Baby Valentina·La vida de Lindanita

Ce jour où j’ai eu ma fille dans les bras pour la première fois…

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Le 8 mars 2013, j’avais écrit un article sur le blog pour vous parler de la naissance d’Alexander, notre bébé de Noël. Et maintenant j’ai bien envie de partager avec vous le moment où Valentina a décidé de pointer le bout de son nez.

Valentina devait arriver le 3 novembre, ça, c’est ce que ma gynéco en carton nous avait dit. Et au bout de dix jours, c’est à dire le 13 novembre, aucune nouvelle de notre fille, elle préférait rester bien au chaud. Du coup, l’hôpital où j’allais accoucher et ma gynéco avaient décidé de me déclencher avec un gel ce même 13 novembre à 9h du matin. Nous sommes arrivés à l’heure mais nous avons bien dû attendre une heure et demie avant qu’un médecin nous reçoive. Super, j’aurais pu dormir plus longtemps! Auparavant, une amie était venue chercher Alexander à la maison pour que the Husband puisse rester tout le temps avec moi pour m’épauler et m’aider à comprendre les médecins quand les contractions seraient trop fortes pour comprendre un seul mot d’allemand (oui oui, avec la douleur, à un moment, mon cerveau fait un blocage…).

Ca y est, une femme médecin nous reçoit enfin et premièrement, elle m’installe le cathéter. Mmmh, c’est toujours aussi agréable, on en redemanderait! Elle y est arrivée du premier coup mais j’ai eu mal une partie de la matinée. Elle me dit ensuite qu’il faut que je fasse un monitoring d’au moins trente minutes pour voir si la pose du gel est bien nécessaire. Mais on va y passer la journée ma parole! Le monitoring est passé, aucune contraction à signaler, du coup, on doit attendre de nouveau le médecin pour que je reçoive enfin ce gel dont on me parle depuis que je suis arrivée. Ca y est, c’est fait, ça me brûle mais on me dit que c’est normal. Mais quelle joie je vous dis! Un autre monitoring, mais de presque une heure cette fois-ci, c’est parti… On m’apporte un plateau déjeuner mais je suis déjà fatiguée donc je ne mange presque rien. C’est the Husband qui est content, il peut remplir un peu son estomac même si ce que l’on nous propose n’est franchement pas très bon. Pas de contraction, donc du coup, on m’emmène au dernier étage de l’hôpital pour m’installer dans ma chambre.

Veuillez revenir de nouveau dans trois heures pour faire un nouveau monitoring, merci! Je dis à mon mari de rentrer un peu à la maison mais il ne veut pas me laisser de peur que baby girl arrive sans crier gare. Les trois heures sont passées, retour au monitoring. Trois pauvres contractions que j’ai à peine senti, donc le gel n’a pas fonctionné. Retournez dans votre chambre et revenez dans trois autres heures pour un autre monito. S’il n’y a toujours pas de contractions, on appliquera de nouveau du gel, mais une double dose. Elle va bien finir par sortir votre fille!

Je vous passe les explications, on me pose donc la double dose de gel trois heures plus tard. J’ai bien dû boire deux ou trois cafés au distributeur de l’hôpital pour tenir le coup, car je sentais que cette journée allait être longue, mais looongue! Retour au dernier étage dans ma chambre, on m’apporte de quoi manger et là, je dévore ce qu’il y a sur mon plateau, du pain avec du fromage, de la confiture et un yaourt.

Trois heures plus tard, ça y est, enfin, les contractions sont là et elles sont régulières, du coup, je reste au service maternité. Il doit bien être dans les environs de 23h quand les contractions sont régulières et deviennent assez douloureuses. On me propose de prendre un bon bain chaud avec des huiles essentielles pour me relaxer. Ca a été difficile de rentrer dans la baignoire mais une fois dans l’eau, j’ai pu en profiter et avoir moins mal. Les bains, c’est bien, mais au bout d’un moment, l’eau refroidit et en plus, on s’embête! Tant bien que mal, j’essaie de sortir de la baignoire mais j’ai de plus en plus de contractions douloureuses et c’est un calvaire sortir de l’eau. J’attends qu’une contraction passe et je sors au plus vite de l’eau avant qu’une autre contraction arrive au risque de tomber. Je me sèche comme je peux avec la petite serviette que l’on m’a donné avant de me baigner et je commence à claquer des dents sous le coup de la douleur, ça me rappelle mon premier accouchement.

Nous appelons la sage-femme de garde pour savoir si je peux enfin passer en salle d’accouchement parce que celle où je suis actuellement est une salle de préparation à l’accouchement. Elle nous répond que oui, mais franchement, elle n’aurait pas pu nous le proposer avant pour que je puisse profiter d’un lit plus confortable (en fait je n’avais même pas de lit avant, c’était une table d’auscultation, le truc vraiment pas confortable quoi!), des lumières tamisées, une balle de gymnastique pour essayer de calmer les contractions… Et puis the Husband allait enfin avoir un fauteuil pour pouvoir dormir car il devait être plus de minuit.

Les contractions sont encore plus fortes (certaines ont des pics à 80 voire 90, je ne sais pas comment elles sont mesurées en France vu que j’ai eu mes deux accouchements en Allemagne), une vraie souffrance, je vous assure. Cette fois-ci, vu que bébé n’arrive pas comme un bouchon de champagne, j’ai eu le temps de demander la péridurale. Bonjour les légendes urbaines qui disent que la péridurale se fait avec une aiguille looongue comme ça, que ça fait super mal, bla bla bla… Que nenni, c’est juste le kiff total (enfin presque hein, parce que ça pique quand même un peu)! The Husband a dû m’aider pour que je puisse comprendre ce que l’on me disait pour me mettre en position car la douleur provoquée par les contractions commençait à me brouiller la vue et la seule chose que j’arrivais à dire en allemand, c’est « entschuldigung, ich verstehe nicht » (pardon, je ne comprends pas) mais les deux anesthésistes ont été des amours en essayant de me calmer et de m’expliquer au mieux avec des mots simples ce que je devais faire. La péridurale a été posée, j’ai eu le droit à deux bonbons haribo pour me changer les idées. La femme anesthésiste m’a alors touché la plante des pieds et m’a mis de l’eau en spray sur les deux jambes pour savoir si la péridurale était bien dosée des deux côtés. C’est bon, tout est parfait, je peux enfin me reposer.

La péridurale, ça fait vraiment planer, c’est dingue! Je sentais les contractions arriver mais la douleur disparaissait d’un coup. j’ai presque réussi à m’endormir tellement j’étais bien. A 3h30 du matin passées, alors que j’étais presque endormie, j’ai senti une sensation humide là en bas. La poche des eaux s’est rompue, Valentina était sur le point d’arriver! Nous appelons la sage-femme qui s’est occupée de moi depuis les fortes contractions et elle s’empresse d’appeler le médecin de garde pour de possibles complications. Les contractions sont tellement fortes que je commence à claquer de nouveau des dents mais je ne ressens pas de douleur. C’était vraiment bizarre comme sensation. Rencontre imminente avec notre fille! La sage-femme prend une de mes jambes et la place sur son épaule pour m’aider à pousser et the Husband doit me relever la tête pour m’aider à pousser lui aussi.

On regarde le monitoring, à la prochaine contraction, il faudra pousser. D’accord, je vais tout donner! Première contraction, elle voit la tête. Deuxième contraction, la tête est sortie. Troisième contraction, c’est au tour des épaules. Quatrième contraction, elle est dans mes bras. Je n’ai pas eu du tout mal, j’ai juste senti que quelque chose se passait là en bas quand les épaules sont passées. Merci la péridurale, je t’aimerais à vie! Pas besoin d’avoir de points cette fois-ci, pas de dégâts à signaler (heureusement, parce que sinon, je ne sais pas comment j’aurais pu m’occuper de Valentina et Alexander à longueur de journée).

Ca y est, Valentina est née, le 14 novembre 2014 à 3h55 du matin. Quand elle a été enfin sortie, la première chose que j’ai fait, c’est de lever un peu plus la tête et regarder entre les jambes de ce bébé tout neuf. Oui, c’est bien une fille! Vu que ma gynéco m’avait dit qu’elle pensait que c’était une fille et seulement une fois, nous avions vraiment des doutes. Je l’ai alors pris dans mes bras et pendant que son père coupait le cordon (l’hôpital nous a offert les ciseaux qu’il a utilisé car ils en avaient reçu de nouveaux et ils jetaient les anciens. Bizarre et chouette à la fois d’avoir cette paire de ciseaux!), j’ai compté ses doigts et ses doigts de pieds, comme je l’avais fait pour Alexander. Ensuite je l’ai mis au sein et elle n’a eu aucun problème pour téter. Quand nous sommes remontés dans ma chambre, elle avait une moustache de lait, les sages-femmes de garde étaient impressionnées!

Voilà le récit de naissance de notre petite princesse ♥

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