombré dans un sommeil paisible. Nous avons dû les réveiller pour faire une pause sur une aire d’autoroute, manger quelque chose de chaud, allaiter, changer les couches, passer aux toilettes, profiter de l’aire de jeux et reprendre ensuite la route pour arriver à destination aux alentours de 21h, l’ipad aidant à rendre le reste du trajet plus amusant. Nous avons à notre arrivée retrouvé le parrain et la marraine d’Alexander qui eux arrivaient de Berlin. Ils logeaient dans une chambre de nos anciens propriétaires car ils font aussi chambres d’hôtes.

Après une douche, je peux vous dire que personne n’a traîné pour aller au lit! Nous dormions tous les cinq dans la même chambre : Tobias avec moi dans un lit deux places pour faciliter les tétées nocturnes et les changements de couches, the Husband dans un lit une place, Valentina dans un lit parapluie (la connaissant, c’était nécessaire parce que sinon, elle allait vadrouiller la nuit et personne n’aurait dormi!) et finalement Alexander sur un matelas gonflable à rebords eux aussi gonflables pour qu’il ne tombe pas durant son sommeil.

Le lendemain, nous nous sommes levés assez tôt afin d’aérer et de faire entrer de l’air frais dans le logement que nous occupions parce que nous avions un temps caniculaire et nous étions sous les toits, sans volets aux fenêtres (et je le rappelle, cinq dans la même chambre, coucou la fournaise!). Nous avions aussi pensé à emporter avec nous de quoi prendre notre premier petit-déjeuner sans courir aux aurores au premier supermarché around the corner. Nous sommes ensuite partis avec le parrain (Juan Carlos, aka JC) et la marraine (Jeanette) direction le centre-ville de Dresden. Nous n’avions pas d’idées fixes, de choses à faire absolument, nous nous sommes laissés porter par nos envies au cour de la journée.

IMGP1428.JPG

IMGP1435.JPG

IMGP1440.JPG

IMGP1441.JPG

IMGP1446.JPG

IMGP1450

IMGP1451.JPG

IMGP1463

IMGP1485

IMGP1490.JPG

IMGP1491.JPG

IMGP1513.JPG

Nous leur avons montré les monuments principaux de la ville, nous nous sommes arrêtés manger une glace et profiter de la clim des galeries marchandes dans lesquelles les enfants ont fait du petit train, des constructions en lego (et moi, ça m’a permis d’aller faire un premier tour chez primark avec Jeanette et Tobias sans avoir peur de perdre Alexander ou Valentina dans les rayons). Vers 16h, nous sommes repartis vers notre logement car JC et Jeanette devaient récupérer leurs valises parce qu’ils prenaient un train à 17h30 direction Frankfurt pour décoller vers l’Islande. Après des aurevoirs assez tristes, the Husband est resté avec Valentina et Tobias (après une tétée) à l’appartement pendant que j’emmenais Alexander à sa première séance de cinéma (tchi tchaaa, les jeunes ne comprendront pas, tant pis!) : moi, moche et méchant 3, en 3D en plus et même qu’on avait acheté des m&m’s qui croustillent. La totale quoi! Il était tellement content, il riait à gorge déployée à chaque blague ou scène drôle et il lui arrivait de me prendre la main pour me l’embrasser. C’était une des seules choses que j’avais planifiée pour ce voyage, l’emmener au cinéma, cinéma dans lequel je suis allée voir mon dernier film au cinéma en décembre 2012, quelques jours avant qu’il ne vienne au monde. En rentrant, nous sommes allés acheter de quoi dîner, Tobias en manduca, Valentina et Alexander donnant la main à leur papa. Ils étaient tellement heureux d’être en vacances et faire des choses qui sortaient de l’ordinaire!

IMGP1526.JPG

IMGP1528.JPG

IMGP1535.JPG

IMGP1534.JPG

IMGP1542.JPG

IMGP1547

IMGP1551.JPG

IMGP1553

IMGP1556.JPG

IMGP1558.JPG

IMGP1561.JPG

IMGP1568.JPG

IMGP1570.JPG

IMGP1576.JPG

IMGP1580.JPG

IMGP1587.JPG

IMGP1592.JPG

Le lendemain, même chose que la veille, réveil assez tôt pour ventiler le four dans lequel nous logions. Nous sommes allés acheter du pain frais, des gâteaux et des viennoiseries pour nous faire un super petit-déjeuner avant de partir faire un tour à la brocante qui a lieu tous les samedis (même l’hiver, mais il y a moins d’exposants) au bord de l’Elbe, fleuve qui traverse la ville. La veille, nous avions pris le Strassenbahn (le tram en Allemagne) pour aller en ville. Cette fois-ci, nous y sommes allés en voiture en prévision de possibles achats à la brocante. Cette brocante était la même que dans mes souvenirs, terriblement bien! Nous nous sommes arrêtés devant le stand de deux soeurs adorables qui vendaient de l’artisanat russe pour une bouchée de pain. The Husband a beaucoup aimé un service datant des années 60 avec des petites assiettes à dessert, des tasses, un petit pot à lait et un sucrier qu’elles vendaient pour presque rien. Malheureusement pour elles, quelqu’un avait eu la mauvaise idée de voler une des tasses. The Husband les a remercié pour leur gentillesse car elles avaient été adorables avec les enfants et nous avaient fait un prix pour de l’artisanat russe que nous avions choisi mais il ne voulait pas acheter un service incomplet, nous avons donc continué notre chemin. Une des soeurs nous a alors couru après pour notre proposer d’emporter tout le service avec nous, elles nous en faisaient cadeau! C’était tellement, mais tellement incroyable, wow quoi! En plus, elles nous emballé tout le tout dans de beaux napperons de Pâques. Plus loin, j’ai trouvé un petit fauteuil et une petite table en osier pour les poupées de Valentina, elle était ravie. Alexander n’était pas en reste, quelqu’un lui a offert un petit camion. Finalement, nous avons craqué pour une pièce de porcelaine de Meissen et j’ai même trouvé un cache pot tête que je cherchais depuis longtemps. Le prix en dessous était en deutschmarkt, ça m’a fait rire. Les enfants ont eu le droit à une glace et nous sommes rentrés déjeuner à l’appartement.

Comme je vous l’avais dit plus haut, les enfants étaient aux anges avec leurs nouveaux jouets. Après une petite sieste, nous sommes allés faire un tour en bateau à vapeur sur l’Elbe pour rejoindre le centre-ville faire de derniers achats. Les enfants étaient fascinés d’être sur un bateau, voyager sur l’eau, c’était nouveau pour eux. Vers 20h, nous étions totalement HS mais il fallait prendre le Strassenbahn pour rentrer et il pleuvait. Tobias est passé de la poussette au porte-bébé et Valentina s’est installée dans la poussette. Tout était bien programmé vous voyez!

Nous sommes partis le lendemain matin après avoir vu un défilé de plus de 200 Harley dans le quartier dans lequel nous logions. Alexander était émerveillé, il faisait coucou à tout le monde et sa soeur l’imitait bien évidemment!

Pour nos premières vacances à cinq, deux adultes et trois enfants (et avec l’aide de JC et Jeanette le premier jour), je n’en garderais que de bons souvenirs. Tout s’est déroulé encore mieux que ce que je ne l’aurais souhaité. On va dire que c’était des vacances d’essai, je n’en attendais rien de spécial mais c’était encore mieux que ce dont j’avais rêvé. Maintenant, nous avons envie de tenter un voyage un peu plus « sport », à l’étranger pourquoi pas? L’Ecosse nous tente énormément mais on va attendre que les enfants soient un peu plus grands.

Et vous alors, comment se sont passés vos vacances en famille ou bien comment les imaginez-vous? Racontez-moi tout, je suis curieuse!

Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Quelques heures à Valparaíso au Chili

IMGP7954.JPG

Bonjour à vous! Je prévois un article sur les langues que parlent nos enfants et même nous, the Husband et moi mais il me prend plus de temps que prévu (sûrement parce que j’ai encore trop de choses à dire!). Du coup, pour changer, je vous emmène au Chili avec moi lors d’une balade que nous avions fait avec Alexander et quand j’étais juste enceinte de Valentina. Cela remonte je sais, mais Valparaíso est une si belle ville que ce serait dommage de ne pas partager ces photos avec vous! Etant avec un tout petit Alexander (il est encore petit à mes yeux hein, donc bon, là, il était tout petit!), nous ne pouvions pas y passer toute la journée, et en plus il faisait chaud! Alors nous avons choisi de passer par le port, de monter dans un funiculaire, le Concepción pour cette fois-ci (ce n’est pas simple avec une poussette… Il a fallu qu’on la passe au dessus du tourniquet!) et finalement descendre la rue à pied pour rejoindre le métro. Vous êtes prêts pour la visite? C’est parti!

IMGP7955.JPG

IMGP7956.JPG

IMGP7957.JPG

IMGP7961.JPG

IMGP7963.JPG

IMGP7964.JPG

IMGP7965.JPG

IMGP7967.JPG

IMGP7968.JPG

IMGP7971.JPG

IMGP7972.JPG

IMGP7973.JPG

IMGP7974.JPG

IMGP7975.JPG

IMGP7976.JPG

IMGP7977.JPG

IMGP7978.JPG

IMGP7979.JPG

IMGP7984.JPG

IMGP7986.JPG

IMGP7987.JPG

IMGP7991.JPG

IMGP7998.JPG

IMGP8000.JPG

IMGP8001.JPG

IMGP8003.JPG

IMGP8004.JPG

IMGP8006.JPG

IMGP8007.JPG

IMGP8011.JPG

IMGP8012.JPG

IMGP8014.JPG

IMGP8015.JPG

IMGP8016.JPG

IMGP8017.JPG

IMGP8021.JPG

IMGP8031.JPG

IMGP8034.JPG

IMGP8035.JPG

IMGP8036.JPG

IMGP8037.JPG

IMGP8038.JPG

IMGP8040.JPG

IMGP8042.JPG

IMGP8043.JPG

IMGP8046.JPG

Etes-vous déjà allés au Chili? Et à Valparaíso plus précisément? J’espère que la visite vous aura plu et/ou vous aura donné l’envie d’aller au Chili!

Découvrez le Chili avec moi·La vida de Lindanita·Let's travel

Ce qui me manque du Chili

IMGP8025[Valparaíso]

Avec cet hiver qui n’en finit pas, notre envie de prendre le premier vol pour le Chili se fait de plus en plus présente. Nous n’y sommes pas retournés depuis le baptême d’Alexander et le mariage de mon beau-frère, c’est à dire mars 2014. Une éternité en somme! Après avoir vécu de juillet 2007 à décembre 2009 dans ce magnifique pays d’Amérique latine, j’ai quelquefois le coeur lourd en pensant à ce que nous avons laissé là-bas.

Avant de vous en parler, je tiens à souligner que je parlerais principalement des villes, des régions que le connais, c’est à dire la quinta región (la cinquième région) avec Viña del Mar et Valparaíso et la región de los lagos (la région des lacs) avec Puerto Varas et Puerto Montt.

IMGP7933.JPG[Viña del Mar]

IMGP7978.JPG[Valparaíso]

Les gens pour commencer. Là-bas, la mentalité est tellement différente! Je ne me suis jamais sentie jugée pour ce que je suis, physiquement ou moralement parlant. Les gens ont presque la totalité du temps le sourire visé au visage ce qui donne irrémédiablement envie de sourire en retour. J’ai souvent été accostée dans la rue, mais cela ne s’apparentait aucunement à du harcèlement de rue : une promo pour un magasin, le menu d’un restaurant, me demander l’heure… On ne sent pas la morosité dans la foule, il y a toujours quelque chose ou quelqu’un pour nous aider à nous sentir mieux après une journée de travail ou bien encore pour commencer gaiement la journée. Il n’est pas difficile de se lier d’amitié avec quelqu’un au Chili, je vous assure! Les Chiliens sont aussi très généreux et sont les premiers à vouloir vous aider.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA[Puerto Varas]

OLYMPUS DIGITAL CAMERA[Puerto Varas]

La musique, que ce soit à la radio, à la télévision ou bien encore dans la rue. Qui dit Chili, dit musique en espagnol la plupart du temps. Des chansons romantiques, de la cumbia, du reggaeton, de la popdu merengue, de la bachata… Vous n’avez que l’embarras du choix! J’ai toujours l’impression d’être en vacances quand j’écoute la radio là-bas. Ca doit être l’effet musique de l’été en espagnol qui ressort (bah oui, on entend peu de chansons en espagnol à part durant l’été en France non?). Dans la rue, il y a toujours de la musique en fond sonore qui sort d’un magasin ou bien encore un groupe qui joue dans la rue (ils vendent même parfois leurs cd!). Je vous invite à cliquer sur les types de musiques que j’ai cité précédemment, ils vous renverront vers des clips qui vont donneront envie de danser, j’en suis sûre (et puis en cliquant ici, vous verrez une petite vidéo personnelle faite lors de notre dernier voyage qui vous montre un groupe jouant dans les rues de Viña del Mar)!

IMGP7938.JPG[Viña del Mar]

IMGP8046.JPG[Valparaíso]

Le cinéma et la télévision. Là-bas, peu de choses sont doublées (bon les dessins animés quand même pour les enfants, faut pas pousser!), presque tout est avec des sous-titres. C’est tellement agréable! Combien de fois nous avons dû chercher en Allemagne des séances de films en version originale, et au Chili, nous n’avions que l’embarras du choix. En plus, selon mes souvenirs, je n’ai pas payé plus de six euros une entrée au cinéma. A la télévision, comme nous avions le satellite, nous avions des chaînes telles que hbo, fox, warner bros… avec toutes les dernières saisons des séries que nous suivons actuellement en Europe! Et naturellement, tout en version originale sous-titrée.

IMGP7893.JPG[Viña del Mar]

IMGP8036[Valparaíso]

Les rues colorées de Valparaíso. Même si ma ville favorite est et restera toujours Viña del Mar, c’est toujours un émerveillement pour moi d’aller me promener à Valparaíso. Les murs des maisons de Valparaíso sont un musée à ciel ouvert. Soit les murs sont d’une couleur ou bien l’on peut voir des fresques magnifiques. De plus, le centre historique de la ville a été déclaré patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco en 2003. Ca veut tout dire de la beauté de Valpo non? Le groupe espagnol « la oreja de Van Gogh » (l’oreille de Van Gogh) a même filmé un clip au coeur de la ville aux multiples couleurs. Vous voulez le voir? C’est par ici!

IMG_1835.JPG[Castro]

IMG_1475.JPG[Angelmó]

Le fait main de qualité et à bas prix. Au Chili, vous ne payerez pas des milles et des cents (ouh l’expression de vieille!) pour des choses faites main. Comme vous pouvez le voir sur la photo des poupées en tissu, elles coûtent 3000 pesos soit environ 4€. En France (ou en Allemagne, ou en Europe), je suis sûre que les prix seraient plus proches des 15 à 20€ par poupée non? On peut trouver de magnifiques écharpes en alpaga pour une somme dérisoire et de superbes gilets faits avec de la laine brute pour une bouchée de pain. Il existe même une ville, la Ligua, qui a son économie basée sur l’industrie et la vente de textiles faits dans cette même ville, très souvent à la main et à base de laine naturelle (sans fibres artificielles quoi). J’ai un gilet que j’ai acheté là-bas pour une quinzaine d’euros, il n’a pas bougé et surtout, il n’a pas du tout bouloché! Il y a aussi les bijoux qui sont à base d’argent ou de cuivre qui valent le détour. Ah et n’oublions surtout pas les choses en bois comme des jouets pour les enfants!

IMG_2784.JPG[los saltos de Petrohué]

IMG_1910[le copihue, symbole du Chili, Puerto Varas]

La beauté de la nature. Les paysages que l’on peut voir au Chili sont un régal pour les yeux. Il y a la mer ou des lacs partout. Les fleurs sont toutes plus belles les unes que les autres. Que dire des couchers de soleil qui sont la plupart du temps roses et violets? Depuis la cuisine de mes beaux-parents, on peut voir au loin le volcan Osorno  les pieds dans le lac Llanquihue quand les jours ne sont pas nuageux.

IMG_1425.JPG[Angelmó]

IMGP8072.JPG[Colegual]

Les fruits et les légumes. Pas ces fruits et légumes qu’on retrouve dans les supermarchés en Europe, ceux qui n’ont goût de rien, pas ceux qui n’ont qu’un goût d’eau. Au Chili, j’ai redécouvert le goût des fruits et des légumes. Et puis j’en ai connu de plus exotiques : le cherimoya, le mankaki, la papaye chilienne pour ne citer qu’eux (cliquez sur leurs noms pour voir à quoi ils ressemblent). Et puis l’avocat que les Chiliens mangent à toutes les sauces (c’est une expression, ça veut dire qu’ils en mangent presque tout le temps mais pas à toutes les sauces, vous m’avez comprise!) : la palta Hass ou la palta fuerte pour ne citer que ces deux variétés. Ils ne coûtent pas aussi cher qu’en Europe, on les achète souvent au kilo et non à la pièce et il est rare d’en manger un mauvais. Depuis mon séjour au Chili, si on me propose du chocolat ou un bon avocat, je choisis l’avocat sans hésiter!

IMG_1767.JPG[empanadas fritas, Puerto Varas]

IMG_1443.JPG[alfajores et cuchuflis, Angelmó]

♣ Et finalement, il ne faut pas se leurrer, la nourriture, bien évidemment! Selon moi, tout est meilleur là-bas. En même temps, si les fruits et les légumes sont meilleurs qu’en Europe, c’est déjà une bonne base non? Il y a les empanadas (beignets de viande) qui sont soit frits, soit cuits au four, le manjar (la confiture de lait), les alfajores (deux biscuits moelleux qui forment un espèce de sandwich avec au milieu de la confiture de lait, de la confiture de lait avec de la noix de coco, de la figue, des prunes au rhum…), les poissons et fruits de mer, le mote con huesillo (des pêches au sirop avec du blé), les barbecues de fous, les glaces aux goûts délirants comme « cheescake de manjar chip » (cheesecake de confiture de lait avec des copeaux de chocolat), les completos (comme un hot-dog sauf que là, il y a de la purée d’avocat et des dés de tomate), le pastel de choclo (pour faire simple, un hachi-parmentier élaboré où la purée pomme de terre est remplacée par de la purée de maïs), le chupe de jaiva (un gratin à base de crabe)… Et la liste pourrait être encore très longue!

Ce n’est pas tout mais avec cette liste que je viens de terminer, j’ai le passeport qui me démange et n’ai qu’une envie, m’envoler au plus vite vers le Chili!

Découvrez l'Allemagne avec moi·Let's travel

Der Striezelmarkt, un marché de Noël à Dresden

01.JPG

Guten Tag! Comme je vous l’avais dit sur la page facebook du blog, nous sommes allés passer quelques jours à Dresden pour profiter de cette ville qui nous a accueillis un peu plus de trois ans. Quand le mois de décembre arrive dans cette ville, elle revêt ses plus beaux habits de lumière et devient encore plus belle que d’habitude (je ne suis pas objective, Dresden ayant volé mon coeur depuis bien des années ♥). Il était donc tout naturel d’y retourner en fin d’année pour pouvoir profiter comme il se doit de la capitale saxonne.

Après l’avoir quitté en mars 2013 (peu après la naissance de notre petit garçon), nous n’avons pu revenir qu’une fois à Dresden, pour que the Husband reçoive son diplôme de docteur ingénieur en électronique (à vos souhaits! ^^) et ce fut un passage éclair. Ensuite le tourbillon de la vie nous a emporté avec son quotidien plus que rempli. Mais cette année, il était hors de question que je renonce à Dresden, oh non! J’ai donc proposé à the Husband un voyage de quelques jours. Il m’a alors répondu que si j’organisais tout, il était partant. Après quelques recherches sur le net, j’ai trouvé un particulier qui louait son appartement avec tout ce dont nous avions besoin (lit pour petit enfant, lit pour bébé, chaise haute, grande salle de bain avec une baignoire, place de parking…) et dans notre ancien quartier en plus! Je suis rentrée en contact avec la gentille Anke, lui expliquant le but de notre visite et la réservation a été prise. Ca a été très rapide et j’étais bien contente de partir en vacances (la dernière fois étant dans la famille de the Husband au Chili, j’étais enceinte d’un mois et les nausées commençaient à arriver. Je n’avais donc pas pu profiter de ces vacances comme je l’aurais voulu).

Deux semaines après, je rentrais à l’hôpital pour ma perte de vision. Quand je voyais la batterie d’examens que l’on me faisait, le peu d’explications que l’on me donnait, ce qui m’attristait beaucoup, c’était cette impression que j’allais devenir aveugle et / ou impotente, incapable de faire quoi que ce soit et que nos vacances allaient nous échapper. Un mois avant le voyage, après une longue attente, j’ai enfin su que j’avais une sclérose en plaques et selon mon neurologue, je devais continuer de vivre comme avant, ne rien me refuser. C’est ce que j’ai fait en profitant à 200% de nos vacances. Pendant quatre jours, mon leitmotiv a été le suivant : quand on veut, on peut!

Valentina en poussette, Alexander d’une main, the Husband de l’autre, nous voilà partis pour nos premières vacances à quatre (et quelquefois Valentina en manduca et Alexander en poussette pour qu’ils puissent faire la sieste sans que l’on doive rentrer à l’appartement. Une vraie expédition!).

Un passage obligé à Dresden au mois de décembre, c’est la place Altmarkt (lire tel quel et traduire par place du vieux marché) où prend place le Striezelmarkt (lire strizeulmarkt), un des marchés de Noël les plus anciens d’Allemagne. Cette année, cela fait déjà 581 ans que ce marché de Noël est présent à Dresden parmi tant d’autres (il y a aussi celui autour de la Frauenkirche, celui dans la grande rue pleine de commerce, celui à côté du pont Blaues Wunder… En même temps, les marchés de Noël sont une institution en Allemagne!). Pour le côté historique, le premier Striezelmarkt remonte au 14 octobre 1434, jour durant lequel le prince électeur Friedrich II. a accordé un privilège aux habitants de Dresden. Il leur a fait installer un marché de viandes après une période de jeûne afin qu’ils puissent venir choisir leurs rôtis de Noël. Quelques années plus tard, d’autres types de vendeurs sont venus s’installer sur ce marché comme des vendeurs de pains chrétiens rebaptisés ensuite Stollen (lire stoleun). A partir de 1500, le marché de Noël se déroulait le dernier lundi avant Noël et ce jour a été appelé le Striezelmontag (lire strizeulmonntag). Je ne vais pas en dire plus de peur de vous ennuyer!

Cela a été un vrai plaisir de flâner à nouveau entre les petits chalets aux toits si bien décorés (certains avaient des lutins animés, des étoiles grosses comme ma tête, des trains électriques, des pères Noël en train de boire une tasse de vin chaud… Il y en a pour tous les goûts!). Je vous invite à vous promener avec nous et à en prendre plein les yeux!

02.JPG

03.JPG

04.JPG

05.JPG

06.JPG

07.JPG

08.JPG

09.JPG

10.JPG

11.JPG

12.JPG

13.JPG

14.JPG

15.JPG

16.JPG

17.JPG

18.JPG

19.JPG

20.JPG

21.JPG

22.JPG

23.JPG

25.JPG

27.JPG

28.JPG

30.JPG

32.JPG

33.JPG

36.JPG

37.JPG

38.JPG

39.JPG

41.JPG

42.JPG

43.JPG

44-1.jpg

45.JPG

46.JPG

47.JPG

48.JPG

49.JPG

50.JPG

51.JPG

52.JPG

53.JPG

54.JPG

55.JPG

56.JPG

58.JPG

59.JPG

60.JPG

61.JPG

62.JPG

63.JPG